Nouvelles des EPRs

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Sur site les ingénieurs et techniciens ont finalisé les tests à chaud de l’EPR en construction en tant que tranche 3 de la centrale nucléaire de Flamanville en France. Ces tests – qui ont débuté le 21 septembre de l’année dernière – visent à simuler les températures et les pressions auxquelles les systèmes du réacteur seront soumis en fonctionnement normal.

Les tests à chaud doivent garantir que les circuits de refroidissement et les systèmes de sûreté nucléaire fonctionnent correctement avant de charger le combustible. De nombreuses opérations ont été réalisées à Flamanville 3 pour la première fois lors de ces essais. Des conditions de fonctionnement normales ont été atteintes, avec de l’eau dans le circuit primaire à une température de 303ºC et une pression de 154 bars. Le refroidissement du circuit primaire par le circuit secondaire dans les générateurs de vapeur a également été réalisé. Des tests de coupure de courant ont également été effectués. Plus tôt ce mois-ci, la turbine de Flamanville 3 a été exploitée pour la première fois à vitesse nominale – 1500 tours par minute au cours de ces essais à chaud.

«Cela fait plus de 20 ans que nous n’avions pas réalisé d’essais à chaud sur une centrale [nucléaire] démarrant en France», a précisé Sébastien Bachère, directeur de la mise en service de Flamanville 3. «Il s’agit d’une étape déterminante pour le projet EPR. Avec plus de 1 000 tests effectués, 10 000 critères de conception testés et un taux de conformité de plus de 95%, nous pouvons être satisfaits des résultats de ces tests. »

La construction de l’EPR de Flamanville a débuté en décembre 2007, avec une exploitation commerciale initialement prévue en 2013. Le chargement de combustible dans le cœur du réacteur est désormais prévu pour fin 2022.

« Grâce aux tests à chaud, le fonctionnement du réacteur nucléaire a été étudié, y compris dans de nombreuses situations accidentelles, pour vérifier le bon fonctionnement des installations dans les configurations les plus restrictives possibles », a déclaré EDF. « Cette séquence a également permis de vérifier la capacité de l’équipe à exploiter le réacteur en toute sécurité. »

En décembre 2018, l’unité 1 de l’usine de Taishan dans la province chinoise du Guangdong est devenue le premier EPR à entrer en exploitation commerciale. Taishan 2 a commencé ses opérations commerciales en septembre 2019. Olkiluoto 3 en Finlande, le premier EPR du genre, a terminé des tests fonctionnels à chaud et se prépare à charger le combustible. Deux unités EPR sont également en construction dans le cadre du projet Hinkley Point C dans le Somerset, au Royaume-Uni.

Source : World Nuclear News

Notes. L’EPR français de Flamanville devait être construit en 5 ans pour un coût de 3,3 milliards d’euros. Finalement il sera mis en service en 2022 après 15 ans de chantier et 12,4 milliards d’euros. Les deux EPR chinois ont été mis en service après 9 ans de chantier pour un prix unitaire de 6,1 milliards d’euros. Quant à l’EPR finlandais d’Olkiluoto dont la construction a débuté en 2005 le coût final de cette installation n’est pas connu précisément car il existe un contentieux entre AREVA devenue une filiale d’EDF et la société finlandaise TVO mais il devrait dépasser 15 milliards d’euros et le surcoût sera pris en charge par les contribuables français via leur facture d’électricité alors qu’EDF est contraint, dans ces conditions financières pour le moins inquiétantes, à fermer les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim. Le peuple français est démuni de son patrimoine nucléaire civil, le seul secteur industriel fonctionnant encore à peu près correctement dans ce pays. Ce pays est foutu comme le dit H16 …