BRÈVE : Il y a 50 ans les premières « manifs » à la fac de Nanterre …

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Un printemps 2018 ? Pourquoi pas après les évènements de jeudi dernier (22 mars) à la faculté de droit de Montpellier ! Des individus cagoulés et munis de bâtons et de battes de baseball sont venus tabasser des étudiants réunis pour débattre de la réforme des universités programmée par le gouvernement de Macron introduisant une sélection au mérite. C’est en effet une réforme salutaire, de nombreuses universités françaises servent de dépotoir, et le mot est modéré, pour des adolescents incapables de faire des études.

Comme n’importe qui pouvait s’y attendre cet évènement a entrainé ce lundi un mouvement de protestation à l’échelle nationale malgré le fait que plus de 60 % des étudiants de première année d’université ne poursuivent pas dans la voie choisie et disparaissent des statistiques. Qui a organisé cette démonstration de force à Montpellier ? Nul ne le sait pour l’instant mais les hypothèses les plus répandues seraient qu’il s’agit d’une organisation fasciste voulant éradiquer le gauchisme rampant régnant dans les facultés de sciences humaines. Un « faux drapeau » comme l’empoisonnement de l’ex-espion russe à Salisbury ?

Source et illustration (Fac de droit de Montpellier) : The Guardian

France : la prochaine crise lui sera fatale

France : la prochaine crise lui sera fatale

OPINION. Les Paradise Papers ont soi-disant démontré, dans des pays à consonance marxiste comme la France, l’immoralité de l’optimisation fiscale internationale, ce qui est pourtant légal, juge Didier Maurin, directeur de Katleya Gestion. On peut avoir un autre point de vue de l’optimisation fiscale, à savoir que l’immoralité provient d’Etats racketteurs qui asphyxient l’économie via leurs prélèvements obligatoires, et qui tuent des entreprises tout en étant constamment en déficit.

Trente-cinq ans de socialisme

Mieux. On peut tout aussi bien considérer que les paradis fiscaux sont des Etats à fiscalité normale qui favorisent le développement d’entreprises, l’emploi et la croissance, là où les enfers fiscaux laminent leur économie.

Comme le disait Nietzsche, « c’est par la morale que les faibles tenteront de l’emporter sur les forts ». Or, il est bien évident que la France appartient nettement à la première catégorie. Pas moins de trente-cinq ans de socialisme ont beaucoup fragilisé ce pays, car les enfers fiscaux n’attirent pas les capitaux et les entreprises, les faisant fuir sous des cieux plus cléments, car, n’oublions pas, comme le disait Montaigne, que «la richesse est une vertu», en rappelant que tout impôt doit être répercuté dans le prix de n’importe quel produit, et que si vos concurrents internationaux sont moins taxés que vous, ils n’auront aucun mal à vous prendre le marché tout en vendant moins cher, ce qui ne les empêchera pas, bien au contraire, de s’enrichir.

Mais bien d’autres erreurs ont été commises par la France, car les marxistes et leurs théories n’ont jamais de cesse en matière de créativité! Ils ont notamment donné de très nombreux pouvoirs aux salariés face aux employeurs, et, s’il est bien évident que les employés doivent être protégés, les coûts générés par les PME devant les tribunaux prud’homaux, sans oublier les nombreuses tracasseries administratives, en ont découragé plus d’un. Ce qui explique le taux de chômage élevé.

L’immobilier pénalisé par la fiscalité

J’avoue avoir souvent entendu, dans la bouche de chefs d’entreprise français qui étaient pourtant bien intentionnés, la phrase «Pas question d’embaucher, car nous ne sommes pas là pour risquer de perdre le bénéfice d’une année tout en travaillant 60 heures par semaine, alors, qu’ils gardent leurs chômeurs!» Même l’immobilier a été très sévèrement chahuté, là encore par une fiscalité élevée mais aussi parce que certains ministres, telle Cécile Duflot, ont donné tout pouvoir en leur temps aux locataires face aux propriétaires, ce qui a multiplié les impayés et les dégradations intérieures d’appartements.

D’une façon générale, en France, le poids du secteur public et son nombre de fonctionnaires restent trop élevés, avec le constat affligeant, comme le disent de nombreux économistes, que les dépenses de cet Etat vont continuer à augmenter alors même que ce pays connaît une dette officielle de plus de 2100 milliards d’euros! La plupart des nations arrivent généralement à réduire leurs déficits, mais la France ne peut pas baisser sa dépense publique, paraît-il, certaines réductions de coûts n’étant soi-disant pas réalisables par l’Etat français!

Mais que va-t-il se produire lors de la prochaine crise internationale, à laquelle se préparent en ce moment même politiciens, économistes et autres présidents de banques centrales? En effet, tant que rien de particulièrement grave ne survient, le système peut continuer à survivre de lui-même, mais il faut se rappeler que la dernière crise mondiale des «subprime» de 2007-2008 remonte déjà à dix ans, et qu’avec tous nos Etats surendettés (Etats-Unis, Europe, Chine, Japon) et une situation géopolitique plutôt hasardeuse (Corée du Nord, les décisions de Trump, le risque d’embrasement au Proche-Orient, etc.) les sables mouvants sont devant nous, avec un «effet domino» toujours possible, où la faillite d’une banque ou d’un Etat entraîne celle d’un autre et ainsi de suite…

La prochaine crise de la France

Qu’arrivera-t-il alors à la France, elle qui peut aujourd’hui faire le constat d’un déficit public énorme, d’un nombre de chômeurs élevé, et d’une géographie pauvre en matière d’entreprises prospères tout en étant non compétitive dans la mondialisation? Dans le cas le plus probable, une grave crise sociale et politique surviendra. Rappelons que le Parlement européen et le gouvernement français ont prévu des textes de loi tels que la directive bancaire européenne BRRD ou la loi Sapin II pour pouvoir prélever dans l’épargne bancaire et les contrats d’assurance vie de leurs ressortissants pour financer toute crise, l’Etat n’en ayant plus les moyens.

Demain, vraisemblablement et malgré ce qu’elles affirment, les banques centrales feront appel à la «planche à billets» pour imprimer des centaines de milliards pour juguler une crise, ce qui fera perdre beaucoup de valeur à leur monnaie et, pouvant même renforcer la crise économique elle-même, risquera de provoquer un krach boursier et de nombreuses faillites d’entreprises tout en faisant flamber l’or.

Naturellement, et l’histoire de l’humanité le prouve souvent, l’extrême droite et l’extrême gauche se portent souvent assez bien dans ce genre de situations, appelant à des révoltes qui peuvent devenir incontrôlables. C’est vraisemblablement ce qui surviendra, car la profitabilité de l’économie d’un pays ressemble souvent à ce parachute fort utile lorsque tout le monde tombe! La France, elle, par contre, malgré sa riche histoire et son art de vivre si raffiné, semble économiquement lestée de pierres…

Source : AFP / 22 janvier 2018 19h25

Propagande …

Propagande …

Encore une fois l’Agence France Presse se distingue par ses dépêches de propagande gouvernementale (22 janvier 2018 – 19h25). Voici le texte de cette dépêche.

La France n’a pas tenu ses objectifs d’émissions de gaz à effet de serre en 2016.

La France n’a pas tenu ses objectifs d’émissions de gaz à effet de serre en 2016, selon un bilan provisoire publié lundi par le Ministère de la Transition Écologique, des résultats qui « appèlent à une réaction », indique le Ministère.

Après avoir atteint « sans marge » son objectif de 2015, la Franc a émis 463 millions de tonnes de gaz à effet de serre (en équivalent CO2) en 2016, soit 3,6 % de plus que ce qui était prévu, le dérapage venant essentiellement des secteurs du transport et du bâtiment. Les émissions ont toutefois baissé de 15,3 % par rapport à leur niveau de 1990.

Cet écart s’explique essentiellement par des éléments conjoncturels, comme le faible prix des produits pétroliers « qui incite à la consommation », et l’indisponibilité de certaines centrales nucléaires « qui a provoqué un recours accru aux centrales » à charbon et à gaz, selon le document mis en ligne par le Ministère. « Certains indicateurs sectoriels s’écartent dès 2015 de la trajectoire », notamment dans le bâtiment et les transports, relève-t-il. Il s’agit du « premier écart à la trajectoire » définie dans la stratégie nationale bas carbone, qui fixe chaque année un « budget carbone » à respecter afin d’atteindre une baisse de 27 % des émissions de gaz à effet de serre en 2028 par rapport à 2013 et – 75 % d’ici 2050. Ces résultats impliquent que la France « ne peut pas avoir un regard prétentieux » vis-à-vis du reste du monde, a estimé le Ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. ‘Nous avons nous-mêmes nos propres contradictions », a-t-il dit lundi lors de ses voeux à la presse. « Un renforcement des actions apparaît donc nécessaire pour rester en phase avec nos objectifs’, indique le Ministère. Les émissions de gaz à effet de serre françaises proviennent essentiellement des transport (29 %), de l’agriculture (20 %) et du bâtiment (19 %), et tous ont engendré plus d’émissions que ce qu’ils auraient dû. 11 % dans le bâtiment

La palme revient au secteur du bâtiment, dont les émissions sont globalement stables depuis 1990 mais ont dérapé de 11 % par rapport à l’objectif, les ménages ayant eu plus recours aux énergies carbonées pour le chauffage. Dans les transports, les émissions sont 6 % supérieures à ce qui était attendu et en hausse de 12,4 % depuis 1990, et elles sont 3 % trop élevées dans l’agriculture. À l’inverse, celles issues de l’industrie sont globalement conformes aux attentes grâce au développement de « nouvelles technologies de production », tandis que celles venues de l’énergie et des déchets sont inférieures au plafond prévu.

Le Ministère de la Transition écologique met en avant les mesures de son Plan Climat pour améliorer la performance française. Le gouvernement a décidé d’accélérer la montée en puissance du prix du carbone, de soutenir le remplacement des véhicules à forte émission de gaz à effet de serre par des véhicules moins pollueurs ou encore de renforcer la rénovation énergétique des bâtiments. La stratégie nationale bas carbone doit être révisée cette année, notamment pour y inclure l’objectif ambitieux de neutralité carbone à l’horizon 2050.

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Ce délire verbal qui n’est pas vraiment du fait de l’AFP (je ne lirai jamais le rapport du Ministère) illustre à merveille la totale incompétence et les contradictions du sieur Hulot qui semble ne pas comprendre comment une nation et a fortiori un individu fonctionnent. Il faut un abri pour vivre (une maison), avoir des moyens à sa disposition pour se déplacer (transports en commun ou automobile) et enfin se nourrir. Ce sont les trois facette fondamentales de la vie de tous les jours. La grande nouvelle pour Hulot est que l’industrie est le bon élève de la classe : ben voyons ! La France se désindustrialise sévèrement et c’est la raison pour laquelle ce secteur n’a pas augmenté ses émissions de carbone (hors cimenteries). Si l’Etat décide de taxer le ciment qui est un gros émetteur de CO2 – parce que ça va arriver – alors l’ensemble du secteur du bâtiment plongera. Quid de la fermeture prématurée du centre de production électro-nucléaire de Fessenheim ? Ça fait aussi partie du programme de réduction des émissions de carbone ? Le camembert ci-dessus classe pourtant la France parmi les meilleurs élèves dans le domaine du carbone : c’est à n’y rien comprendre. La seule conclusion à tirer de cette dépêche de l’AFP est tout simplement que Hulot est totalement incompétent et déconnecté des réalités économiques qui concernent les Français dans leur vie quotidienne. Le total désastre de la transition énergétique allemande (Energiewende) devrait servir d’exemple à ce pitre, mais non, il veut tout simplement précipiter la France dans le gouffre. De toutes les façons après lui (2050 c’est loin) le déluge … (J’ai ajouté des M majuscules à ministère et ministre et je me demande bien pourquoi)

Source : AFP, illustration : Union of Concerned Scientists

Glyphosate : l’Europe et la France en particulier s’enfoncent encore une fois dans l’obscurantisme

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Après la décision de Bruxelles de prolonger pour les 5 années à venir l’utilisation du RoundUp (glyphosate) la France et un ou deux autres pays européens, j’ai oublié lesquels, ne se sont engagés que pour une prolongation de trois ans, renouvelables ? Nul ne le sait, et en premier lieu les agriculteurs qui sont les premiers concernés. Coïncidant avec cette décision de Bruxelles l’EPA américaine (Environmental Protection Agency) a publié un volumineux rapport concernant le glyphosate daté du 12 décembre 2017, rapport de 216 pages dont j’ai lu les passages essentiels et qui avait été commandé par l’Administration Obama après les déclarations plutôt hâtives et tonitruantes de l’IARC (centre international de recherche sur le cancer basé à Lyon en France), agence onusienne en charge de débusquer tout ce qui peut nuire à la bonne santé des bipèdes peuplant la Terre en étant éventuellement potentiellement cancérigène.

Ce rapport étoffé et parfaitement bien documenté a rassemblé un ensemble impressionnant d’études réalisées tant par des laboratoires académiques privés sur leur propres initiatives que par des équipes de biologistes rémunérées par la firme Monsanto au cours des années qui ont suivi la découverte de cet herbicide. Il fallait en effet produire des preuves que cette molécule chimique très simple ne présentait pas d’effets indésirables afin d’obtenir l’autorisation de mise sur le marché. Cette politique des entreprises privées, quelles qu’elles soient, n’est pas un fait isolé : tous les laboratoires pharmaceutiques ou ceux impliqués dans la protection des plantes et des animaux procèdent de la même manière. Ils font entièrement confiance en la probité des chercheurs académiciens. Aux USA tous les pesticides font l’objet d’un renouvellement de leur autorisation de mise sur le marché tous les 15 ans, que ce soient des insecticides, des fongicides, des nématicides, des herbicides ou encore de la simple « mort aux rats », c’est la loi et ces homologations tiennent compte de toutes les nouvelles informations scientifiques parues au cours de ce laps de temps de 15 ans.

À la suite des études réalisées par l’IARC, l’administration Obama a demandé à l’EPA une nouvelle évaluation du glyphosate, ce qui a été fait. Il apparaît – j’ai lu toutes les conclusions, rubriques après rubriques – que le glyphosate n’est pas carcinogène pour les humains, qu’il n’est pas non plus carcinogène potentiel, et qu’il n’existe aucune étude scientifique à ce jour réalisée en respectant les bonnes pratiques de laboratoire qui puisse permettre d’émettre un quelconque doute à ce sujet. En d’autres termes, à la suite des milliers d’études réalisées depuis 1974, il n’y a aucune évidence sérieuse permettant d’affirmer que le glyphosate puisse avoir un quelconque effet néfaste sur la santé humaine ou animale.

Bien que je ne lise pas systématiquement la presse main-stream subventionnée qu’elle soit française ou européenne, si possible en français ou en anglais et à la rigueur en espagnol, je n’ai nulle part noté un quelconque entrefilet ni aucune dépêche d’agence de presse relatant la parution de ce volumineux rapport de l’EPA au sujet du glyphosate. C’est dire à quel point les activistes écologistes ont caviardé les médias afin d’instaurer une omerta absolue sur ce rapport que je tiens à la disposition de mes lecteurs sur leur demande ou qu’ils peuvent se procurer sous format pdf auprès de l’EPA, DP Barcode : D444689 , TXR#: 0057688 .

Cette information fait ressortir que les fonctionnaires de Bruxelles sont également caviardés de l’intérieur par les écologistes et ne parlons même pas du gouvernement français qui encore une fois s’est couvert de ridicule en n’autorisant le glyphosate que pour une durée de trois ans faisant planer une incertitude funeste sur la tête de nombreux agriculteurs.

La crise du beurre français, un mauvais roman

Au mois d’octobre dernier la France a connu une « crise du beurre » qui fut provoquée par une conjonction tout à fait inattendue d’évènements mondiaux. Il paraît invraisemblable qu’un pays comme la France qui dispose de régions entières où la production laitière est prédominante puisse se retrouver en quelques jours totalement à court de beurre et pourtant c’est ce qui est arrivé. Quand la Commission européenne a supprimé les quotas laitiers en 2015, la surabondance de lait a encouragé les éleveurs à diminuer d’eux-mêmes leur production, diminution qui a atteint rapidement 3 % dans l’Union européenne, zfin de maintenir un niveau satisfaisant du prix du lait. Or comme les sociétés de production de beurre, ni plus ni moins un sous-produit de la crème elle-même un sous produit du lait semi-écrémé dont les consommateurs son friands pour je ne sais quelle raison, travaillent à flux tendu alors le prix du beurre s’est mis à augmenter mais pas suffisamment pour que les éleveurs puissent maintenir leur niveau de revenu. D’autre part la pression de la grande distribution pour maintenir un niveau de prix acceptable – pour eux et leurs profits mais pas nécessairement pour le porte-monnaie du consommateur – a encouragé les producteurs de beurre (et non pas de lait qui resteront toujours les dindons de la farce) à rechercher d’autres débouchés plus lucratifs en terme de profit.

Et comme la Nouvelle-Zélande venait de souffrir durant l’été austral 2016-2017 d’une sécheresse exceptionnelle et que ce pays est le premier exportateur de beurre dans le monde les cours internationaux du beurre ont augmenté. Ce début de crise s’est aggravé avec une réduction sensible des exportations de beurre par les USA qui eux aussi, dans le même temps voulaient maintenir un certain équilibre de leur marché national du beurre. Du coup, subissant la pression des grands groupes de distribution d’une part et faisant face à une production de lait en diminution les fabricants de beurre français, entre les mains de quelques trois ou quatre grosses sociétés qui s’entendent entre elles sur les prix de gros, se sont tout simplement tournés vers l’export.

Et ce qui devait arriver arriva : plus de beurre sur les linéaires réfrigérés des supermarchés. En France quelques petites coopératives laitières se sont spécialisées dans le beurre haut de gamme mettant en avant la région d’origine, l’AOP, ou la teneur en matière grasse. Sur ce dernier point la teneur en matière grasse est inversement corrélée à la teneur en eau résiduelle du beurre, c’est donc un argument de marketing en trompe-l’oeil mais tous les consommateurs se laissent piéger gentiment. La question que devraient se poser les producteurs de lait français afin de sortir de leur marasme financier est l’opportunité de se réunir en petites coopératives et de produire un beurre de qualité tenant compte par exemple de la couleur, donc de la richesse en carotène, ou encore de produire un beurre à partir de lait fermenté ou enfin de produire du lait à partir d’un cheptel de race bien précise comme la Jersey ou la Grisonne situé dans une zone géographique restreinte. Mais je dois rêver debout …

En effet, la complexité administrative existant tant au niveau européen qu’au niveau national (France mais aussi le fait d’autres pays européens) rend toute initiative innovante vouée à l’échec. De plus les grandes firmes de production de beurre et de dérivés laitiers n’accepteront jamais que des éleveurs marchent sur leurs plate-bande avec leurs godillots bouseux ! On en est là et ce sont encore une fois les petits producteurs de lait qui trinquent … Les Américains, beaucoup plus libéraux dans le domaine agricole, ont fait preuve de créativité comme le montre l’illustration en tête de billet où seule figure pour la France le beurre de baratte d’Echiré qui se vend très bien à l’étranger via Amazon et Zabar, merci pour eux ! L’avenir des producteurs de lait ressemble à celle de ces petits brasseurs de bière qui apparaissent partout et qui commencent (microscopiquement encore) à concurrencer les monstres mondiaux de la bière industrielle.

Source et illustration : Bloomberg

AFP : information ou désinformation ?

L’AFP, la plus importante agence de presse en langue française dans le monde, profite de sa position dominante pour faire de la propagande anti-nucléaire conformément aux souhaits du gouvernement français qui est résolument engagé dans la transition énergétique écologique et solidaire. Cette transition, dans l’esprit dérangé des politiciens qui sont au pouvoir en France, consistera a remplacer un tiers des réacteurs nucléaires par des moulins à vent (il en faudra au moins 40000, un minimum !) et des panneaux solaires (des milliers d’hectares …) et dans le même temps à promouvoir les voitures électriques. L’absurdité de cette politique a échappé à l’AFP et toutes les occasions que peut présenter l’actualité pour dénigrer l’énergie nucléaire sont, pour cette agence d’information étatique, bonnes à saisir.

La dernière information mise sur le « marché » médiatique date du 21 novembre 2017 quand cette agence de propagande a communiqué un scoop qui a très probablement réjoui le frétillant et laryngophonique Ministre d’Etat (faut-il le rappeler encore) de la transition solidairement irresponsable mais verdoyante relative à 22 crayons de combustible fournis à ses clients par la société Areva qui ont semble-t-il échappé aux contrôles de qualité et se sont retrouvés disséminés dans les assemblages utilisés dans diverses centrales électro-nucléaires dont celles de Leibstadt en Suisse (BWR) et celles de Golfech, Flamanville et Cattenom en France (PWR). Les opérateurs, respectivement Kernkraftwerk et EDF, ont été informés de la présence de crayons défectueux par Areva.

Selon les types de réacteurs chaque chargement en combustible comporte entre 30000 et 60000 crayons groupés en assemblages de chacun 200 à 300 « crayons » en zyrcaloy remplis de pastilles d’oxyde d’uranium conditionnées sous forme de céramique. L’Inspection fédérale de la sureté nucléaire en Suisse et l’IRSN en France ont été, comme les opérateurs, informés de la présence de ces crayons défectueux sans qu’il puisse être possible, selon cette dépêche d’agence, de connaître les caractéristiques précises de ces défauts. Pour information chaque assemblage de combustible est soumis à un test dit « sipping test » (littéralement « aspirer ») consistant à immerger cet assemblage dans un puits de 5 mètres de profondeur rempli d’eau, muni d’un éclairage, de microphones et de caméras et d’établir une dépression afin de vérifier l’étanchéité de l’ensemble des crayons. Si un crayon s’avère défectueux l’assemblage est renvoyé au fournisseur, en l’occurence dans le cas présent Areva mais normalement c’est Areva qui effectue ce test sur les assemblages neufs. Le même type de test est effectué après déchargement du combustible usé et désactivation dans la piscine de stockage avant d’être renvoyé à Areva pour retraitement subséquent. Un crayon fissuré peut en effet dégager du xénon radioactif. Si un quelconque « sipping test » avait révélé la présence d’un crayon défectueux l’opérateur aurait retiré cet assemblage. Le défaut révélé par Areva n’est donc pas un défaut d’étanchéité et par conséquent il ne présente aucun danger de fuite de xénon radioactif par exemple pendant et après l’exploitation.

C’est la raison pour laquelle EDF a gardé son sang-froid en précisant que ces crayons ne présentaient aucun danger pour la sureté des personnels des centrales électriques ni pour l’environnement. Il n’en a pas moins fallu que l’AFP signale ce type d’information pour maintenir la psychose anti-nucléaire tant en France qu’en Suisse car elle est conforme à l’agenda des écologistes qui sévissent dans ces deux pays. L’attitude de l’AFP que j’ai coutume appeler l’ « Agence Française de Propagande » comme bien d’autres chroniqueurs et blogueurs est tout simplement déplorable. C’était un non-évènement communiqué uniquement pour plaire à Greenpeace …

Source : dépêche du 21 novembre 2017 mise en ligne à 09h35

Le vin français vu de la Suisse Romande : tout un programme !

Article paru dans le quotidien en ligne Le Temps daté du 5 décembre 2017

Des pratiques étatiques hors d’âge altèrent le vin français

La rigidité des systèmes d’autorisation des plantations et de certification péjore la productivité du vin français et explique la baisse d’un quart de sa part au marché mondial de l’exportation. L’Institut de recherches économiques et fiscales propose des pistes de réforme.

Note : « péjore », le verbe péjorer n’est plus utilisé en France il faut dire « pénalise », « altérer » est aussi un verbe dont le sens en français de la Suisse romande est plutôt nuire, il faut donc lire « nuisent »)

Le marché du vin est de plus en plus international: 42% des vins ont traversé les frontières en 2016, contre 30% il y a 15 ans. La valeur des échanges a plus que doublé en 15 ans.

Sous l’effet des grands crus, la France reste leader en termes de valeur. Mais en volume, la part des exportations françaises est tombée de 29% à 20% du total des exportations mondiales en 15 ans, selon une analyse de l’Institut de recherches économiques et fiscales (IREF, Caluire et Cuire, Rhône, France). À l’inverse, les exportations viticoles espagnoles sont passées de 15% à 24%. Le Chili a doublé sa part de marché et la Nouvelle-Zélande l’a triplée.

L’Italie et l’Espagne deux fois moins chères

En dehors des grands crus et de quelques exceptions comme le Prosecco (voir note en fin de billet), les vins européens perdent du terrain, parce que les producteurs peinent à s’adapter et à devenir flexibles, selon l’IREF. Mais le recul est entièrement dû à la France. Les vins espagnols et italiens sont moitié moins chers dans les segments d’entrée de gamme.

L’empreinte de l’Etat français sur la viticulture ressemble à une tache de vin rouge sur un tapis au teint clair. Elle est très difficile à effacer malgré d’infinis travaux. Le fardeau réglementaire débute en 1931 avec l’établissement des systèmes d’autorisation de plantation, puis en 1935 la certification des vins d’origine à travers les AOC. En 1953, nouveau tour de vis avec un Code du vin qui introduit des subventions à l’arrachage, la distillation des «surplus» et des amendes pour des rendements trop élevés.

Un cocktail destructeur en termes de productivité. Pire, lors de la création de la Politique agricole commune, c’est la réglementation française qui donnera le ton. Les Italiens se voulaient plus libéraux. Depuis 1962, plus de 2000 règlements, directives ou décisions sur la filière sont décrétés dans l’UE.

«Un véritable monopole intellectuel»

Le processus de certification part de bonnes intentions. Il est censé accroître la transparence pour les consommateurs. Mais il protège davantage les producteurs existants que les consommateurs. A son apparition, en 1908, la loi définit les frontières des régions (Bourgogne, Cognac, etc.). Ces dénominations deviendront les appellations d’origine (AOC) en 1935. La qualité devient ainsi fonction du lieu d’origine. Pour obtenir un AOC – il en existe 368 en France –, les producteurs doivent passer par un Organisme de défense et de gestion (ODG) et obtiennent le privilège d’être les seuls à étiqueter leur vin du nom de l’appellation.

Mais le cahier des charges constitue «un véritable monopole intellectuel qui peut se retourner contre tous ceux qui n’acceptent pas les règles», selon l’étude. En cas de refus, le producteur ne peut que produire du «vin de France», soit en qualité d’entrée de gamme. Les règlements définissent par exemple des rendements maximaux, des interdictions de cultiver certains cépages ou d’utiliser certaines pratiques de vinification. C’est un moyen de lutte contre l’innovation. Les décisions des ODG étant prises à la majorité, les initiatives minoritaires sont pénalisées.

«La cartellisation des AOC permet un contrôle des prix», critique l’IREF. Ce système explique aussi la faible productivité des vins européens. Le rendement moyen est de 55 hectolitres par hectare (hl/ha) en France contre plus de 90 hl/ha en Nouvelle-Zélande, en Chine et au Chili et plus de 110 hl/ha aux Etats-Unis.

Besoin de libéralisation

La réglementation sur l’irrigation est également problématique. En France, elle est interdite sur tout le territoire entre la floraison et la véraison. L’Italie et l’Espagne sont nettement plus souples. Logiquement, 4% du vignoble français est irrigué, contre 21% en Espagne, 26% en Italie. Aux Etats-Unis, au Chili ou en Nouvelle-Zélande, la puissance publique se contente de favoriser les exportations en multipliant les traités commerciaux et en subventionnant la promotion.

Le système européen «profite aux acteurs qui connaissent le mieux les démarches administratives ou qui ont des compétences juridiques réservées aux grandes entreprises», observe l’IREF. Le groupe Les Grands Chais de France, leader de l’exportation, a reçu 1,3 million d’euros de subvention de la PAC. Au total, le contribuable français verse une enveloppe de 1,4 milliard entre 2014 et 2018.

L’IREF propose de supprimer toutes les formes de contrôle des prix par le contrôle de l’offre, la libéralisation des autorisations de plantation et la suppression des subventions. Les monopoles intellectuels associés aux AOC peuvent être abolis au profit d’une certification privée. Les certifications doivent être mises en concurrence.

Note. Le Prosecco est un vin blanc sec pétillant orginaire de la région de Trieste en Italie. Il est considéré comme un excellent substitut des champagnes français mais à un prix abordable pour toutes les bourses. Les créments du Jura et de Bourgogne ainsi que les « mousseux » de Catalogne sont ses proches cousins.