L’Europe en récession depuis 2007 et ce n’est qu’un avant-goût …

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Ce sont des données lapidaires, non manipulées et dénuées de toute arrière-pensée politicienne : selon l’office des statistiques européen (Eurostat) la consommation intérieure brute d’énergie dans l’Union Européenne est tombée en 2015 sous son niveau de 1990. En 1990 cette consommation était de 1667 millions de tonnes équivalent-pétrole (Mtep ou Mtoe en anglais, voir note en fin de billet). Elle n’était plus que de 1626 Mtep en 2015 après avoir atteint un pic en 2006 à 1840 Mtep.

La consommation brute d’énergie est un indicateur très précis de l’activité économique tous postes confondus. Force est de constater que l’économie de l’Union Européenne est en récession depuis la crise de 2007-2008 quoi qu’en disent toutes les autres statistiques reprises par les médias, les politiciens et les banquiers. La croissance économique de la zone euro ne repose donc que sur la croissance de la dette des Etats, des entreprises et des ménages grâce à la politique accommodante de la Banque Centrale Européenne.

Ce qui est moins rassurant pour les tenants du réchauffement climatique est que les importations de combustibles fossiles (pétrole, gaz et charbon) ont durant cette période 1990-2015 globalement augmenté depuis 2011 en particulier en Allemagne et au Royaume-Uni. En 1990 il fallait une Tep (tonne équivalent-pétrole) produite en Europe pour une Tep consommée, aujourd’hui les deux tiers sont importées. En d’autres termes la production pétrolière de la Mer du Nord a chuté et les extractions de charbon ont également diminué considérablement. L’Europe n’atteindra ses objectifs de réduction des émissions de CO2 fixés par la loi – si l’on peut dire les choses ainsi – et malgré cette réduction de la consommation d’énergie primaire, qu’avec une réduction encore plus sensible de la consommation d’énergie primaire. Il est donc clair que l’ensemble des pays européens n’auront plus d’autre choix que de s’enfoncer dans une récession violente, durable et dévastatrice sur le plan social avec un appauvrissement concomitant de l’ensemble de la population. L’objectif COP21 est en effet d’atteindre une consommation d’énergie primaire de 1483 Mtep en 2020, soit une consommation finale d’énergie de 1086 Mtep, dans trois ans !! Et ce ne sont pas les énergies renouvelables loin d’être fiables qui permettront d’atteindre cet objectif par trop ambitieux et totalement surréaliste.

Et pourtant tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles selon les médias !

Source : Eurostat

Note. Pour les puristes une Tep correspond à la production théorique de 11,6 MWh et équivaut énergétiquement parlant à 1,42 Tec (tonne équivalent-charbon, tce en anglais). Pour fixer les idées, les deux réacteurs nucléaires de Fessenheim dont la fermeture (définitive ?) est politiquement programmée devraient – CHACUN – brûler a minima 78 tonnes de pétrole par heure, soit 680000 tonnes de pétrole chaque année pour produire la même quantité d’électricité dégageant dans l’atmosphère 1760000 tonnes de CO2 car il faudra bien produire de l’électricité d’une façon ou d’une autre et de manière fiable et constante pour remplacer la production électrique de ces deux réacteurs … Quant aux objectifs allemands de quitter totalement l’énergie nucléaire en 2022, difficile d’imaginer comment le pays arrivera à alimenter son industrie en électricité sinon en brûlant encore plus de charbon, de pétrole et de gaz.

Fessenheim : En France l’incompétence des hauts fonctionnaires est exemplaire

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Voici une dépêche de l’Agence France Propagande » (AFP) qui comme à son habitude scrute tout évènement susceptible de satisfaire la mouvance anti-nucléaire pilotée par Greenpeace, entre autres organisations subversives. Il s’agit toujours (et encore) de la fermeture programmée de la centrale nucléaire de Fessenheim qui pourrait sans encombre être exploitée encore pendant peut-être 30 années voire plus. Il s’agit d’un immense gâchis payé par les contribuables, faut-il le rappeler, un gâchis technologique, un gâchis environnemental, un gâchis financier pour EDF et enfin un gâchis économique et social pour la région Alsacienne. Puisque la fermeture de cette usine a été décidée par Hollande dans son programme électorale elle va donc avoir lieu. Ce sera d’ailleurs à peu près la seule promesse que Hollande aura tenu au cours de ses 5 années de règne catastrophique qui aura conduit la France dans un marasme économique, social et culturel peu enviable.

Mais non ! Ça ne suffit pas, il faut aussi détruire le patrimoine nucléaire français payé par les contribuables car les organisations écologistes l’ont exigé, Greenpeace et Corinne Lepage en premier lieu. La dépêche d’agence ci-dessous en dit long sur l’incompétence crasse du sieur Carenco, actuel préfet de la Région Ile-de-France, qui va prendre les manettes de la commission de régulation de l’énergie, un comité Théodule de plus en charge de faire respecter les accords de la COP21, comme si la France avait besoin de se serrer la ceinture en matière d’émissions de CO2 puisqu’elle est l’un des pays les moins pollueurs en termes de rejets de CO2 par les usines de production d’électricité. La principale activité française rejetant du CO2 est le transport par véhicules automobiles, or la centrale nucléaire de Fessenheim pourrait allègrement recharger 400000 voitures électriques chaque jour (1,4 % du parc automobile français) mais les écolos (dont fait partie Carenco) n’ont pas effleuré ce détail dans leur petit cerveau pollué par une idéologie totalement déconnectée de la réalité.

La France peut se passer de l’électricité de Fessenheim (président pressenti de la CRE)

Paris – La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), promise à la fermeture par le gouvernement, n’est pas indispensable à la sécurité d’approvisionnement électrique de la France, a estimé mercredi le candidat pressenti à la présidence du régulateur français de l’énergie.

« A-t-on besoin de Fessenheim aujourd’hui? (…) Ma réponse est non, en sécurité d’approvisionnement », a déclaré Jean-François Carenco, actuellement préfet de la région Ile-de-France.

« Fessenheim, c’est un autre sujet que la satisfaction immédiate en France de l’équilibre offre-demande », a-t-il ajouté lors d’une audition devant la commission des Affaires économiques du Sénat, préalable à sa nomination à la tête de la Commission de régulation de l’énergie (CRE).

« On peut avoir besoin de Fessenheim pour d’autres sujets, pour d’autres raisons », a-t-il toutefois estimé.

La puissance des deux réacteurs alsaciens, de 900 mégawatts (MW) chacun, pourraient facilement être substituée par des énergies renouvelables, à condition de développer des technologies de stockage pour pallier leur variabilité en fonction des conditions météo.

« 1.800 mégawatts de puissance, vous les gagnez en un rien de temps sur les énergies renouvelables. C’est donc bien un problème de stockage », a assuré M. Carenco.

« Oui, les énergies renouvelables triompheront, premièrement quand on saura les stocker correctement et qu’on aura défini un système de stockage. Deuxièmement, lorsqu’on n’aura plus besoin du nucléaire en base », c’est-à-dire pour alimenter la consommation en dehors des heures de pointe, selon lui.

Fin janvier, le président de la République avait indiqué envisager de nommer Jean-François Carenco à la présidence de la CRE en remplacement de Philippe de Ladoucette, dont le mandat est arrivé à échéance début février.

Avant le Sénat amené à se prononcer également, la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale a annoncé avoir approuvé à l’unanimité la nomination de ce haut-fonctionnaire de 64 ans à la suite de son audition mardi.

M. Carenco a notamment été directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo au ministère de l’Ecologie et de l’Energie.

(©AFP / 08 février 2017 17h44)

Comme mes lecteurs ont pu le constater les propos de Carenco sont totalement farfelus. À l’évidence il ne sait pas de quoi il parle. Le seul stockage des énergies intermittentes dites vertes ou renouvelables qui soit économiquement réalisable est le pompage de l’eau de rivière dans des retenues collinaires ou en altitude, point barre. Toutes les autres technologies de stockage direct de l’électricité sont des vues d’esprits dérangés car elles ne sont économiquement pas viables. Or la France a presque totalement épuisé les capacités de développement de telles infrastructures et s’il en reste encore – je pense au bassin versant de la Loire et à quelques autres rivières dans le Sud-Ouest de la France – un quelconque projet d’aménagement de retenues verrait immédiatement une opposition féroce des écologistes qui restent logiques avec eux-mêmes : tout développement pouvant détruire des milieux naturels est à bannir. Mais qu’en est-il des éoliennes tueuses d’oiseaux migrateurs et de rapaces nocturnes, qu’en est-il des panneaux solaires qui grillent sur place les insectes (et les oiseaux), qu’en est-il des fermenteurs de biomasse qui dégagent des gaz toxiques dont personne ne parle et dont on ne sait que faire ? Carenco est un incapable comme beaucoup de hauts-fonctionnaires pour qui seule la carrière et la retraite qui s’en suit sont importantes. La France, sous l’impulsion des mouvements écologistes, depuis Borloo et Lepage, est définitivement entrée dans une ère de régression et d’obscurantisme. Merci pour mes petits-enfants !

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Je voudrais faire également une remarque au sujet des retombées économiques nationales de la fermeture de Fessenheim. La France a été durant des années exportateur net d’électricité vers les autres pays européens. Or il se trouve qu’aujourd’hui le pays importe de l’électricité principalement de l’Allemagne. L’illustration ci-dessus le montre clairement. Il s’agit des mouvements de l’énergie électrique aux frontières de l’Allemagne, document issu de Agora Energiewende daté pour la dernière statistique du 10 février 2017 à 23h21. À quelques rares exceptions près durant les 8, 9 et 10 février la France a importé de l’électricité de l’Allemagne : le 9 février à 1 heure du matin elle a importé sur le marché spot l’équivalent de la production de la centrale de Fessenheim ! Quant à l’Autriche qui fait figure de bon élève européen en matière de rejets de CO2 il ne faut pas oublier qu’elle importe massivement de l’électricité de son voisin allemand …

Fermeture de Fessenheim : idéologie mensongère maintenant prouvée …

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Six ans après le grand tremblement de terre suivi par un terrifiant tsunami qui ravagea la côte est de l’île japonaise de Honshu des scientifiques japonais ont eu l’honnêteté de remettre les pendules à l’heure, preuves indéniables à l’appui, et c’est une grande surprise qui ne plaira pas à tout le monde, en particulier aux détracteurs de l’énergie nucléaire qui sévissent en Europe et en particulier en Allemagne, pays où les tout-puissants écologistes ont finalement obtenu la fermeture d’une centrale électrique jouxtant leur frontière – je parle du CPN de Fessenheim – qui se trouvait malencontreusement trop près de leur pays ! Un fait que n’a cessé de rappeler Corinne Lepage, une opportuniste notoire qui a usé de toutes les ressources possibles pour se faire valoir sur la scène politico-écologiste européenne. Bref, la centrale nucléaire de Fessenheim qui pourrait encore fonctionner sans aucun incident durant encore au moins 30 ans va finalement s’éteindre et avec elle ce qu’ont payé les contribuables français pour son édification ira à la poubelle. Ils apprécieront …

J’étais un honnête contribuable lors du développement de l’énergie nucléaire française et j’ai participé modestement et à ma mesure à la mise en place de l’indépendance énergétique de mon pays. Il serait de mon droit de demander des comptes à l’Etat Français à la vue de cet immense gâchis programmé par le Président Hollande sous la pression des écologistes allemands relayés par la mère de ses enfants, Mademoiselle Ségolène Royal, la putain de la République. C’est déjà arrivé dans l’histoire de France que des femelles s’occupent de ce qui ne les regardent pas mais Ségolène a dépassé les limites du supportable !

Bref, revenons donc à l’accident nucléaire de Fukushima-Daiichi qui fut provoqué par un gigantesque tsunami, un évènement qui a provoqué un levier de bouclier anti-nucléaire en Allemagne et par voie de conséquence en France avec l’introduction dans le programme de François Hollande de la fermeture de la « plus vieille » centrale nucléaire française, un doux euphémisme car cette usine bénéficie paradoxalement des améliorations les plus modernes en matière de pilotage et de sécurité …

Les Japonais, à la suite de l’accident provoqué par le tsunami du 11 mars 2011 à 14h45 heure locale, ont pris des mesures drastiques de précaution de la population complètement surréalistes ayant pour conséquence la déportation forcée de près de 100000 personnes en raison des mesures de radioactivité au sol relevées par des hélicoptères de l’armée américaine. C’est vrai ! Ce sont les Américains qui depuis 1945 ont disséminé des bases militaires sur tout le territoire du Japon et se sont d’abord et surtout soucié de leurs ressortissants. Les Japonais n’avaient qu’une importance secondaire à leurs yeux. J’insiste sur ce fait car il s’agit véritablement d’un coup monté comme la lecture de ce billet le montrera. Les autorités japonaises n’avaient aucun moyen au mois de mars 2011 de mesurer la radioactivité effectivement présente autour de la centrale électronucléaire de Fukushima-Daiichi et ils ont fait entièrement confiance aux relevés effectués par l’armée américaine.

Il se trouve que les autorités de la ville de Daté, située à 60 kilomètres au nord-ouest de la centrale nucléaire, ont mis en place quelques jours après le tsunami un réseau de surveillance systématique des radiations provoquées par les retombées de césium-137. Les scientifiques de l’Université de la ville de Fukushima travaillant conjointement avec celle de Tokyo se sont aperçu avec surprise que les données aériennes des radiations effectuées par les Américains et prises à la lettre par le gouvernement japonais et reprises par les médias du monde entier ne correspondaient absolument pas avec celle relevées au sol à l’aide des dosimètres distribués aux enfants et aux femmes enceintes dès les premiers jours suivant l’accident.

Ces données n’ont pas pu être exploitées immédiatement car il s’agit de détecteurs de rayons gamma qu’il faut renouveler chaque mois et ensuite dépouiller les résultats sur un échantillon significatif afin qu’elles soient réputées fiables. Près de 60000 personnes furent contraintes de porter 24/24 h un dosimètre et l’envoyer chaque mois au centre sanitaire de la ville en notant scrupuleusement combien de temps durant la journée ils avaient évolué à l’extérieur de leur logement. Il apparut à la suite du dépouillement et de l’analyse minutieuse des résultats que la radioactivité au sol avait été très largement surestimé – d’un facteur 5, ce qui est considérable – par les premiers relevés de l’armée américaine qui conduisit le gouvernement japonais à prendre des mesures d’évacuation totalement injustifiées provoquant un désastre sociétal considérable. Un facteur 5 est une erreur telle qu’elle ne peut être considérée que comme une manipulation préméditée !

Cette affaire constitue un véritable scandale non pas seulement pour les populations locales de la préfecture de Fukushima mais pour les retombées internationales subséquentes, en particulier pour l’industrie nucléaire allemande (dont j’ai dit un mot dans un précédent billet) mais aussi en ce qui concerne les velléités de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim dont les motifs ne sont finalement fondés que sur cette erreur grossière d’appréciation de la radioactivité au sol dans les environs de l’installation électrique de Fukushima-Daiichi quelques semaines seulement après le tsunami. Cette information fut reprise par François Hollande dans son programme électoral et on en connait la déplorable conséquence.

J’ose espérer que les prochains gouvernements tant français qu’allemands tiendront compte de ces donnée scientifiques sans aucune orientation idéologique de simples faits limpides incontestables (on peut douter des bonnes intentions des gouvernements à venir) comme mes lecteurs pourront le constater à la lecture de l’article cité en fin de billet.

Source : doi : 10.1088/1361-6498/37/1/1

Fermeture de Fessenheim ou 420000 voitures polluantes de moins ?

Je me suis rendu compte qu’écouter Mozart était bénéfique pour le fonctionnement de mes neurones et pas n’importe quelle oeuvre de cet immense compositeur malheureusement mort prématurément (comme Franz Schubert) puisqu’il s’agissait du concerto pour piano N°21 (K467) et je me suis demandé comment l’ensemble de l’humanité allait pouvoir réduire son addiction aux sources d’énergie carbonées quand on voit cette photo :

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Rien à voir avec Mozart qui s’éclairait avec une chandelle au suif pour écrire les partitions de ses concertos et qui se déplaçait en calèche … Non, à l’époque on ne connaissait pas le pétrole et le charbon était une curiosité que personne ne pouvait imaginer devenir quelques décennies plus tard l’élément déterminant de la révolution industrielle. Aujourd’hui on nous rabâche les oreilles à propos du gaz carbonique qui aurait un effet catastrophique sur le climat. Un visionnaire (est-il sincère ?) comme Elon Musk a bien compris qu’il y avait une opportunité à saisir avec ses voitures électriques et son usine géante de production de batteries. Certes il est dans le mouvement mais il faudra alimenter toutes ces batteries d’une manière ou d’une autre.

Regardez à nouveau cette photo d’un échangeur d’autoroutes urbaines dans une ville quelconque des USA, peut-être bien Los Angeles. Il faut se rendre à l’évidence : ce ne sont pas des millions d’éoliennes ou des milliers d’hectares de panneaux solaires qu’il faudra installer pour recharger toutes les batteries de tous les véhicules électriques qui remplaceront ces voitures avec un moteur à essence qui roulent allègrement sur toutes les routes et dans toutes les villes du monde. Il sera nécessaire de pouvoir produire des quantités formidables d’électricité pour convertir le parc automobile – au moins des pays développés – à l’électricité. J’ai déjà mentionné l’urgence de mettre en place des sources d’énergie fiables pour faire face à l’afflux de véhicules tout électrique (voir le lien). Si le gouvernement français actuel, qui a promis de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim pour des raison électoralistes afin de calmer les écologistes et Corine Lepage, revenait sur cette décision stupide les deux réacteurs de cette usine permettraient de recharger quotidiennement et chaque année 420000 voitures électriques à un prix défiant toute concurrence alors que le parc automobile français compte au bas mot 35 millions de véhicules. Un goutte dans l’océan de tas de tôle qui transportent le plus souvent une seule personne ou quelques tonnes de marchandises. Développer des transports en commun non polluants, donc nécessairement électriques est la seule solution mais il faut aussi se pourvoir de sources d’énergie non polluantes et fiables à tout moment :

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J’ai souvent mentionné la ville de Tokyo sur ce blog. Les habitants de cette gigantesque ville de plus de 13 millions d’habitants, petite fraction d’une conurbation de plus de 38 millions de personnes autour de la baie du même nom, ne pourraient plus respirer s’il n’existait pas de transports en commun unique au monde de par sa densité et s’il n’existait pas de régulations drastiques sur l’usage des véhicules automobiles afin qu’ils soient le moins polluants possible.

Alors garder la centrale de Fessenheim opérationnelle pendant dix ans voire plus pour recharger des voitures électriques, n’est-ce pas une bonne idée conforme aux desseins de décarbonation imposés par les écologistes ?

Billet partiellement inspiré d’un article paru dans realclimatescience.com avec ses illustrations.

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/05/30/la-directive-europeenne-20-20-20-est-une-pure-utopie-la-preuve/

Emissions de carbone : le cas du Missouri

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En quelques chiffres voici la situation du Missouri en termes de production d’électricité. Quatre-vingt-deux pour cent de l’électricité produite dans cet Etat provient du charbon, 2,2 % des énergies dites renouvelables et 11,7 % de l’unique centrale nucléaire de l’Etat située dans le Comté de Callaway au bord de la rivière Missouri. Cette centrale nucléaire qui emploie 800 personnes, sur le site et les contractants externes, produit donc 83 % de l’électricité non carbonée du Missouri, la différence provenant de quelques petites installations hydroélectriques exploitées par des particuliers. La centrale nucléaire à eau pressurisée construite par Westinghouse comporte 4 générateurs de vapeur et sa puissance électrique est de 1300 MWs. Construite à la fin des années 70 et raccordée au réseau en 1984 elle a entièrement été mise aux normes dites « Fukushima » et a été autorisée récemment pour une exploitation jusqu’en 2044.

Pour rappel la centrale nucléaire de Fessenheim a été raccordée pour la première fois au réseau en 1978, elle comporte deux réacteurs de 900 MWs électriques et emploie à plein temps 900 personnes et en période de rechargement en combustible et maintenance jusqu’à 2000 personnes. Son exploitation a été autorisée au moins jusqu’en 2024. Aux USA les autorisations d’exploitation sont revues pour des durées de 30 ans éventuellement renouvelables. La différence entre les régulations américaine et française induit une grande incertitude pour l’exploitant français car une centrale nucléaire constitue un investissement qui doit être planifié sur le long terme et non pas sur une échelle de temps de dix ans.

Revenons à la centrale de Callaway et à la situation énergétique des USA. L’énergie nucléaire fournit à peine 20 % de l’électricité du pays et plus de 60 % de l’énergie décarbonée. Quelques installations ont été récemment fermées pour des raisons non pas environnementales mais économiques, le kW charbon ou gaz naturel étant moins coûteux à produire que le kW nucléaire ! Quatre-vingt-dix-huit réacteurs similaires à celui de Callaway sont en fonctionnement aux USA et il s’agit pour ce pays de prendre en considération l’énergie nucléaire comme source d’électricité décarbonée dans le cadre du Clean Power Plan mis en place par l’administration Obama en 2014. Le Missouri arrive en treizième position pour les émissions de carbone et devrait réduire celles-ci de 37 % d’ici 2030 selon les directives de ce plan, objectif qui de toute évidence ne pourra être atteint sans développer la filière nucléaire. L’Etat du Missouri, devant ce diktat de l’administration centrale, a intenté une action en justice pour invalider le Clean Power Plan ou du moins pour que le Missouri n’y soit plus contraint.

En Californie, la fermeture définitive de la centrale nucléaire de San Onofre en 2012 ( au total 2 GW électriques) a eu pour conséquence une augmentation des coûts de production d’électricité de 350 millions de dollars dès l’année 2013 et un rejet supplémentaire de 9 millions de tonnes de carbone, soit l’équivalent de 2 millions de véhicules automobiles. Pourtant la Californie prétend être à la pointe pour les questions d’environnement … L’orientation plus économiquement accessible est le développement de réacteurs nucléaires modulaires fabriqués en série en usine afin de réduire le montant des investissements car comme le clament les investisseurs il vaut mieux pour préserver le climat investir un dollar dans le nucléaire qu’un dollar dans l’éolien ou le photovoltaïque. Il n’y a pas photo pour l’Etat du Missouri qui a choisi d’étudier les options présentées par TerraPower (Bill Gates) et Nuscale Power pour le développement de petites unités modulaires.

Source partielle : Climatewire, illustration centrale de Callaway

Recyclage de Fessenheim ?

Je livre à mes lecteurs cette dépêche d’agence qui vaut son pesant d’imbécillité :

Fessenheim: Royal suggère la mutation de la centrale en usine de voitures électriques Tesla

Paris – La ministre de l’Environnement et de l’Energie Ségolène Royal s’est déclarée favorable mardi à la mutation de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), dont la procédure de fermeture doit démarrer cette année, en usine de fabrication de voitures électriques Tesla.

Le principal problème, c’est la mutation du site, a déclaré Mme Royal au cours d’un point-presse. Les gens s’y attendent maintenant mais il faut quand même proposer quelque chose (…), il faut donner un espoir au territoire. Mon idée, (c’est) de faire venir une usine Tesla, a-t-elle dit.

La ministre a ajouté en avoir fait part au patron de Tesla Elon Musk, qui, a-t-elle précisé, veut construire une usine en Europe et hésite entre l’Allemagne et la France.

Je lui ai dit +j’ai un endroit pour vous, Fessenheim+, a-t-elle raconté, précisant qu’elle rencontrerait dans dix jours les dirigeants de l’entreprise américaine.

Il n’a pas dit non, a souligné Mme Royal, ajoutant Qui ne risque rien n’a rien !

Ca serait formidable, parce qu’on annoncerait la fermeture de Fessenheim et il y a autre chose qui se construit, on tourne une page et puis on regarde le futur, a-t-elle dit, soulignant qu’en plus, les voitures électriques, c’est l’industrie du futur.

La ministre avait déjà évoqué début mars l’idée d’une usine de voitures électriques à Fessenheim.

Mme Royal a indiqué par ailleurs à propos de la fermeture de Fessenheim que le point problématique était l’indemnisation. Il faut négocier avec EDF, c’est assez paradoxal parce que l’Etat est actionnaire à 80%, a-t-elle jugé.

La négociation est en cours. On avance, j’avance, je n’ai pas du tout enterré le dossier, a-t-elle ajouté.

(©AFP / 05 avril 2016 14h01)

Après le retentissant échec des élucubrations électrico-pédalesques de Ségolène en Poitou-Charente avec Heuliez, celle-ci réitère dans sa lubie d’électrons prisonniers (et non pas libres) de son acharnement grotesque à dilapider l’argent des contribuables dans des projets d’une imbécillité qui semble ne plus avoir de bornes ni négatives ni positives (allusion à l’électricité) mais qui ne sera certainement pas neutre pour les consommateurs puisque les presque 30 milliards d’euros que va coûter à EDF le manque à gagner de la fermeture de Fessenheim seront à la charge de ces derniers de par leurs factures d’électricité qui va atteindre rapidement, avec les moulins à vent et autres stupidités, des records abyssaux. Dans son idéologie destructrice pourquoi Ségolène ne déciderait-elle pas de consacrer les deux tranches de Fessenheim uniquement au rechargement des voitures électriques ? Parce qu’après tout il faudra bien recharger les véhicules d’Elon Musk qui doit se tordre de rire en constatant la désolante nullité de cette ministre franchement dangereuse pour l’ensemble de la France. Malheureusement elle n’est pas la seule …

Billet polémique et satirique : Fessenheim

 

On entend les jérémiades verdâtres d’une inconnue promue au grade de ministre des HLM par sa majesté François au sujet de Fessenheim. L’ex du capitaine de pédalo, jouissant d’une certaine ancienneté dans ce domaine puisqu’elle s’est déclarée vendue à la « paix verte » lors de la mascarade de décembre dernier au Bourget, n’a-t-elle pas déclaré qu’après tout la centrale nucléaire de Fessenheim restera encore opérationnelle un certain temps puisque sa remplaçante, je veux parler de Flamanville « la nouvelle », ne sera certainement pas au point en 2018, ni en 2019, ni en 2020 – je tiens le pari sur l’ouverture de ce désastre à plus de 12 milliards d’euros – il faut donc, au risque d’exposer la France à une grave perturbation énergétique, continuer à exploiter cette centrale de Fessenheim qui a été déclarée bonne pour le service par l’ASN pour encore au moins dix ans, voire plus. Je rappelle ici à mes lecteurs que les réacteurs nucléaires types Fessenheim, construits sous licence Westinghouse et qui existent également aux USA ont vu leur autorisation d’exploitation prolongée jusqu’à 70 ans dans ce pays …

La nouvelle égérie du capitaine de pédalo, nommément Emmanuelle Cosse, la remplaçante (?) de l’insignifiante actrice de cinéma dont j’ai oublié le prénom et le nom, dans les draps en soie du Roi de l’Elysée, s’est vue obligée (autorisée par qui ?) de faire des déclarations tonitruantes au sujet de l’électricité française puisque la fermeture de la centrale de Fessenheim avait été l’un des points phares de la campagne électorale complètement brouillonne entre deux tours de pédalo. Pas si brouillonne qu’il n’y paraissait car il s’agissait d’une exigence des opportunistes verts-galants.

De quoi se mêle cette mijaurée ? Est-ce que Corinne Lepage fait aussi partie du tableau de chasse – de jupons – de François, elle qui est aussi actrice incontournable de l’anti-nucléaire qui se développe tant en Allemagne (Fessenheim et Cattenom) qu’en Suisse (Bugey) ? Les rois de France ont toujours été des obsédés des alcôves, des cuisses roses largement ouvertes et arrosées de champagne … Il est surprenant que la presse française soit devenue incapable de déceler le moindre mouvement de jupon initié par François. Car tout de même, cette inconnue propulsée par la « paix verte » au sein du gouvernement français et ayant pour mission de pourrir autant que faire ce peut le paysage énergétique de la France, et le paysage tout court, pour la bonne cause verte, ne s’en est-elle pas pris directement aux bragues du sieur François pour obtenir la permission de donner de la voix ?

Sait-elle au moins combien la fermeture de Fessenheim coûtera au contribuable français en terme de manque à gagner pour EDF ? Le 26 janvier 2013, avec l’aide d’un lecteur très bien informé de mon blog, j’avais chiffré le manque à gagner global pour EDF de la fermeture prématurée de la centrale de Fessenheim à 36 milliards d’euros compte tenu du permis de prolongation de son exploitation pour dix ans par l’ASN. Qui va payer puisque EDF est détenu à 80 % par l’Etat français, donc par les contribuables (faut-il le rappeler) ? La réponse est claire : par les actionnaires fictifs que sont les contribuables de l’Hexagone !

Curieusement, ce montant – un manque à gagner imposé par des sous-marins de la « paix verte » qui sévissent en toute impunité au sein du gouvernement français – est exactement égal à celui de la dette d’EDF qui vient d’être exclu du CAC40. Après Areva, c’est maintenant le tour de l’opérateur électrique français d’essuyer les affres de ces agitateurs verts. Encore une petite louche d’idéologie et la France va se retrouver définitivement reléguée au rang des pays en voie de développement. Il faut souhaiter que la CGT oeuvre pleinement pour que le patrimoine industriel de la France ne soit pas dilapidé sur l’autel idéologique des Verts nonobstant le penchant incorrigible du capitaine de pédalo pour les petits jupons à dentelles vertes …

Note : brague, mot français ancien synonyme de pantalon, dont est originaire le mot braguette.