Quelle bonne nouvelle pour Montebourg !

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Le Ministre du redressement aurait-il des idées de génie ? Peut-être bien et on peut le lui souhaiter. Tout de même il y a des évidences qui ne peuvent être occultées très longtemps, en particulier le déficit commercial chronique de la France qui finira bien par poser de réels problèmes. Or ce déficit est majoritairement du aux importations d’hydrocarbures, pétrole et gaz, et comme les écologistes le savent bien c’est mauvais pour le climat, laissons-les à leurs propres convictions, mais surtout c’est mauvais pour la santé économique de la France et ce dernier point n’a pas vraiment l’air de les préoccuper. Puisque la balance commerciale de la France est déficitaire, il n’y a pas besoin d’avoir fait de longues études d’économie pour comprendre que le pays s’appauvrit et cet appauvrissement se surajoute au paiement des intérêts de la dette qui ne fait que croître, mais c’est un autre sujet qui n’a rien à voir avec ce billet.

Revenons donc à Montebourg qui a déclaré à plusieurs reprises qu’après tout il serait opportun de se faire une idée du potentiel du sous-sol français en matière de gaz non conventionnel. Le cas échéant ce serait tout de même une bonne idée pour envisager une amélioration de la balance commerciale du pays. Chiche ! Mais les écolos veillent et ne se laisseront pas laminer, eux qui prétendent sans aucun argument à l’appui que la fracturation hydraulique des schistes est mauvaise pour l’environnement, que cette technique peut défigurer les paysages (comme les moulins à vent), que cette technique peut provoquer des tremblements de terre dévastateurs du genre du gros tremblement de terre qui eut lieu il y a exactement trois ans au Japon et qui mit à mal, tout le monde le sait, des réacteurs nucléaires, ou encore que les puits de forage sont fuyards et que le méthane est un horrible gaz à effet de serre …

Inutile de revenir encore une fois sur l’aspect obsessionnel de la théorie de l’effet de serre mais malheureusement pour les écolos et heureusement pour Montebourg une étude récente vient de prouver qu’au moins aux USA, le pays du monde en pointe dans le domaine de la fracturation hydraulique, les prétendues fuites de méthane, cet horrible gaz à effet de serre avéré ( ? ), n’avaient strictement rien à voir avec la dangerosité des pétulances des bêtes à corne, entendez les ruminants.

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C’est maintenant prouvé, les bœufs et autres ruminants polluent beaucoup plus que la fracturation hydraulique pour exploiter le gaz non conventionnel des roches mères. C’est dit ! Et des études convergentes le prouvent, que ce soit celles de l’EPA (Agence de Protection de l’Environnement) de la NOAA (Administration Nationale des Océans et de l’Atmosphère) ou encore de l’EDF (Fond pour la Défense de l’Environnement) ce sont bien les pets des bestiaux qui génèrent le plus de méthane dans l’atmosphère. Ces braves bêtes (voir la photo) débitées en entrecôtes ou dont les exsudations mamellaires sont transformées en fromages, yaourts et autres beurres salés ou non, constituent un véritable danger pour le climat, en tous les cas selon cette étude, beaucoup plus que les forages et leurs petites fuites inévitables.

L’étude indique également qu’un nombre impressionnant de secteurs industriels polluent également allègrement l’atmosphère en méthane. Le graphique ci-dessus le montre clairement : les flatulences bovines arrivent en tête suivies des décharges d’ordures, des mines de charbon (grisou) et ensuite du fumier qui par fermentation produit encore du méthane comme si c’était une suite naturelle de la digestion des bovins. Si on ajoute les pets et le fumier, ça frise la catastrophe écologique. A cause de toutes ces bêtes à corne on va griller comme des toasts dans pas très longtemps (dixit Christine Lagarde) et entre une belle entrecôte grillée ou être proprement grillé par le réchauffement climatique il va falloir choisir. Or l’extraction par fracturation du gaz de schiste n’est pas si polluante que le prétendent les écologistes. De plus la tendance à l’amélioration est significative compte tenu des régulations draconiennes imposées aux exploitants (au moins aux USA) et c’est une bonne nouvelle pour Montebourg qui œuvre pas à pas pour faire admettre au moins dans un premier temps une étude du potentiel du sous-sol français.

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On verra ensuite car le pragmatisme est de rigueur dans la situation actuelle du délabrement économique de la France.

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Aucune alternative salvatrice ne peut être écartée et Montebourg doit continuer à oeuvrer dans ce sens en méprisant purement et simplement les incantations catastrophistes des écolos qui ont déclaré que toute exploitation non conventionnelle de gaz serait un casus belli.

A propos des gaz à effet « dit de serre » il faut aussi ajouter dans la liste morbide dressée par les organisations terroristes écologistes les gaz destructeurs de l’ozone, amalgame oblige. Mais au fait où en est ce trou d’ozone, ce n’est plus un sujet d’actualité. Enfin, quand on garde présent à l’esprit le fait que près du tiers du gaz consommé en France provient de Russie via l’Ukraine, la situation politique qui pourrait empirer à tout moment en dégénérant en guerre civile, la dette ukrainienne de près de deux milliards de dollars envers Gasprom (que l’Union Européenne va s’empresser de payer pour ne pas être menacée de rupture d’approvisionnement) et l’indexation du prix du gaz sur le cours du pétrole constituent un ensemble de raisons pour se pencher sérieusement sur le potentiel en gaz non conventionnel de la France. C’est pourquoi cette étude constitue indirectement un argument en faveur d’une prise de décision ferme et rapide de la part du gouvernement et de son ministre dédié au redressement car l’exploitation du gaz des roches mères par fracturation est un réel espoir de redressement de la France.

Source : thebreakthrough.org

L’Académie des Sciences politiquement incorrecte !

Un rapport émanant des sages de l’Académie des Sciences préconise la mise en œuvre d’une évaluation des potentialités de méthane récupérable du sous-sol français par fracturation hydraulique. A la lecture de ce bref rapport on n’apprend rien de très nouveau sinon que le code minier français devrait être modifié (très légèrement) pour que les propriétaires du sol puissent percevoir une indemnité compensatoire en cas d’exploitation. L’Etat reste toujours propriétaire du sous-sol et de ses richesses. Pour le reste, encore un rapport de plus qui ira dans la broyeuse du ministère dirigé par l’ancien faucheur d’OGM …

Mais ce rapport a au moins le mérite de démonter des idées reçues et de préciser certains faits économiques qui plaident en faveur d’une évaluation sinon d’une exploitation à terme de cette richesse. On découvre que près de la moitié du territoire métropolitain est potentiellement riche en méthane et son exploitation pourrait satisfaire entre 75 et 300 ans de consommation au rythme actuel soit une réserve théorique compte tenu des données géologiques disponibles de 5100 milliards de mètre-cube (180 trillions de pied-cube), à peu de chose près les mêmes réserves que la Pologne. On y apprend aussi que l’une des critiques des écologistes est une pollution éventuelle des aquifères existants. On y apprend aussi que parmi les deux million et demi de puits (pétrole ou gaz) de par le monde plus d’un million d’entre eux utilisent la fracturation hydraulique et ce depuis 1949 et le nombre d’incidents ou de pollutions à déplorer est infime mais naturellement non nul comme pour tout process industriel.

Pour ce qui est de l’impact général sur l’environnement les sages du Quai Conti se sont largement inspiré d’un rapport de la Royal Society paru en 2012 qui a abouti à l’exploitation de méthane au Pays de Galle dès cette année 2013 ( http://royalsociety.org/uploadedFiles/Royal_Society_Content/policy/projects/shale-gas/2012-06-28-Shale-gas.pdf ). En somme un cahier des charges approprié et respecté permettrait d’éviter tout incident majeur en cours d’exploitation.

Les sages insistent sur la renaissance de l’industrie nord-américaine favorisée par une énergie bon marché et accessible et on découvre, si comme moi on n’était pas suffisamment informé, que la France importe la quasi totalité des hydrocarbures dont elle a besoin à part quelques milliers de barils de pétrole extraits dans le bassin Parisien, l’exploitation de Lacq qui avait débuté en 1951 ayant été définitivement arrêtée le 14 octobre 2013. Les sages rappellent à ce propos les nombreuses difficultés rencontrées à Lacq en raison de la forte teneur en hydrogène sulfuré qui fit d’ailleurs que la SNPA, l’ancêtre de Total, devint un gros producteur de soufre !

D’autres faits mentionnés par les sages : La facture énergétique de la France s’élève à 60 milliards d’euros par an, l’énergie nucléaire permet au pays d’économiser 20 milliards d’euros par an en devises. Les énergies renouvelables sont encore loin d’atteindre leur but ultime qui est de ralentir la production de gaz carbonique puisque ces énergies sont diluées et intermittentes ce qui oblige les fournisseurs d’électricité à produire de l’électricité à partir de gaz naturel pour pallier à ces inconvénients. Le développement des énergies renouvelables s’accompagne donc paradoxalement d’une augmentation de la consommation d’hydrocarbures. La remarque des sages, qui ne fait que reprendre un certain nombre d’autres études, constitue donc un véritable pavé dans la mare verte et tranquille des écologistes campés sur leurs certitudes idéologiques totalement déconnectées des réalités économiques … et environnementales ! Les sages insistent aussi sur le fait que le programme gouvernemental de réduction de la part du nucléaire dans le paysage énergétique français ne pourrait se faire qu’en exploitant le méthane du sous-sol français car ce serait proprement intenable économiquement, à moins de rouvrir des mines de charbon mais on n’en est pas encore là d’autant plus que les cours internationaux du charbon ont chuté depuis que les USA bradent le leur.

Une autre bête noire des écologistes est l’ « énorme consommation d’eau » nécessaire à la fracturation des roches mères susceptibles de contenir du méthane. Là encore c’est un florilège d’idées reçues qui est battu en brêche. Pour extraire 1 giga joule (ou 1 Million de Btu, british thermal unit) il faut entre 2 et 20 l d’eau pour une exploitation gazière conventionnelle, de 30 à 80 litres pour le gaz par fracturation et de 20 à 120 litres pour le charbon. Pour les biocarburants il faut environ 1000 litres par giga joule. Vive les biocarburants, c’est bon pour les ressources en eau ! Pour remettre ces grandeurs à leur place, il faut 15000 m3 d’eau par an pour une exploitation par fracturation. La ville de Paris consomme 200 millions de m3 par an et un terrain de golf trois étoiles 90000 m3 … Pour les risques sismiques induits, les Anglais ont réalisé des études détaillées et ne considèrent pas ce point précis comme un danger.

Comme tous les rapports celui-ci terminera sa carrière sous la poussière et l’économie française déjà bien chancelante finira aussi en poussière.