L’idéologie anti-nucléaire : une réminiscence du passé

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Durant les années 1970 un activiste anti-nucléaire était préoccupé par la tyrannie des puissances nucléarisées qui possédaient l’arme absolue pour dominer le monde. Aujourd’hui les activistes anti-nucléaire ont peur des radiations. Il n’y a pas eu de domination tyrannique du monde par l’une de ces grandes puissances (en 1970 : USA, URSS, Grande-Bretagne et France, les 4 puissances nucléarisées qui disposaient d’un droit de veto au Conseil de Sécurité des Nations-Unies) et le danger des radiations est très mal compris. Selon Scott L. Montgomery aujourd’hui c’est le « changement climatique » qui préoccupe les esprits et s’il est réel nous devons développer l’énergie nucléaire. Scott Montgomery est un géophysicien professeur associé à l’Université de l’Etat de Washington à Seattle. Il a passé trois ans à l’Université Waseda à Tokyo comme professeur d’anglais et s’est imprégné de la culture japonaise et son premier emploi à son retour aux USA fut un poste de traducteur de japonais en tant que géophysicien dans une grande compagnie pétrolière. Il a écrit un livre en 2015 qui fut un best-seller :  » The Shape of the New : Four Big Ideas and How They Built the Modern World » ( L’aspect de la nouveauté : 4 grandes idées et comment elles ont façonné le monde moderne). Voici une traduction de son article paru sur le site de la World Nuclear Association.

J’étais en 1974 étudiant à l’Université Cornell en géosciences et j’étais un peu activiste anti-nucléaire. Je suis allé à Shoreham, sur l’île de Long Island, pour tenter de stopper les bulldozers qui préparaient le terrain pour la construction d’une nouvelle centrale nucléaire. Je faisais partie de groupes comme l’Alliance Clamshell ou l’Aberlone. j’étais anti-armes nucléaires très profondément et aussi anti-énergie nucléaire et il y avait une raison bien spécifique à cette attitude. À cette époque on était en plein milieu de l’affaire du Watergate et de la guerre du Vietnam et on se souciait beaucoup de l’accroissement du pouvoir de l’Etat, et pas seulement de l’Etat mais aussi du complexe militaro-industriel. Tout le gouvernement était également impliqué dans ce processus. Il y avait la puissance des grandes corporations, l’industrie de la défense et le pouvoir du gouvernement. L’énergie nucléaire nécessitait d’énormes investissements et pour l’opinion publique elle était un symbole et un signe du déclin de la démocratie. L’énergie nucléaire paraissait comme une étape vers la tyrannie et il y avait donc beaucoup d’enjeux idéologiques.

De tous les ouvrages que j’ai pu lire c’était un peu la même attitude en Europe et en particulier en Allemagne. Donc si vous étiez un libéral et si vous pensiez que cette situation allait arriver alors il fallait s’opposer à l’énergie nucléaire. Même si vous saviez comment fonctionne un réacteur nucléaire ça n’avait pas d’importance parce que les résultats attendus étaient infiniment plus importants.

C’est ainsi que bien qu’étant scientifique, en allant dans ces endroits comme Long Island (voir note 1 en fin de billet) et d’autres régions impliquées dans l’énergie nucléaire sous tous ses aspects en comprenant les technologies relatives à l’exploitation des sols et les ressources de la croûte terrestre, je n’ai jamais pris le temps de me documenter sur la technologie nucléaire civile.

Aujourd’hui, bien des années plus tard avec le changement climatique qui est arrivé il est clair que les sources d’énergie non carbonées feront partie du futur et je me trouve de l’autre côté de la science. Je donne maintenant des cours d’énergie renouvelable à l’université mais au début des années 2000 il s’agissait d’un nouveau concept en termes de politique, du moins en ce qui me concernait. Néanmoins beaucoup d’étudiants désiraient en savoir plus sur l’énergie nucléaire. Il s’agissait de la génération qui n’avait pas connu Three Miles Island et Tchernobyl et c’était avant Fukushima. Ce fut donc pour moi une obligation de me documenter afin d’atteindre un degré de connaissances tel que je pourrais ensuite intégrer cet enseignement sur l’énergie nucléaire à mes cours. Je me rendis compte qu’il y avait une multitude de choses que j’ignorais totalement et que l’énergie nucléaire était bien plus complexe que je l’avais imaginé auparavant.

Naturellement cette frayeur de la tyrannie n’arriva jamais mais l’accident de Tchernobyl fut, lui, bien réel et les populations devinrent alors effrayées par les radiations. C’est ainsi qu’il me fallut aussi me documenter sur les radiations et c’est aussi un domaine extraordinairement complexe. Dès qu’on se penche sur l’impact des radiations utilisées en milieu hospitalier on comprend que le sujet des radiations a été également mal interprété par les médias car il est aussi très complexe. Le public n’a pas la moindre idée précise de ce problème et personne ne l’a jamais aidé correctement pour le comprendre. On nous a seulement appris à nous méfier!

C’est ainsi que le public considère globalement qu’être exposé aux radiations est mortel alors que ce n’est certainement pas le cas. L’un des sujets les plus captivants a été de dialoguer avec tous les experts, radiologues, médecins, radiobiologistes, physiciens et tous les professionnels de la médecine qui ont été directement impliqués dans les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima. Toute cette communauté d’experts sait qu’une faible dose de radiations de l’ordre de 100 millisieverts par an (voir note 2 en fin de billet) n’est pas ou n’est que très faiblement carcinogène. Pour l’opinion publique une telle dose peut paraître très élevée puisque les seuils de sécurité ont été fixés à des valeurs extrêmement faibles dans le but de protéger les personnels travaillant dans les secteurs de la radiologie médicale et des centrales nucléaires. Le gros problème avec ces régulations est qu’elles entretiennent la terreur du public au sujet des radiations. C’est ainsi qu’une dose de 1 mSv par an surajouté la radioactivité naturelle a été considérée comme conforme à la sécurité des personnes qui, après avoir été déplacées de leur domicile à la suite de l’accident de Fukushima, ont été autorisées à retourner vivre à leur domicile. C’est tout simplement absurde. Un habitant de la Préfecture de Fukushima qui irait s’installer dans le Colorado à Denver, dans la région de Limoges en France ou de Salamanque en Espagne s’exposerait à une radioactivité naturelle trois fois plus élevée que dans certaines zones dites contaminées dans le périmètre d’exclusion de 30 kilomètres autour du site de Fukushima !

Il y a donc quelques chose de totalement faux au sujet de la radioactivité. Ça n’a aucun sens ou alors ça n’a de sens que pour alimenter l’angoisse et l’effroi de manière totalement exagérée. Si l’on compare l’énergie nucléaire à toutes les autres sources d’énergie, en dehors peut-être des panneaux solaires (voir note 3), c’est la source d’énergie la plus sûre. Il y a eu à peu près 300 réacteurs nucléaires construits dans le monde ces dernières 55 années, il y a eu 3 accidents majeurs et moins de 100 morts (les pompiers à Tchernobyl) : ce n’est donc pas une technologie dangereuse dans tous les sens du terme et si les estimations de cancers de la thyroïde dans la région de Tchernobyl ont été estimés à 5000 ce n’est pas non plus un désastre. Il y a chaque années des dizaines de milliers de morts dans les mines de charbon et les sites de production de pétrole et de gaz naturel. N’oublions pas non plus l’hydroélectricité : seulement en Chine il y a eu des centaines de milliers de morts à la suite de ruptures de barrages. En une année, en 1975, 4 ans avant l’accident de Three Mile Island, 600 personnes moururent à la suite de ruptures de barrages aux USA. Ces accidents n’ont jamais fait la une des journaux. Après Three Mile Island, un accident durant lequel personne n’a été blessé ou fortement irradié, de multiples plaintes et procès ont été commentés dans la presse à grande distribution et à la télévision pour bien entretenir l’effet psychologique de la terreur alors qu’une multitude d’expertises commandées par les pouvoirs publics ont montré qu’il n’y avait jamais eu d’augmentations de cancers dans la région de Three Mile Island.

Toutes ces contradictions sont carrément troublantes et elles le sont d’autant plus quand on se penche sur l’usage des rayonnements ionisants et des radio-isotopes en médecine. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé d’écrire un livre sur ce sujet avec Thomas Graham qui fut un des négociateurs pour le traité de non-prolifération nucléaire pendant 40 ans. Il m’alerta après l’accident de Fukushima en estimant que la presse grand-public ne dirait jamais la vérité au sujet de cet accident. Ce fut un accident comme il en arrive régulièrement dans l’industrie. Personne n’a été blessé et seuls les habitants de la région promptement évacués en ont souffert. Ce livre décrit en détail l’impact de l’utilisation des radiations et des radio-isotopes en médecine et la radioactivité naturelle, région par région. Le but de ce livre est d’éduquer le public et de lui exposer ce qui entre en jeu dans l’énergie nucléaire, ce qui a été mal interprété pour des raisons diabolisantes ou encore l’attitude négative de quelques activistes anti-nucléaire qui en sont restés aux peurs de la tyrannie des années 1950 et 1960 et ne sont jamais sortis de cette problématique. Nous sommes fautifs en ce sens que nous avons tendance à ignorer les informations scientifiques et techniques nouvelles alors qu’elles devraient au contraire permettre de modifier notre point de vue sur l’énergie nucléaire. Et ce n’est pas seulement le public qui réagit négativement car certains scientifiques n’ont toujours pas fait l’effort de reconsidérer les faits avec objectivité. Il est en effet très important pour l’humanité toute entière de disposer d’une source d’énergie décarbonée, continue et fiable. L’énergie nucléaire représente 60 % de l’électricité décarbonée aux USA et en Europe environ 50 %, la France étant championne en la matière. Il ne nous est pas permis de renoncer à l’énergie nucléaire car il n’existe pas de sources d’énergie renouvelables pouvant satisfaire les besoins de l’économie moderne. Peut-être que dans un avenir lointain ce sera réalisable mais il est inacceptable de vouloir parier sur un avenir incertain sans même avoir aujourd’hui une quelconque certitude sur l’avenir des technologies relatives à ces énergies renouvelables.

Le changement du climat (voir note 4) représente une menace tellement préoccupante qu’il est nécessaire de développer l’énergie nucléaire pour une raison très simple : cette technologie est connue et éprouvée. Les pays occidentaux, pour des motifs irrationnels, veulent abandonner cette source d’énergie. L’expérience et le savoir-faire industriels disparaîtront rapidement au profit de l’Inde, de la Chine et d’autres pays qui, avec l’aide de la Russie, domineront dans un délai relativement court ce marché en favorisant leur développement économique décarboné avec de l’électricité produite à un prix abordable. Nous Occidentaux qui avons mis au point l’énergie nucléaire civile n’auront alors plus que des moulins à vent pour nous éclairer … quand il y aura du vent.

Source : World Nuclear Association. Illustration : The Conversation

Note 1. Le plus important gisement d’uranium dans le monde est l’eau des océans. Au cours du projet Manhattan le sel de mer fut ponctuellement utilisé comme source alternative d’uranium par électrolyse de l’eau, l’uranium étant une impureté contenue dans le sodium à hauteur de 0,09 microgrammes par kg. Des marais salants de Long Island et de Floride furent exploités à cette fin. Il est opportun de rappeler que l’uranium n’est pas un métal rare puisqu’il est aussi abondant que l’étain ou le zinc dans la croûte terrestre.

Note 2. Le sievert est une unité de dose de rayonnement qui s’exprime en Joules par kg de poids corporel. L’effet physiologique des radiations dépend de l’organe anatomique considéré et un facteur de correction pondérale doit donc être pris en compte. Par exemple les gonades et la moelle osseuse sont plus sensibles que l’oesophage. Enfin la dose de rayonnement dépend de l’énergie de ce dernier. La dose de 100 mSv par an est de l’ordre du rayonnement naturel atteint dans de nombreuses régions du monde dont la principale source est le potassium-40 naturellement présent dans notre organisme (400 microsieverts par an). Manger une banane qui contient du potassium-40 correspond à une dose de 0,1 micro sievert. Une radiographie pulmonaire représente 20 microSv, une mammographie 400 microsieverts, un scanner cérébral 2 millisieverts et un scanner du thorax 7 millisieverts, des doses reçues en quelques minutes et non pas étalées sur une année. Un employé d’une centrale nucléaire est supposé ne pas recevoir de dose de radiations supérieure à 50 mSv qui s’ajoute à la radioactivité naturelle.

Note 3. La production de panneaux solaires et de génératrices électriques des éoliennes sont des technologies polluantes qui requièrent souvent l’utilisation de minerais contenant de fortes quantités de thorium-232 qui est un émetteur de rayonnements alpha (noyaux d’hélium) peu énergétiques (5 MeV) mais fortement ionisants par contact direct.

Note 4. Changement climatique. Quel que soit la direction de ce changement vers le « plus chaud » ou vers le « plus froid », la demande en énergie propre sera identique

Histoire de sangliers

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De l’Europe Centrale jusqu’à l’Espagne les sangliers sont un met de choix. Je garde d’ailleurs un souvenir ému d’une battue au sanglier dans les monts du Morvan durant laquelle un de mes amis abattit un sanglier avec une arbalète. Pour utiliser ce genre d’objet moyenâgeux il faut une bonne dose de sang-froid car on n’a pas trop le temps de recharger son arme alors qu’avec un fusil on peut le plus souvent tirer deux coups et se faire charger par un sanglier peut être tout simplement mortel.

Bref, en République Tchèque les autorités vétérinaires en charge de la sécurité des aliments ont eu la surprise de remarquer que la viande des sangliers était radioactive. Comme l’hiver a été particulièrement rude et neigeux en Europe Centrale, réchauffement climatique oblige, les sangliers du massif de la Umava ont cherché leur nourriture activement et en fouissant le sol avec leurs canines puissantes ils ont déterré des champignons qu’on appelle des fausses truffes. Or ces champignons qui poussent lentement ont accumulé des quantités importantes de césium-137 provenant des retombées radioactives de l’accident de Tchernobyl et les sangliers se sont donc trouvés contaminés et dans près de la moitié des cas la viande a été déclarée impropre à la consommation. Tant pis pour les Tchèques qui prisent la goulache au sanglier.

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Dans la Préfecture de Fukushima la situation est plus compliquée. Quand les habitants de certaines villes ont été évacués à la suite de l’accident de la centrale nucléaire endommagée par le tsunami géant du 11 mars 2011, il y a eu 6 ans hier, les sangliers sont descendus des montagnes et ont fait leur marché dans les jardins et les cultures désertés. Ils ont carrément envahi les villes car ce sont des animaux opportunistes.

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Dans la ville de Namie, littéralement colonisée par des sangliers, les habitants qui ont été évacués – 21500 – ont reçu l’autorisation des autorités de retourner vivre dans leur ville. La moitié d’entre eux attendent que les sangliers soient exterminés pas seulement parce qu’ils présentent un danger mais aussi parce qu’ils sont hautement radioactifs. La viande de beaucoup d’entre eux dépasse en effet le seuil de sécurité de parfois plus de 300 fois. Depuis 2011 plus de 13000 sangliers ont été abattus dans la région malgré le fait que leur viande est radioactive et impropre à la consommation et ce n’est pas pour leur viande que les chasseurs les ont pourchassés mais pour limiter les dégâts qu’ils occasionnent dans les villes, villages et rizières temporairement abandonnés ainsi qu’à l’intérieur des maisons …

Les autorités de sureté ont particulièrement étudié la radioactivité résiduelle dans la ville de Date où deux zones avaient été évacuées. Après 6 années tout est redevenu normal. Le lessivage par la pluie et la fonte des neiges a réduit les taux de radioactivité qui sont devenus maintenant indiscernables de la radioactivité naturelle du sol à laquelle il faut ajouter les rayonnements cosmiques. Le nettoyage des sols superficiels à grand frais a été probablement moins efficace que ce lessivage naturel.

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Sources : Science, Reuters et ATS. Photos Reuters, Kyodo et ATS

Les errements idéologiques de Greenpeace

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Le 2 juin 2014 j’avais laissé sur ce blog un billet relatant la genèse du mouvement Greenpeace dans le milieu hippy de Vancouver qui avait affrété un bateau pour aller titiller l’armée américaine car le projet d’essais nucléaires souterrains en Alaska leur déplaisait. Depuis, comme chacun sait, Greenpeace est la plus puissante ONG du monde avec un budget de plus de 1,3 milliard de dollars par an (chiffre officiel probablement éloigné de la réalité) et elle continue à pourfendre l’énergie nucléaire sous toutes ses formes plus par idéologie, disons fondatrice, qu’en s’appuyant sur des faits officiels et reconnus pourtant dans le monde entier.

L’Agence Internationale de l’Energie (IAE) publie chaque année des statistiques sur la mortalité dans le secteur de la production d’énergie électrique rapportée à 10 TWh ( 10000 MWh) et les données sont éloquentes malgré le fait qu’elles englobent les accidents de la centrale nucléaire de Tchernobyl et la rupture du barrage hydroélectrique chinois de Banqiao en 1975. Je rappelle au passage que depuis bientôt 6 ans il n’y a pas encore eu de morts directement répertoriés en raison de radiations à la suite de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi et que l’IAE, s’appuyant sur des données officielles estime que le nombre de morts, essentiellement par cancers, dans la région de Tchernobyl « ne dépassera » pas 9000. L’IAE cite cette statistique au futur en considérant la probabilité de morts par cancers jusqu’au décès de toutes les personnes ayant été exposées à la contamination radioactive à la suite de l’accident de Tchernobyl provoqué, faut-il le rappeler, par une erreur humaine, comme celui de Three Miles Island d’ailleurs.

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La rupture du barrage de Banqiao a provoqué la mort de 230000 personnes et malgré ces deux accidents nucléaires majeurs de Tchernobyl et de Fukushima cette source d’énergie reste la plus sûre avec entre 0,2 et 1,2 morts par TWh produit, y compris les décès dûment attribués à l’accident de Tchernobyl suivie par les centrales électriques au gaz naturel. L’hydroélectrique arrive donc en troisième position et le charbon est la source d’énergie la plus mortelle avec jusqu’à 32,7 morts par TWh, près de 12 fois plus « mortelle » que l’énergie nucléaire. Contrairement à ce qu’affirme Greenpeace l’énergie nucléaire reste donc le moyen de production d’électricité le plus sûr au monde.

Pourquoi un tel débat revient d’actualité alors que les mouvements anti-nucléaire sont plus que jamais actifs en particulier en Europe avec l’abandon programmé de l’énergie nucléaire par l’Allemagne bientôt suivie par la Suisse, tout simplement parce que l’intoxication permanente de Greenpeace a imprégné les esprits du public mais également des décideurs à la merci de politiciens irresponsables ayant adopté les thèses erronées de Greenpeace.

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Un autre évènement d’actualité est le risque de rupture du barrage de Oroville en Californie dont le volume d’eau retenu a atteint un niveau record après les dernière pluies abondantes qui ont traversé cet Etat ces dernières semaines. La Californie, pour l’exemple, veut développer les énergies propres et renouvelables et dépend pour un part non négligeable de l’hydroélectricité. Or l’hydroélectricité, comme je l’ai fait remarquer dans un récent billet constitue la seule technologie de stockage de l’électricité par pompage d’eau au cours des heures dites de consommation creuse ou lors des pics de production induits par les énergies « vertes » intermittentes par définition, éolien et solaire. La polémique est donc relancée en Californie malgré les statistiques publiées par l’IAE. Il faut rappeler que la rupture du barrage de Banqiao construit en 1952 peut être considérée comme une erreur humaine dans la mesure où la digue était sous-dimensionnée et ne pouvait pas faire face à des pluies inhabituelles comme celles provoquées par le typhon qui s’abattit sur la région en août 1975, de même que le barrage de Oroville n’est pas dimensionné pour supporter des pluies torrentielles comme celles que vient de connaître la Californie où 180000 personnes viennent d’être évacuées de la région. Qu’a dit Greenpeace à ce sujet ? Rien ! Ce n’est pas du nucléaire donc cette organisation s’en lave les mains et ce qui est encore plus incroyable est que la même organisation, avec son porte-voix en la personne de Corine Lepage, a décrété que la centrale de Fessenheim était située dans une zone à « haut » risque sismique. En Californie n’y a-t-il pas de risques sismiques majeurs ? Ces fait prouvent bien que Greenpeace surfe sur sa planche idéologique anti-nucléaire surannée, une source d’énergie pourtant la seule pouvant permettre de réduire substantiellement les rejets de gaz carbonique … Vraiment du grand n’importe quoi !

Sources : Business Insider et New Scientist

Note : aux dernière nouvelles les habitants des zones à risque en aval du barrage californien ont réintégré leurs domiciles, l’alerte a été levée mais la digue du barrage a tout de même été endommagée et il faudra dans un proche avenir purger le barrage qui constitue une réserve d’eau importante pour l’Etat de Californie afin de procéder à des travaux importants de sécurisation. À moins que d’autres pluies importantes s’abattent sur cette région auquel cas un ordre d’évacuation sera à nouveau émis par les autorités.

Du rififi dans l’économie allemande

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Inutile de mentionner les déboires de la firme Volkswagen, ce n’est pas le sujet de ce billet. Il s’agit d’une situation beaucoup plus préoccupante relative au secteur de l’énergie. Après la décision stupide et inappropriée d’abandonner le nucléaire après la catastrophe de Fukushima-Daiichi provoquée par un tsunami géant, le secteur énergétique allemand se trouve aujourd’hui dans une situation tellement catastrophique qu’elle doit provoquer des nuits sans sommeil et certainement sans rêves au führer à dentelles Angela Merkel. Les chiffres sont là : RWE a perdu 25 % de sa capacité de production électrique et de son capital tangible en étant obligé de fermer dans un premier temps ses plus vieilles centrales nucléaires, et ce n’est pas fini ! La capitalisation boursière de cette société a chuté de 70 % depuis le tsunami japonais du 11 mars 2011. Ce n’est pas moi qui invente ces données, elles proviennent du très sérieux Frankfurter Allgemeine Zeitung. RWE est tout simplement en situation de banqueroute, également confronté à 45 milliards d’euros de dettes, soit 8 fois sa capitalisation boursière actuelle ! Et ce n’est pas mieux pour E.On le deuxième opérateur allemand dans le secteur de l’énergie dont la capitalisation boursière à chuté de 58 % depuis Fukushima.

Pour encore aggraver la situation de RWE les consommateurs et clients industriels anglais fuient sa filiale britannique qui représente un cinquième des ventes de la société et ce depuis le Brexit. On comprend les Anglais et je suis de tout coeur avec eux, puisque le führer Merkel a décidé de punir Londres, alors les citoyens anglais répondent en punissant les sociétés allemandes (et autres) installées sur leur sol.

Pour ma part, j’ai décidé de fermer mon compte à la Deutsche Bank car des rumeurs persistantes annoncent la fermeture de l’agence de Santa Cruz de Tenerife. En effet, la Deutsche Bank (DB) est empêtrée par des créances pourries et des produits financiers dérivés qui atteindraient des sommes inimaginables. Certains analystes vont jusqu’à mentionner le montant délirant de quinze-mille milliards de dollars de produits dérivés dans le bilan de cette seule banque.

Heureusement que RWE et DB sont trop gros pour faire faillite (too big to fail) et l’Etat allemand mettra la main à la poche, ou plutôt non, pas l’Etat mais les contribuables allemands, encore faudra-t-il qu’ils consentent à faire un tel effort astronomique, ce qui est loin d’être gagné lors des élections de cet automne prochain.

Peut-être bien que la crise européenne à avenir ne viendra finalement pas de l’Italie mais de la plus robuste économie de l’Union Européenne, un géant aux pieds d’argile, l’Allemagne …

Illustration : siège social de RWE à Essen (Wikipedia)

Nouvelles de Fukushima

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Naturalnews.com est un site lu par plus de 7 millions de personnes aux USA, c’est-à-dire 7 millions d’individus qui gobent toutes crues les informations qu’on leur propose dans la plus pure prose joyeusement vert-pomme. Je traduis le titre du dernier papier(-toilette) que ce site a mis en ligne le 17 décembre : « Dissimulation des radiations massives en provenance de Fukushima, des scientifiques payés par le gouvernement déclarent que ces radiations sont inoffensives ».

Ce genre de titre accrocheur est une parfaite illustration de la rhétorique des écologistes et des affidés aux mouvements idéologiquement opposés à l’uranium. Mais il a aussi pour effet d’alarmer une population totalement ignorante des faits. Dans plus d’une centaine d’échantillons prélevés récemment à grands frais dans l’Océan Pacifique entre l’Alaska et le sud de la Californie la radioactivité moyenne due au césium-134 (demi-vie de deux ans) et au césium-137 (demi-vie de 30 ans) s’est révélée être de 11 becquerels par mètre cube, en d’autres termes 11 désintégrations par seconde. En tant qu’ancien biologiste ayant travaillé avec des produits radioactifs pendant des années, je n’arrive pas à comprendre comment les mesures ont pu être matériellement effectuées ! C’est un peu comme cette histoire de césium qu’on avait retrouvé au sommet du Puy-de-Dôme au cours de l’été 2011 … du 134 ou du 137 ? On n’a jamais vraiment su ce que le Criirad avait mesuré pour ce scoop mensonger.

Il faudrait tout de même clarifier la situation car on peut faire dire n’importe quoi à de telles mesures fantaisistes même si elles ont été effectuées par des spécialistes. Le premier point important est que le césium-137 retrouvé dans l’océan peut fort bien provenir encore des essais nucléaires atmosphériques des années 50-60. Si on veut attribuer spécifiquement cette radioactivité à l’accident de Fukushima, il faut plutôt considérer le césium-134 or il n’en reste déjà plus que 20 % de la quantité émise dans l’atmosphère et les eaux de refroidissement des réacteurs endommagés depuis le 11 mars 2011 qui se sont retrouvées dans l’océan en raison de fuites. Quand les écologistes clament que la situation le long des côtes américaines ne pourra qu’empirer car il y a encore de la radioactivité qui va arriver en provenance du Japon, on ne peut qu’être stupéfait par leur mauvaise foi.

Le deuxième point est le degré de dangerosité de cette radioactivité. Il faut rappeler que les normes japonaises fixent la radioactivité naturelle de l’eau potable, quels que soient les radio-isotopes considérés, à 20 becquerels par litre. Cette valeur est tout simplement 1800 plus élevée que ce que les mesures sur l’eau océanique le long des côtes ouest-américaines ont révélé !

Enfin, si on considère que notre corps est naturellement radioactif en raison de la présence de potassium-40 et de carbone-14, il faut relativiser la situation car une personne de 70 kg subit, si l’on peut dire, 4000 becquerels (désintégrations par seconde) dus au potassium et 1200 becquerels dus au carbone-14 produit en permanence par spallation cosmique que l’on retrouve dans les aliments. Conclusion, RAS, Rien À Signaler … Cette histoire de césium dans l’Océan Pacifique relève de la fausse science que pratiquent en permanence les idéologues écologistes, que ce soit à propos du climat, de l’énergie nucléaire ou des OGMs.

Adapté d’un article paru dans Natural News.

En toute logique il faudrait aussi gérer les déchets radioactifs du charbon …

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Les sols sont naturellement radioactifs et comme le charbon est un dépôt naturellement présent dans le sol ce dernier est également radioactif. Il n’y a rien d’étonnant à cela car d’ailleurs l’eau de mer est également radioactive. Mais quand on brûle du charbon comme autrefois dans les locomotives à vapeur et maintenant dans de nombreuses centrales électriques comme tout près de la France c’est-à-dire en Allemagne, le problème de la radioactivité naturellement présente dans le charbon devient préoccupant. Pratiquement toutes les unités de production d’électricité sont munies de dépoussiéreurs électrostatiques des fumées afin de réduire au maximum l’émission de micro (nano) particules dans l’atmosphère. Les poussières sont stockées tant bien que mal afin d’éviter si possible toute contamination de personnes et accessoirement de l’environnement. Ces poussières contiennent par exemple du sélénium ou encore de l’arsenic mais plus préoccupant elles contiennent aussi des isotopes radioactifs provenant de la fission naturelle de l’uranium 235 et du thorium 232 qui ne sont pas très bons pour la santé, je cite : radium 228, radium 226 et plomb 210. Une récente étude parue dans Environment Science and Technology a montré que la radioactivité présente dans le charbon se retrouvait concentrée d’un facteur 10 dans les cendres par rapport à la teneur originale dans le charbon et atteignait jusqu’à six fois la radioactivité naturelle des sols. Aux USA ces cendres sont stockées dans des bassins et humidifiées afin de ne pas se disperser au moindre souffle d’air. Or il n’existe aucune régulation relative à la sureté de ces bassins et n’importe quelle fuite dans le milieu environnant pourrait être une catastrophe.

Pourquoi relater une telle étude, mais tout simplement pour la rapprocher de la situation actuelle dans la région contaminée par l’accident de la centrale de Fukushima-Daiichi qui a fait et fait encore couler beaucoup d’encre. Il faut relativiser les faits. Les cendres issues des centrales électriques présentent en moyenne une radioactivité comprise entre 200 et 300 Bq/kg. Pour rappel la radioactivité naturelle moyenne aux USA est de 50 Bq/kg soit environ 10 mSv/an. Mais parler de radioactivité en termes de sieverts brouille la réalité et les esprits car le sievert est une dose reçue exprimée en Joules alors que les becquerels sont la véritable mesure de la radioactivité existante. Pour encore relativiser ce problème, notre corps est radioactif en raison de la présence naturelle de l’isotope 40 du potassium qui représente environ 60 Bq/kg soit une douzaine de mSv/an, dose à laquelle nous sommes soumis toute notre vie. Si on ajoute la radioactivité naturelle à laquelle nous sommes soumis quotidiennement, on atteint bon an mal an un peu plus de 20 mSv.

Dans les environs de la centrale japonaise, on a autorisé les habitants de la ville de Nahara à réintégrer leur domicile définitivement car la radioactivité résiduelle mesurée correspond à une dose légèrement inférieure à 20 mSV/an … pas de quoi être alarmiste comme l’est le dénommé Jan Vande Putte de Greenpeace qui a déclaré « le niveau de contamination est très variable dans cette localité et selon les maisons, ce qui risque de créer des tensions entre les personnes ». On n’en attendait pas plus d’un organisme comme Greenpeace dont la mauvaise foi a dépassé les limites de l’acceptable, car il n’y avait franchement pas matière à faire un quelconque commentaire au sujet de ce non-évènement. Illustration : Le Lac Hyco (Caroline du Nord) près de cette centrale électrique au charbon est un bassin de rétention de cendres, crédit Duke University. 

Sources : dépêche ATS 05.09.2015 11:20, DOI: 10.1021/acs.est.5b01978

Nouvelles de Fukushima

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Évidemment, tout le monde aura compris qu’il s’agit d’une fiction. Aucune organisation indépendante, depuis l’inquisition, n’a brûlé de professeur ni de sorcière. Les derniers bûchers ont éclairé les nuits du siècle des lumières.

 Il y a toutefois quelques éléments de vérité dans cette fiction.
– Il est vrai que le critère d’évacuation autour de Fukushima a été d’évacuer les zones où la radioactivité était supérieure à 20 mSv/an (la première année).
– Il est vrai que c’est la limite supérieure des recommandations de l’ICPR.
– Il est vrai que la radioactivité naturelle est très variable d’une région à une autre, de Paris à la Bretagne, de la Bretagne au Kerala : 2,5 mSv par an en moyenne en France, jusqu’à 50 ou 100 mSv au Kerala.

La question est donc :
– La radioactivité naturelle au Kerala est de 50 mSv/an ou plus.
– Si donc un accident nucléaire survenait au Kerala, faudrait-il fixer la limite d’évacuation à 20 mSv ? Mais alors, pourquoi ne pas 

faire évacuer le Kerala tout de suite ?
Le critère d’évacuation autour de la centrale de Fukushima fut de 20 mSv.

En attendant la réponse, la variété des paysages, la beauté de certains sites, font du Kerala une destination touristique recherchée. Même si ce sont des paysages à 100 mSv/an.

 Ce texte est une illustration du fameux problème dit des faibles doses d’irradiation, et des questions qui se posent :
– En dessous de 100 mSv/an, ces irradiations sont-elles nocives ?  Cela n’a jamais été constaté.
– Sont-elles plus nocives que le stress d’une évacuation forcée de son domicile ? Après toute catastrophe, guerre ou événement grave, il a toujours été constaté une altération de la santé physique et psychique des personnes déplacées. (Pierre Yves Morvan)

Il faut apporter quelques précisions que n’importe qui peut retrouver dans Wikipedia et n’importe quel polycop universitaire de physique. Sans alimenter la polémique sur la radioactivité naturelle (rayons cosmiques, spallation, croute terrestre, radon ou thorium) il faut relativiser la situation (voir un billet de ce blog intitulé « Le paradoxe de la banane ») dans les zones dites contaminées à la suite du grand tsunami du 11 mars 2011 au Japon. Notre corps est radioactif puisqu’il nous est impossible de ne pas ingérer et assimiler du potassium radioactif (K40) provenant du sol et du carbone-14 (C14) provenant de l’atmosphère et qu’on retrouve dans tous les aliments. La radioactivité de notre propre corps est la principale source de rayonnements ionisants auxquels on est soumis quotidiennement et ces rayonnements sont loin, très loin, d’être négligeables pour ne pas dire anodins. Pour que les choses soient définitivement très claires pour tous ceux qui ont peur de la radioactivité et qui s’énervent chaque fois que je parle dans mon blog de Fukushima-Daiichi il est nécessaire d’apporter quelques précisions.

Le potassium-40 se désintègre (4900 désintégrations par seconde ou becquerels pour une personne de 70 kg, soit environ 18 mg de cet isotope radioactif dans notre corps) un peu plus de 10 % du temps en argon en émettant un rayon gamma relativement énergétique de 1504 keV. Pour le reste c’est une émission de rayons beta– énergétiques (des électrons) qui peuvent parcourir jusqu’à 1 mm dans notre corps en provoquant des ionisations sur leur chemin.

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Pour le C14, c’est bien moins dangereux puisqu’en se désintégrant en azote il y a émission d’un rayon beta– (électron aussi) de 156 keV d’énergie qui parcourt péniblement 2 dixièmes de millimètres toujours dans notre corps. Mais c’est tout de même inquiétant puisque ce carbone se transforme en azote et les estimations en arrivent à la situation suivante : chaque seconde, 50 atomes de C14 contenus dans notre ADN se transforment en azote. Heureusement que nos cellules disposent d’outils pour réparer cet ADN sinon ce serait la catastrophe, mais pas tant que ça car c’est peut-être par ce processus que nous nous sommes différencié du singe, mais c’est une autre histoire …

Venons-en au césium-137 (Cs137), cet horrible césium qui a été déversé par la centrale de Fukushima-Daiichi dans la campagne environnante et qui fait la Miss Magne si nerveuse.

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Si on compare le mode de désintégration du Cs137 à celui du K40 on remarque deux choses : soit la désintégration se fait via l’émission d’un rayonnement beta- (électron) plutôt énergétique (1174 keV), soit dans la plupart des cas par l’émission d’un beta- bien moins énergétique que celui émis par le K40 suivi d’un rayon gamma également bien moins énergétique que celui émis par ce même potassium 40. Je n’invente rien, ces données sont disponibles dans n’importe quel ouvrage de physique nucléaire et également sur Wikipedia d’où les deux illustrations sont tirées. En d’autres termes, puisqu’on parle de sieverts, de milli- et de micro-sieverts par an, rien que « nos » potassium et carbone radioactifs représentent une dose de près de 14 milli-sieverts par an en tenant compte de l’énergie des rayonnements ionisants de ces deux éléments. Et finalement pour encore mieux relativiser la situation mettez un bonhomme sur chaque mètre carré des zones évacuées aux alentours de la centrale de Fukushima-Daiichi et vous dépassez allègrement les doses permises par le gouvernement japonais qui sont pour rappel de 20 milli-sieverts par an !!!

Alors finalement, de quoi devons-nous avoir peur ? Faut-il que tous les habitants du Kerala évacuent leurs logements comme on a contraint beaucoup de Japonais à fuir le leur en raison de la limite admissible de césium fixée beaucoup trop bas par les autorités japonaises comme le fait remarquer avec ironie Pierre Yves Morvan ? Les rayons gamma émis par le césium 137 sont deux fois moins énergétiques que ceux émis par le potassium 40 donc beaucoup moins dangereux ! Il faut plutôt avoir peur des politiciens et des écologistes paranoïaques du genre Janick Magne qui, soit n’y comprennent rien et s’affolent inutilement, soit masquent ou déforment délibérément la réalité scientifique incontestable à des fins idéologiques …

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/pierre-yves-morvan/051014/catastrophe-nucleaire-au-kerala , illustrations Wikipedia et capture d’écran du blog de Pierre Yves Morvan hébergé par Mediapart puis la réponse délirante de Janick Magne :

http://blogs.mediapart.fr/blog/janick-magne/051014/reponse-pierre-yves-morvan

Autre lien : https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/08/11/le-paradoxe-de-la-banane/