Quand les vautours se nourrissent de la bête avant qu’elle ne meure …

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Selon le Wall Street Journal de dimanche dernier (28 mai 2017) Goldman-Sachs (G-S) a acheté pour 2,8 milliards de dollars d’obligations – en valeur faciale – de la Banque Centrale du Vénézuela, non pas des obligations d’Etat mais de la PDVSA (Petroleos de Venezuela SA) émises en 2014 et arrivant à échéance en 2022. Comme PDVSA est la seule société du pays qui permet encore à l’Etat vénézuélien de disposer de devises il est facile de comprendre l’intérêt de G-S dans cet arrangement qui a été mis au point par des banquiers européens. La situation financière du pays n’est pas reluisante puisqu’il reste un peu moins de 11 milliards de devises dans les caisses. L’inflation est galopante, le FMI estime qu’elle atteindra 720 % cette année. Les troubles sociaux alimentés par la faim et le dénuement total de la population ont déjà fait plus de 60 morts …

Goldman-Sachs n’a déboursé que 865 millions de dollars pour boucler cette transaction potentiellement ultra-rentable à terme et c’est facile à comprendre en raison des risque de défaut du Vénézuela. Maduro s’est engagé à honorer la dette du pays quel qu’en soit le coût mais seulement en 2017 il devra trouver 4,6 milliards de dollars. Golman-Sachs se repaît du sang de la bête pour accélérer sa mort, pariant très gros sur un changement de régime à la faveur du mécontentement populaire qui va grandissant …

Source : Wall Street Journal

Qui gouverne réellement les « pays occidentaux » ?

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Tout se passe dans le building ci-dessus, situé au bord du Main à Francfort, l’un des endroits d’Europe le plus corrompu, où les conflits d’intérêt sont « monnaie » courante, sans jeu de mot. C’est le siège de la Banque Centrale Européenne dirigée par le Sieur Mario Draghi, ancien cadre de Goldman-Sachs, banque américaine d’affaires tentaculaire où il a toujours de nombreux copains. Draghi assiste deux fois par an aux réunions très discrètes du Groupe des Trente, un organisme non officiel créé par la Fondation Rockfeller à la fin des années 70 qui réunit des économistes comme Lawrence Summers, Paul Krugman ou encore Kenneth Rogoff, mais aussi et surtout la plupart des membres de la haute finance internationale. Le G30 est présidé par Jean Claude Trichet, ancien gouverneur de la Banque Centrale Européenne et on y retrouve Haruhiko Kuroda (BoJ), Mark Carney (BoE), Mario Draghi (BCE), Christian Noyer (Banque de France) et Jaime Caruana (Banque des Règlements Internationaux, BIS). Mais il s’y trouve également des représentants de banques privées comme Axel Weber et Gail Kelly (Union des Banques Suisses), Tidjane Thiam (Crédit Suisse), G. de la Dehesa (Santander) et Gerald Corrigan de Goldman-Sachs. Ce G30 a toute latitude pour inviter comme observateurs des représentants d’autres banques centrales comme celle de Singapour ou de hedge-funds sous couvert d’une approbation formelle de Jean Claude Trichet.

Inutile d’insister sur le fait que ce G30 est l’occasion pour s’échanger des informations financières entre coquins. C’est cette attitude exécrable qui a été dévoilée au printemps 2015 lorsqu’au cours d’un meeting organisé par le hedge-fund Brevan Howard Asset Management qui réunissait entre autres personnalités le chef économiste de CitiGroup et un représentant de Soros Fund Management, Monsieur Benoit Coeuré, membre français du Conseil des Gouverneurs de la Banque Centrale Européenne, a dévoilé le programme imminent d’achats d’obligations dites « privées » par la BCE. Autant dire que les financiers présents à cette réunion très discrète se frottèrent les mains. Benoit Coeuré a reçu une petite tape sur les doigts malgré le fait que son écart de langage a créé une gigantesque confusion sur le Forex et entrainé des fluctuations inexplicables sur le marché des obligations des grandes entreprises. Les « initiés » s’en sont mis plein les poches au détriment des millions de gogos qui ont épargné quelques euros auprès de leur banquier ou de leur assureur (vie).

Draghi a mollement réagi en prétendant qu’il s’était agi d’une erreur technique et créé un comité spécial pour établir des règles d’éthique lors des réunions des financiers du type de celles du G30. Un ordre du jour doit par exemple être dorénavant rendu public avant ces réunions.

Belle déclaration d’intention ! Rien ne changera le processus de copinage de ces grands argentiers qui imposent leurs propres lois aux pays devenus en raison de leur pouvoir discrétionnaire tout sauf des démocraties. Malgré les « précautions rhétoriques » prises par la direction de la Banque Centrale Européenne, cette tradition de meetings privés a perduré puisque fin 2015 Mario Draghi organisa une petite surprise-party avec des représentants de BNP-Paribas, UBS, Goldman-Sachs et BlackRock dans les locaux mêmes de la BCE ! Le médiateur européen en l’occurence à l’époque Monsieur Nikiforos Diamandouros ayant eu connaissance d’une action de l’organisation non gouvernementale Corporate Europe Observatory (voir les liens) dévoilant les pratiques douteuses des banquiers centraux, en particulier de la BCE, lors des réunions du G30, ne crut pas opportun de poursuivre une investigation détaillée. Son successeur, Emily O’Reilly, à la tête de l’organisme européen de veille, le « European Ombudsman » en anglais, a donc déposé une requête à la suite de la plainte formulée par le président du Corporate European Observatory (CEO) Monsieur Kenneth Haar.

Mes lecteurs remarqueront que ces deux personnalités sont anglaises. Il s’agit d’une tradition britannique que d’effectuer des contrôles par des entités indépendantes relatifs aux activités de personnalités influentes telles que le Président de la Banque Centrale Européenne. Sans l’action du Corporate European Observatory, Monsieur Mario Draghi pourrait continuer à fournir à ses copains des informations hautement confidentielles, mais tiendra-il compte de la lettre que lui a fait parvenir la médiatrice ? Business as usual …

Les démocraties occidentales sont donc de facto sous l’emprise de la grande finance internationale et il est illusoire de tenter de s’en affranchir quand les institutions sont précisément faites pour favoriser le règne des copains et des banksters. J’ajouterai pour en terminer que les médias, toutes propriétés de grands groupes financiers, ne font que désinformer le public en ressassant que tout va bien, qu’il ne se passe rien et qu’on peut tous dormir tranquilles. Le fait par exemple que les politiciens, main dans la main avec les banquiers, envisagent de supprimer le cash pour mieux contrôler chaque individu et le rançonner le cas échéant est présenté par ces médias comme un progrès inévitable, les billets et les pièces de monnaie sont désormais un vestige du passé. Il apparaît que les banquiers centraux, relayés par les banques commerciales avec l’appui du monde politique, sont maintenant sur le point d’installer une dictature globale et pas seulement en Europe …

Sources et illustration : corporateeurope.org :

https://corporateeurope.org/economy-finance/2016/01/draghi-and-ecb-now-even-closer-lobbyists-megabanks

https://corporateeurope.org/sites/default/files/european_ombudsman_g30_complaint_0.pdf

https://corporateeurope.org/sites/default/files/ombudsman_draghi_letter_investigation.pdf

C’est fait, on va tous se faire cannibaliser par les banques !

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Mario, super Mario, l’ancien de Goldman Sachs, le héro du jour, 22 janvier 2015, 14h30 GMT, a décidé de mettre en application son plan de « facilité » quantitative. C’est assez drôle de traduire l’expression anglo-saxonne décrivant ce genre d’agissement de gangster. L’impression de fausse monnaie était punie de travaux forcés, l’est-elle encore ? Que font les banques centrales de nos jours ? Ce sont tout simplement des faux monayeurs, c’est surréliste d’énoncer la situation ainsi mais c’est pourtant la réalité car cet argent artificiel adossé sur rien de tangible – l’économie européenne est en récession – n’est que de la monnaie de singe supposée apurer des dettes, quelles dettes ? Ce sont des rachats d’actifs déjà payés ou au pire de la dette pourrie qui ne sera jamais remboursée comme cela va être le cas de la Grèce dans quelques jours. Les banques vont être les premières à profiter du QE de Super Mario et puisqu’elle n’engagent aucunement leurs fonds propres quand elles achètent des obligations souveraines, elles ne prennent aucun risque et ajoutent ces papiers à leur bilan, ni vu ni connu, et ces bouts de papiers permettent à ces mêmes banques de prendre encore plus de risques en spéculant sur les produits dérivés, mais c’est une autre histoire. Tout le monde est content, les gouvernements et les banquiers qui comme chacun ne l’ignore plus marchent la main dans la main …

Sauf qu’il y a un gros hic dans cette manipulation. Tout le monde va payer et je vais vous livrer juste un exemple vraiment intéressant qui est significatif. J’ai payé il y a quelques jours par transfert de cash une note d’électricité de 27,48 euros, une énorme somme ! C’est mon proprio qui est titulaire de l’abonnement et ici en Espagne ça ne fonctionne pas comme en France et bien d’autres pays européens. Mon compte en banque est ouvert chez Deutsche Bank, la banque européenne championne de la magouille en tous genres, et elle m’a taxé 4,78 euros pour cette transaction insignifiante. Ça fait tout de même une commission de plus de 17 %, du genre usuraire que chacun paie sans le savoir avec ses cartes de crédit à la consommation …

C’est ainsi que puisque les grosses banques européennes peuvent prêter aux états insolvables comme l’Espagne ou la France ou encore l’Italie avec de l’argent qui leur est quasiment donné puisque sans intérêt, en rançonnant leurs clients les plus pauvres en catimini. Les riches, ceux qui ont plus de cent mille euros sur leur compte ont droit chaque année à des cadeaux comme des I-Pad, mais si ! C’est vrai ! Ce sont donc les pauvres qui vont payer les malversations de Super Mario qui est de tout évidence complice des grandes banques européennes. Il faut dire que son ancien employeur s’est de nombreuses fois illustré dans de somptueuses magouilles comme par exemple le trucage des comptes de l’Etat Grec …

C’est écoeurant et personne ne va protester parce que tout va bien, l’Europe va être sauvée grâce à Super Mario. Je rêve !

Juste pour info de dernière minute !

Message reçu d’un correspondant fidèle résidant à Kawasaki :

Nous en sommes à plus de 20 grands banquiers de décédés depuis le début de l’année, et cette fois-ci, il s’agit d’un directeur général de la Goldman Sachs qui a été retrouvé flottant, accroché à un cerf-volant…

esmoutonsenrages.fr/2014/07/23/directeur-general-de-goldman-sachs-nicholas-valtz-retrouve-mort/

 

Le mélange de l’avion abattu et du bombardement de Gaza a donc créé le parfait rideau de fumée médiatique qui évite aux journaux télévisés DE MONTRER LA FILE DE PORTUGAIS DEVANT LES PORTES DE LA BANQUE DU SAINT ESPRIT, pour retirer leurs économies. Vous avez bien vu: aucune info d’ordre économique n’a été donnée… De notre lecteur Greco: « J’étais au Portugal il y a 10 jours, et j’ai vu de mes yeux le carnage de la banque Espirito Santo: des pauvres Portugais faisant la file devant la banque pour retirer les économies représentants les sacrifices d’une vie. Nous serons les prochains sur la liste« . Très pratique vraiment, les médias…

 

 

 

Greenpeace, c’est quoi ? Une entreprise opaque et mafieuse !

Avant d’écrire ce billet je me suis entretenu en vidéo avec mon fils qui habite et travaille à Tokyo et il a une vue très critique (et je partage son avis) sur l’ensemble des mouvements écologistes, en particulier au Japon depuis la catastrophe de Fukushima-Daiichi. Pour lui tous les mouvements écologistes sont téléguidés par Greenpeace, une organisation opaque, d’origine américaine mais maintenant basée à Amsterdam (pour quelle raison?) après avoir connu des déboires financiers aux USA pour le moins obscurs. Quelques minutes plus tard, décalage horaire aidant, je continuais à faire ma revue de presse quotidienne et je suis tombé par hasard, peut-être en cliquant malencontreusement sur le Huffington Post version française, relayé par le Monde.fr, qui n’est pas ma tasse de thé (pas Le Monde, le Huffington Post). Et que lis-je ? « Greenpeace demande à Cécile Duflot l’interdiction du chauffage électrique » , je n’invente rien, c’est vrai, d’ailleurs quand je parle d’un quelconque sujet dans mon blog, je n’invente rien, je vérifie mes sources, je tente d’analyser avec un peu de recul et parfois de l’humour ce que je lis ou écoute et j’utilise le mieux possible mes connaissances d’ancien scientifique, cela va de soi. Je laisse le lien pour les incrédules :

http://www.huffingtonpost.fr/2013/01/25/greenpeace-demande-interdiction-chauffage-electrique-france_n_2550345.html?utm_hp_ref=tw

Qui finance Greenpeace, personne ne le sait, et quels sont les buts ultimes de Greenpeace, et là la remarque de mon fils était sans appel. Greenpeace n’a jamais réagi aux USA contre les OGM alors qu’ils sont interdits de séjour en Europe après lelurs interventions médiatiques véhémentes. Greenpeace n’a jamais protesté contre le fracking aux USA, alors que les mouvements écologistes européens et notamment français ont obtenu l’interdiction du fracking, une monstruosité économique que beaucoup de personnalités de premier plan contestent puisque le gouvernement actuel, pour satisfaire les écolos, a interdit le fracking en France, jusqu’à nouvel ordre. Greenpeace téléguide en sous-main les écologistes locaux (dont EELV un ramassis d’incompétents arrivistes et mercantiles dont Cohn-Bendit s’est désolidarisé) pour demander la fermeture de centrales nucléaires tant en Allemagne qu’en Suisse, en Belgique qu’en France (cas de Fessenheim) ou encore en organisant toujours en sous-main des manifestations médiatisées contre le transport de matières radioactives et enfin, pour se donner une bonne image de marque qui n’est qu’un vernis grossier, Greenpeace s’intéresse aussi à la sur-pêche du thon rouge et la disparition des batraciens de l’Amazonie.

Qui est Greenpeace et qui sont tous les mouvements écologistes associés ? C’est un mouvement sectaire et terroriste au sens littéral du terme : oui, on peut dire les choses comme ça, car en effet Greenpeace sème la terreur. Mais Greenpeace n’aurait-il pas aussi comme dessein d’affaiblir l’Europe en favorisant des obstructions systématiques à tout progrès scientifique ou technique européen ? Pour atteindre ce but inavoué de destruction et de terreur Greenpeace excelle dans l’art de la désinformation si facile en faisant un copié-collé (ou un coupé-collé) de rapports scientifiques pourtant irréfutables qui deviennent des brûlots pour apeurer les foules après avoir été naturellement repris par la presse papier ou télévisée puisque Greenpeace fait partie du paysage médiatique et ne s’en prive pas. Tant qu’on ne connaîtra pas les sources de financement de cette organisation sectaire, opaque et mafieuse, on ne pourra rien affirmer. Qui est derrière Greenpeace ? La CIA, Exxon Mobile, Shell ou pourquoi pas Gasprom (cette histoire de chauffage électrique n’est-elle pas lourde de sous-entendus ?). Ou des banques d’affaire du genre Goldman-Sachs téléguidées par le gouvernement américain qui a tout intérêt à ce que l’Union européenne s’effondre et que l’Allemagne, alliée des USA, retrouve son hégémonie sur le continent européen. On peut tout imaginer, puisque curieusement Greenpeace n’a jamais protesté contre l’exploitation à ciel ouvert et à grande échelle de la lignite en Allemagne pour produire de l’électricité malgré la pollution insupportable conséquente… Bizarre, étrange et pour le moins troublant si on tente de faire des rapprochements improbables comme je l’ai fait à propos du gaz de schiste américain, le détroit d’Ormuz et les velléités territoriales de la Chine sur les îles Senkaku (voir un précédent billet de mon blog)… Que va faire Duflot qui a lourdement contribué à la décision de Hollande de fermer le CPN de Fessenheim ? Si elle fait voter une loi (encore une) pour interdire ou plutôt taxer les chauffages électriques on aura tout compris. Duflot est un sous-marin de Greenpeace, elle fait partie de cette secte mafieuse et destructrice qui mine l’Europe. Et le paysan du Larzac, Bové pour ne pas le nommer ? Serait-il devenu lucide et a-t-il enfin compris qu’il s’était engagé dans une mauvaise cause en fauchant des maïs OGM comme Lynas l’a reconnu (voir un de mes précédents billets) ? Silence radio ! C’est surréaliste et affligeant.

Note : CPN = centre de production nucléaire