SARS-CoV-2 et climat, même combat ?

Lorsque le très éminent épidémiologiste John Ioannidis a présenté une conférence en vidéo à l’IHU de Marseille il y a quelques jours (lien), le Professeur Didier Raoult lui a demandé ce qu’il pensait en tant qu’épidémiologiste des traitements précoces de la maladie liée au SARS-CoV-2 et quelles pourraient être les infléchissements que de tels traitements pourraient apporter à l’évolution de l’épidémie il a « botté en touche » comme le font les joueurs de rugby. Les joueurs de rugby bottent en touche pour faire progresser le jeu dans l’espoir qu’ils garderont le ballon oval lorsque la touche sera jouée. Ioannidis a répondu évasivement considérant qu’il n’était pas un spécialiste dans ce domaine. S’il a adopté cette attitude un peu déconcertante c’est tout simplement parce qu’il a peur de voir ses crédits de recherche alloués par le NIH (National Institute of health) réduits pour une prise de position qui n’est pas admise par le pouvoir politique, pieds et poings liés par le gigantesque lobby pharmaceutique qui veut, quelles que soient les conséquences, vendre ses vaccins à ARN messager et par conséquent que l’épidémie aussi longtemps que possible. Voilà où on en est avec le SARS-CoV-2. Peu importe la santé des populations c’est le lobby pharmaceutique qui dirige à tous les étages.

Quand le Docteur Henrik Svensmark a émis l’hypothèse d’un effet des rayons cosmiques sur la formation de nuages de haute et moyenne altitude et par conséquent pouvant avoir une influence sur le climat, on ne l’a pas pris au sérieux. Il a renchéri en clamant qu’une diminution de l’activité magnétique du Soleil, le facteur permettant de dévier la majeure partie de ces rayons cosmiques, allait précipiter un changement du climat il a été carrément exclu de la communauté scientifique pour apostat, pour négation frontale des thèses mensongères soutenues par les fonctionnaires onusiens de l’IPCC mettant en avant l’effet prioritaire du CO2 sur le climat. Lors de mes derniers échanges de mail avec Svensmark il m’a fait comprendre qu’il songeait à abandonner la recherche sur les rayons cosmiques car il n’avait plus aucune aide financière.

Lorsque le Docteur Vijay Kumar Raina, un éminent glaciologiste indien et spécialiste des glaciers de l’Himalaya, déclara en 2009 qu’il était prématuré d’affirmer que les glaciers de l’Himalaya reculent anormalement en raison du réchauffement climatique global en précisant que les glaciers sont soumis à de complexes influences qui diffèrent selon les glaciers (il y en a des milliers dans la chaine montagneuse de l’Himalaya) et que certains avancent alors que d’autres reculent, rendant toute conclusion sinon erronée du moins non scientifique au sujet de l’influence de ce réchauffement sur l’état des glaciers, il a été tout simplement exclu de la communauté scientifique (lien). La propagande climatique est largement soutenue par des organisations non gouvernementales qui répandent de fausses nouvelles en pratiquant systématiquement le « cherry-picking », comprenez : on ramasse les plus belles cerises, afin d’argumenter les thèses du réchauffement climatique. On peut citer des milliers d’exemples de ce genre de pratique totalement anti-scientifique. De belles photos de coraux récemment ravagés par des étoiles de mer mangeuses de corail (Acanthaster placi, note en fin de billet) font l’affaire pour affirmer que l’acidification des océans provoquée par un surcroit de CO2 atmosphérique d’origine anthropique va détruire tous les coraux. Les scientifiques honnêtes qui soutiennent que certains coraux blanchissent en raison d’attaques virales sont traités de négationistes, de menteurs indignes de poursuivre leurs travaux pourtant objectifs et incontestables.

L’affaire Didier Raoult relative au traitement strictement préventif de la maladie liée au SARS-CoV-2 au stade précoce a défrayé la chronique en particulier en France. Les pourfendeurs de cet illustre infectiologue de renommée mondiale ont avancé deux arguments totalement mensongers. D’abord l’étude de l’effet de l’hydroxychloroquine n’a pas été soumis aux Fourches Caudines du test randomisé en double-aveugle pour une application autre que le traitement de la malaria. Ce type de test a été mis au point par les laboratoires pharmaceutiques, encore eux, pour déceler l’efficacité d’une nouvelle molécule afin de détrôner un médicament existant qui n’est plus protégé par un brevet. Cette amélioration d’efficacité se mesure en quelques points de pourcentage et il faut des milliers de volontaires participant à un essai clinique du type double-aveugle pour prouver qu’il existe bien un avantage pour cette nouvelle molécule. Le deuxième argument avancé est que l’hydroxychloroquine, associée ou non à l’azithromycine, n’est pas curative. Il est normal que ces arguments aient reçu une fin de non-recevoir de la part du Professeur Raoult puisqu’il a précisé que l’HCQ réduisait pratiquement à zéro la charge virale après une semaine de traitement mais qu’aucun effet clinique favorable n’avait été observé lorsque la maladie s’était installée 10 à 12 jours après le début de l’infection alors que la charge virale avait elle-même disparu. Enfin procéder à des essais cliniques en double-aveugle avec des malades est contraire à l’éthique médicale fondamentale.

Henrik Svensmark et Vijay Kumar Raina ont disparu du paysage scientifique mais le Professeur Raoult a démontré que le traitement préventif appliqué à des milliers malades en ambulatoire avait considérablement réduit l’évolution de la maladie du SARS-CoV-2 vers des formes graves et cette observation clinique factuelle lui a permis de résister à tous les coups tordus qu’il a subi comme l’interdiction de l’HCQ considérée du jour au lendemain comme toxique par les autorités gouvernementales françaises et l’interdiction de prescrire ce médicament, du jamais vu dans l’histoire de la médecine.

Alors me direz-vous, chers lecteur, pourquoi rapprocher le coronavirus et le climat ? Tout simplement parce que le CO2 est un outil pour modifier le fonctionnement de la civilisation moderne et le comportement de l’ensemble des peuples afin de « décarboner » la planète. Il y a d’immenses intérêts industriels et financiers derrière ce que je n’hésite pas nommer un complot, depuis les moulins à vent, les voitures électriques et l’hydrogène, trois exemples de catastrophes annoncées. Il en est de même avec le coronavirus : il faut modifier nos habitudes quotidiennes et se soumettre à une vaccination de masse pour éradiquer le virus pour le plus grand profit du lobby pharmaceutique qui s’est constitué une rente puisque des société comme Pfizer déclarent déjà qu’il faudra se faire vacciner avec un nouvel ARNm tous les six mois en raison de l’apparition de virus mutants. Virus et climat, deux thèmes qui font peur aux peuples et qui les terrorisent sans aucune raison scientifique valable. Dans les deux cas la science a été politisée et les rares vrais scientifiques qui osent agir contre le pouvoir politique sont dénigrés, humiliés, insultés car ils oeuvrent contre les agenda des puissances financières qui ont désormais pris le pouvoir, étant encouragées dans leur agenda par la gauche progressiste …

https://www.desmogblog.com/vijay-kumar-raina

Inspiré aussi du livre de Patrice Poyet : PoyetP.2020.TheRationalClimatee-Book-ISBN978-99957-1-929-6.pdf , page 162, disponible en ligne, une bible indispensable pour comprendre le climat terrestre.

Crown of Thorns

Note. L’étoile de mer mangeuse de corail était la cible des jeunes des villages au Vanuatu qui les chassaient munis d’un masque et d’un harpon. Chaque étoile de mer rapportée aux autorités faisait l’objet d’une récompense d’environ 1 dollar, un pactole pour ces enfants et leur famille. Cette étoile de mer n’a pas de prédateurs et elle prospère dans les massifs de coraux.

Une autre approche des cycles du climat.

Il y a quelques jours Michael Mann, l’auteur controversé de la courbe en crosse de hockey, déclara haut et fort que la température de 100°F (37,7 °C) relevée à Huntsville, Alabama une semaine auparavant était à l’évidence le résultat du réchauffement climatique. Mann a-t-il vraiment fait une petite recherche sur les températures relevées dans le sud-est des Etats-Unis depuis la fin du XIXe siècle ?

Capture d’écran 2019-09-18 à 19.34.44.png

Voici le nombre de jours chaque année durant lesquels les températures relevées dans toutes les stations météo de l’Arkansas, Louisiane, Missouri, Alabama, Floride, Géorgie,Caroline du Sud, Caroline du Nord, Tennessee, Kentucky et Virginie ont dépassé 90°F soit 32°C avec en bleu le nombre brut de jours et en rouge la moyenne courante de ce nombre de jours sur 5 années.

Ce type de résultats peut être trouvé non seulement aux USA mais également en Europe ou encore au Japon. C’est une des présentations graphiques privilégiées par Kirye, fameuse blogueuse japonaise au sujet du climat (@KiryeNet) car elle considère, à juste titre, que mentionner des moyennes de températures est un non-sens scientifique. Ce que l’on remarque tout de suite est qu’entre les années 1920 et 1960 « il faisait plus chaud » qu’aujourd’hui. Cet optimum de températures se retrouve également en Europe et en particulier dans les pays traversés par la chaine des Alpes. Ce qui est également évident est une stabilisation du nombre de jours au cours desquels des températures « extrêmes » ont été comptabilisés depuis 1980. Il ne s’agit pas ici, et il est important de le noter, de manipulations des températures pour établir des écarts ou des « anomalies » rapportés à des moyennes dont on ignore le plus souvent l’origine, il s’agit de nombres de jours durant lesquels les températures ont atteint un certain seuil. Ces résultats concernent un grand quart Est des Etats-Unis et peuvent donc être considérés comme significatifs.

Au sujet de cet « optimum » 1920-1960 il faut garder en mémoire que le recul des glaciers observé au front de ces derniers se produit avec une latence d’environ 30 à 40 ans par rapport au début d’une période « plus chaude ». C’est ce qui s’est produit dans les Alpes françaises et suisses. On incrimine à tort le recul des glaciers au soi-disant réchauffement moderne du climat lié à l’accumulation de CO2. En réalité les glaciers alpins ont amorçé leur recul dès le début des années 1950 après avoir considérablement « avancé » au cours du XIXe siècle, le petit âge glaciaire. Et puisque j’ai mentionné le CO2 l’augmentation considérée comme spectaculaire et provoquée, selon les affirmations de l’IPCC, par l’activité humaine est le résultat d’un dégazage des océans provoqué par cet « optimum » 1920-1960, dégazage qui lui aussi présente une latence en raison de l’inertie thermique des eaux océaniques.

Capture d’écran 2019-02-14 à 16.00.33 - copie.png

Pour assortir mon propos je rappelle l’illustration très parlante du nombre de taches solaires observées et le calcul tout simple de l’excès ou du déficit de ce nombre de taches solaires exprimé par rapport au nombre moyen de celles-ci observées depuis 1750 pour chaque cycle solaire dix ans et un mois après le début de chaque cycle. J’ai déjà mis en ligne à plusieurs reprises cette représentation très parlante, si on peut dire les choses ainsi. Les glaciers alpins ont considérablement avancé en raison du « petit âge glaciaire » qui débuta à l’orée du XIXe siècle pour être suivi par un réchauffement brutal à la fin des années 1930 provoquant le retrait des glaciers alpins. Le glacier d’Argentières menaçait le village éponyme à la fin du XVIIIe siècle comme le montre l’illustration ci-dessous …

Capture d’écran 2019-09-19 à 13.05.51.png

Source et illustration : blog de Tony Heller (realclimatescience.com), Wikipedia et sur ce blog le billet du 21 février 2019

Crise climatique : les supercheries de l’IPCC dévoilées les unes après les autres (suite)

Capture d’écran 2017-07-25 à 16.53.42.png

Ce billet a pour but d’exposer par quels artifices une équipe de géophysiciens de l’Université de Fairbanks en Alaska en est arrivée pour expliquer que malgré le réchauffement climatique plus du tiers des glaciers de la région (Alaska) avancent alors qu’ils devraient se retirer conformément aux prédictions apocalyptiques de l’organisme ad hoc des Nations-Unies. Il a fallu, pour ne pas se dédire, tout un attirail de modèles mathématiques (encore eux !) pour expliquer que lors des marées – tout le monde sait très bien qu’elles sont énormes dans l’Océan Pacifique (à peine plus d’un mètre et demi) – bloquent les sédiments charriés par le fond des glaciers et que, donc, selon des modèles sophistiqués, certains de ces glaciers avancent et d’autres restent stationnaires ou au contraire reculent, toujours selon l’amplitude de ces marées.

Je conseille à mes lecteurs d’aller se plonger, comme je l’ai fait, dans la lecture de ce super-article qui n’a de scientifique que la qualité de l’encre sur le papier, sur l’écran retina de mon Mac c’est encore plus parlant ! J’ai subodoré l’entourloupe dès que j’ai visionné la figure 1 de cet article paru dans Nature Comm (lien, accessible sans payer pour la bonne cause). À l’examen de cette figure il y a 2 détails choquants appelant deux questions. Entre 1933 et 1985 comment a évolué le glacier Columbia ? Pourquoi n’y a-t-il pas de photos de ce même glacier prises du sol ou à faible altitude et aux mêmes dates (1985 et 2016) comme pour le glacier Taku ? Curieux. Aucune explication ne figure dans le texte de l’article. Pour la bonne compréhension des deux clichés du glacier Taku les point rouges correspondent aux mêmes sites.

Inutile de commenter la suite de ce papier car il est préférable d’en arriver directement à la conclusion, un pur chef-d’oeuvre de prose sibylline qui est la suivante : « en dépit du modèle prédictif d’évolution de l’avancée ou du recul des glaciers, le réchauffement climatique peut très bien expliquer l’avancée de certains glaciers mais également le recul d’autres glaciers ». C’est à ne plus rien comprendre !

Source : Nature, doi : 10.1038/s41467-017-00095-5