C’est l’hôpital qui se fout de la charité !

Michel Sapin, un gros capitaliste terrien mais socialiste uniquement pour conforter son porte-monnaie car la politique est un business juteux, se permet de donner des leçons aux Grecs alors que la France est engluée dans les lois, décrets et autres régulations qui datent de l’époque où Pétain flirtait avec les communistes puis des ordonnances de 1946 dictées par les communistes (encore) du Conseil National de la Résistance et qui entravent toujours et encore plus le fonctionnement de la France dans un monde libéralisé dont ni les syndicats ni les politiques ne veulent, Michel Sapin, donc, se permet de pointer du doigt l’inertie du gouvernement grec, notoirement à gauche et même dirions nous communiste, d’être un peu beaucoup mou dans ses velléités de réforme.

J’avoue que je reste sidéré par la mauvaise foi de ces brigands qui gouvernent la France : ils veulent se donner bonne conscience en donnant des leçons aux autres. Rien n’a changé depuis des décennies : l’arrogance française a atteint des limites insupportables : le coq qui continue à chanter en pataugeant dans sa propre merde qui va l’engloutir à brève échéance. Sapin a perdu une très bonne occasion de fermer sa gueule et les Grecs vont gentiment lui dire d’aller se faire foutre chez les bonnets rouges, les moutontribuables, les autoentrepreneurs désabusés par les lois, les automobilistes exacerbés par les contraventions et le prix de l’essence, les esclaves du RSI, finalement toute la France laborieuse qui n’en peut plus d’être prise pour de la merde dans laquelle pataugent ces politiciens :

Capture d’écran 2015-04-02 à 21.22.59

Syriza, Podemos : même combat !

Retour sur les élections en Grèce

J’ai écrit il y a quelques jours (voir le lien) un bref billet sur la Grèce dont l’échéance électorale pourrait bien déclencher un autre tsunami monétaire à l’échelle européenne bien pire que le décrochage du franc suisse. En effet, comme je le mentionnais dans un billet du 3 janvier (voir le lien), les créanciers de la Grèce y seront de leur poche pour au minimum 780 milliards d’euros. Ce sont 158 milliards d’euros qui partiront en fumée dès la très probable victoire du parti gauchiste Syriza seulement pour les banques françaises … Il y a donc tout lieu de craindre une très profonde secousse à l’échelle européenne. Ce ne sont pas les aboiements de Michel Sapin qui arrangeront quoi que ce soit quand il prétend que l’Europe doit renégocier les dettes de la Grèce. Les Allemands doivent rire des gesticulations ridicules du ministre des finances français alors qu’ils supportent 211 milliards de créances grecques ! La Finlande a déjà fait savoir qu’elle se désolidariserait de toute aide communautaire pour sauver la Grèce, l’édifice européen est donc bel et bien en train de se fissurer.

Mais il y a bien pire à venir ! En Espagne, les sondages donnent le nouveau parti ultra-gauchiste et écolo Podemos gagnant aux prochaines élections. Or le programme de Podemos est tout simplement un copié-collé de celui de Syriza … Comme les Grecs, les Espagnols en ont assez de se faire rançonner par des politiciens corrompus sans grand espoir de sortir de la profonde crise dans laquelle s’est enfoncé le pays depuis 2008. Syriza et Podemos, même combat ? Oui, pour accélérer le démantèlement de l’euro …

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/01/17/billet-dhumeur-economique/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/01/03/bref-commentaire-politique/

Billet d’humeur économique

 

Ça commence à sentir le soufre ! Après le retrait de facto de la Suisse des malversations de la BCE, on comprend les Helvètes ils ne veulent pas être complices des manigances de Super Mario qui veut endormir les économies pourries des pays européens en imprimant des billets, c’est surtout en Grèce que ça se passe en ce moment. Les Grecs, méfiants car dans huit jours il y aura des élections générales, retirent leurs euros de leurs comptes, on ne sait jamais et ils ont raison. Du coup les 4 principales banques grecques dont Eurobank Ergasias et Alpha Bank, les deux grosses banques dites systémiques, ont demandé à la banque centrale grecque de leur fournir en urgence du cash pour éviter un « bank-run ». On ne connait pas exactement le montant exact du coup de main demandé, on parle de 77 milliards d’euros … C’est dire à quel point la situation est inquiétante.

Rien de tout cela n’a filtré dans les médias européens bien pensants (et surtout français) politiquement corrects, subventionnés et soumis à une censure organisée. Il ne faut pas affoler les foules en ce moment, c’est trop risqué.

Je crois bien que lundi je vais aller vider mon compte chez Deutsche Bank et garder du cash bien au chaud dans la doublure de mon blue-jean Uniqlo …

Bref commentaire politique

Bref commentaire politique

La Grèce est sans gouvernement et sans députés, mais la Grèce ce n’est pas la Belgique qui a survécu un an sans gouvernement, et le désastre pour la stabilité de l’Europe pourrait bien provenir des prochaines élections législatives prévues pour le 25 janvier si j’ai bonne mémoire. En effet il y a tout lieu de parier que la gauche (Syriza) remportera ces élections et tournera le dos à l’Europe et au FMI qui pour la population du pays sont la source de tous ses maux. La Grèce « doit » plus de 158 milliards d’euros à la France, 211 milliards à l’Allemagne et 139 milliards à l’Italie, ses trois principaux créanciers et tout de même 92 milliards à l’Espagne et 44 milliards aux Pays-Bas. Une fois la gauche grecque au pouvoir les contribuables de ces pays n’auront pas le temps de pleurer car le système financier s’effondrera : comment la Banque Centrale Européenne pourra-t-elle imprimer 780 milliards d’euros pour maintenir à flot les banques qui se sont hasardé à prêter à la Grèce ? Comment l’Allemagne pourra-t-elle accepter une telle manœuvre ? Car qui dit défaut tout à fait probable de la Grèce dit aussi défaut de la France, de l’Italie, du Portugal et de l’Espagne ou menaces de défaut si la BCE est arrangeante pour la Grèce … L’Allemagne a donc pris les devants et admis que la Grèce ne constituait plus un risque systémique pour l’Europe, en d’autres termes si la gauche gagne les élections prochaines, l’Europe l’abandonnera à son propre sort, point barre. Et ce n’est pas n’importe quel économiste qui l’a affirmé, il s’agit de Michael Fuchs, leader des Chrétiens-Démocrates allemands, le parti d’Angela Merkel.

Attendons-nous à de sévères turbulences financières au mois de janvier à défaut de tempêtes de neige.

Source : http://www.reuters.com/article/2014/12/31/us-eurozone-greece-germany-idUSKBN0K90LM20141231

Les prémisces d’une grave crise financière ?

Cette semaine passée fut riche en évènements qui sont passés inaperçus des Français, trop occupés par le Mali et son chef de guerre ou la loi sur le « mariage pour tous » et inaperçus des Espagnols trop occupés aussi par la corruption au plus haut de l’Etat et de la Royauté, ni des Italiens en pleine campagne électorale…

D’abord la banque Barclays est accusée de fraude, 5,3 milliards de livres tout de même (!), cette somme extravagante ayant transité au Qatar pour revenir à la City, un genre de magouille que les autorités financières de la City n’ont pas apprécié.

Puis le Crédit Agricole dont les erreurs de gestion sont flagrantes et qui accumule ainsi une ardoise cachée sous le tapis de la défaisance de seulement 14 milliards d’euros, c’est pas mal aussi.

En Grèce, c’est seulement 230 millions d’euros qui ont été dénichés illégalement. Il est vrai que les caisses de l’Etat sont pratiquement vides et que la fraude n’est plus vraiment possible à grande échelle.

Mais le plus surprenant est que même chez les Bataves, les Pays-Bas, un peuple pourtant réputé sage, sérieux et respectueux, tout d’un coup une banque (SNS Reaal) ou plutôt une institution de réassurance, comme vous voudrez, se trouve tout d’un coup et sans prévenir dans une situation tellement catastrophique qu’elle est immédiatement nationalisée en priant les actionnaires spoliés (on se croirait en Argentine ou au Vénézuela) de bien vouloir rester muets jusqu’à dorénavant et d’aller compter leurs sous ailleurs. On croit rêver au pays des tulipes.

En Italie c’est la plus vieille banque d’Europe, Monte dei Paschi di Siena qui encore une fois est sous le coup d’une investigation pour fraude, faux en écriture, manipulation frauduleuse des marchés et obstruction à la justice. Rien que ça !

Enfin, Deutsche Bank a reconnu, au moins son vice chairman, que les manipulations du Libor, scandale dans lequel cette banque est l’acteur central (avec Barclays) allait lui coûter « au moins » 2,5 milliards d’euros d’amende, pas mal non plus.

A part ça, tout va bien. Mais ces nouvelles navrantes, passées inaperçues, révèlent la vraie nature des banques, complètement shootées aux amphétamines que sont les billets tout nouvellement imprimés par la Banque Centrale Européenne, la Banque du Japon, la FED et la Banque d’Angleterre et même la Banque Nationale Suisse et qui ne trouvent rien de mieux que d’investir en bourse (les indices flambent et c’est bon pour eux, les banques, pas les indices) ou dans les obligations souveraines, encore qu’elles sont de moins en moins profitables. Non contentes d’exercer de temps à autre leur métier traditionnel d’investisseurs (le moins souvent possible à  l’évidence), les banques (too big to fail) se livrent à des activités mafieuses au delà de la limite légale, ça ne présage vraiment rien de bon surtout quand le paysage bancaire est inondé de liquidités. J’ai lu je ne sais plus dans quel journal (ou blog) que pour la première fois dans l’histoire de la finance on assistait à une collusion entre le pouvoir politique et le monde de la finance par le biais des banques centrales au point qu’il était impossible de prévoir quelle pourrait être l’évolution de la situation. Il y a vraiment du souci à se faire !

Sources : Wall Street Journal, Reuters, Bloomberg

VIVE LA CRISE A VENIR ! (eurobonds, Hollande, Merkel, Markit PMI)

Eurobonds : Hollande au pied du mur et pour longtemps …

Que s’est-il passé hier au sommet de Bruxelles ? Rien. Madame Merkel ne veut pas entendre parler d’euro-bonds c’est-à-dire pour faire plus clair ne veut pas payer pour les cigales du sud, France et Italie comprises. La manœuvre de François Hollande consiste à nier l’évidence : la note de la dette française va être dégradée (elle est toujours « négative » mais pour combien de temps), le spread avec l’Allemagne augmentera mécaniquement et le poids de la dette (la France emprunte déjà pour payer les intérêts de sa dette) ne peut qu’augmenter. Pour bien perdre de sa crédibilité naissante, Hollande, qui n’a jamais été qu’un mauvais gestionnaire local, prétend gonfler le nombre de fonctionnaires et procéder à des investissements avec de l’argent que l’Etat n’a pas. Ces 60 000 nouveaux postes dans l’Education nationale ont certainement fait Madame Merkel très nerveuse.
Il faut voir les choses ainsi et ce débat sur les euro bonds est un signe évident de l’incapacité de la nouvelle administration à se sortir de la crise qui s’aggravera dans les prochains mois. Il suffit de voir la dernière lettre d’information de Markit ou les éditoriaux de FT ou WSJ. Les socialistes sont au pied du mur et ils voudraient que l’Allemagne aide la France, c’est du rêve !

http://www.MarkitEconomics.com/MarkitFiles/Pages/ViewPressRelease.aspx?ID=9564

Comme je le disais dans un précédent billet à connotation économique, on s’achemine vers une récession double-dip puisque l’indice PMI est à un plus bas depuis 2002 hors plongée de 2008-2009 (sub-primes).
En conséquence, le nouveau président n’a construit son programme que sur du vent, des prévisions erronées et fantaisistes, du rêve. Le réveil va être vraiment difficile.
A sa décharge, il faut tout de même souligner que le Président sortant avait également échafaudé des prévisions de croissance tout aussi erronées.
On est donc gouvernés par des politiciens hautement incompétents qui font de la politique idéologique totalement déconnectée de la réalité.
Je disais à ma fille, il y a quelques jours que l’Etat empruntait de l’argent pour la payer (elle est enseignante) comme pour me verser ma retraite (je suis retraité ancien contractuel de l’Etat).
En Grèce, les médecins et les pharmaciens ne sont plus payés par l’Etat depuis plusieurs mois, conséquence : quand on veut se faire soigner ou acheter un médicament il faut payer cash ! Imaginons qu’une telle situation arrive en France : en quelques mois on s’apercevra que la moitié des dépenses de santé pourrait être tout simplement évitée car le système (les acquis sociaux comme disent les syndicats) pousse à la consommation et à l’irresponsabilité.
Vive la crise !!! Ca pourrait changer les choses.