Oeufs « contaminés » et principe de précaution, ça peut aller très loin !

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La loi européenne totalement stupide qui interdit l’usage du fipronil dans les fermes d’élevage, quelles qu’elles soient, fait toujours des vagues injustifiées sous le vain prétexte que les oeufs ont été « contaminés ». J’insiste sur le mot contaminé qui fait peur alors qu’il n’y a vraiment pas lieu de s’alarmer pour quelques microgrammes de cette substance dans un oeuf.

Tout est parti du fait que la Commission Européenne a fait adopter par le Parlement de Strasbourg un texte totalement biaisé (voir le lien vers le site eur-lex) relatif aux taux de résidus de pesticides permis dans l’alimentation en 2005 et utilisés dans les élevages. Selon les diverses lois pondues par la Commission Européenne l’usage du fipronil dans les élevages a été soumis à une régulation stricte dès 2011, renforçant la décision prise en 2005. Je défie une quelconque personne non spécialiste des textes de loi de l’Union Européenne d’y retrouver ses oeufs car il faut pouvoir accéder aux annexes de ces textes pour enfin trouver une information. J’ai perdu beaucoup de temps sans succès sur le site eur-lex . Il semble, de mon point de vue, qu’il existe une interdiction pure et simple et sans aucune justification de cet insecticide dans les élevages destinés à la consommation humaine.

Il ressort de cette jungle de textes que la Commission Européenne (et le Parlement) appliquent le détestable principe de précaution inventé en 1992 lors de la Conférence de Rio sur l’environnement. Je cite le principe 15 de la déclaration de Rio (Wikipedia) : « En cas de risque de dommages graves ou irréversibles, l’absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l’environnement. » Tout est dit dans ce texte hautement sibyllin à dessein. Ce principe a fait l’objet d’une loi en France dite « loi Barnier » promulguée en février 1995 mais en préparation par ce même Barnier dès qu’il fut nommé Ministre de l’Environnement dans le gouvernement Balladur, dernière cohabitation sous la Présidence de Mitterand (30 mars 1993- 10 Mai 1995). Cette loi en gestation conduisit à l’interdiction par précaution de la production d’albumine placentaire par l’Institut Mérieux, un « haut fait » de Simone Veil alors Ministre de la Santé dans ce même gouvernement (voir le lien sur ce blog). En réalité elle ne fit qu’appliquer ce que Barnier lui priait de faire « par précaution ».

Comme chaque citoyen européen le sait tant la Commission de Bruxelles que le Parlement de Strasbourg sont pourris par le lobby vert et les textes de loi destinés à la protection de l’environnement et par conséquent de la santé humaine sont tous imprégnés de cette idéologie absurde du principe de précaution. Je vais prendre un exemple extrême

et tout aussi stupide que le principe de précaution qui va hérisser certains de mes lecteurs. Faut-il interdire les religions monothéistes et fermer tous les lieux de culte puisqu’il est impossible d’apporter des preuves scientifiques de l’existence de Dieu et ceci afin de préserver la santé (mentale) des citoyens ? La Russie vient d’interdire les Témoins de Jéhovah à la suite de la décision de la Cour Suprême en date du 16 août 2017. Les lieux de culte (395) ont été fermés et confisqués et les 175000 membres de cette « Eglise » ont été placés sous surveillance discrète. Cette secte et en effet considérée comme extrémiste et donc potentiellement dangereuse pour la population. Le principe de précaution qui évidemment ne s’applique pas dans ces deux cas peut conduire à toutes sortes de dérives plus malfaisantes que bénéfiques.

Un autre exemple tout aussi stupide, quoique … Anne Hidalgo, l’illustre maire de Paris de par sa démagogie outrancière et accessoirement ancienne conquête de l’ex-capitaine de pédalo veut interdire les voitures anciennes (de plus de dix ans) dans Paris intra muros. Ceci sous prétexte de préserver la santé des Parisiens mais aussi pour préserver la « santé » du climat, ben voyons ! Encore une fois le principe de précaution joue pleinement dans toute sa splendeur. Il n’y a plus de plomb dans l’essence mais les produits remplaçant le plomb sont-ils anodins ? Nul ne le sait. Quant au CO2 et à son effet sur le climat, nul ne sait aussi ce qu’il faut exactement en penser sauf le tout aussi stupide Ministre d’Etat Hulot qui veut fermer une vingtaine de centrales nucléaires et recouvrir le territoire français de moulins à vent, puisque les moulins à vent ne produisent pas de CO2, on vous le dit ! Et le CO2 c’est mauvais pour la santé, ceci explique cela par précaution.

Le principe de précaution a encore de beaux jours devant lui et il y a de réelles questions à se poser quant à son application …

http://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2005/396/oj

https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/08/07/le-non-evenement-du-fipronil-dans-les-oeufs-en-europe/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/07/04/le-principe-de-precaution-et-simone-veil-une-catastrophe/

Illustration tirée du film « Paris brûle-t-il ? de René Clément (1966) : une rue de Paris sans voitures !

Note d’information pour mes fidèles lecteurs : les 19, 20 et 21 août prochains pas de billet, je ne serai pas connecté, isolé dans les montagnes tinerféniennes.

La Commission Européenne : maintenant c’est la sécurité des pommes de terre frites !

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Il faut se rendre à l’évidence, la raison pour laquelle les Anglais ont choisi de quitter le sac de noeuds de l’Union Européenne est facile à comprendre. Ils en avaient tout simplement assez des décisions ridicules de la Commission Européenne de Bruxelles ! J’ai relaté l’histoire de la législation relative aux fromages appelés « gruyère » alors que l’appellation d’origine ne concerne que la vallée de la Gruyère en Suisse, dans le Canton de Fribourg. Les fonctionnaires de la Commission Européenne, grassement payés pour pondre des lois incompréhensibles et le plus souvent inapplicables car contraires aux impératifs économiques et industriels, se sont illustré avec la législation sur l’usage du fipronil dans les élevages et cette scandaleuse histoire d’oeufs considérés comme impropres à la consommation qui agite les médias européens depuis plusieurs jours. C’est d’une stupidité incroyable mais pourtant vraie. Pour justifier leurs salaires mirobolants ces fonctionnaires (payés par tous les contribuables européens) viennent de publier de nouvelles normes concernant les pommes de terre frites. C’est vrai ! Ne croyez pas que je raconte n’importe quoi, ce n’est d’ailleurs pas mon genre.

Les frites présentées dans l’illustration ci-dessus sont, selon ces fonctionnaires, trop cuites. Elles doivent rester après cuisson dans de l’huile de friture (comme leur nom l’indique) jaune-clair voire blanches selon la variété de pommes de terre utilisées. En effet, suivant des directives fumeuses d’organismes onusiens tout aussi spécialisés dans la bêtise que les fonctionnaires de Bruxelles, ces bureaucrates ont pondu des régulations sur la température et le temps de cuisson des frites afin que le processus ne génère pas d’acrylamide. Ce produit largement utilisé dans les laboratoires de recherche en biologie moléculaire est considéré comme cancérigène potentiel. Or la carcinogénicité de l’acrylamide n’a jamais pu être formellement prouvée contrairement à ce que racontent les médias au service de Bruxelles, comme il se doit. Ce produit se forme en quantités infimes (quelques fractions de microgrammes par kg) lors de la cuisson de toute denrée contenant de l’amidon et pas seulement les pommes de terre puisque la croute de pain bien doré en contient aussi.

Or pour observer un début de commencement d’hypothétique effet neurotoxique ou carcinogénique de l’acrylamide il faudrait ingérer des dizaines de kilos de frites bien carbonisées chaque jour. Toujours est-il que pour les fonctionnaires de Bruxelles et en particulier le Commissaire à la santé Vynetis Andriukaitis (un nom facile à retenir) ces nouvelles régulations applicables dès 2018 ont été installées pour protéger la santé des consommateurs ! Et toute cette masturbation intellectuelle coûteuse sans aucune preuve scientifique a été déplorée à juste titre les Anglais qui en ont assez de la stupidité systématique de la Commission de Bruxelles. Et l’histoire des oeufs « contaminé » par le fipronil est exactement de la même veine : stupidité stupéfiante !

Note. La température maximale de cuisson des frites dans de l’huile devra être de 120 °C. Je doute que les frites ainsi préparées soient agréables à consommer. De plus aucune directive ne concerne la qualité et la provenance de l’huile. Or ce point est crucial pour la santé des consommateurs. Les huiles de friture dites « végétales » sont dans la majorité des cas des mélanges partiellement hydrogénés. Elles contiennent donc des acides gras « trans » hautement préjudiciables à la santé en termes de risques d’accidents cardiovasculaires. À ce jour seul l’Etat de New-York a interdit l’usage quel qu’il soit des huiles végétales partiellement hydrogénées …

Source et illustration : notrickzone.com

Le non-évènement du fipronil dans les oeufs en Europe

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Le fipronil, un puissant insecticide découvert par Rhône-Poulenc au début des années 1980 et maintenant propriété de Bayer, bloque le canal potassium des neurones. Il n’est toxique que pour les insectes et certains poissons car correctement utilisé ce produit est inoffensif chez les autres vertébrés, en particulier chez l’homme. Le « scandale » de la présence de fipronil dans des oeufs vendus par des fermes avicoles néerlandaises en Europe est un non-évènement monté en épingle par je ne sais quelles associations de consommateurs intellectuellement indigentes qui se sont empressées d’alerter les gouvernements et les amateurs d’oeufs sans jamais mentionner quelle quantité exacte de ce produit était retrouvée dans un oeuf (voir note en fin de billet). Nulle part dans la presse ce renseignement clé a été clairement présenté en toute honnêteté.

L’usage du fipronil pour contrôler les parasites dans les élevages, dans le cas des oeufs néerlandais le pou rouge, est étroitement réglementé mais seuls des cas de toxicité aigüe chez l’être humain ont été décrit ces 30 dernières années en relation avec des tentatives de suicide. De là à se suicider en ingérant des oeufs soit-disant « contaminés » – comme l’écrivent les journalistes – avec des quantités infimes de fipronil est un évènement improbable. Comme pour le glyphosate, la désinformation fait partie de la vie quotidienne et c’est tout à fait regrettable. Nicolas Hulot, qui fit fortune en étant sponsorisé par Rhône-Poulenc durant des années (faut-il le rappeler) va vite émettre un avis d’alerte générale sans pour autant se préoccuper de la toxicité réelle des oeufs pour les consommateurs, étant parfaitement incompétent en la matière …

Note : Après avoir écrit ce billet j’ai finalement trouvé quelle était la teneur en fipronil des oeufs pompeusement qualifiés de « contaminés » comme si un élevage de poules pondeuses était aussi dangereux qu’une centrale nucléaire … Les oeufs prélevés pour analyse dans une ferme située sur la municipalité d’Ede (Pays-Bas) contiennent 0,30 mg de fipronil par kg. Or un oeuf pèse en moyenne 50 g, il faut donc 20 oeufs pour réunir une quantité de 0,30 mg, par conséquent un oeuf « contaminé » contient au plus 15 microgrammes de fipronil ! C’est astronomique pour les fonctionnaires de Bruxelles car ils ont stupidement et arbitrairement fixé les normes autorisées à 5 microgrammes par kg d’oeufs sans avoir jamais tenu compte des réalités des élevages de poulets. Qu’on m’envoie 10 douzaines de ces oeufs, je me ferai une omelette de 6 oeufs chaque jour et je suis convaincu que je ne serai absolument pas malade …