Ségolène Royal, réincarnation de Dominique Voynet, en pire, pour le plus grand malheur de la France et des Français !

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Alors que la Grande-Bretagne a approché la Chine pour construire sur son sol au moins deux réacteurs nucléaires dont les pièces maîtresses seront manufacturées en Chine par la firme China First Heavy Industries sous licence Westinghouse (voir l’illustration), alors que la Chine a actuellement une vingtaine de réacteurs nucléaires en construction dont le premier EPR de technologie Areva-EDF sur le site de Taishan va probablement monter en puissance avant la fin de l’année 2014 bien avant celui de la Finlande, alors que le Japon envisage de plus en plus sérieusement et autoritairement de faire repartir le plus vite possible au moins 20 réacteurs nucléaires avant la fin de l’année en faisant fi des oppositions locales téléguidées par des ONG non japonaises car les importations d’hydrocarbures, gaz naturel liquéfié compris, sont un immense gouffre financier (112 milliards de dollars pour l’année fiscale 2012-2013), alors enfin que le Danemark a donné son feu vert pour l’exploitation des gigantesques gisements d’uranium (et de lanthanides ou terres rares) du Groenland, ce qui fera chuter à terme le cours de la matière première appelée « yellow cake », la France, minée par le soigneux travail de sape des écologistes emmenés par Greenpeace et le WWF pour ne citer que ceux-là, prend des décisions complètement à contre courant, c’est carrément affligeant pour ne pas dire extrêmement préoccupant pour l’avenir de la France !

Il fallait d’ailleurs s’y attendre puisque, motivé par une démagogie pure et dure, le candidat Hollande avait martelé en 2012 qu’il allait fermer la centrale de Fessenheim et que la part du nucléaire dans le package électrique français descendrait à 50 % à l’horizon 2025. La Miss Royal, mandatée par son ex compagnon après l’éviction de l’ancien faucheur d’OGM promu ministre de l’énergie afin de disposer d’une retraite généreuse pour poursuivre son activisme scandaleux, cette Miss Royal donc, une écologiste embusquée qui ne veut pas annoncer la couleur de ses pensées et de ses opinions, a pourtant dévoilé sa face cachée et c’est quasiment lunaire ! Allusion à la face cachée de la Lune qu’on ne peut pas voir …

Pour Fessenheim, c’est dit et redit malgré les recommandations de l’ASN, les deux réacteurs seront arrêtés (définitivement) en 2016. Manque à gagner pour EDF qui a pourtant reçu l’autorisation de l’ASN d’exploiter ces réacteurs pendant au moins dix années supplémentaires : 38 milliards d’euros, et c’est une estimation a minima ! La Miss Royal en a-t-elle dit un mot ? Silence on tourne, the green show must go on ! Silence aussi à propos du mépris évident et indécent du gouvernement au sujet des avis autorisés de l’ASN … Et c’est un comportement coutumier des socialistes quand ils sont au pouvoir, le mépris total des recommandations de ceux qui maîtrisent le sujet. L’arrêt de Superphénix a été décrété par Jospin et son porte-parole écolo Dominique Voynet dans le plus total mépris des recommandations des autorités compétentes, des traités dûment signés avec les pays collaborant à cette entreprise européenne, cette décision n’a jamais été soumise ni à l’approbation des instances démocratiquement élues telles que l’Assemblée ou le Sénat ni au peuple Français qui était en dernier ressort actionnaire de ce projet pourtant prometteur en termes de production d’énergie à très bas coût puisqu’il s’agissait de « brûler » des déchets. Mais les écologistes étaient passé par là … Coût de l’opération pour satisfaire ces idéologues : 50 milliards d’euros d’aujourd’hui, une paille ! Qui a payé la facture ? Les contribuables comme toujours …

L’autre volet du programme du « Nouveau modèle énergétique » de la France exposé par la Miss Royal stipule qu’en 2025 l’énergie nucléaire ne devra plus représenter que 50 % de la production totale d’électricité, c’est-à-dire, si on prend la peine de décrypter, qu’à production égale d’électricité (63 GWe actuellement) il faudra inévitablement fermer la plupart des 20 plus vieux réacteurs nucléaires de la série des 900 MW, installer au moins 25000 éoliennes de nouvelle génération et prévoir dans le même temps la construction de centrales électriques au gaz pour pallier aux fluctuations imprévisibles de la production éolienne. L’EPR de Flamanville ne va même pas compenser la fermeture des deux tranches de Fessenheim quand il sera couplé au réseau, mais quand ? On n’en sait encore rien, certainement pas en 2016. Les malversations à répétition de Bouygues, maître d’oeuvre du génie civil du chantier de Flamanville, ont retardé le projet de plusieurs années, et quand on sait que cette société a été choisie par le gouvernement, qu’il soit passé ou présent, il n’y a d’ailleurs pas de différence, on est en droit de se poser de sérieuses questions quant à la collusion entre l’Etat et les grandes sociétés de l’ensemble du CAC40 !

L’autre côté de la face cachée du programme défini par le candidat Hollande et repris par son ancienne compagne, la Miss Royal, est une réduction de 40 % des émissions de carbone d’ici 2030. D’abord faire des prévisions à long terme ne ressemble pas vraiment aux mœurs des politiciens qui ne décident en général qu’en fonction des échéances électorales prochaines, alors 16 ans, c’est dans le domaine du rêve et de la masturbation intellectuelle forcenée et compulsive teintée d’idéologie marxisante et écolo. Quant à la réduction de la consommation d’énergie de 50 % d’ici 2050, rebelote et dix de der … Même De Gaulle qui fut pourtant le seul homme politique français visionnaire du XXe siècle se contentait de plans quinquennaux !

Pas en reste dans son délire, la Miss Royal, fortement encouragée par le Président qui fut le père de ses enfants en son temps (même pas PACSés, c’est mieux pour le business et les impôts, cf le patrimoine immobilier de ce faux couple) en a rajouté une grosse couche en déclarant le nez en l’air et avec sa voix de fausset, je suppose, parce que je n’ai pas la télévision chez moi et voir Royal élucubrer en direct m’aurait donné la nausée, qu’il faudra pour atteindre cet objectif convertir 7 millions de véhicules à essence en véhicules électriques, or, et c’est catastrophiquement anti-écologique, il n’y en a que 10000 actuellement en circulation en France. Si on fait le calcul, et je l’ai fait à plusieurs reprises dans mon blog, pour atteindre les objectifs entre parenthèses totalement hors d’atteinte, de réduction des émissions de carbone de la France, c’est aux transports qu’il faut effectivement s’attaquer en tout premier lieu, pas à la petite cuillère comme le prévoit la Miss Royal, mais à la grosse louche ! Il y a en circulation en France, hors la transhumance touristique européenne sur les autoroutes payées par les contribuables mais exploitées pour leur plus grand bien par des compagnies privées (c’était juste une remarque en passant), 35 millions de véhicules. Pour atteindre les objectifs des écologistes de réduction des émissions de carbone, le transport représente en France 60 % de celles-ci, il faut impérativement et d’urgence convertir au minimum 600000 véhicules par an en tout électrique, et pour ce faire il faut produire l’équivalent d’un EPR chaque année en électricité pour recharger les dits véhicules, pour seulement satisfaire l’objectif européen de diminution de 20 % avant 2025. La Miss Royal, pas démagogue pour un sou, veut 40 % en 2030. Si l’on s’arrête sur l’objectif butoir européen de 20 % de diminution des émissions de carbone d’ici 2025, soit 600000 véhicules convertis au tout électrique chaque année, il vaut mieux le répéter pour comprendre l’immensité de cette ineptie, promettant 10000 euros d’aide financière par véhicule, c’est la Miss Royal qui l’a dit, la facture va grossir de 6 milliards d’euros chaque année. Qu’à cela ne tienne, il suffira d’augmenter les taxes sur le kilowattheure, après tout l’essence est bien taxée comme les cigarettes et l’alcool, pourquoi pas aussi l’électricité ?

Le résultat attendu mais que la Miss Royal s’est bien gardé d’annoncer est une paupérisation inévitable de l’ensemble de la population qui devra payer son énergie beaucoup plus chère mais aussi une mise à mal critique de l’industrie et du commerce dans leur ensemble. Ceux qui en profiteront seront les investisseurs dans l’éolien et le solaire, des investisseurs obscurs, le plus souvent étrangers du genre mafias apatrides ou hedge funds, attirés par le profit, maqués avec les politiciens locaux qui disposent à discrétion des pouvoirs de décision qui n’entraveront pas un projet écolo contre un confortable dessous-de-table, comme Bolloré par exemple qui a déjà proposé aux collectivités locales, notamment à Paris, des autobus tout électrique car comme nul ne l’ignore, Vincent Bolloré n’a jamais dissimulé ses affinités socialistes mais aussi sa profonde attirance pour le profit, comme quoi les deux points de vue ne sont pas incompatibles surtout quand ce sont les contribuables qui paient au final.

Les investissements d’EDF et d’Areva dans les énergies renouvelables, ce qui n’est pas leur mission première, sont déjà payés par des taxes sur l’électricité qui vont continuer à inexorablement augmenter. La France va voir le prix de son kilowattheure rattraper celui de l’Allemagne en triplant et ce plan de la Miss Royal, au final, est un arrêt de mort du pays soigneusement programmé par les écologistes dont cette sinistre opportuniste, je parle de la Miss Royal, est une sympathisante inconditionnelle. Pour tenter de ne pas totalement perdre la face dans le ridicule de sa démonstration la Miss Royal a déclaré à la fin de son allocution surréaliste, je cite un journal américain en ligne :

« We will not exit nuclear energy – that is not the decision we are making, » Royal said. « It is thanks to nuclear energy that we can make this energy transition in an unperturbed way. » En français ça donne à peu près :

« Nous ne sortirons pas de l’énergie nucléaire, ce n’est pas la décision que nous prenons. C’est grâce à l’énergie nucléaire que nous pouvons réaliser cette transition énergétique de manière non perturbante ». Je laisse à une intelligence supérieure le soin de comprendre ce dernier propos qui de mon point de vue défie le bon sens car il est totalement abscons. La question est donc, et je la pose aux écologistes d’intelligence exceptionnelle, s’il en existe, pourquoi s’acharner sur la production d’électricité d’origine nucléaire alors que c’est la seule source d’énergie (avec l’hydroélectrique) qui ne produit pas de carbone, qui ne risque pas de perturber le climat futur dans un sens ou dans l’autre et qui est et restera encore longtemps à un prix supportable tant par les consommateurs que par les industriels et les contribuables français (et du monde entier, je pense par exemple à l’Inde et à la Chine) car le parc nucléaire français représente de fait une réelle opportunité pour l’économie de la France. Pour information, selon une récente étude de l’Agence Internationale de l’Energie, les centrales nucléaires françaises produisent un kWh à 1,7 centime d’euros, les éoliennes de nouvelle génération off-shore produisent un kWh à 13 centimes et les panneaux photovoltaïques un kWh à 31 centimes quand il s’agit de grandes « fermes » solaires. Quant au photovoltaïque privé captif, il faut compter environ 1 euro par kWh sans même avoir la possibilité de recharger sa trottinette électrique ni se chauffer, cela va de soi. Il n’y a même pas besoin d’épiloguer …

L’Allemagne vient de se rendre compte que sa transition énergétique téléguidée par les Verts pourrait bien être catastrophique pour son économie, le Danemark, le pays européen où l’électricité est la plus coûteuse est en récession, l’Espagne confrontée à la situation périlleuse de ses banques qui ont tout misé dans les énergies dites renouvelables et doivent faire face à 250 milliards d’euros de créances douteuses liées à ces projets énergétiques babyloniens a décidé de dénoncer les contrats de rachat avantageux de l’électricité dite renouvelable car les compagnies d’électricité sont au bord de l’asphyxie, les Pays-Bas pour les mêmes raisons sont au bord de la récession et enfin l’Italie songe à des investissements presque en urgence dans le nucléaire pour sortir de son marasme économique mais trop tard car le mal est déjà fait, bref, tous ces pays se sont retrouvé au pied du mur car le choix des sources d’énergie alternative est tout simplement intenable économiquement, financièrement et socialement.

Le seul facteur qui puisse favoriser une expansion économique dans quelque pays que ce soit est une énergie bon marché et le passé est là pour le prouver. La crise pétrolière de 1973 qui a vu le prix du pétrole multiplié par 10 l’a confirmé, elle a mis brutalement fin aux 30 Glorieuses !

La Miss Royal n’a même pas mentionné l’opportunité offerte par les potentialités de l’exploitation du gaz naturel des roches mères sur le territoire français, c’est tellement politiquement incorrect qu’il était opportun pour son avenir politique d’éluder la question. Bien au contraire et dans la même optique idéologique le code minier, totalement suranné et inadapté aux réalités présentes a été modifié en catimini pour satisfaire les écologistes afin d’être en ligne avec leurs desseins malthusiens : peut-être que dans cinquante ans, nos petits enfants couverts d’impôts pour rembourser la dette de leurs aïeuls se diront qu’après tout ces écolos avaient raison en préservant les richesses du sous-sol de l’Hexagone, voilà le raisonnement des écolos dont fait partie la Miss Royal mais entre temps, la situation sera devenue tellement critique en raison de l’incurie des politiciens au pouvoir depuis 30 ans en France qu’il ne sera plus possible de trouver une alternative autre que le nucléaire, mais ce sera trop tard, bien trop tard, car la France a déjà décroché en R&D dans ce domaine. Et toute cette gesticulation, c’est tout simplement n’importe quoi car selon les estimations irréfutables de l’administration américaine équivalente du BRGM la France regorge dans son sous-sol de gaz naturel, de quoi subvenir pendant au moins 200 ans à ses besoins : renversant ! Mais la Miss Royal a soigneusement éludé ce point dans son discours, cela aurait été par trop politiquement incorrect, je l’ai déjà dit ! Même chose pour le gigantesque gisement de charbon situé dans la Nièvre, facilement accessible et encore inviolé à ce jour. Selon les estimations du BRGM il y aurait dans la Nièvre autant de charbon de bonne qualité qu’en Pologne, environ 5 milliards de tonnes soit 250 années au rythme actuel de la consommation de charbon en France, ça fait rêver …

Il reste un point important que la Miss Royal a aussi éludé soigneusement car il se serait agi de mettre le doigt là où ça peut faire très mal. Fermer autoritairement 20 réacteurs nucléaires parmi les plus anciens du parc électronucléaire français est une flagrante atteinte au patrimoine industriel français. Comme s’il fallait préparer cette manœuvre, l’Etat français, c’est-à-dire l’ensemble des contribuables, propriétaire d’EDF, envisage très sérieusement de vendre une partie conséquente du capital de l’entreprise. On se demande d’ailleurs si cette décision est la bien venue en annonçant la veille que le parc nucléaire sera à terme tronqué du tiers de ses unités de production, mais bon, la logique des politiciens dépasse le plus souvent l’entendement. Bref, il est évident que la CGT en particulier qui a toujours été respectueusement attachée à l’outil industriel d’EDF et a également toujours oeuvré pour la sécurité des installations, ne l’entendra certainement pas de la même oreille que la Miss Royal. Il serait opportun de rappeler que lorsque De Gaulle a mis en place le programme électronucléaire PWR, abandonnant progressivement la filière graphite-gaz, c’est la main dans la main avec le Parti Communiste Français, alors un parti politique puissant, que cette décision a été prise. Le pays a toujours été fier de cette réalisation unique au monde, à juste titre d’ailleurs. Il est évident qu’il va y avoir une forte opposition syndicale à la fermeture d’une quelconque centrale nucléaire surtout si l’ASN considère que techniquement et sur le plan de la sureté celle-ci peut encore fonctionner 10, 20 ou 30 ans. La CGT connait l’industrie nucléaire de l’intérieur et non pas comme Greenpeace qui se contente d’actions spectaculaires de l’extérieur ou comme le Criirad qui falsifie des résultats scientifiques, cf le césium au sommet du Puy-de-Dôme qui d’après le Criirad provenait de Fukushima. La CGT a au moins gardé une certaine idée ambitieuse de la nation et on ne peut certainement pas le lui reprocher. Je souhaite bon courage à la Miss Royal ! Il se pourrait que ce syndicat saisisse la justice afin de contrer les décisions gouvernementales mais malheureusement il n’existe plus de justice indépendante en France … Comme le dit H16 sur son blog, ce pays est définitivement foutu !

Sources (puisque je mets un point d’honneur à citer mes sources) : Wall Street Journal, divers blogs économiques américains, BRGM et The Guardian. Liens sur ce blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/01/25/fessenheim-et-superphenix-on-prend-les-memes-et-on-recommence/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/05/30/la-directive-europeenne-20-20-20-est-une-pure-utopie-la-preuve/

http://jacqueshenry.wordpress.com/2014/05/24/france-fracking-ou-pas-fracking-question-a-1000-milliards-deuros/

Note : Miss en anglais = Mademoiselle

Billet également publié sur mauvaisenouvelle.fr

Laurence Tubiana, l’escrologiste !

Le gaz de schiste ne change pas la donne énergétique en Europe

PARIS – Le gaz de schiste ne change pas la donne énergétique en Europe et ne permettra pas de réduire la dépendance du continent aux importations de gaz et de pétrole, selon une étude publiée mercredi par l’Iddri, un institut français de recherche.

La Commission européenne a donné fin janvier son feu vert à l’exploitation du gaz de schiste en adoptant une recommandation qui autorise cette activité à condition de respecter des principes communs minimaux. Cet hydrocarbure non conventionnel est à l’origine d’une révolution énergétique aux Etats-Unis et de nombreux industriels visent les réserves potentielles des sous-sols européens, notamment en France. 

Pourtant, les avantages économiques aux Etats-Unis sont beaucoup plus restreints qu’on ne le pense souvent, assure Thomas Spencer, directeur du programme climat à l’Iddri (Institut du développement durable et des relations internationales, basé à Paris) et co-auteur de cette étude économique. 

Cette analyse, qui doit être présentée à Bruxelles jeudi, suggère que l’impact économique est aux Etats-Unis très local, très sectoriel et n’explique pas la reprise de la croissance économique. Local car limité à quelques Etats comme le Dakota du Nord, la Virginie Occidentale. Sectoriel car la baisse du prix du gaz a bénéficié à des entreprises (pétrochimie, producteurs d’engrais) représentant au total environ 1,2% du PIB américain. 

Dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, l’étude estime par ailleurs que le gaz de schiste, à lui seul, ne permet pas de sortir le charbon du système énergétique américain et donc de décarboner durablement l’économie du pays.

En Europe, une grande incertitude existe sur les réserves potentielles en gaz de schiste mais des scénarios médians suggèrent que cet hydrocarbure pourrait couvrir entre 3 et 10% de la demande en énergie à l’horizon 2030-35, selon le chercheur de l’Iddri. 

Des perspectives qui ne changent pas la donne pour la politique énergétique de l’Europe, car le continent restera largement importateur d’une énergie chère et notamment de pétrole et de gaz, ajoute-t-il, estimant que l’Europe doit plutôt développer des politiques d’efficacité énergétique, d’innovation et les sources d’énergie à bas carbone. 

Selon les données d’Eurostat, l’UE importe plus de la moitié (54% en 2010) de l’énergie qu’elle consomme.


(©AFP / 12 février 2014 22h30)

Ben voyons ! L’information a été reprise ce matin par Les Echos (en ligne) sans commentaires. Il faut dire que l’IDDRI a été fondé par Laurence Tubiana, une écologiste pure et dure idéologue à la solde de Greenpeace, en quelque sorte le bras politique de cette ONG pour infléchir la politique gouvernementale dans le plus pur malthusianisme, et pas seulement la France … Cette organisation financée par les contribuables, faut-il le rappeler encore une fois, prétend tout connaître de l’environnement et prétend également apporter des solutions à tous les problèmes consécutifs au surpeuplement de la planète. C’est l’une des missions de cet organisme qui a naturellement ses entrées dans tous les ministères gauchistes du pouvoir en place ainsi que dans les couloirs du Parlement Européen et également auprès de la Commission européenne.

Il était opportun de publier ce rapport sans aucune corrélation avec ce qui se passe en réalité aux USA à quelques semaines des échéances électorales françaises puis européennes pour bien enfoncer dans le crâne des électeurs, qui comme chacun sait ne croient que ce qu’on leur rabâche à longueur de journaux télévisés et de reportages tous aussi truqués les uns que les autres, afin qu’ils votent comme un seul homme pour ces écologistes complètement détachés de la réalité économique quotidienne. Trois cent mille emplois directs crées aux USA avec le gaz de schiste, difficile d’évaluer les emplois indirects également induits dans la construction, les travaux d’infrastructure, l’hôtellerie, la restauration et les services, prix du gaz divisé par trois, rapatriement sur le sol américain d’industries grosses consommatrices d’énergie … Toutes ces données pourtant disponibles sur n’importe quel site américain d’informations économiques sont purement et simplement occultées dans ce rapport scandaleux dont on peut lire un résumé sur le site des Echos (voir le lien) et qui insiste sur des prévisions fantaisistes sur le long terme. Comme si on pouvait prévoir ce qui se passera réellement dans 30 ans ! C’est comme pour les climatologues, c’est du grand n’importe quoi.

Pour information Madame Tubiana est une amie de Jospin et de Dominique Voynet qui fit fermer le surrégénérateur Super-Phénix. Madame Tubiana est contre les OGM, contre les pesticides, contre le nucléaire, contre les gaz de schiste, contre la pêche industrielle, contre la déforestation, contre le surpeuplement … Elle incarne caricaturalement toute l’idéologie rétrograde et obscurantiste de l’écologie politique internationale.
http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0203312276789-les-gaz-de-schiste-ne-sauveront-pas-l-europe-649984.php

L’Académie des Sciences politiquement incorrecte !

Un rapport émanant des sages de l’Académie des Sciences préconise la mise en œuvre d’une évaluation des potentialités de méthane récupérable du sous-sol français par fracturation hydraulique. A la lecture de ce bref rapport on n’apprend rien de très nouveau sinon que le code minier français devrait être modifié (très légèrement) pour que les propriétaires du sol puissent percevoir une indemnité compensatoire en cas d’exploitation. L’Etat reste toujours propriétaire du sous-sol et de ses richesses. Pour le reste, encore un rapport de plus qui ira dans la broyeuse du ministère dirigé par l’ancien faucheur d’OGM …

Mais ce rapport a au moins le mérite de démonter des idées reçues et de préciser certains faits économiques qui plaident en faveur d’une évaluation sinon d’une exploitation à terme de cette richesse. On découvre que près de la moitié du territoire métropolitain est potentiellement riche en méthane et son exploitation pourrait satisfaire entre 75 et 300 ans de consommation au rythme actuel soit une réserve théorique compte tenu des données géologiques disponibles de 5100 milliards de mètre-cube (180 trillions de pied-cube), à peu de chose près les mêmes réserves que la Pologne. On y apprend aussi que l’une des critiques des écologistes est une pollution éventuelle des aquifères existants. On y apprend aussi que parmi les deux million et demi de puits (pétrole ou gaz) de par le monde plus d’un million d’entre eux utilisent la fracturation hydraulique et ce depuis 1949 et le nombre d’incidents ou de pollutions à déplorer est infime mais naturellement non nul comme pour tout process industriel.

Pour ce qui est de l’impact général sur l’environnement les sages du Quai Conti se sont largement inspiré d’un rapport de la Royal Society paru en 2012 qui a abouti à l’exploitation de méthane au Pays de Galle dès cette année 2013 ( http://royalsociety.org/uploadedFiles/Royal_Society_Content/policy/projects/shale-gas/2012-06-28-Shale-gas.pdf ). En somme un cahier des charges approprié et respecté permettrait d’éviter tout incident majeur en cours d’exploitation.

Les sages insistent sur la renaissance de l’industrie nord-américaine favorisée par une énergie bon marché et accessible et on découvre, si comme moi on n’était pas suffisamment informé, que la France importe la quasi totalité des hydrocarbures dont elle a besoin à part quelques milliers de barils de pétrole extraits dans le bassin Parisien, l’exploitation de Lacq qui avait débuté en 1951 ayant été définitivement arrêtée le 14 octobre 2013. Les sages rappellent à ce propos les nombreuses difficultés rencontrées à Lacq en raison de la forte teneur en hydrogène sulfuré qui fit d’ailleurs que la SNPA, l’ancêtre de Total, devint un gros producteur de soufre !

D’autres faits mentionnés par les sages : La facture énergétique de la France s’élève à 60 milliards d’euros par an, l’énergie nucléaire permet au pays d’économiser 20 milliards d’euros par an en devises. Les énergies renouvelables sont encore loin d’atteindre leur but ultime qui est de ralentir la production de gaz carbonique puisque ces énergies sont diluées et intermittentes ce qui oblige les fournisseurs d’électricité à produire de l’électricité à partir de gaz naturel pour pallier à ces inconvénients. Le développement des énergies renouvelables s’accompagne donc paradoxalement d’une augmentation de la consommation d’hydrocarbures. La remarque des sages, qui ne fait que reprendre un certain nombre d’autres études, constitue donc un véritable pavé dans la mare verte et tranquille des écologistes campés sur leurs certitudes idéologiques totalement déconnectées des réalités économiques … et environnementales ! Les sages insistent aussi sur le fait que le programme gouvernemental de réduction de la part du nucléaire dans le paysage énergétique français ne pourrait se faire qu’en exploitant le méthane du sous-sol français car ce serait proprement intenable économiquement, à moins de rouvrir des mines de charbon mais on n’en est pas encore là d’autant plus que les cours internationaux du charbon ont chuté depuis que les USA bradent le leur.

Une autre bête noire des écologistes est l’ « énorme consommation d’eau » nécessaire à la fracturation des roches mères susceptibles de contenir du méthane. Là encore c’est un florilège d’idées reçues qui est battu en brêche. Pour extraire 1 giga joule (ou 1 Million de Btu, british thermal unit) il faut entre 2 et 20 l d’eau pour une exploitation gazière conventionnelle, de 30 à 80 litres pour le gaz par fracturation et de 20 à 120 litres pour le charbon. Pour les biocarburants il faut environ 1000 litres par giga joule. Vive les biocarburants, c’est bon pour les ressources en eau ! Pour remettre ces grandeurs à leur place, il faut 15000 m3 d’eau par an pour une exploitation par fracturation. La ville de Paris consomme 200 millions de m3 par an et un terrain de golf trois étoiles 90000 m3 … Pour les risques sismiques induits, les Anglais ont réalisé des études détaillées et ne considèrent pas ce point précis comme un danger.

Comme tous les rapports celui-ci terminera sa carrière sous la poussière et l’économie française déjà bien chancelante finira aussi en poussière.

Don Quichotte

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Alors que les USA, grâce à l’exploitation du gaz par fracturation hydraulique et la réactivation par des procédés similaires d’anciens champs pétrolifères, ont diminué le coût du gaz naturel de 80 % et sont sur le point de devenir totalement indépendants pour le pétrole, l’Europe, gangrenée par les politiques dites « vertes » voit les coûts de l’énergie augmenter à tel point que l’industrie perd en compétitivité de manière alarmante. Le Commissaire européen à l’Industrie Antonio Tajani, évoquant l’augmentation constante du prix de l’électricité pour financer les énergies dites renouvelables qualifie cette attitude à la Don Quchotte comme « un massacre industriel systémique ». Il ajoute : « Je suis en faveur d’un agenda vert, mais on ne peut pas en faire une religion ». Paulo Savona, CEO du Fond Interbancaire Italien, déclare de son côté « La perte de compétitivité (en Europe) est terrifiante. Investir en Europe ou aux USA, le premier argument en considération est le coût de l’énergie ». Rien à redire. Pour des raisons idéologiques anti-économiques l’Europe se prépare à une désindustrialisation généralisée en raison du renchérissement insoutenable des prix de l’énergie électrique et du gaz (indexé sur le prix du pétrole, le Brent se négocie aujourd’hui sur le marché spot à 116 dollars le baril, en hausse de 0,5 %, plus de 20 dollars de plus depuis le mois d’avril), hausses diverses qui servent à financer les projets d’énergies renouvelables. Or comme l’a martelé Antonio Tajani, les énergies renouvelables n’atteindront jamais plus de 10 % de la production électrique et leur mise en place pénalise les entreprises et les particuliers mettant en danger l’ensemble de l’industrie et la reprise économique. Selon une étude récente de l’American Chemistry Council, l’exploitation du gaz de schiste a donné aux USA « un avantage compétitif immense et soutenable ». Les estimations indiquent que vers 2020 l’industrie américaine gravitant autour de la pétrochimie aura doublé aux USA et diminué d’un tiers en Europe. Belle perspective de reprise …

Gaz de schiste : la fracture (et la facture) !!!

Total: inquiétudes pour le site de Carling après la convocation d’un CCE

 

PARIS – Un comité central d’entreprise a été convoqué par la direction de Total mercredi prochain pour informer le personnel d’un projet d’avenir pour le site de Carling en Moselle, suscitant de nouvelles inquiétudes de suppressions d’emplois, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.
(…) Le projet d’avenir pour le site dont parle l’ordre du jour du CCE signifie l’arrêt du vapocraqueur n°1 (le numéro 2 ayant fermé en 2009) et la disparition de la chimie de base sur le site.

(…)
Le site mosellan de Carling/Saint-Avold, qui transforme du naphta pétrolier en produits pétrochimiques de base destinés à la fabrication de polyéthylène et de polystyrène, emploie 546 personnes, le vapocraqueur numéro 1 étant décrit sur le site de Total comme l’unité-mère du site.


La convocation du CCE intervient alors que l’industrie pétrochimique européenne est à la peine, du fait d’une demande morose sur le Vieux Continent et d’une concurrence croissante au Moyen-Orient et d’un rebond américain du fait du gaz de schiste.




(©AFP / 29 août 2013 20h37)

 

On a tout compris. Le refus idéologique obstiné du gouvernement socialo-écolo-marxiste français de ne serait-ce procéder à des forages exploratoires pour évaluer les potentialités du sous-sol français en gaz de schiste va conduire le pays à la ruine. La Pologne avec Total et Exxon a estimé que la Pologne était assise sur un gisement représentant plus de 70 années de consommation de méthane au rythme actuel, dans l’hypothèse basse, et que le pays va pouvoir s’affranchir dans les prochains mois du poids financier que représente l’achat de gaz naturel à son voisin la Russie. La Grande-Bretagne, les Pays-Bas et le Danemark ont également décidé il y a quelques jours de procéder à des forages exploratoires et ce malgré quelques opposants qui se sont vite rendu compte que les enjeux économiques pouvaient dépasser toute attente. Ces pays ont compris que leur avenir économique pouvait dépendre de tels pactoles. Les forages effectués en Pologne, l’un d’eux à plus de 3500 mètres de profondeur et qui produit déjà plus de 8000 M3 de gaz par jour, n’ont aucune incidence sur l’environnement compte tenu de leur profondeur. De plus, comme l’a fait remarquer un responsable du consortium impliqué dans l’exploitation de gaz par fracturation, il n’y a aucun risque environnemental dans la mesure où l’ensemble des produits utilisés sont par ailleurs utilisés dans des applications quotidiennes industrielles ou même ménagères comme certains détergents qu’on retrouve dans les shampooings. De quoi hérisser les cheveux des écologistes farouchement opposés à cette technologie. La France a donc décidé de s’enfoncer dans la récession car, comme je le mentionnais dans un précédent billet, sans traitement du déficit commercial il n’y a pas d’issue pour aborder le déficit budgétaire. Le déficit commercial français est essentiellement (plus de 60%) provoqué par l’importation d’hydrocarbures, pétrole et gaz, pour le chauffage, l’industrie et surtout les transports, mais le gouvernement socialo-écolo-marxiste a décidé que c’était « dangereux » et que ça pouvait contribuer au réchauffement climatique. On en restera là jusqu’au jour où ce sera le FMI qui gouvernera le pays en faillite ! Mais ce qui est le plus surprenant dans toute cette histoire c’est que ce sont de grandes entreprises françaises qui sont impliquées de par le monde dans la technologie de la fracturation sous pression, Schlumberger leader mondial du logging, oui mais cette société a depuis longtemps installé son siège social dans les Iles Vierges Américaines, c’était pourtant une entreprise française initialement. Il y a aussi Vallourec pour les tuyaux sans soudure, Technip pour diverses installations au sol et enfin Total. Mais non, toutes ces entreprises n’ont pas le droit par idéologie d’opérer en France. Un jour ou l’autre elles s’expatrieront, c’est inévitable ! Quant aux moulins à vent, dans les salons ministériels parisiens il est mieux considéré de les appeler des éoliennes, une petite société française a réussi a emporter un contrat pour la fourniture d’une vingtaine de pylônes de moulins à vent pour Siemens, autant dire qu’aucune entreprise française, grande ou petite, ne maîtrise la technologie des alternateurs des éoliennes et encore moins celle des pales en matériaux composites. Non, on fait en France dans la tôlerie et ça s’arrête là. Comme le dit si bien H16 en concluant les billets de son blog, ce pays est définitivement foutu ! 

 

 

Montebourg aurait-il retrouvé la raison ?

Personnellement je ne peux m’empêcher de penser que l’exploration à des fins d’évaluation du potentiel d’exploitation du gaz de schiste en France est sinon nécessaire du moins souhaitable dans un avenir immédiat ne serait-ce pour savoir où on peut aller. Quand on observe la détérioration inexorable de la balance commerciale française essentiellement plombée par les importations d’hydrocarbures et de gaz, l’augmentation du chômage même si les statistiques auraient tendance à prouver le contraire et la désertification humaine de certaines régions, celles-là même qui pourraient bénéficier d’une exploitation du gaz de schiste, alors oui, des forages exploratoires sont souhaitables et Montebourg a raison de dire haut et fort ce que beaucoup de gens pensent tout bas ou l’ont même écrit dans des rapports immédiatement mis au placard ou dans une déchiqueteuse du Ministère de l’Ecologie car ce n’est pas politiquement correct et que ça constitue une crime de lèse-écologiste. Des Gallois, Attali ou encore Rocard l’ont préconisé d’autant plus qu’on peut profiter du retour d’expérience américain. Encore une fois l’idéologie et le principe inique de précaution l’emportent comme pour la recherche sur les cellules souches et les embryons ou pire cette interdiction infondée de la culture des plantes transgéniques pour ne citer que ces deux exemples afin de satisfaire cette clique sectaire soudainement détentrice de tous les savoirs et qui décide de ce qui est bon ou mauvais pour le pays en dépit des évidentes retombées économiques et commerciales qui pourraient en découler. Monsieur Montebourg, persistez, vous avez raison.

Refroidissement climatique (illustration)

vu dans La Croix :

Le-debat-sur-l-energie-se-crispe-sur-le-nucleaire_article_main

 

Quand on sait que Nicolas Hulot s’est nourri au râtelier de Rhône-Poulenc pendant de nombreuses années pour financer ses tribulations nombreuses et variées de par le monde pour une émission sponsorisée par la dite société démantelée depuis par le triste Jean-René Fourtoux il y a vraiment des questions à se poser. A l’époque où je travaillais au sein d’un centre de recherche de Rhône-Poulenc, la devise était « Bienvenue dans un monde meilleur » et ça plaisait à Nicolas Hulot, je paraphraserai cette devise en suggérant à Madame Batho « Bienvenue en France dans un pays vraiment propre avec 150 centrales au charbon (comme en Allemagne), vous avez à votre disposition gratuite des masques anti-poussières. Décidément comme ne cesse de le répéter H16 (Contrepoints) ce pays est foutu … J’ajouterai que sans l’énergie nucléaire la France aurait fait depuis longtemps faillite. Au fait, quid des gaz de schiste dans le futur paysage énergétique français ?