L’industrialisation de l’élevage est en marche

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La Grande-Bretagne (GB) est un pays particulier en Europe car il n’y a jamais eu à proprement parler de grande réforme agraire. Plus de 40 % des terres appartiennent à de grands propriétaires terriens dont la famille royale fait partie. Si les grandes familles nobles exploitent une partie des terres qui forment leurs domaines, il s’agit pour elles de subvenir à leurs besoins propres sans imaginer un instant, à quelques rares exceptions près, que la terre est faite pour être cultivée afin de nourrir la population urbaine. De plus ces grands domaines sont le plus souvent des espaces naturels protégés par la loi, suivez mon regard. Il en résulte donc une quasi pénurie de terres cultivables et celles qui sont disponibles ont conduit tout naturellement à une forte concentration des moyens de production en particulier au niveau de l’élevage.

Aujourd’hui la GB compte près de 1500 fermes-usines d’élevage qui comptent jusqu’à 1 million de poulets et parfois plus de 20000 porcs ou encore 2000 vaches laitières. Tous ces animaux vivent enfermés sans jamais voir la moindre pousse d’herbe. Dans le Herfordshire il y a 88 fois plus d’animaux d’élevage que d’habitants … Et il existe dans ce comté les deux plus grandes fermes-usines de GB élevant respectivement 1,7 et 1,4 millions de poulets. En 2002 il n’existait aucune ferme-usine en GB, aujourd’hui, en 2010 il y en avait 350 et aujourd’hui 1418. C’est la demande pour de la viande pas chère qui a conduit cette industrialisation de l’élevage. Le prix du kg de poulet à griller entier est de l’ordre de 2 à 2,8 euros. Le poulet « bio » dont la nourriture ne comporte ni OGMs ni additifs et qui peut aller à l’extérieur coûte au moins 7 euros le kilo. Il en est de même pour le prix des oeufs selon que les poules pondeuses peuvent évoluer en extérieur ou pas. Dans ce cas le prix des oeufs peut varier d’un facteur 10 selon le label de qualité !

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Les bâtiments de la ferme Penhros à Kingston dans le Herfordshire, qui achète à Cargill les aliments et dont l’un des clients est la société Tesco, bien connue pour son label « vert », comportent des grandes baies vitrées pour que les poulets puissent voir le monde extérieur ! Dans chaque bâtiment il y a 42000 poulets respirant un air venant de l’extérieur, stérilisé et filtré minutieusement. Les immenses halls d’élevage sont entièrement désinfectés périodiquement, l’eau est lourdement chlorée et la nourriture est sélectionnée pour que chaque poulet (1,3 million par an) puisse être étiqueté label « vert », hallucinant ! Tout y est informatisé, la nourriture en granulés est fabriquée par Cargill dans des conditions d’hygiène irréprochable. Aux granulés sont incorporés des « pro-biotiques » également labellisés « verts » du genre yaourt ou Yakult afin d’équilibrer la flore intestinale des poulets.

Certes les habitants du voisinage se plaignent des odeurs et du traitement des déchets, fientes, plumes et autres carcasses mais tant les fermiers que Tesco rétorquent que leurs poulets sont les meilleurs du pays à un prix abordable pour tous. Et il en est de même pour les oeufs et les porcs. La grande majorité des petits éleveurs a disparu car ils ne sont plus compétitifs, qu’il s’agisse d’élevage de poulets, de porcs ou de production de lait ou d’oeufs. L’agriculture est devenue une grosse industrie et cette évolution est inexorable et inévitable afin d’atteindre le meilleur rapport qualité-prix …

Source et illustrations : thebureauinvestigates.com

Note à l’intention de mes lecteurs : pas de billet les deux prochains jours, je serai « déconnecté ».

Idéologie du « genre » : Il faut dire maintenant un « patient en état de grossesse »

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La théorie du « genre » veut que l’on soit tous considérés comme asexués, en d’autres termes qu’il n’y ait pas de distinctions, quelles qu’elles soient, entre une femme et un homme. Comme le nombre de « trannies » augmente jour après jour, la British Medical Association (BMA), un organisme qu’on peut rapprocher de l’Ordre des Médecins en France, recommande à ses membres et à tout le personnel hospitalier de ne plus dire « une femme enceinte » mais « un patient en état de grossesse » ! Cette précaution de style sera moins offensante pour les trannies … Un trannie c’est une candidate au changement de sexe, un « trans » et il ne faut pas dire « une » trans mais « un » trans. Le 24 janvier de cette année j’ai laissé un billet sur ce blog au sujet d’une ado, pardon d’un ado, qui a choisi avant de changer de sexe d’avoir un enfant. L’affaire ayant fait beaucoup de bruit (pour rien) en Grande-Bretagne la BMA a donc cru opportun d’y mettre son grain de sel réthorique. Il faudra dire dorénavant « individu portant un enfant à naître » en lieu et place de femme enceinte car c’est trop réducteur et offensant …

Cette théorie du genre entraine la société contemporaine dans un comportement totalement absurde qui frise le ridicule car la BMA va plus loin dans ses recommandations ! Dans le registre des naissances il ne faudra plus mentionner nouveau-né de sexe masculin (ou féminin) mais nouveau-né tout court. Les dermatologues ne devront plus utiliser le mot « point noir » auprès des patients qui ont des problèmes épidermiques de séborrhée car cet adjectif a une connotation raciste. On croit rêver !

Source et illustration : infowars.com

Nouvelles d’Hinkley Point C

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Finalement, sous la pression des gouvernements britannique et français, EDF Energy, filiale londonienne d’EDF, CGN (China General Nuclear), le 10 Downing Street et les grands absents du projet, c’est-à-dire les consommateurs britanniques d’électricité, ont signé le contrat scélérat autorisant le consortium EDF-CGN à vendre le MWh sortant des deux EPR pendant les premières 35 années d’exploitation au prix de 92,50 livres. Peu importe quelles seront les évolutions des prix du marché.

Ceux qui auraient dû être consultés, les consommateurs anglais, n’ont pas leur mot à dire : ils paieront et pas qu’un peu puisque la note qui leur sera infligée s’élèvera à 21 milliards de livres sterling, soit à la louche 25 milliards d’euros. Répartie sur une vie de consommateur cette somme s’élèvera à 12 livres par an et par ménage, de quoi faire passer la pilule en douceur avec aussi comme argument psychologique que ces kWs seront totalement « décarbonés », ben voyons …

Les dindons de la farce sont donc les consommateurs finaux et par extension les contribuables qui seront sollicités au cas où il y ait des retards dans l’exécution du projet, les deux gros monstres devant être connectés au réseau en 2025. Si ce n’était pas le cas, alors la clause tarifaire préférentielle deviendrait caduque et le projet deviendrait ainsi un gigantesque gouffre financier. Loin de moi l’idée de souhaiter un fiasco à Hinkley Point C mais quand on observe les déboires, les embrouilles juridiques et les retards à répétition de l’EPR finlandais à Olkiluoto et les manquements et autres erreurs à Flamanville, il y a de quoi se poser de sérieuses questions. Comme je le mentionnais dans un précédent billet sur ce blog si j’étais investisseur je ne mettrais pas un kopeck dans ce projet. Le chantier du réacteur EPR d’Olkiluoto-3 a démarré en 2005 et aux dernières nouvelles ce dernier devrait être connecté au réseau fin 2018. À Flamanville les travaux ont débuté en 2007 et l’EPR devrait produire ses premiers kWs fin 2018. Enfin l’EPR de Taishan-1 dont les premiers travaux ont débuté en 2009 devrait quant à lui être connecté dans le courant de l’année 2017 et son jumeau Taishan-2 au plus tard en 2018. On peut toujours rêver pour les délais de construction d’Hinkley Point c’est-à-dire moins de 9 années à condition que les Chinois apportent des Airbus A380 entiers d’ouvriers pour travailler sur le site … Tout retard pourrait coûter un maximum à EDF, aux Chinois partenaires à 30 % et naturellement aux contribuables français pour sauver EDF. Encore une fois l’optimisme reste de rigueur.

Sources : Bloomberg et World Nuclear News

Refroidissement climatique : les Anglais sont maintenant prévenus

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Je ne suis pas du tout un fanatique du Daily Star, un quotidien tabloïd anglais spécialisé dans le sensationnel outrepassant parfois les limites du supportable, mais cette fois (le 13 août 2016) en pleine période estivale, le Daily Star a alerté ses lecteurs sur le refroidissement du climat qui se profile. La NOAA a qualifié la saison présente des ouragans de l’Atlantique Nord comme insignifiante. Il n’y aura tout simplement pas de grosses dépressions cette année, et pour cause, l’océan se refroidit sensiblement depuis la fin brutale de l’épisode El Nino de l’année dernière (2015) qui a pourtant conduit la NASA, reprise par l’IPCC à déclarer les années 2015 et 2016 les plus chaudes que l’Humanité ait jamais connues. Bref, le Daily Star a donc titré en exclusivité le « Big Chill » à venir, un minimum de Maunder contemporain résultant de la combinaison de trois facteurs : Une « Nina » très prononcée avec un refroidissement des eaux du Pacifique pouvant atteindre une moyenne de 2,5 degrés – ce qui est énorme – un refroidissement de l’Atlantique Nord et une activité solaire effondrée.

Restent quelques irréductibles du « réchauffement d’origine humaine » dont Grahame Madge du Met Office qui espèrent que les émissions de CO2 arriveront, en raison de la théorie de l’effet de serre de ce gaz, de contrecarrer la soudaine chute de l’activité magnétique du Soleil prévue pour durer jusqu’en 2100 … Hélas, trois fois hélas, les black-out électriques à répétition prévus par les spécialistes anglais en raison de températures particulièrement basses rendront très vulnérables les vieux qui mourront, y compris seuls chez eux, tout simplement de froid. Ceux qui prétendent sauver la planète de par leur activisme anti-nucléaire et anti-charbon deviendront de ce fait des criminels comme l’écrit le journaliste du Daily Star … À méditer

Source et illustration : Daily Star du 13 août 2016

http://www.dailystar.co.uk/news/latest-news/537535/britain-mini-ice-age-widespread-blackouts

et aussi sur ce blog : https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/08/02/crise-climatique-ca-va-se-refroidir-des-2017/

Crise climatique : ça va se refroidir dès 2017 !

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Alors que la classe politique supposée prendre des décisions non pas au jour le jour mais sur le long terme est psychologiquement endoctrinée par les écologistes et l’IPCC, les Britanniques, sous l’impulsion de scientifiques de la Climatic Research Unit (University of East Anglia), commencent à s’inquiéter de la politique de réduction des émissions de gaz carbonique supposé présenter un effet de serre avec pour conséquence la fermeture progressive de toutes les centrale électriques à charbon du Royaume-Uni. Comme il n’y a aucun projet de remplacement de ces installations autre que celui, pharaonique, d’Hinkley Point C – deux EPR – la raréfaction des sources d’énergie électrique fiable dans un avenir proche risque de précipiter la Grande-Bretagne dans une situation énergétique catastrophique. Les scientifiques de la Climatic Research Unit ont donc tiré la sonnette d’alarme en ce qui concerne des black-out à répétition dans quelques années en raison … du refroidissement du climat qu’ils annoncent avec une quasi certitude pour l’année 2017 !

Contrairement aux affirmations tendancieuses et mensongères de l’IPCC l’humanité toute entière vit le crépuscule de 70 années d’optimum climatique qui favorisa l’expansion démographique, le développement économique et industriel avec l’abondance de nourriture, facteur essentiel du bien-être des êtres humains. Tous les épisodes passés de climat froid ont été invariablement accompagnés de famines, d’épidémies, de mouvements migratoires et de conflits armés. Va-t-on en arriver là dans quelques années ? Probablement pas à moins que des pénuries d’énergie répétées entrainent un chaos généralisé car une énergie en abondance à un prix abordable sera l’unique chance pour des peuples entiers de se prémunir contre un refroidissement brutal et durable du climat.

Les Scientifiques du Climatic Research Unit ont examiné à la loupe tous les facteurs pouvant être incriminés pour provoquer un changement du climat. Il y en a 5 : la composition de l’atmosphère, les cycles solaires, les oscillations de l’Océan Pacifique Sud (El Nino), les éruptions volcanique et les cycles de Milankovitch. Les éruption volcaniques n’ont que peu d’effet durable sur le climat, tout au plus 3 à 5 années. La dernière éruption volcanique importante, celle du Pinatubo, n’a perturbé le climat que durant 3 années. Les cycles de Milankovitch sont beaucoup trop long pour être pris en compte sur le court ou le moyen terme. La composition de l’atmosphère est considérée – et c’est nouveau, ça vient de sortir – comme négligeable dans l’évolution du climat, les gaz supposés à effet de serre comme le CO2 ou le méthane n’arrivant pas à atteindre des teneurs telles qu’ils puissent influencer significativement l’évolution du climat car la vapeur d’eau est l’élément le plus abondant dans l’atmosphère pouvant jouer un rôle dans cette évolution.

Il reste donc deux facteurs pris très sérieusement en compte par ces spécialistes, l’activité solaire et les oscillations du Pacifique Sud, auxquelles il faudrait ajouter celles de l’Atlantique Nord qui a tendance depuis deux ans maintenant à se refroidir.

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Il convient donc d’examiner ces deux facteurs en détail. Comme je l’avais indiqué sur ce blog il y a quelques mois, le cycle solaire actuel (#24) est le plus faible en termes de taches solaires, c’est-à-dire d’activité magnétique, depuis le premier cycle solaire du minimum de Dalton (1795-1830), une observation indéniable dont les conséquences vont être dramatiques pas tellement en raison d’une réduction de l’énergie solaire incidente mais du fait d’une augmentation substantielle du rayonnement cosmique atteignant les hautes couches de l’atmosphère et favorisant la formation de cristaux de glace créant alors une sorte de miroir réfléchissant très efficacement le rayonnement solaire (lien). De plus, et ce n’est pas réjouissant du tout, les astrophysiciens ont prévu que les cycles solaires suivants, au moins jusqu’en 2100 (je me rassure, je serai mort depuis longtemps), seront aussi plats que ceux du minimum de Maunder ! Ce minimum d’activité magnétique solaire, ostensiblement nié par les climatologistes de l’IPCC comme d’ailleurs l’optimum médiéval, a été bien réel : l’illustration en tête de billet est la Tamise en 1677 peinte par l’artiste Abraham Hondius n’est pas une vue de l’esprit d’un peintre dérangé mais bien la réalité …

Venons-en enfin aux oscillations de l’Océan Pacifique Sud. Depuis l’évènement El Nino de 2015 qui provoqua un réchauffement climatique record imputé à tors au CO2 le réarrangement des eaux océaniques a été beaucoup plus accéléré que les modèles appuyés sur les récents phénomènes du même type le prévoyaient. Comme pour l’Atlantique Nord les observations satellitaires fiables et non digérées à des fins de propagande par l’IPCC indiquent que cet océan a aussi tendance à se refroidir. Il suffit d’ailleurs pour s’en rendre compte que les évènements météorologiques violents tels que les typhons et les ouragans sont devenus de moins en moins « violents » tout simplement parce qu’il y a de moins en moins d’énergie favorisant leur vigueur.

On se trouve donc très exactement à la charnière entre deux époques, une période d’opulence climatique et peut-être brutalement une période durable de froidure.

Les spécialistes du Climate Research Unit ont donc alerté les autorités sur les risques encourus par la Grande-Bretagne en raison de la politique énergétique décidée pour plaire aux groupements de pression écologistes. Ils déplorent que cette politique ampute de plus de 40 % la production traditionnelle d’électricité avec l’abandon du charbon comme combustible. Ils constatent que les énergies alternatives dites renouvelables telles que les éoliennes et autres panneaux solaires ne pourront en aucun cas combler ce déficit. De plus l’idéologie absurde de ces écologistes a contraint le gouvernement britannique d’envisager le plus vite possible la fermeture définitive des vieilles centrales nucléaires, ce qui va aggraver la situation. D’après ces spécialistes il est tout à fait probable que le pays vivra avant 2020 des black-out à répétition qui déstabiliseront gravement l’économie. Le Climate Research Institute insiste sur le fait que cette situation n’est pas unique à la Grande-Bretagne. Des pays comme l’Allemagne, la France ou la Belgique seront profondément impactés par le refroidissement imminent du climat qui ne fait plus de doute pour eux …

Source : http://www.cru.uea.ac.uk

https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/05/06/nouvelles-du-soleil-suite/

Du rififi dans l’économie allemande

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Inutile de mentionner les déboires de la firme Volkswagen, ce n’est pas le sujet de ce billet. Il s’agit d’une situation beaucoup plus préoccupante relative au secteur de l’énergie. Après la décision stupide et inappropriée d’abandonner le nucléaire après la catastrophe de Fukushima-Daiichi provoquée par un tsunami géant, le secteur énergétique allemand se trouve aujourd’hui dans une situation tellement catastrophique qu’elle doit provoquer des nuits sans sommeil et certainement sans rêves au führer à dentelles Angela Merkel. Les chiffres sont là : RWE a perdu 25 % de sa capacité de production électrique et de son capital tangible en étant obligé de fermer dans un premier temps ses plus vieilles centrales nucléaires, et ce n’est pas fini ! La capitalisation boursière de cette société a chuté de 70 % depuis le tsunami japonais du 11 mars 2011. Ce n’est pas moi qui invente ces données, elles proviennent du très sérieux Frankfurter Allgemeine Zeitung. RWE est tout simplement en situation de banqueroute, également confronté à 45 milliards d’euros de dettes, soit 8 fois sa capitalisation boursière actuelle ! Et ce n’est pas mieux pour E.On le deuxième opérateur allemand dans le secteur de l’énergie dont la capitalisation boursière à chuté de 58 % depuis Fukushima.

Pour encore aggraver la situation de RWE les consommateurs et clients industriels anglais fuient sa filiale britannique qui représente un cinquième des ventes de la société et ce depuis le Brexit. On comprend les Anglais et je suis de tout coeur avec eux, puisque le führer Merkel a décidé de punir Londres, alors les citoyens anglais répondent en punissant les sociétés allemandes (et autres) installées sur leur sol.

Pour ma part, j’ai décidé de fermer mon compte à la Deutsche Bank car des rumeurs persistantes annoncent la fermeture de l’agence de Santa Cruz de Tenerife. En effet, la Deutsche Bank (DB) est empêtrée par des créances pourries et des produits financiers dérivés qui atteindraient des sommes inimaginables. Certains analystes vont jusqu’à mentionner le montant délirant de quinze-mille milliards de dollars de produits dérivés dans le bilan de cette seule banque.

Heureusement que RWE et DB sont trop gros pour faire faillite (too big to fail) et l’Etat allemand mettra la main à la poche, ou plutôt non, pas l’Etat mais les contribuables allemands, encore faudra-t-il qu’ils consentent à faire un tel effort astronomique, ce qui est loin d’être gagné lors des élections de cet automne prochain.

Peut-être bien que la crise européenne à avenir ne viendra finalement pas de l’Italie mais de la plus robuste économie de l’Union Européenne, un géant aux pieds d’argile, l’Allemagne …

Illustration : siège social de RWE à Essen (Wikipedia)

Billet de géopolitique

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Ce n’est tout à fait de la géopolitique mais de l’euro-politique dont il s’agit. Les parlements des divers pays de l’Union européenne doivent statuer sur l’intégration de l’Ukraine à l’Europe. Il apparaît acquis que la plupart de ces pays voteront « pour » nonobstant la situation catastrophique de ce pays qui est quasiment en banqueroute. Après les oblasts de Luhansk et Donetsk qui ont de facto fait cessession, c’est au tour maintenant de la Transcarpathie de revendiquer une autonomie financière vis-à-vis de Kiev, et pourquoi pas une autonomie tout court. La situation issue de la gestion mafieuse et corrompue de Poroshenko, le valet de la CIA, pousse en effet ces oblasts à refuser de lever les impôts, argent qui disparaît à Kiev dans le marais de corruption organisée par les amis de Arseniy Yatsenyuk. Vous ne savez pas qui est ce triste individu ? C’est un fasciste de la pire espèce, premier ministre de son état, qui prône la guerre totale contre les oblasts russophones de l’est du pays et a demandé à l’OTAN de déployer des chars en Ukraine puisqu’il est le petit protégé du secrétaire général de cette organisation belliqueuse et scélérate, le bras armé de la CIA.

La Grande-Bretagne n’a pas encore pris de décision à propos de cette négociation d’adhésion de l’Ukraine à l’UE, empêtrée elle-même dans un référendum risqué pour ou contre sa sortie de l’Europe. Restent les Pays-Bas qui retiennent aussi leur souffle dans cette affaire et on les comprend un peu puisqu’ils sont en charge d’élucider la destruction en vol de l’avion de Malaysia Airlines MH17. Mais ce n’est pas vraiment la raison de leur futur refus à l’adhésion de l’Ukraine à l’UE. Il faut rappeler que le salaire minimum d’un Ukrainien est d’environ 60 euros par mois, oui vous avez bien lu, alors qu’il est de 1500 euros aux Pays-Bas. Il y a de quoi se poser de réelles questions et on comprend le point de vue des habitants de la Batavie …

La Transcarpathie est le lieu de passage de tous les trafics entre l’Europe de l’Ouest et les pays situés plus à l’est. Il y a en effet 4 pays limitrophes de cette province et dans cet endroit montagneux et parfois inaccessible, pauvre de surcroit – l’oblast oublié par le pouvoir central – où les routes ne sont pas macadamées, la contrebande bat son plein et les habitants refusent de payer un quelconque impôt au pouvoir qu’ils considèrent comme totalement corrompu et incapable, faut-il le répéter. Poroshenko va-t-il envoyer des troupes dans cette province ? Il en est capable pour tenter de se refaire une santé auprès de l’opinion publique …

Il faut ajouter que depuis l’accord de libre-échange entre l’UE et l’Ukraine (1er janvier 2016) l’Ukraine a rompu son accord d’association économique avec la Russie et il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que l’économie de ce pays se dégrade lamentablement.

Depuis le Kremlin, Poutine observe l’évolution de la situation avec sérénité, sinon ironie, misant sur un pourrissement progressif de la situation car l’incorporation de l’Ukraine à l’UE signifierait une aide financière colossale de la part de tous les contribuables européens. L’Ukraine se trouve dans une situation infiniment plus catastrophique que celle de la Grèce et nous devrons tous, nous Européens, mettre la main au pot pour sauver le soldat Poroshenko … Merci à la CIA et à l’OTAN !

Note : de même que la Catalogne a organisé un scrutin pour ou contre l’indépendance vis-à-vis du pouvoir central madrilène, de même la Crimée a organisé un scrutin démocratique pour être ou non rattachée à la Russie comme elle l’était avant le « don » qui fit Krushchev de la Crimée à l’Ukraine. Il ne s’agit donc pas d’une annexion par la Russie comme le montre cette carte. Parler d’annexion de la Crimée par Poutine relève d’un scandaleuse propagande organisée par la Maison-Blanche et la CIA !

Source Zerohedge et Mish Shedlock (illustration)