Climat. Le Forum de Davos maintient la pression : retour du « Hockey Stick »

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J’ai pris soin d’enregistrer le lien du document émanant du WEF (World Economic Forum) alias Forum de Davos toujours au sujet du changement climatique d’origine humaine pour ne pas faire nerveux certains de mes lecteurs. Il faut maintenir la pression sur les esprits en particulier sur ceux des politiciens et des financiers car il y a très gros à gagner. Et ce n’est pas un hasard si cette institution basée à Genève comme l’IPCC continue sa propagande presque obscène sur ce sujet en se référant d’ailleurs à des documents qui n’ont rien de scientifique (voir les liens). Les contribuables et consommateurs de kWh apprécieront en constatant que leur consommation d’énergie va leur coûter toujours plus et qu’ainsi ils contribuent en silence à l’enrichissement des riches, eux les pauvres qui n’ont pas droit à la parole. Voici donc la traduction mot pour mot de ce nouveau pamphlet paru le 20 décembre 2017 en liaison avec le site Business Insider qui s’appuie sur une publication récente dans le périodique scientifique Nature que je n’ai pas pris la peine d’aller lire, me limitant à lire quelques-uns des 485 articles scientifiques publiés en 2017 qui nient toute cause humaine dans ce réchauffement que pourtant le Forum de Davos continue à mettre en avant ainsi que la presse main-stream.

« La Terre se réchauffera bien au delà de la limite cruciale fixée par l’Accord de Paris à ne pas dépasser »

« Il y a 2 ans le monde s’est réuni à Paris pour signer un accord remarquable dans le but de mettre un terme à l’augmentation dangereuse de la température. Pourtant une récente étude du groupe de recherche indépendant Climate Tracker nous sommes très loin de la voie permettant de satisfaire le but de l’accord de Paris. Cet accord pousse les nations à diminuer leurs émissions de carbone et de méthane afin d’éviter que la température globale de la Terre augmente de plus de 2°C par rapport aux valeurs préindustrielles. Chaque pays a donc soumis son programme de réduction de ses émissions qui font que l’atmosphère emprisonne plus de chaleur. Mais si tous les signataires remplissent leurs objectifs – et c’est un gros « si » – les températures augmenteront tout de même de 3,2°C par rapport à ces températures préindustrielles à la fin du XXIe siècle selon le dernier rapport de Climate Tracker (voir les liens en fin de billet).

Le Président Trump s’est engagé à retirer les USA de l’Accord de Paris invoquant qu’il nuirait à l’industrie américaine et si les Etats-Unis se retirent de cet accors ce sera le seul pays au monde à le faire.

Qu’est-ce qui pourrait arriver si la planète dépasse la limite de 2°C ?

Selon l’IPCC (lien) si l’augmentation de température dépasse 2 degrés les risques liés au climat comme les incendies, la montée du niveau des océans et les catastrophes agricoles augmenteront. Cette limite de 2°C fut établie en 1970 par un économiste et non pas un climatologue et cette étude (lien) a prouvé son utilité en ralliant la communauté internationale. D’autre part les scientifiques ont insisté sur le fait que des émissions continues pourraient conduire à la fonte totale des glaces du Groenland (lien) au cours des prochains siècles ce qui conduirait à une montée de 7 mètres du niveau des océans submergeant des villes comme New-York ou Miami. Dans certaines régions une augmentation des températures de 2°C pourrait diminuer le rendement des cultures de 25 % et tous ces effets s’accroissent à mesure que la température augmente. Il faut cependant noter que la modélisation du climat est un processus très complexe et qu’en conséquence tous ces effets sont probables mais pas absolument certains.

L’éventuel renoncement des USA aux accords de Paris augmenterait la température globale de 0,3 degrés, toujours selon l’étude de Climate Tracker aux alentours de l’année 2100. Ce rapport note aussi qu’en dépit d’une diminution des émissions de CO2 ces dernières années il est trop tôt pour considérer que les émissions globales ont atteint leur maximum. Cette étude table sur une augmentation des gaz à effet de serre de 9 à 13 % au cours de la décennie 2020-2030 en se basant sur les tendances actuelles. Pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris il faut que d’ici 2020 ce pic soit atteint et qu’ensuite les émissions chutent rapidement.

malgré tout il y a quelques signes positifs. Climate Tracker considère que les politiques énergétiques décidées en 2017 permettent de réduire dès aujourd’hui les prédictions d’augmentation de la température de 0,2 degrés par rapport aux prédictions de 2016. L’Inde et la Chine ont déjà pris des engagements dans ce sens. Néanmoins Climate Tracker constate qu’au cours de la décennie 2020-2030 les émissions de l’Inde et de la Chine augmenteront respectivement de 7 et 51 %. Et ce rapport note enfin que la modélisation climatique est un travail complexe qui comporte une très grande marge d’erreurs. Enfin une étude paru récemment dans la revue Nature (lien) précise que le monde sera plus chaud de 15 % en 2100 que les prévisions de l’IPCC ne le prétendent alors que les travaux de l’IPCC ont servi de base aux Accords de Paris. Ce qui signifie que l’ensemble de l’humanité devra réduire ses émissions encore plus rapidement pour éviter de dépasser le seuil arrêté par les Accords de Paris sur le climat. »

Illustration : figurant dans ce document du WEF dont je n’ai pas pu retrouver l’origine (peut-être issue de l’article de Nature, voir le doi) … Le retour du Hockey Stick !

Source et autres liens :

https://www.weforum.org/agenda/2017/12/earth-will-likely-warm-way-beyond-the-crucial-tipping-point-that-the-paris-agreement-was-meant-to-avoid-634d280d-d2fb-4714-8274-ea952badb08c?utm_content=buffer927ef&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer

http://climateactiontracker.org/assets/publications/briefing_papers/CAT_2017-11-15_Improvement-in-warming-outlook.pdf

http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar5/wg2/ar5_wgII_spm_en.pdf

http://pure.iiasa.ac.at/365/1/WP-75-063.pdf

http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar5/wg2/ar5_wgII_spm_en.pdf

http://www.businessinsider.com/climate-may-be-15-warmer-than-previously-thought-by-2100-2017-12

doi : 10.1038/nature24672

Quand le Forum de Davos alias World Economic Forum fait de la propagande … ça vaut de l’or !

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En collaboration avec l’Environmental Defense Fund (EDF, http://www.edf.org) le World Economic Forum (WEF), organisme basé à Genève, a passé en revue tous les effets de la consommation outrancière d’énergie de l’humanité produisant donc du CO2 sur l’état de la planète Terre et c’est presque une énumération à la Prévert. Pour le WEF il y a déjà 4 signaux alarmants et quasi irréversibles qui vont accélérer le climat vers la fournaise : la disparition de la banquise arctique, la fonte des glaces du Groenland, la désintégration de la glace de l’Antarctique ouest et la mort des coraux.

1. Pour ce qui est de la banquise arctique les propagandistes zélés du WEF auraient pu revoir leur copie : entre 2007 et 2017 la surface moyenne de la banquise a augmenté de 15 % et son volume de 2000 km-cube (doi : 10.1002/jqs.2929). Pas de commentaire.

2. La fonte des glaces du Groenland ? Ce n’est plus qu’un souvenir de mauvais goût puisque les glaciers recommencent à avancer depuis 5 ans et les températures sont anormalement basses comme par exemple à la station scientifique de Summit (voir un précédent billet sur ce blog).

3. La désintégration de la couche de glace dans l’Antarctique Ouest ? C’est un phénomène naturel dont la cause est essentiellement l’activité volcanique sous-glaciaire. Pour le reste du Continent Antarctique l’augmentation de la masse de glace est continue depuis plus de 100 ans et seulement ces dix dernières années le volume de glace a globalement augmenté de plus de 123 gigatonnes par an. Dans l’ensemble cette augmentation du volume de glace antarctique a conduit à une baisse du niveau des océans de 0,02 mm par décennie contrairement à ce que la propagande « réchauffiste » encouragée par le WEF affirme (source : 10.5194/cp-13-1491-2017).

4. La disparition des coraux ? C’est aussi une vue de l’esprit quand on relie ce phénomène à un changement du climat. En effet les coraux qui blanchissent subissent une attaque virale qui a été bien identifiée et caractérisée par des biologistes de l’Université de l’Oregon (voir sur ce blog : https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/09/13/rechauffement-climatique-non-un-virus/ ).

Les points de « basculement » répertoriés par le Forum de Davos pour le plus long terme ont requis de l’imagination car rien n’échappe au « réchauffement climatique d’origine humaine ».

1. Perturbation « irréversible » des courants océaniques. Selon l’étude citée par le WEF la perturbation qui est déjà en cours au niveau du gyre sub-polaire de la Mer du Labrador (voir le billet sur ce blog du 7 décembre 2017) conduirait à une augmentation significative du niveau de l’Océan Atlantique le long de la côte est des USA … Pourquoi pas jusqu’à submerger l’île de Manhattan pendant qu’on y est ? L’article que j’avais cité en référence au sujet de la modification de l’intensité du Gulf Stream ne fait nullement mention d’un tel évènement. Le WEF, qui naturellement ne cite pas ses sources autres que l’EDF ( Environmental Defense Fund), en profite pour glisser une bonne couche de mensonges pour bien effrayer les populations.

2. Dégagement de méthane depuis les hydrates dans la profondeur des océans. Le WEF constate que ce processus pourra prendre peut-être un millier d’années pour se concrétiser, pas de commentaire …

3. Anoxie des océans. Idem pour le phosphate rejeté dans la mer par les eaux de ruissellement et provenant des engrais agricoles, la prolifération d’algues risquant d’asphyxier les océans n’est pas non plus pour demain. Il est tout de même intéressant de noter que le WEF en profite pour culpabiliser le monde agricole qui utilise des engrais : c’est potentiellement mauvais pour les océans donc aussi pour le climat qui, se réchauffant, accélérera le lessivage des terres agricoles en raison de précipitations plus abondantes. À n’y rien comprendre puisque les algues dégagent de l’oxygène par photosynthèse et plus il y a de CO2 disponible plus la photosynthèse est active.

Viennent ensuite trois points encore incertains : la mort de la forêt amazonienne, la mort des forêts boréales et l’affaiblissement du piégeage du CO2 par les océans. Aborder ces rubriques relève de la science-fiction ou des films catastrophes d’Hollywood mais les mentionner suggère l’intention évidente du WEF de terroriser les peuples. Puis ce sont des délires contradictoires comme le reverdissement des zones sub-sahéliennes qui risquerait d’être contrecarré par les émissions d’aérosols d’origine industrielle et dans la rubrique « incertaine » la perturbation de la mousson asiatique en raison de ces mêmes aérosols et de l’effet de serre du CO2 qui pourrait provoquer de graves sécheresses en Inde et dans les pays voisins, encore un autre scénario apocalyptique irraisonné.

Je cite pêle-mêle et à la suite quelques points abordés dans ce pamphlet : la fonte annoncée des glaciers himalayens, un El Nino permanent, la fonte du permafrost sibérien, et comme si on voulait mettre une couronne sur le chapeau de la Terre l’apparition d’un trou d’ozone au dessus de l’Arctique. Il ne manquait plus que ça !

Ce type de propagande est pris pour argent comptant par les peuples mais aussi et surtout par les politiciens et les financiers du monde entier qui fréquentent les hôtels de luxe de Davos une fois l’an. Ils fourbissent leurs arguments pour écumer le pékin moyen après l’avoir bien culpabilisé en lui décrivant des scénario d’horreur climatique. Au moins le WEF ne dissimule plus ses intentions : il faudra payer et payer très cher pour sauver le climat de la surchauffe annoncée à grands renforts de propos alarmistes.

Le coût global de la « protection du climat » est estimé par la Banque Mondiale à 3500 milliards de dollars par an pendant 30 ans … Les sites d’informations scientifiques que je consulte chaque jour sont remplis d’annonces catastrophistes car il faut bien stimuler la recherche scientifique dans ce domaine puisqu’il y a urgence et qu’il y a de l’argent à profusion à dépenser dans des milliers de laboratoires pour étayer ce planétaire problème du réchauffement.

À qui va profiter cette pharaonique manne climatique ? Tout simplement aux grands financiers de ce monde, aux banques qui émettent maintenant des obligations vertes, c’est à la mode, ça peut rapporter gros (aux banques) et comme le résultat n’est pas garanti – et pour cause le climat pourrait aussi se refroidir – ce sont les imbéciles d’épargnants pris au piège de cette propagande, souvent à leur insu, qui se retrouveront grugés mais certainement pas les banques ni les grands groupes financiers ni enfin les entreprises corrompues qui réaliseront des profits éhontés soutirés en toute légalité de la poche des contribuables. Le WEF, comme la grande majorité des ONGs impliquées dans ce gigantesque piège, n’abonde dans sa propagande que pour appauvrir ceux qui sont déjà pauvres en leur enfonçant dans le crâne un sentiment de culpabilité pour non plus sauver leur âme comme du temps des indulgences papales mais pour sauver le climat … J’en frémis pour mes petits-enfants !

Source et illustration : World Economic Forum ( http://www.weforum.org/agenda/2017/11 ) paru le 8 novembre 2017 sur le site weforum.org