Nouvelles du Japon : les uniformes des petits écoliers

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La direction de l’école primaire publique Taimei a décidé que les élèves porteraient désormais à la prochaine rentrée scolaire (début avril) un uniforme conçu par la marque Armani. Il en coûtera aux parents la coquette somme de 80000 yens à laquelle il faut également ajouter le prix d’un cartable sur lequel est apposé le logo de l’école.

L’école est située en plein coeur du quartier huppé de Ginza à Tokyo et il fallait, selon la direction de l’établissement, lui donner une « couleur » adaptée au standing de ce quartier où se côtoient les boutiques de grand luxe, les restaurants étoilés et aussi dans les petites ruelles les bars à entraineuses de luxe … Les parents considèrent qu’investir une telle somme pour des enfants de 7 ans est ridicule car ils grandissent très vite. Le problème, selon le Ministre des Finances Taro Aso, est que les enfants dont les parents ne pourront pas faire face à cette dépense seront mal considérés par les autres élèves.

Le prix des cartables est très variable selon la matière avec laquelle ils sont fabriqués. Les plus coûteux sont en cuir et leur prix peut atteindre plus de 40000 yens. Pour l’anecdote ces cartables sont directement issus du modèle de paquetage de l’ancienne armée néerlandaise … Source AFP , 1 euro = 132 yens le 9 février 2018

Jouir ou ne pas jouir ? Telle est la question

 

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J’ai vu cette affiche près de la station de train de Shimbashi (Tokyo, Ginza) et je me demande encore ce qu’elle signifie. D’abord l’usage du français parfois surprenant car « onze confiance » ne signifie rien sinon une vague allusion au rugby à onze et la confiance existant entre les joueurs, c’est un peu tarabiscoté mais on peut tout imaginer. Plus haut à droite, deux logos. Il y a « veridique » sur la droite, avec un dessin rappelant la forme d’un utérus stylisé, j’ai de l’imagination mais c’est presque évident d’autant plus qu’à côté le mot JOUIR laisse perplexe. A Atuona, le musée Gauguin est supposé être une réplique de la « Maison du Jouir », une sorte de lupanar à usage personnel que Gauguin avait fait édifier par des artisans locaux pour propager sa vérole au maximum de jeunes Marquisiennes à peine pubères du genre de l’adolescente qui figure sur l’affiche, bien qu’il soit souvent difficile de donner un âge précis à une Japonaise entre dix-huit et cinquante ans. Pour les Marquisiennes il en va autrement, elles prennent du poids vers vingt-cinq ans pour ne plus jamais désenfler et il paraîtrait que c’est inscrit dans leurs gènes comme pour leurs voisins et cousins les Hawaïens. Cette remarque simplement pour dire que si Gauguin s’envoyait en l’air avec des Marquisiennes elles avaient certainement moins de vingt-cinq ans et repartaient chez elles avec une bonne syphilis dont elles ne pouvaient à l’époque évidemment guérir. Si on observe bien la fille qui figure sur cette affiche, elle a certainement subi une petite opération chirurgicale pour s’agrandir les yeux, mais ce n’est qu’une spéculation malsaine de ma part. J’arrête donc là ce billet.

 

 

 

Chronique tokyoïte (suite) FMI, Ginza, Bruno Le Maire

Aujourd’hui, je suis allé déjeuner avec mon fils à Ginza dans un petit restaurant français appellé « Aux Amis ». Mon fils a pris des rillettes en entrée et moi-même un œuf dur mayonnaise et nous avons ensuite partagé une excellente blanquette de veau avec du riz visiblement d’importation (mon fils qui s’y connaît en riz m’a confirmé que c’était du riz étranger) puis nous avons bu un café, pas excellent à mon goût puisque je me suis habitué aux capsules bleues de Nespresso et nous sommes allés à Bic Camera voir les nouveaux appareils de photos.
Dans tout le quartier, il y avait des milliers de gens venus d’ailleurs, un peu comme moi qui suis européen, c’est-à-dire ni des Japonais, ni des Chinois, ni des Coréens, je suis incapable de différencier un Japonais d’un Coréen, mais des gens bazannés, des blonds (et des blondes), des roux, enfin un échantillonnage de fonctionnaires internationaux de la Banque Mondiale et du FMI qui se pressaient pour faire du shopping à Ginza, le quartier urbain le plus huppé du monde.
C’est certain que plus de 20000 personnes, vivant aux frais des contribuables du monde entier, ça fait un pouvoir d’achat assez surprenant, il y en avait à Bic Camera, on les reconnaissait de loin !
Et pourquoi cette réunion ? Pour dire au premier ministre japonais que son pays est trop endetté, il n’en a rien à faire, la dette du Japon appartient aux citoyens du pays. Qu’ils disent la même chose aux Chypriotes, ça ne changera rien, au Portugais, même chose, mais qu’ils disent à Hollande et au prof d’allemand que la politique française de ces derniers mois est catastrophique, ça ne changera rien non plus, tout le monde se moque de ces hauts fonctionnaires qui ne servent qu’à soit-disant redistribuer quelques milliards de dollars des pays riches vers les pays pauvres, une poignée de cacahuettes en comparaison des flux de capitaux générés par les hedge funds de Jersey, des Bahamas ou de la Suisse.
C’était donc assez surréaliste de voir tous ces parasites déambuler dans les rues de Ginza aujourd’hui sous un ciel et un soleil resplendissants faisant oublier à ces derniers toutes les misères du monde.
Au moins Bruno Le Maire a eu le courage de démissionner de son poste de haut fonctionnaire, tous ces parasites du FMI et de la Banque Mondiale devraient y réfléchir ….
Suite au prochain numéro, après je commencerai une chronique de Palau où je vais aller m’installer dans quelques jours !

Note : Bic Camera, genre de supermarché de l’électronique et de l’électroménager (y compris les toilettes électroniques supersophistiquées) sur une dizaine d’étages.