Brève. Crise climatique : la Suède inonde les marchés d’obligations Canadiennes et Australiennes

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C’est une retombée inattendue des conséquences sur les marchés boursiers des dispositions qui seront imposées un jour ou l’autre au monde entier pour sauver le climat. Depuis le mois de mars dernier la banque centrale de Suède vend des obligations émises par les Etats d’Alberta, du Queensland et de Western Australia. La Banque Centrale de Suède considère que l’état des finances de ces Etats est risqué en raison des politiques de réduction des émissions de « gaz à effet de serre » qui impacteront négativement ces Etats dont l’économie repose sur l’extraction de charbon, de pétrole et de gaz de roches mères.

Dans le même temps les émissions de « Green bonds » sont mises en place par diverses institutions financières ainsi que par certaines banques centrales comme la Banque Centrale Européenne. La destination des capitaux collectées reste opaque. Il serait question d’investir dans des entreprises innovantes du secteur des énergies renouvelables, des « start-up vertes » comme aimerait le dire le Président français Macron. Il est tout de même surprenant que la Banque centrale de Suède n’ait pas envisagé d’adopter la même attitude concernant les obligations des Etats gros émetteurs de gaz à effet de serre tels que la Chine, les USA ou l’Inde, allez savoir pourquoi …

Source : wattsupwiththat.com

À la recherche de l’argent du climat

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Article de Paul Driessen paru sur le site CFACT le 30 décembre 2018

L’industrie qui gravite autour de la crise climatique déclare en boucle que les émissions provoquées par les combustibles fossiles sont la cause première de températures sans précédent, de changements météorologiques qui posent de réelles menaces existentielles pour la civilisation humaine et notre planète. La seule solution selon « Climate-Crisis, Inc » (« CCI ») est de bannir le pétrole, le charbon et le gaz naturel qui procurent pourtant 80 % de l’énergie qui fait que les économies, la santé et le style de vie ont été rendus possibles. Toujours selon « CCI » pour atteindre ce but il faut augmenter les taxes sur les combustibles fossiles carbonés et les émissions de carbone.

Cependant comme la crise des Gilets Jaunes (Yellow Vest Protest dans le texte) l’a montré en France ainsi que la dernière démonstration sur le climat en Pologne personne n’est préparé à s’imposer un âge sombre. Dans tous les pays du monde l’usage des combustibles fossiles se développe et personne, aucun groupe humain, aucune famille ne veut réduire son standard de vie ou remettre en cause son souhait d’amélioration de ses conditions de vie.

De plus toutes les prévisions basées sur des modèles informatiques sont complêtement déconnectées de la réalité telle qu’elle est observée. Rien n’indique qu’une légère augmentation des températures, que le moindre petit changement météorologique ou climatique qu’on a pu éventuellement noter soit dangereux, sans précédent ou provoqué par les activités humaines alors que c’est le puissant Soleil et les forces océaniques et naturelles qui ont provoqué par le passé des changements de climat bien plus sérieux.

A contrario les solutions préconisées par CCI entraineraient un déséquilibre sans précédent des sociétés industrielles, une pauvreté permanente, des désastres sanitaires dans les pays les plus pauvres et des dommages écologiques sérieux à l’échelle globale.

Aucun des éléments requis pour mettre en place des éoliennes et des panneaux solaires pour fournir de l’énergie propre n’est propre, « vert », renouvelable ou respectueux du climat. Des dizaines de milliards de tonnes de rochers doivent être extraits du sol pour prélever quelques milliards de tonnes de minerais qui serviront ensuite à produire quelques millions de tonnes de métaux, sans oublier les millions de tonnes de ciment, pour fabriquer et mettre en place des millions d’éoliennes et de panneaux solaires en les installant sur des millions d’hectares d’espaces naturels pour produire une énergie électrique intermitente et coûteuse qui ne pourra jamais satisfaire tous les besoins de l’humanité. Toutes les étapes de ces processus demandent des quantités immenses d’énergie et même parfois nécessite le travail d’enfants …

Comment les alarmistes du CCI répondent à ce type d’arguments ? Il ne répondent pas ! Ils refusent de discuter et vont même jusqu’à interdire tout débat public. Ils se déchainent contre toutes les personnes osant contredire la science du changement climatique en déclarant que celles-ci sont vendues aux intérêts de l’industrie des combustibles fossiles ou même payées par ces dernières et donc qu’elles ne sont pas crédibles en raison d’un conflit d’intérêt évident. CCI cite Greenpeace et le DeSmogBlog comme les seules sources fiables. Et si on est en désaccord avec l’agenda de CCI alors on fait partie d’un de ces think-tanks de droite qui mettent en avant leur scepticisme en ce qui concerne ce changement climatique d’origine humaine. Pour les 30000 activistes du climat qui ont participé à la grand-messe de Katowice fin décembre en Pologne d’où proviennent les capitaux qui leur permettent de vivre et quel est le montant de ces capitaux ?

Le milliardaire Michael Bloomberg a donné en six ans 110 millions de dollars au Sierra Club pour financer sa campagne de propagande dirigée contre l’utilisation du charbon aux USA. La compagnie Chesapeake Energy a donné au Sierra Club 26 millions de dollars sur trois ans pour promouvoir le gaz et l’abandon du charbon. Dix autres fondations « libérales » ont donné encore 51 millions de dollars à cette même organisation et quelques autres groupes d’environnementalistes sur 8 ans. Sur une période de 12 ans l’Agence de Protection de l’Environnement (EPA) a pourvu les 15 membres de son comité scientifique dédié au programme d’air propre (Clean Air act) 181 millions de dollars de bourses d’étude diverses relatives à la qualité de l’air. L’EPA en retour a pu ainsi valider toute une série de dispositions et de régulations contraignantes relatives à cette qualité de l’air et a donné 20 millions de dollars à l’American Lung Association (Association américaine du poumon) pour qu’elle encourage ces régulations.

Durant les années Obama l’EPA, le Département de l’Intérieur et d’autres agences fédérales ont financé des groupes de pression environnementalistes pour financer des actions en justice à l’encontre de dizaines de « contrevenants » sans que jamais le retour financier ait été rendu public, en d’autres termes tous ces procès l’ont été à huis-clos et les organisations environnementalistes ont négocié directement avec des bureaucrates nommés par l’Etat fédéral. C’est la stratégie « paie et tais-toi ! ».

De très loin le gros du financement provient des contribuables : les impôts qui servent à payer les agences gouvernementales pour qu’elles gardent la main sur les scientifiques, les modélisateurs et les groupes de pression pour promouvoir l’alarmisme du changement et du réchauffement du climat. Stephen Moore, membre de l’Heritage Foundation a récemment fait part de quelques remarques en citant des sources gouvernementales et d’autres rapports (source Washington Times du 16 décembre 2018, lien en fin de billet).

Le financement fédéral (USA) pour la recherche sur le changement du climat, les technologies associées, l’assistance internationale et les adaptations est passé de 2,4 milliards de dollars en 1993 à 11,6 milliards en 2014 avec en supplément 26,1 milliards de dollars pour le développement des programmes de changement climatique conformément à l’American Recovery and Reinvestment Act de 2009.

Les réserves fédérales ont investi approximativement 150 milliards de dollars pour les subventions aux énergies vertes et au changement climatique durant le premier mandat de Barack Obama sous forme de « green bonds ».

Ces chiffrent ne prennent pas en compte les crédits d’impôt de 30 % accordés aux entreprises et aux particuliers pour les énergies solaire et éolienne, entre 8 et 10 milliards de dollars par an, ni les milliards de dollars de subventions accordés aux compagnies d’électricité pour acheter de l’électricité « verte » très coûteuse.

Pour l’ensemble du monde, selon la Climate Policy Initiative, les investissements globaux dans le changement climatique, seulement en 2013, atteignaient 359 milliards de dollars mais ce montant est très éloigné de celui « nécessaire » estimé à 5000 milliards de dollars par an pour atteindre les objectifs fixés par l’ UNIPCC.

Cet UNIPCC (United-Nations Intergovernmental Panel on Climate Change) fait écho et soutient ces demandes extravagantes. Il a dit que le monde doit dépenser au moins 2400 milliards de dollars par an durant les 17 prochaines années pour subventionner la transition vers les énergies renouvelables. Il faut garder en mémoire qu’en 2014 Climate Crisis Inc (CCI) avait déjà dépensé 1500 milliards en recherche, consulting, négociations carbone et projets renouvelables selon la revue Climate Change Business Journal (lien en fin de billet). Donc, avec 6 à 8 % d’augmentation annuelle on arrive aisément aujourd’hui à 2000 millliards d’investissement annuel dans l’industrie financière du climat.

Le Département du budget américain (US Government Accountability Office, GAO) a évalué le montant des impôts payés par les contribuables pour la « science » du climat à 2,1 milliards de dollars par an, pour la R&D en technologies associées à 9 milliards annuels et pour l’assistance internationale à 1,8 milliards. La totalité des dépenses fédérales américaines pour le climat a atteint entre 1993 à 2017 la somme de 179 milliards soit 20 millions de dollars par jour durant toute cette période !

Lors du sommet pour l’action climatique globale de Septembre 2018 vingt-neuf organisations de gauche ont promis de financer à hauteur de 4 milliards sur 5 ans leur nouvelle campagne intitulée Catastrophic Anthropogenic Global Warming (Catastrophe du réchauffement climatique d’origine humaine). Nath Simons, co-fondateur de la Sea Change Foundation, a déclaré qu’il s’agissait seulement d’un acompte (voir le lien sur la Sea Change Foundation en fin de billet émanant de la Heartland Foundation).

Et Paul Driessen, auteur de cet article paru sur le site CFACT.org (lien), de déclarer qu’on le cloue au pilori pour travailler avec des organisations qui ont touché chaque année entre 41571 et 59728 dollars en provenance d’industriels des combustibles fossiles parce qu’il remet en question le fait que les combustibles fossiles sont à l’origine du chaos climatique et qu’il mentionne des fais dérangeants au sujet des énergies solaire et renouvelable pour remplacer le charbon et le pétrole. Il est tout simplement outrageant que des dizaines de millions de dollars soient dépensés chaque année pour financer des « études » qui démontrent que l’accroissement des émissions de gaz à effet de serre et l’effet de l’activité humaine sur le climat ont provoqué l’apparition de poissons-globe mutants, de saumons qui ont perdu leur sens du danger, qui ont rendu les requins droitiers et incapables de se nourrir, qui augmentent le nombre d’insectes qui nous piquent et qui expliquent pourquoi les grandes villes sont envahies par des rats.

Appliquons la norme Greenpeace-DeSmogBlog-Climate Crisis, Inc à tous ces chercheurs universitaires. Leurs conflits d’intérêts d’un montant de plusieurs milliards de dollars les rendent clairement incapables d’analyser les questions climatiques et énergétiques de manière juste et honnête. Il faut leur interdire de participer dans le futur à toute discussion sur l’avenir énergétique et économique des Etats-Unis et du reste du monde. À tout le moins eux-mêmes et les institutions qui s’enrichissent et se renforcent pour faire face au réchauffement climatique catastrophique provoqué par l’homme et les médias doivent être, dans le futur, coupés de tout financement de l’Etat.

Source : http://www.cfact.org/2018/12/30/lets-do-follow-the climate-money/?mc_cid=72cbd3e2ac@mc_eid=fc8db34f3b

https://www.washingtontimes.com/news/2018/dec/16/follow-the-climate-change-money/

https://wattsupwiththat.com/2015/08/22/climate-crisis-inc/

https://www.heartland.org/news-opinion/news/real-russian-collusion-the-dems-and-msm-ignore

et au sujet de l’auteur Paul Driessen : https://www.heartland.org/about-us/who-we-are/paul-driessen , ancien membre du Sierra Club qui a claqué la porte de cette institution avec fracas.

Apple crée un précédent en levant des fonds verts pour ses fournisseurs

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Transition énergétique : Après ses propres commerces et data centers, 100 % verts, la marque à la pomme s’attaque au « deuxième cercle ». Une première pour servir d’exemple. (Ivan Radja, Tribune de Genève du 13 juillet 2018)

D’ordinaire, les grandes sociétés appliquent leurs principes de gouvernance à leurs filiales, mais n’interviennent pas dans les politiques internes de leurs fournisseurs ou d’autres entreprises. Apple vient d’innover en annonçant vendredi avoir lancé un fonds pour investir près de 300 millions de dollars sur quatre ans dans le soutien à la transition énergétique d’entreprises chinoises. L’objectif est de financer des projets permettant de générer un gigawatt d’énergie renouvelable en Chine, ce qui permettrait d’approvisionner près d’un million de foyers. Dix fournisseurs d’Apple sont pour l’heure associés au projet. «Ce geste est en accord avec la politique d’Apple, qui annonçait en avril que le 100% de ses installations (ndlr: magasins et centres de données) dans le monde tournent aujourd’hui à l’énergie verte, analyse Catherine Reichlin, directrice de la recherche chez Mirabaud & Cie. Élargir sa politique, en l’occurrence environnementale, à ses fournisseurs, au deuxième cercle comme l’on dit, est une première. Mais, vu le montant de départ, je suppose qu’il s’agit surtout de montrer l’exemple à d’autres sociétés.»

Une somme modeste

Car 300 millions de dollars, sur quatre ans, pour une conversion énergétique d’une telle ampleur, c’est une goutte d’eau. Ou presque. Sans doute pour «ne pas effrayer les fournisseurs en fixant d’emblée des sommes trop élevées», poursuit-elle. Et éviter ainsi de viser trop haut pour, in fine, ne pas réussir à lever suffisamment de fonds. Un scénario à éviter, car cette expérience pourrait être suivie par d’autres grands groupes, mais aussi élargie aux autres sous-traitants de la marque à la pomme. Ils sont près de 200, dont principalement une cinquantaine à Taïwan, une quarantaine au Japon, un peu moins aux États-Unis, et quelques dizaines répartis dans sept autres pays. Ce printemps, Apple avait indiqué que 23 d’entre eux s’étaient engagés à produire tous les produits de la marque entièrement grâce aux énergies renouvelables. La plupart des produits d’Apple sont assemblés dans de vastes réseaux de production en Chine qui emploient des centaines de milliers de personnes, et l’entreprise a déjà pris plusieurs mesures pour tenter de réduire son empreinte carbone. C’est la maison DWS, spécialisée dans l’investissement durable, qui est chargée de la gestion de ce «Fonds pour l’énergie propre en Chine». Quelles seront les contributions des trois parties en présence – DWS, Apple et les fournisseurs? La firme de Cupertino ne le détaille pas pour l’heure. «C’est cette clé de répartition qui sera intéressante à étudier», ajoute Catherine Reichlin. 

Contrôle externe

Est-il possible d’imposer de telles directives à des fournisseurs, dans des pays tiers, et qui plus est en Chine? Pour Bertrand Gacon, responsable du Climate Bond chez Lombard Odier, «cela ne devrait pas poser de problème car ils ont le contrôle de chacun de leurs fournisseurs. Ce qui compte par ailleurs, c’est la garantie apportée par un expert indépendant, comme le cabinet Cicero par exemple, qui effectue un travail de vérification et exige un reporting annuel de la société qui se lance dans une opération d’obligations vertes. Il faut s’assurer de la réalité de cette transition énergétique». Il s’agit d’un cas typique d’«impact investing», ou investissement d’impact. «Il ne faut pas perdre de vue qu’on n’est pas dans la philanthropie pure, rappelle Catherine Reichlin. On réfléchit en soupesant trois questions: qu’est-ce que ça va rapporter? Quels sont les risques? Et pour quel impact?». Apple avait pris la tête en juin 2017 des 1000 entreprises américaines, 25 villes et 9 États regroupés derrière le slogan «We’re still in it!» («Nous en sommes encore»). Comprenez: dans l’accord de la COP21, ou Accord de Paris, dont Donald Trump venait de se retirer. Apple est depuis longtemps investi dans la réduction de son empreinte environnementale, comme en témoigne son nouveau siège central, pour la construction duquel la firme avait levé 1,5 milliard de dollars. En mai 2015 déjà, Greenpeace l’avait déclarée entreprise high tech la plus verte, devant Yahoo, Google, Facebook et Microsoft.

«Green bonds» en hausse 

Le marché des obligations vertes (green bonds) connaît une hausse exponentielle. Il était de 40 milliards de dollars en 2015, 90 milliards en 2016, 160 en 2017, et devrait atteindre les 250 milliards à la fin de cette année selon les estimations avancées par la Climate Bond Initiative (80 milliards aujourd’hui). Les principaux acteurs en sont les grands organismes financiers (Banque européenne d’investissements, à l’origine du concept dès 2007, Banque mondiale), des groupes tels que Engie, et des pays comme la France ou la Pologne. «Il est intéressant de noter que des pays émergents viennent de s’y lancer, comme le Kenya et le Nigeria, ou l’Indonésie, qui s’y préparent», observe Bertrand Gacon.

Article paru sur le site de la Tribune de Genève. Sans commentaire …