Abeilles, suite …

Comme je le mentionnais dans un précédent billet, trois néonicotinoïdes ont été en partie interdits pendant deux ans après un vote houleux et non « qualifié » de la Commission Européenne. Sans attendre l’UIPP, pour les non initiés L’union des industries de la protection des plantes c’est-à-dire les chimistes, a fait savoir que cette décision relevait d’une nouvelle utilisation excessive du principe de précaution (sic) et la FNSEA s’est jointe aux jérémiades de l’UIPP. C’est presque à pleurer de voir avec quelle absence de la plus élémentaire honnêteté ces deux organisations plus ou moins syndicales ont réagi justement en argumentant dans la direction par laquelle elles se sont mises en défaut pour n’avoir pas pris les précautions nécessaires quand ces produits ont été commercialisés. Or l’AMM est délivrée par des organismes supposés impartiaux et indépendants, et je dis bien supposés parce que tout un chacun connaissant cette industrie sait que ce n’est pas le cas : les scribouillards qui examinent les demandes d’AMM sont corrompus avant même d’avoir ouvert les dossiers d’autorisation constitués de rapports et d’études totalement bidon du genre Séralini. Le mépris total que ces organismes (UIPP et FNSEA pour la France) manifestent est scandaleux. Sous prétexte de promouvoir à grands renforts de publicité mensongère « l’agriculture raisonnée » en faisant de leur argumentation clé l’utilisation de moindres quantités de pesticides dans les parcelles cultivées, je le mentionnais dans mon précédent billet, ces organismes mentent tout simplement en méprisant toute éthique scientifique pourtant à la base de l’honnêteté sans ordonner d’études complémentaires, d’une part, mais surtout en méprisant ou feignant d’ignorer le retour d’expérience des apiculteurs ou d’autres organismes académiques comme le spipoll (http://www.spipoll.org) qui a mis à contribution des dizaines de milliers d’observateurs pour effectuer un suivi des insectes pollinisateurs. De qui se moque-t-on ? C’est la question qui doit être posée. Certes je suis dubitatif quant à la validité du principe de précaution qui peut constituer une sérieuse entrave au progrès scientifique et technique, je suis également opposé aux campagnes tonitruantes des écologistes à propos de tout et n’importe quoi (ils ne manqueront pas de s’approprier le vote mitigé de la Commission européenne à leur profit) mais je persiste dans mon argumentation en criant haut et fort que la très puissante industrie chimique n’a qu’un souci, faire des profits sans se soucier à aucun moment de la santé humaine et de la santé animale, je veux parler ici des abeilles …