400 ppm

Je pourrais faire partie des « climatosceptiques » dans la mesure où les informations disponibles sont contradictoires et manipulées par les médias et les politiciens, en réalité je n’ai pas d’opinion précise. Cela ne veut pas dire que l’augmentation de la teneur en gaz carbonique atmosphérique ne me préoccupe pas, encore qu’il faudra probablement beaucoup de temps pour qu’on puisse cultiver des ananas en Ecosse, mais ces 400 ppm de CO2 me suggèrent cette anecdote intéressante. Mon fils a un très bel aquarium dans son salon et il s’en occupe presque tous les jours. L’oxygène est apporté aux petits poissons par les plantes qui y poussent. Or comme personne ne l’ignore, les plantes croissent en piégeant le CO2 atmosphérique pour les plantes aériennes et le CO2 dissous dans l’eau pour les algues et autres plantes aquatiques. Pour que les plantes de l’aquarium prospèrent il faut injecter du CO2 dans l’aquarium grâce à un diffuseur relié à une petite bouteille de gaz carbonique sous pression. De ce fait les plantes, paradoxalement, produisent plus d’oxygène pour le grand bien des poissons pour la plupart mangeurs d’algues, ces vilaines algues qui envahissent parois l’aquarium mais sans mettre la vie des poissons en péril, ni le CO2 injecté en permanence dans l’eau. On fait un peu la même chose dans certaines serres pour activer la croissance des plantes en allant jusqu’à 1000 ppm de CO2. Avec de telles teneurs, les plantes poussent plus de 30 % plus vite et il n’est pas difficile d’imaginer les bénéfices économiques d’une telle opération puisque le CO2 ne coûte à peu près rien hormis son conditionnement et son transport puisque c’est un sous-produit de combustion récupéré dans certaines installations industrielles. Bref, l’augmentation de la teneur en CO2 favorisera la croissance des plantes dites en C3 et les plantes en C4 pousseront aussi un peu plus vite. J’ai déjà disserté de ce sujet dans mon blog https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/01/27/1256/

et je conseille à mes lecteurs anglophones de lire l’article du Wall Street Journal dont voici le lien : http://online.wsj.com/article/SB10001424127887323528404578452483656067190.html

pour se faire une petite idée de la question ou encore cet article paru dans Slate.com pour ceux d’entre vous qui sont climatoalarmistes :

http://www.slate.com/blogs/bad_astronomy/2013/05/10/carbon_dioxide_and_global_warming_more_is_not_better.html

Mais pour parler franchement, je le répète, je n’ai pas d’opinion, la nature s’adaptera, elle l’a déjà fait par le passé (géologique). Le problème qui n’est pas soulevé ou très brièvement par les alarmistes  n’est pas tant l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère, c’est la cause primaire de ce phénomène qui est l’accroissement inexorable de la population humaine sur la planète. Tant que la population augmentera, l’émission de CO2 augmentera et le seul pays du monde qui a pris des mesures concrètes pour diminuer sa population est la Chine, le premier émetteur de CO2 de la planète. Alors, qui suivra cet exemple, je ne parle pas des pays comme l’Allemagne, l’Italie ou le Japon qui ont des taux de fertilité insuffisants pour préserver une population stable, mais de tous les pays pour lesquels le capital humain, c’est-à-dire les familles nombreuses, reste traditionnel ou ceux qui comme la France considèrent que l’accroissement de la population est synonyme de croissance économique.

Commentaire du billet de Hashtable sur la planète (qui reverdit).

Je me permets de saluer sur mon blog l’excellence des billets de H16 (Hashtable) et je conseille mes lecteurs de se hasarder sur ce blog, ils ne seront pas déçus. Je commenterai à ma façon la présentation de Matt Ridley dont vous trouverez le lien ici (http://h16free.com/2013/03/26/21887-la-planete-devient-plus-verte).

 

Il est vrai que la planète reverdit surtout quand on cite des exemples avérés et qu’on les généralise hâtivement. Ridley considère que l’usage des combustibles fossiles (pétrole ou charbon) a favorisé le reverdissement de certaines régions du globe citant en exemple Haïti et la République dominicaine. Les Haïtiens font du charbon de bois pour la cuisine des ménages et par conséquent coupent les arbres, plutôt les arbustes puisqu’il ne reste plus d’arbres de haute tige en Haïti, alors que la partie ouest de l’île est boisée et verte tout simplement parce que les habitants de la République dominicaine importent du pétrole et peuvent cuisiner avec du propane ou du butane (GPL). La conclusion est que l’usage de pétrole et de ses dérivés favorise la reforestation ou le verdissement de la planète. Je veux bien, mais combien d’autres exemples de ce genre ? Au Sahel, on a constaté que ce n’est pas l’usage de combustibles fossiles qui a favorisé certains reverdissements de la savane sèche mais la présence de troupeaux dont les excréments enrichissent le sol ce qui favorise la croissance, certes timide, mais bien réelle d’herbes et de buissons précurseurs d’une reforestation, mais rien à voir avec les combustibles fossiles.

Le cas du reverdissement de l’Arabie Saoudite est trivial puisque ce pays consomme plus de la moitié du pétrole pompé de son sous-sol pour produire de l’eau douce. On comprend sans peine aucune que l’énergie fossile conduise à un résultat spectaculaire !

Pour en venir au gaz carbonique directement issu de la combustion de pétrole ou de charbon, l’augmentation de la teneur atmosphérique peut à la rigueur favoriser les plantes C3 mais jusqu’à une certaine limite lorsqu’on sait que dans ces plantes l’enzyme responsable de la fixation de gaz carbonique (rubisco) fonctionne plutôt mieux si le gaz carbonique est plus abondant, alors que les plantes C4 qui ont compartimenté l’étape de fixation du gaz carbonique et celle de l’élimination de l’oxygène (pour être bref) afin que ces deux gaz n’entrent pas directement en compétition ne poussent pas mieux en présence de plus fortes teneurs en gaz carbonique.

A ce propos, je reporte mes lecteurs à un précédent billet de mon blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/01/27/1256/

 

J’en terminerai par une remarque sur la forêt amazonienne qui globalement présente un bilan carbone nul, et je m’explique très rapidement : la biomasse de cette forêt est globalement constante et la production d’oxygène par la végétation est balancée par la production nocturne de gaz carbonique (et de méthane issu des fermentations de matières organiques) et ce n’est pas la forêt amazonienne qui influe sur le climat plaéntaire mais l’ensemble des océans, or Ridley ne mentionne pas ce dernier point puisque la pollution des océans, principal puits à gaz carbonique de la planète, par des organo-phosphorés, chlorés et fluorés conduira à terme à une raréfaction du phytoplancton et par voie de conséquence à un déséquilibre total et irréversible de la biosphère prise dans son ensemble. Or, les polluants rejetés massivement dans les océans sont synthétisés à partir de pétrole … le verdissement des terres, peut-être, mais la mort des océans, certainement à long terme !

Lien : http://h16free.com/2013/03/26/21887-la-planete-devient-plus-verte

Réchauffement climatique, suite …

 

Une équipe de scientifiques de l’Université de Boulder, Colorado, a montré (par simulation) que le réchauffement climatique attendu entre 2000 et 2010 et qui n’a pas eu lieu a été masqué par l’activité volcanique de la planète durant cette période. Les émissions d’anhydride sulfureux dans la stratosphère conduisant à la formation de particules d’acide sulfurique réfléchissant la lumière solaire entrainent un refroidissement de la planète qui a de ce fait, si l’on peut parler ainsi, ralenti le réchauffement attendu. Ce n’est pas pour cela qu’on va nier la réalité de l’augmentation de la teneur en gaz carbonique dans l’atmosphère, mais il est évident que les prévisions tant du GIEC que d’autres scientifiques sont pour le moins à prendre avec précaution. Il faut ajouter que les études relatées ici sont également fondées sur des simulations sur des super-ordinateurs. Mais ce qui ressort de cette étude est clair, les simulations ne suffisent pas pour déterminer un changement climatique futur car le caractère aléatoire des éruptions volcaniques majeures telles que celle du Pinatubo en 1991 rend tout aussi aléatoire une quelconque prévision. On en est donc arrivé à un point où l’humilité devrait être une règle pour les scientifiques comme pour les décideurs, je pense notamment à la taxe dite « carbone ».

 

Source : colorado.edu

Le réchauffement climatique : vaste fumisterie !

 

Un des arguments (alarmants) des tenants du réchauffement climatique est le réchauffement des océans et leur acidification en raison de l’augmentation de la teneur en gaz carbonique dans l’atmosphère. Certes, le gaz carbonique peut conduire à une diminution du pH de l’eau océanique d’une centième d’unité (acidification) pour 100 parties par million d’augmentation du taux de gaz carbonique atmosphérique, ce qui a été grosso modo avancé lors de diverses conférences et colloques sur le climat, mais un autre facteur est le réchauffement des mêmes océans. En effet, selon la loi de Henry, la solubilité des gaz dans l’eau est inversement proportionnelle à la température, en conséquence plus l’eau océanique se réchauffe moins le gaz carbonique produit par l’activité humaine (entre autres) se dissout dans la mer et son effet comme gaz à effet de serre, bien connu des écologistes, se fait encore plus sentir.

La température des océans est mesurée en continu par un ensemble mondial de sondes flottantes dérivant au gré des courants et des vents qui explorent une épaisseur de l’océan d’environ 1000 mètres. Les données sont transmises par satellite et analysées minutieusement pour obtenir des images statistiques du réchauffement ou du refroidissement global ou ponctuel de telle ou telle portion des océans qui couvrent les quatre cinquièmes de la planète. Les données peuvent être être rendues lisibles en joules ou en degrés, c’est selon, les joules correpondant à une quantité de chaleur ou encore à l’énergie emmagasinée dans l’eau et directement liée à sa température. Donc, les mesures obtenues par les balises du système Argo permettent peu ou prou d’estimer d’une manière relativement fiable s’il y a réchauffement climatique, ou non, lié à l’augmentation de la teneur en gaz carbonique dans l’atmosphère.

Un graphe intéressant reproduit ici permet de voir immédiatement que le réchauffement climatique (réchauffement des océans) marque une pause depuis dix ans.

noaa_upper_ocean_heat_content

From PMEL at http://oceans.pmel.noaa.gov/

The plot shows the 18-year trend in 0-700 m Ocean Heat Content Anomaly (OHCA) estimated from in situ data according to Lyman et al. 2010. The error bars include uncertainties from baseline climatology, mapping method, sampling, and XBT bias correction.

Dans le gaphique ci-dessus le réchauffement est exprimé en joules, donc en énergie, mais il peut aussi s’exprimer en degrés … Et ça donne ceci :

degrees-pmel-0-700m-heat-content-anomaly

Source : http://wattsupwiththat.com/2013/02/25/ocean-temperature-and-heat-content/#more-80690

Vous avez noté ! Entre 1996 et 2003, les océans se sont « réchauffés » de 0,1 degrés et depuis c’est le calme plat.

Or, selon Gary B. Brassington et Peter R. Oke du BMRC, Melbourne, Victoria, Australia et du CSIRO Marine and Atmospheric Research dans leur article intitulé « Error estimates for Argo profile observations based on an ocean reanalysis in the Austral-asian region », l’incertitude des mesures des sondes du système Argo est du même ordre de grandeur que les différences de température relatées dans le dernier graphique ci-dessus soit environ 0,1 degré, compte tenu de nombreux paramètres dont la non simultanéité entre les mesures de température et la localisation des sondes toutes deux transmises par satellite. Qui croire ?

Le réchauffement climatique est semble-t-il une vaste fumisterie pour amuser la galerie et donner une bonne occasion aux politiciens de rançonner les industries (et les particuliers) en fonction de leurs émissions de gaz carbonique, gaz à effet de serre. Comme l’illustrent ces données laissant libre cours à n’importe quel pseudo-scientifique pour une interprétation erronnée ou tendancieuse, c’est selon, ce soit-disant réchauffement climatique est une vue de l’esprit coûteuse et, pour le moment au moins, non prouvé de manière irréfutable surtout quand les membres du GIEC, auto-proclamés spécialistes du climat, s’appuyent sur des données dont les incertitudes sont égales ou supérieures à ce qu’elles signifient intrinsèquement.

De plus, la pause décelée en dépit des incertitudes des mesures vient infirmer toutes les autres affirmations alarmistes de ces pseudo-scientifiques.

Encore un bel exemple d’escroquerie !