Brève. Si c’était la NRC qui décidait pour l’ASN elle dirait que les réacteurs de Fessenheim sont bons pour le service jusqu’en 2059 !

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Les USA viennent de franchir une étape dans la lutte contre le réchauffement climatique dans le cas de la centrale électro-nucléaire de Turkey Point. Alors que la France s’apprête à initier le démantèlement de ses plus « vieilles » centrales nucléaires en commençant par la doyenne, la centrale de Fessenheim, les Etats-Unis appréhendent le changement climatique de manière diamétralement opposée, objective et pragmatique. Les deux unités nucléaires du complexe de production d’électricité de Turkey Point situé à une trentaine de kilomètres au sud de Miami comprenant deux unités thermiques classiques et une unité à gaz (illustration) ont été raccordées au réseau en 1972 et 1973. Il s’agit de réacteurs à eau pressurisée (PWR) de technologie Westinghouse strictement identique à celles de la centrale française de Fessenheim avec ses deux réacteurs, raccordés au réseau en 1978, dont une partie alimente l’Allemagne et la Suisse voisines, ce qui rapporte, c’est bon de le noter au passage, quelque 1,2 milliard d’euros à la France (voir à ce sujet l’article de Sébastien Richet sur le site Contrepoint, lien en fin de billet).

La NRC (Nuclear Regulation Commission) est l’équivalent de l’ASN française (autorité de sureté nucléaire) et elle a tout pouvoir, indépendamment du pouvoir politique, pour décider si oui ou non une installation nucléaire civile peut voir son exploitation prolongée. Cet organisme, contrairement aux politiciens, détient l’expertise dans ce domaine et c’est à lui et non au pouvoir politique, pour quelque raison que ce soit, de décider de la prolongation de l’exploitation d’une installation électro-nucléaire. La différence entre la France et les USA est claire : le pouvoir politique américain ne peut pas intervenir dans les décisions de la NRC alors que les écologistes se sont arrogé le droit de décider de la politique énergétique de la France. Pour les écologistes qui pourrissent la tête de l’Etat français la compagnie Electricité de France n’est qu’une entreprise parmi d’autres qui doit se plier à leurs volontés.

La NRC a décidé de prolonger la « durée de vie » des deux réacteurs de Turkey Point jusqu’à 80 ans. C’est-à-dire jusqu’en 2054, après on verra. Comme ceux de Fessenheim ces deux réacteurs sont en parfait état de marche et il n’y a aucune raison d’en arrêter l’exploitation. Les Etats américains comptent leurs sous, en France c’est le contribuable qui paie la facture : il faudra bien un jour éponger le déficit commercial de la France (cf. le TARGET2). Faut-il que Hollande ait succombé aux charmes des représentantes des partis écologistes pour prendre cette décision insensée de fermer la centrale de Fessenheim, que ce soit Corinne Lepage, l’indicible représentante des écolos suisses et allemands, ou encore la Miss Duflot, l’opportuniste numéro 1 du monde politique français qui s’est fait embaucher par Oxfam.

Il est tout à fait incompréhensible que Macron, fin connaisseur des chiffres et des bilans des entreprises, savoir-faire qu’il a acquis chez le banquier d’affaires le plus prestigieux du monde, ne comprenne pas que le pacte électoraliste de Hollande avec les partis écolos devrait tout simplement être dénoncé ainsi que cette transition énergétique écologique et solidaire qui ne veut rien dire pour préserver la santé énergétique de la France, son économie, son industrie et le bien-être de ses citoyens … s’il en est encore temps.

Si c’était la NRC qui décidait pour l’ASN elle dirait que les réacteurs de Fessenheim sont bons pour le service jusqu’en 2059 ( ! ) laissant largement le temps au gouvernement d’aiguiser ses couteaux pour « sauver le climat » puisque le nucléaire est la seule source d’électricité « zéro carbone ». Bien entendu les langues de vipère, et il y en a des charrettées dans le gouvernement français, toutes aussi incompétentes les unes que les autres, diront que c’est sous la pression de Donald Trump, propriétaire de toutes sortes de domaines luxueux en Floride, que l’exploitation de ces deux réacteurs a été prolongée. Pas de chance ! la NRC est, de par son statut, totalement impérméable aux injonctions des politiciens.

La France pourrit par la tête avecc les écolos, ce pays est définitivement foutu pour reprendre les mots d’H16.

Illustration : Florida Power & Light, exploitant de Turkey Point.

https://www.contrepoints.org/2019/10/16/355837-la-fermeture-de-fessenheim-nest-ni-economique-ni-ecologique-mais-politique

Brève. De la neige à Okinawa : du jamais vu depuis 150 ans !

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L’épisode neigeux qui a frappé le Japon et en particulier la ville de Tokyo (25 centimètres) la semaine dernière a aussi atteint l’île d’Okinawa, à la latitude de 26 degrés, soit celle de Fort Lauderdale en Floride, Etat qui a été légèrement blanchi au nord par l’épisode de blizzard de la fin de la même semaine dernière aux USA. Et on nous a dit que ça se réchauffe !

Source : Kyodo

Les animaux de compagnie importés, mais aussi les plantes : une calamité !

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Je garde en mémoire un effrayant spectacle, celui d’un varan de près d’un mètre et demi de long sortant d’une sorte de conduite d’égout dans un parc de Bangkok dont j’ai oublié le nom, peut-être pas très loin de Chinatown. Il y a tellement de canaux, de petits lacs et de rivières dans cette ville qu’on ne peut pas tous les mémoriser. Cette anecdote pour introduire ce qui arrive en ce moment en Floride. Des amateurs d’animaux exotiques ont acquis quelque part lors de leurs voyages des petits animaux de compagnie, par exemple des serpents ou des lézards, ça ne fait pas de bruit, ça dort presque tout le temps et ça ne mange pas beaucoup. Encore qu’avec un strict minimum de nourriture, un petit lézard peut atteindre une taille respectable et quand il lui prend l’envie de sortir dans la nature pour se ravitailler le résultat peut devenir surprenant.

Et en Floride, Etat au climat tropical humide, toutes les conditions sont réunies pour que petit lézard ou petit python deviennent grands, très grands ! C’est le cas du varan du Nil (Varanus niloticus) qui se trouve sur les marchés africains en vente comme spécimen adulte quand il pèse à peine un kilo. Ce lézard a la particularité d’avoir un poids variant entre 800 grammes et 20 kilos voire plus. La marge est donc impressionnante et dépend des conditions climatiques et de l’abondance en nourriture. Depuis plus de 25 ans on a pu observer ces varans en liberté en Floride après avoir été abandonnés par leurs propriétaires dans la nature car devenus trop encombrants dans une maison. Il faut reconnaître qu’un petit varan devenu grand possède des dents pointues et ses morsures sont redoutables. Le varan du Nil est un proche cousin du dragon de Komodo qui peut sans peine couper une chèvre en deux pour satisfaire son insatiable appétit.

Là où ça devient inquiétant c’est l’agressivité de cet animal qui n’hésite pas à chasser des chats et des petits chiens dans la banlieue de Palm Beach. On les retrouve dans les nombreux canaux alentour et des escouades de chasseurs, trop heureux de l’aubaine, en ont déjà exterminé une bonne vingtaine aux alentours du canal C-51 (45 kilomètres de long) dans le centre du comté de Palm Beach, mandatés par la commission locale de conservation de la faune sauvage. Car tout est bon à manger pour ces gros lézards, depuis les rats musqués, les oiseaux, les petits serpents, les poissons et même quelques chats même si ce dernier cas n’a pas été confirmé formellement. L’ « invasion » de varans du Nil a fait la une du Sun Sentinel ( http://www.sun-sentinel.com/local/palm-beach/fl-nile-monitors-20150410-story.html ).

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Le biotope naturel de la Floride est également mis en danger par les pythons (devenus grands) et d’autres poissons invasifs délaissés par leur propriétaires en pleine nature. Le cas de la Floride n’est pas une exception, les lapins introduits en Australie, les chèvres dans de nombreuses îles, les rats, les serpents à Okinawa, autant d’espèces étrangères qui firent et font encore des ravages sans qu’on n’ait jamais réussi à les éliminer totalement. Dans l’île de Chichi Jima des chats devenus sauvages sont systématiquement piégés afin de préserver l’habitat fragile de certaines espèces d’oiseaux qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Des chèvres sont pourchassées car elle détruisent un biotope fragile …

Mais il y a pire, cette fois pour la survie des forêts tropicales. Il s’agit d’une liane à croissance très rapide répandue durant la deuxième guerre mondiale par l’armée américaine dans de nombreuses îles du Pacifique de manière délibérée. Il s’agit du Kudzu, de la famille du petit pois (Pueraria montana) dont la croissance est tellement rapide qu’il suffit de quelques jours pour qu’un tapis verdoyant recouvre une armature de bambou pour dissimuler des avions sur un aéroport militaire. Cette plante est devenue un vrai problème aux Fiji, au Vanuatu et aux Salomon, détruisant les forêts et toute forme de vie derrière elle. Il n’existe pas de prédateurs ni de parasites pour cette plante, l’une des pires introductions délibérées d’espèces étrangères par l’homme.

Kudzu_on_trees_in_Atlanta,_Georgia