Fessenheim et Koeberg : toute la différence !

En 1976, alors que la construction des deux réacteurs à eau pressurisée de la centrale nucléaire de Fessenheim n’est pas terminée, la France exporte pour la première fois son savoir-faire dans le nucléaire à l’Afrique du Sud sur le site de Koeberg à une trentaine de kilomètres de Capetown. Les deux réacteurs seront connectés au réseau en 1984 et 1985. Il s’agit d’une copie stricte de l’usine de Fessenheim connectée au réseau en 1977. Cette centrale nucléaire de Fessenheim a été définitivement ( ? ) arrêtée en 2020 pour des raisons d’ordre politique.

L’usine de Koeberg est donc la sœur cadette de celle de Fessenheim avec sept ans d’écart. La fourniture de combustible et l’entretien de cette centrale sont toujours confiés à la France et la centrale nucléaire, la seule en Afrique du Sud, est opérée par la société Eskom. Après une inspection par l’IAEA le remplacement des générateurs de vapeurs a été décidé. Ces générateurs de vapeur, trois par réacteur, seront fournis par Framatome. Les travaux devraient débuter au cours du prochain printemps austral afin de ne pas perturber le réseau électrique durant l’hiver à venir. Ainsi la centrale nucléaire de Koeberg pourra être encore exploitée pendant au moins vingt années supplémentaires.

Il est opportun de relever ici le pragmatisme de la société Eskom. Quand un outil industriel est rentable et exploitable il doit l’être. La durée de vie de la Centrale de Koeberg atteindra donc 60 ans et une autre prolongation de 20 ans accordée par l’IAEA n’est pas exclue. Visiblement les autorités françaises n’ont pas la même conception de l’exploitation d’un site industriel. La fermeture de la centrale de Fessenheim contribue ainsi à l’appauvrissement de la France alors que la prolongation de l’exploitation de celle de Koeberg est un facteur d’enrichissement de l’Afrique du Sud, certes minime puisque cette usine produit 5 % de l’électricité du pays, mais néanmoins non négligeable. Quant à l’Allemagne ce sont des centrales nucléaires presque neuves qui ont été mises à l’arrêt pour être démantelées en raison d’une politique de transition énergétique désastreuse.

Illustration Eskom, au loin la célèbre Montagne de la Table surplombant la ville du Cap

Brève. Le Président Macron est-il encore sain d’esprit ?

Pour un partisan de l’énergie nucléaire comme votre serviteur la précipitation des décisions contradictoires du candidat Macron laisse rêveur. Il était entendu que l’arrêt des deux réacteurs de l’usine de Fessenheim serait entériné quand l’EPR de Flamanville serait opérationnel. Non ! L’usine a été fermée à la grande satisfaction de Corinne Lepage qui a tout fait pour atteindre ce but dès l’administration Sarkozy, décision reprise par Hollande et enfin mise en application par Macron. L’EPR de Flamanville est toujours soumis à la décision de l’agence de sureté nucléaire car des soudures au niveau du circuit primaires sont considérées comme défectueuses. Le Président de tous les Français vient d’annoncer que des travaux de remise à niveau, on ne sait pas de quoi il parle, seraient réalisés pour prolonger de 30 ans le fonctionnement de certains éléments du parc nucléaire français, les tranches 900 MW ? les autres ? Personne n’en sait quoi que ce soit.

Macron s’est excité en mentionnant que la France allait se lancer dans la construction de réacteurs modulaires de faible puissance. Où sont les ingénieurs et les techniciens capables de mettre un tel programme en forme alors que la Russie a près de 20 ans d’avance et la Chine 15 ans d’avance dans ce domaine particulier. Les SMRs (small modular reactor) comprennent des éléments fabriqués en usine et assemblés sur site. Leur puissance électrique est égale au tiers de celle d’un réacteur de Fessenheim. La Chine maîtrise parfaitement cette technologie. Il est possible que des ingénieurs français aillent se former en Chine.

Après avoir vendu la division Alstom-Energie à General Electric en 2015, alors qu’il était ministre des finances de Hollande, Macron a fini par réaliser dans son cerveau embrouillé qu’il avait fait une erreur. La France rachète donc pour le double de sa valeur ce département, dont la turbine Arabelle ou peut-être seulement la turbine Arabelle, à GE pour le double du montant de la vente, soit 1,5 milliards d’euros. Quid des brevets, quid des autres activités d’Alstom qui restent la propriété de GE ? C’est l’inconnu, le flou, le « en même temps ». Toujours est-il que cette affaire revêt une couleur électoraliste évidente. La nouvelle taxonomie incluant l’énergie nucléaire dans les énergies renouvelables va peut-être permettre d’attirer des capitaux pour la mise en place du plan délirant de 8 nouveaux EPRs supposés remplacer les réacteurs vieillissants, selon les décideurs politiques, de la gamme 900 MW alors qu’ils pourraient être encore exploités pendant au moins 30 ans. Et pendant ce temps-là, tels sœur Anne du haut de la falaise de Flamanville, on ne voit toujours rien venir du côté de l’unique EPR français. Encore une fois la France devra faire appel à la Chine pour son vaste programme de construction de nouveaux EPRs. L’autocrate Macron ne sait pas de quoi il parle, il ne sait également pas s’entourer de conseillers respectables, on l’a vu avec cette poignée de pseudo-médecins tous corrompus qu’il a réuni pour emmerder les Français au sujet du coronavirus.

Fessenheim : la preuve du désastre politique français

C’est un article du site Causeur qui m’a conduit à prendre mon clavier à défaut de plume pour écrire ce petit billet. Il est fait mention dans l’article cité (lien en fin de billet) de la capacité de nuisance des écologistes qui sont arrivés à faire condamner l’Etat français pour ne pas avoir respecté ses engagements de réduction d’émissions de carbone tout en ayant préalablement exigé la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Cette fermeture a provoqué l’émission d’au moins 10 millions de tonnes de carbone et l’Etat a été condamné pour ne pas avoir limité de 15 millions de tonnes ces émissions entre 2015 et 2018, c’est-à-dire avant la fermeture de la centrale de Fessenheim. Cécile Duflot, aujourd’hui directrice d’Oxfam-France, fait donc perdurer son pouvoir de nuisance. Elle n’est certainement pas idiote et par conséquent elle doit savoir que les moulins à vent installés à grands frais sur le sol français doivent être obligatoirement adossés à des centrales électriques à gaz qui sont très facilement mises en fonctionnement et pilotables pour diminuer l’imprévisibilité de la production électrique par les moulins à vent. Nonobstant le fait qu’elle a encouragé sinon exigé l’installation de moulins à vent en France elle savait que cette opération induirait une émission de carbone inévitable pour ces raisons. Madame Duflot, comme d’ailleurs Hulot sont des personnes incapables de raisonner. Seule compte leur idéologie.

En ce qui concerne maintenant la centrale nucléaire de Fessenheim, EDF a certainement pris la précaution de ne rien toucher. Le combustible extrait de la cuve des réacteurs est toujours dans les piscines de désactivation et il suffira d’un ordre du prochain gouvernement pour remettre en fonctionnement cette usine surtout si l’Europe est plongée cet hiver dans un black-out prolongé. J’avoue que j’en suis arrivé au point de souhaiter qu’un tel événement survienne pour que les politiciens prennent conscience de leur incapacité à gouverner (et donc prévoir) et que les peuples découvrent qu’ils sont bernés par leurs dirigeants. Supposons que cet hiver 2021-2022 ressemble à ceux de 1956 ou de 1962 alors un black-out généralisé à toute l’Europe sera inévitable. Je suggère à mes lecteur de relire l’article de ce blog à ce sujet : https://jacqueshenry.wordpress.com/2019/10/22/petite-histoire-pas-du-tout-fictive-un-black-out-generalise-en-europe-occidentale/ qui décrit les conséquences catastrophiques d’une telle situation, récit que je n’ai pas inventé puisqu’il provenait d’une étude très sérieuse de l’armée suisse.

Je voudrais rappeler à mes lecteurs que les conditions météorologiques des hivers 1956 et 1962 furent similaires : anticyclone sur toute l’Europe, sans vent ni soleil, températures en plaine inférieures à -20°C, circulation des trains et des tramways arrêtée car les aiguillages étaient bloqués par le froid, de nombreuses rivières prises par les glaces, arbres fruitiers dont les oliviers dans le sud de la France ou les abricotiers gelés, des dizaines de milliers de canalisations d’eau endommagées … Je ne voudrais pas être un corbeau de mauvaise augure (cf. l’article de Causeur) mais j’ai vécu ces deux hivers et je m’en souviens parfaitement.

Note. Les années 1950 et 1960 coïncident avec une faiblesse inter-cycle de l’activité solaire. Le présent cycle solaire #25 sera plus faible que le cycle #24 et il n’est pas inconcevable que les prochains hivers deviennent de plus en plus rigoureux.

Fessenheim : le décompte sordide a commencé

Les réacteurs de la centrale électrique de Fessenheim ont été mis à l’arrêt plus pour des raisons de basse politique politicienne que technique ou de sureté. Les barres de contrôle intriquées dans les assemblages de combustible sont tombées comme on met un couvercle sur un cercueil en regrettant le mort qui s’y trouve comme tous les ingénieurs et techniciens de cette usine on du le regretter. Puis du borate de sodium a été injecté dans le circuit primaire de refroidissement. Quand la température atteinte s’est trouvée proche de la température extérieure, le réacteur a été ouvert et l’extraction des assemblages de combustible a pu être opérée. Ces assemblages, les uns après les autres, ont été transférés un à un dans une piscine de désactivation située hors du bâtiment-réacteur, piscine refroidie car l’eau de cette piscine capte la chaleur résiduelle de la fission des transuraniens apparus lors du flux de neutrons créés par la fission, source de chaleur exploitée pour produire de la vapeur ainsi que la fission résiduelle due en particulier à l’apparition de plutonium par capteur d’un neutron dans le noyau de l’uranium-238. La plupart des assemblages seront exploités dans d’autres réacteurs du même type dans les mois et les années à venir. L’usine de Fessenheim est maintenant déconnectée du réseau alors qu’elle aurait pu continuer à produire de l’énergie sans aucun incident ou accident pendant peut-être encore 30 ans voire plus.

Il faudra attendre près de 20 ans pour commencer à couper en morceau toutes les installations situées dans les bâtiments-réacteur. Dans deux ans environ tous les assemblages de combustible auront été évacués. Alors seulement les ouvriers-casseurs encartés au parti EELV pourront commencer avec un plaisir non dissimulé leur travail de démolition d’une partie du patrimoine industriel national français que nous, les anciens, avons payé avec nos impôts mais ils s’en moqueront, trop heureux d’avoir fait un sale coup aux « consommateurs ».

Pendant ce temps les jours passent et depuis le premier juillet 2020 ce sont 56 millions de voitures électriques qui n’auront pas pu être rechargées avec l’énergie électrique de la centrale nucléaire de Fessenheim (en considérant qu’une recharge dure 12 heures) et chaque 5 semaines qui passeront ce seront toujours 56 millions de voitures électriques privées de rechargement qui aurait pu être gratuit si les écologistes avaient accepté que cette installation continue à fonctionner à condition que toute l’énergie électrique qu’elle aurait produit soit dédiée au rechargement gratuit de voitures électriques. C’est un peu de la fiction mais ce court récit met en évidence la totale incompétence de ces politiciens de pacotille qui veulent, quelles qu’en soient les conséquences sur le peuple, détruire le tissu industriel énergétique français, soumis pieds et poings liés aux diktats des écologistes qui réussiront, eux, avec leur démagogie effrayante, à soumettre les peuples, d’un commun accord avec les puissances apatrides de la finance dont ils servent d’outils serviles sans même s’en rendre compte. C’est beau la vie politique française de ce début de XXIe siècle avec une sortie de crise économique créée de toute pièce par la totale incurie gouvernementale, gouvernement qui va consacrer 25 milliards d’euros à cette transition énergétique dont on entrevoit la tournure qu’elle va prendre dans les toutes prochaines années. Associer le retour d’une croissance économique à la sacro-sainte transition énergétique (avec la première étape emblématique de sa stupidité qu’est la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim) ne pourra au contraire qu’aggraver cette situation et jeter dans la misère des millions de Français …

La centrale nucléaire de Fessenheim : résultat d’arrangements électoralistes et d’incompétence gouvernementale

Il n’était nullement besoin de précipiter la fermeture de l’installation électronucléaire française de Fessenheim alors qu’elle aurait pu continuer à fournir une énergie électrique totalement décarbonée pendant probablement encore 30 ans sans intervention majeure sur le site. Pour se faire bien voir par leurs amis allemands les écologistes français, aidés par ces derniers, ont avancé toutes sortes d’arguments tous aussi fallacieux les uns que les autres comme par exemple le fait que le site était situé au dessous du niveau du canal de dérivation du Rhin. L’argument sismique a été également invoqué alors que les géologues les plus éminents l’ont véhémentement réfuté. Enfin la pression du parti vert allemand qui avait choisi d’en appeler à Corine Lepage pour défendre leurs arguments auprès des tribunaux sortit triomphant de cette véritable épopée anti-nucléaire européenne quand la politique post-Fukushima allemande conforta la vision malthusienne des partis verts européens.

Outre le fait que l’arrêt de cet outil de production non-polluant est une catastrophe financière, économique, sociale, morale et environnementale, de nombreux médias l’ont exposé, il faut aujourd’hui poser le problème plus directement : Macron aura-t-il besoin de l’appui des verts pour briguer un second mandat puisqu’il suit la politique opportuniste de ses prédécesseurs ? On peut se poser la question ouvertement dans la mesure où la mise en scène obscène du comité des 150 va aboutir à des mesures pénalisantes pour chaque Français dans sa vie quotidienne et aussi pour son porte-monnaie. Toutes les mesures qui vont être décidées pour « sauver le climat » alors que la fermeture de Fessenheim va peut-être obliger la France à importer de l’Allemagne aux heures de pointe des kWh lourdement carbonés.

Il est tragiquement évident que les décisions à venir du gouvernement français seront contre-productives puisque c’est déjà le cas avec Fessenheim. La ville de Lyon, tombée dans le piège écologiste – faut-il que les Lyonnais soient devenus complètement cons (et ce mot est gentil) pour avoir vendu leur âme au diable vert-rouge – va probablement exiger à grands renforts de propagande la fermeture du centre de production de Bugey puis de celui de Saint-Alban puis celui de Cruas tous situés à une centaine de kilomètres à vol d’oiseau de l’Hôtel-de-ville de Lyon. Pourquoi pas aussi la fermeture de toutes les usines chimiques entourant l’agglomération lyonnaise ? Grâce aux manœuvres politiciennes d’alliances contre nature avec la mouvance verte qui ont été initiées par Sarkozy, reprises avec ampleur par Hollande et ensuite par Macron qui craint pour son matricule la France n’a plus d’autre issue que de régresser tout en s’enfonçant dans le pire obscurantisme qui puisse être.

Si Macron était le brillant économiste qu’il prétend être il aurait compris que la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim constitue un désastre financier. Alors il aurait pris une décision allant à l’encontre des caprices des écologistes. Il est vrai qu’il a bradé Alstom-Energie alors qu’il sévissait au Ministère des finances … et que le secteur de l’énergie échappe à sa sagacité. Bref, l’aumône ridicule de 2 milliards d’euros de « dédommagement » pour EDF me fait vraiment penser à un écroulement de l’Etat français (voir les liens ci-dessous).

Il est urgent que le peuple français se ressaisisse et fasse le ménage en profondeur. Français réveillez-vous car il en va de votre avenir et de celui de vos enfants et petits-enfants !

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/08/28/quon-ferme-fessenheim-peut-etre-mais-qui-paiera/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/01/26/suite-mon-billet-sur-la-fermeture-annoncee-du-cpn-de-fessenheim/

Je ne sais plus qui a dit : « le gouvernement français, c’est comme de regarder un groupe de chimpanzés aux commandes d’une centrale nucléaire. C’est distrayant, certes… mais nous sommes certain que ça finira mal ».

La NRC prolonge à 80 ans l’exploitation de la centrale nucléaire de Peach Bottom en Pennsylvanie … et Fessenheim ?

Capture d’écran 2020-03-09 à 16.14.19.png

Alors que la France s’enfonce dans l’irrationalité la plus totale en fermant la centrale nucléaire de Fessenheim, arrêt qui sera suivi dans les toutes prochaines années de celles de Bugey puis de Tricastin – les « vieilles » centrales nucléaires françaises qui font les nuits blanches des écologistes – la commission de régulation nucléaire (NRC) américaine a approuvé la demande d’Exelon Generation Company pour 20 années de fonctionnement supplémentaires pour les unités 2 et 3 de la centrale nucléaire de Peach Bottom, autorisant une durée de vie pouvant aller jusqu’à 80 ans. Il s’agit du deuxième renouvellement de licence accordé par le régulateur américain, après les unités 3 et 4 de Turkey Point qui ont été renouvelées en décembre dernier. Le permis de Peach Bottom 2 expirera le 8 août 2053 et de l’unité 3 le 2 juillet 2054. La justification de la décision de la NRC est documentée dans son rapport final d’évaluation de la sécurité de la demande, publié le mois dernier, et dans une étude d’impact environnemental supplémentaire publiée en janvier. Le comité consultatif de la NRC sur les garanties des réacteurs a également examiné les aspects de sécurité du renouvellement des licences, a déclaré le régulateur.

Exelon a déposé sa demande de renouvellement de licence pour les deux usines, situées près de Delta, en Pennsylvanie, en juillet 2018. La société a déclaré qu’elle avait récemment fait d’importants investissements dans de nouveaux équipements et technologies pour augmenter la capacité de production de l’usine d’environ 12%. De nombreux composants majeurs, notamment les turbines haute et basse pression de la centrale, les sécheurs de vapeur, les générateurs principaux et les transformateurs de puissance principaux ont été remplacés ou améliorés. Cela s’appelle en français « grand carénage ».

Bryan Hanson, directeur nucléaire d’Exelon Nuclear, a déclaré que la possibilité d’exploiter Peach Bottom pendant encore 20 ans était une bonne nouvelle pour l’environnement, les employés de l’entreprise et la communauté. « Cependant, les centrales nucléaires doivent rester financièrement viables pour continuer à fonctionner », a-t-il déclaré. « Il est essentiel que nous continuions à poursuivre des réformes politiques qui valorisent les avantages environnementaux, économiques et de fiabilité que fournit l’énergie nucléaire zéro carbone. » Il serait souhaitable que ce type de commentaire arrive sur le bureau du Président de la République française ! La centrale nucléaire de Fessenheim en France, certes la plus vieille du pays, est cependant parfaitement rentable et en très bon état de fonctionnement. En outre il s’agit d’une énergie non carbonée, ce qu’exigent les amis écologistes du Président Macron.

Aux Etats-Unis la NRC est autorisée en vertu de la loi américaine sur l’énergie atomique à délivrer des licences pour que les réacteurs commerciaux fonctionnent jusqu’à 40 ans – une période qui, selon cette loi, était fondée sur des considérations économiques et antitrust, plutôt que sur des limitations de la technologie nucléaire. Ces licences peuvent être renouvelées pour une période supplémentaire de 20 ans pour une durée de vie de 60 ans. La plupart des centrales nucléaires commerciales des États-Unis fonctionnent désormais sous ces licences renouvelées. Les renouvellements de licence subséquents couvrent 20 années d’exploitation supplémentaires au-delà de 60 ans, le processus d’examen des demandes étant axé sur la gestion du vieillissement de l’usine pendant la période d’exploitation de 60 à 80 ans.

Peach Bottom 2 et 3 sont des réacteurs à eau bouillante qui ont commencé leurs opérations commerciales en 1974. Si l’usine continue de fonctionner jusqu’en 2054, Exelon estime que sa production d’énergie propre éviterait les émissions de plus de 536 millions de tonnes de carbone. Combien de millions de tonnes de CO2 la centrale nucléaire de Fessenheim pourrait éviter de rejeter dans l’atmosphère si le gouvernement français suivait les recommandations de l’ASN, l’équivalent français de la NRC pendant les 20 prochaines années ? La réponse est simple : 370 millions de tonnes de carbone !!! Pourtant cette donnée dont la véracité peut être vérifiée n’a pas l’air d’avoir percuté le cerveau des écologistes qui prônent pourtant le « zéro carbone » en 2035 avec en même temps une réduction de 50 % de l’énergie nucléaire en France. J’émets de sérieux doutes quant à la santé intellectuelle de ces individus et y compris celle du président Macron …

La NRC est actuellement en train d’examiner une demande d’examen de permis de Dominion Energy pour les unités Surry 1 et 2, pour laquelle une décision finale est prévue pour juin. Selon les lettres d’intention soumises à l’organisme de réglementation, les demandes de renouvellement de licence subséquentes devraient être soumises plus tard cette année pour les unités 1 et 2 de Dominion North Anna et à la fin de 2021 pour les unités Oconee 1 et 2 de Duke Energy.

Adapté d’un article de World Nuclear News

Note. Je rappelle le lien sur ce blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2019/12/08/breve-si-cetait-la-nrc-qui-decidait-pour-lasn-elle-dirait-que-les-reacteurs-de-fessenheim-sont-bons-pour-le-service-jusquen-2059/

Et je voudrais remémorer à mes lecteurs que si l’usine de Fessenheim pouvait fonctionner jusqu’en 2059 comme la NRC américaine pourrait le préconiser alors sa fermeture précipitée sans aucune raison autre que politique (bravo pour cette décision émanant d’un ancien banquier de Rothschild) le manque à gagner pour EDF hors coût des grands carénages serait en euros d’aujourd’hui de 40 à 50 milliards € durant cette période. Le pouvoir politique français a définitivement perdu tout sens des réalités. Ce pays est foutu comme a coutume de le répéter H16 …

Nouvelles des EPRs

Capture d’écran 2020-02-26 à 17.30.47.png

Sur site les ingénieurs et techniciens ont finalisé les tests à chaud de l’EPR en construction en tant que tranche 3 de la centrale nucléaire de Flamanville en France. Ces tests – qui ont débuté le 21 septembre de l’année dernière – visent à simuler les températures et les pressions auxquelles les systèmes du réacteur seront soumis en fonctionnement normal.

Les tests à chaud doivent garantir que les circuits de refroidissement et les systèmes de sûreté nucléaire fonctionnent correctement avant de charger le combustible. De nombreuses opérations ont été réalisées à Flamanville 3 pour la première fois lors de ces essais. Des conditions de fonctionnement normales ont été atteintes, avec de l’eau dans le circuit primaire à une température de 303ºC et une pression de 154 bars. Le refroidissement du circuit primaire par le circuit secondaire dans les générateurs de vapeur a également été réalisé. Des tests de coupure de courant ont également été effectués. Plus tôt ce mois-ci, la turbine de Flamanville 3 a été exploitée pour la première fois à vitesse nominale – 1500 tours par minute au cours de ces essais à chaud.

«Cela fait plus de 20 ans que nous n’avions pas réalisé d’essais à chaud sur une centrale [nucléaire] démarrant en France», a précisé Sébastien Bachère, directeur de la mise en service de Flamanville 3. «Il s’agit d’une étape déterminante pour le projet EPR. Avec plus de 1 000 tests effectués, 10 000 critères de conception testés et un taux de conformité de plus de 95%, nous pouvons être satisfaits des résultats de ces tests. »

La construction de l’EPR de Flamanville a débuté en décembre 2007, avec une exploitation commerciale initialement prévue en 2013. Le chargement de combustible dans le cœur du réacteur est désormais prévu pour fin 2022.

« Grâce aux tests à chaud, le fonctionnement du réacteur nucléaire a été étudié, y compris dans de nombreuses situations accidentelles, pour vérifier le bon fonctionnement des installations dans les configurations les plus restrictives possibles », a déclaré EDF. « Cette séquence a également permis de vérifier la capacité de l’équipe à exploiter le réacteur en toute sécurité. »

En décembre 2018, l’unité 1 de l’usine de Taishan dans la province chinoise du Guangdong est devenue le premier EPR à entrer en exploitation commerciale. Taishan 2 a commencé ses opérations commerciales en septembre 2019. Olkiluoto 3 en Finlande, le premier EPR du genre, a terminé des tests fonctionnels à chaud et se prépare à charger le combustible. Deux unités EPR sont également en construction dans le cadre du projet Hinkley Point C dans le Somerset, au Royaume-Uni.

Source : World Nuclear News

Notes. L’EPR français de Flamanville devait être construit en 5 ans pour un coût de 3,3 milliards d’euros. Finalement il sera mis en service en 2022 après 15 ans de chantier et 12,4 milliards d’euros. Les deux EPR chinois ont été mis en service après 9 ans de chantier pour un prix unitaire de 6,1 milliards d’euros. Quant à l’EPR finlandais d’Olkiluoto dont la construction a débuté en 2005 le coût final de cette installation n’est pas connu précisément car il existe un contentieux entre AREVA devenue une filiale d’EDF et la société finlandaise TVO mais il devrait dépasser 15 milliards d’euros et le surcoût sera pris en charge par les contribuables français via leur facture d’électricité alors qu’EDF est contraint, dans ces conditions financières pour le moins inquiétantes, à fermer les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim. Le peuple français est démuni de son patrimoine nucléaire civil, le seul secteur industriel fonctionnant encore à peu près correctement dans ce pays. Ce pays est foutu comme le dit H16 …

Billet de mauvaise humeur :Glyphosate, nucléaire, …les écolo-bobos ont choisi seppuku (切腹)

La France, grand pays auto-suffisant pour ce qui concerne son agriculture et son énergie électrique depuis plusieurs décennies, a choisi de se faire seppuku, mot japonais plus connu sous le nom d’hara-kiri, en commençant à fermer ses plus anciennes centrales nucléaires, une aberrations économique totale – j’ai souvent écrit sur ce blog au sujet de cet abandon (dilapidation) du patrimoine industriel français – et aussi en prenant des dispositions tout aussi aberrantes au sujet du glyphosate, un produit qui ne peut pas être cancérigène en raison de sa structure chimique contrairement à ce qu’ont affirmé à la légère les fonctionnaires onusiens du Centre international de recherche sur le cancer (IARC) situé dans la bonne ville de Lyon en France (liens en fin de billet). De cancérigène probable le glyphosate, ce produit magique pour les agriculteurs, est devenu magiquement cancérigène tout court et donc dangereux et à bannir.

Si la France continue dans sa lancée écolo-compatible le prix du kWh doublera voire triplera et le prix de la baguette de pain suivra d’autant.

Pourquoi rapprocher la baguette de pain au kWh ? Parce qu’il faut de l’électricité pour cuire le pain et qu’il faut du blé pour faire ce même pain. Privés de glyphosate les agriculteurs devront donc labourer leurs immenses champs pour détruire les mauvaises herbes et les rendements de production de blé diminueront malgré de plus importantes pollutions en tous genres que provoqueront ces labours supplémentaires. S’il existait des tracteurs électriques ce dernier problème ne serait pas résolu à terme puisqu’après la centrale de Fessenheim ce sera au tour de celles de Tricastin et de Bugey pour alimenter ces hypothétiques tracteurs électriques. Consommer de la bonne viande de bœuf bien français du Charolais ou du Limousin est tout aussi mal vu par les écolo-bobos parisiens qui dictent leurs quatre volontés au gouvernement. En effet ces bêtes qui n’ont plus de cornes ont la malencontreuse habitude de propulser dans l’atmosphère du méthane par leur orifice anal et c’est mauvais pour le climat, donc il ne faut plus manger de viande. J’hallucine !

Alors mécaniquement et suite à l’interdiction du glyphosate le prix de la baguette de pain passera à deux, trois, quatre ou cinq euros et dans le même temps il y aura encore plus de suicides chez les agriculteurs et les éleveurs de bétail.

Les installateurs d’éoliennes pourront alors inonder la plaine de Beauce de moulins pour s’en mettre plein les poches alors que dans le même temps le porte-monnaie des « français moyens » se videra d’autant et que l’agriculture française deviendra de moins en moins auto-suffisante. Paradoxalement la France importera alors du blé depuis la Russie et de l’électricité depuis l’Allemagne au prix fort qui continuera à brûler du charbon car ce pays s’est finalement rendu compte que tous ses moulins à vent ne suffisaient pas pour faire tourner son économie, même déclinante.

Pendant ce temps-là le Président Trump, l’un des rares politiciens occidentaux qui fait preuve de pragmatisme et d’un soupçon d’intelligence – c’est assez rare dans le monde politique pour que ce soit noté ici -, s’est fermement opposé à l’interdiction du glyphosate proposée par l’EPA (Environmental Protection Agency), le chouchou de son prédécesseur Obama, un gauchiste écolo-bobo avéré, et Trump est allé même plus loin : il a autorisé l’exploitation des hydrocarbures sur les terres dites fédérales, comprenez les parcs nationaux. Naturellement et comme on pouvait s’y attendre il y a eu immédiatement un concert de vierges effarouchées avec en tête Alexandria O-C, les mouvements écolos des deux côtés de l’Atlantique comptant plus de représentants du sexe « dit faible » que de mâles blancs hétérosexuels (voir note en fin de billet). Chacun trouve une compensation à ses frustrations comme il peut …

En France le code minier stipule qu’il est interdit d’exploiter le sous-sol au cas où il renfermerait des hydrocarbures. Or, fait relevé par l’USGS (US Geological Survey), il y aurait en France suffisamment de gaz et de pétrole pour rendre le pays auto-suffisant pendant une cinquantaine d’années. Il s’agit d’une évaluation spéculative d’autant plus que tout forage exploratoire est interdit par la loi écolo-bobo, mais cette estimation laisse tout de même rêveur.

En conclusion de ce billet grinçant, la France a choisi de décliner, se faire seppuku, – comme l’Allemagne – et la situation économique, vue comme elle est partie en ce début d’année, ne va pas s’améliorer. Un grand merci aux écolo-bobos parisiens qui roulent en SUV avec chauffeur pour le plus grand désarroi du petit peuple qui ne manquera pas de souffrir et dans pas très longtemps le fera savoir. Ce seront alors des gilets couverts de sang …

https://jacqueshenry.wordpress.com/2019/12/08/breve-si-cetait-la-nrc-qui-decidait-pour-lasn-elle-dirait-que-les-reacteurs-de-fessenheim-sont-bons-pour-le-service-jusquen-2059/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2019/01/31/glyphosate-lincompetence-de-la-justice-francaise/

Note. Je suis un admirateur inconditionnel de la féminité dans tous les sens de ce terme. Par contre je hais les viragos qui font de la politique pour compenser leurs frustrations, qu’elles soient sociétales, politiques ou sexuelles ou tout simplement pour se prouver à elles-mêmes qu’elles sont égales aux hommes. Il n’y a pas d’égalité entre les hommes et les femmes, il y a complémentarité, c’est un fait biologique, génétique, et si une femme nie ce fait elle se ment à elle-même. Alors, que mes lectrices ne s’offusquent pas, je suis conscient qu’un homme sans femme à ses cotés est un homme inachevé et fondamentalement inutile.

Le financement des « ONGs » européennes et leurs répercussions économiques

Three_Mile_Island_accident_sign.jpg

En Europe il existe des ONGs tolérées et financées par les gouvernements, c’est du moins la version officielle qui est admise par l’homme de la rue. Dans un récent billet sur ce blog j’ai mentionné ce financement largement abusif des ONGs qui sévissent en France, financement par les impôts des contribuables, et qu’il serait urgent de mettre de l’ordre dans ce système obsolète qui date de 1901. Curieusement aucun de mes lecteurs n’a laissé de commentaire à ce sujet alors qu’il me paraît d’une extrême importance pour la sécurité nationale comme vous allez le découvrir avec deux exemples. Certes le panel que représentent les lecteurs de mon blog n’est pas représentatif de l’opinion générale. Pour autant quand j’aborde le problème posé par les ONGs je dois reconnaître que ces organismes bénéficient de la sympathie de l’opinion. Or cette attitude de confiance aveugle est complètement trompeuse. Pour éclairer la gouverne de mes chers lecteurs je vais reprendre sans trop les déformer deux propos d’Alain Juillet qui a été longtemps conseiller pour l’Intelligence économique auprès de la DGSE. D’ailleurs pourquoi les déformerais-je puisque Monsieur Juillet est infiniment mieux informé que votre serviteur. Voici donc les deux exemples que j’ai choisi étant donné que je connais dans le détail ces deux domaines.

En ce qui concerne les OGMs (organismes génétiquement modifiés), les disciples de José Bové détruisaient allègrement avec l’appui de Greenpeace (ONG qui n’a de vert [green] que le nom) les plantes transgéniques en essais plein-champ. Ces véritables commandos de terroristes réduisant à néant des années de travaux de recherche académique étaient financés sans le savoir et très indirectement par tout un montage financier opaque, nous étions au début des années 1990 pour vous remémorer ces évènements, alors que la France était le leader européen de la transgenèse végétale avec l’INRA, le CNRS, Limagrain et Rhône-Poulenc et je vous laisse deviner qui les finançait : … Monsanto !

Cette gigantesque multinationale américaine voulait tuer dans l’oeuf toute velléité française d’interférer dans ses visées de domination mondiale du marché des plantes génétiquement modifiées.

Il faut avoir travaillé dans l’intelligence économique comme Alain Juillet (intelligence ici est une traduction inappropriée du mot anglo-saxon éponyme qui signifie information et par extension espionnage, cf. l’Intelligence Service anglais) pour affirmer de tels propos. Heureux écolos anti-OGMs qui ont été manipulés par Monsanto sans jamais le savoir : ils n’ont même pas compris que de l’autre côté de l’Atlantique on les prenait pour des débiles mentaux puisqu’eux-mêmes clouaient au pilori cette firme multinationale … et Monsanto et Pioneer Seeds se frottaient les mains avec naturellement l’encouragement de la Maison-Blanche car il fallait à tout prix protéger l’industrie américaine. José Bové devrait être poursuivi en justice pour avoir détruit le patrimoine intellectuel français au profit des Etats-Unis en étant un acteur « écologiste » aux ordres de Monsanto. Malheureusement il clamerait son innocence car il est trop c*n pour avoir pu imaginer un seul instant qu’il était manipulé par une multinationale américaine.

Venons-en maintenant à la technologie française du nucléaire civil, un autre domaine que je connais bien pour avoir travaillé comme consultant auprès d’EDF justement dans le domaine du nucléaire. Il s’agit d’un autre gros morceau qui a mobilisé une multitude d’ONGs dont encore une fois Greenpeace. Pour la petite histoire le premier réacteur à eau pressurisée produisant de l’électricité construit en France est le réacteur de Chooz A sous licence Westinghouse concédée à la Compagnie Franco-américaine de Constructions Atomiques plus connue ensuite sous le nom de Framatome. Il s’agissait d’un réacteur d’une puissance de 300 MW qui fut définitivement arrêtée en 1991 après 24 ans de fonctionnement et de bons et loyaux services rendus. Cette installation a été arrêtée car elle n’était plus rentable en raison de son implantation souterraine qui compliquait considérablement les interventions de maintenance. Puis avec l’appui du gouvernement français via le CEA et les excellents services de recherche et développement d’EDF la France améliora considérablement le procédé originel Westinghouse au point que le pays commença à exporter son savoir-faire en Corée (du sud) puis en République sud-africaine. Le site de Chooz comprend aujourd’hui deux réacteurs d’une puissance électrique de 1560 MW électriques chacun, les immédiats précurseurs de l’EPR avec ceux du site de Civaux dans la Vienne.

Après l’accident de la centrale nucléaire américaine de Three Mile Island (illustration) le 28 mars 1979 provoqué par une erreur humaine l’industrie électro-nucléaire américaine a été mise au point mort et le savoir-faire a progressivement disparu. Comme aujourd’hui le seul pays européen, hors Russie, encore capable de construire des centrales nucléaires est la France alors les Etats-Unis ont tout fait pour fragiliser le savoir-faire industriel français dans le domaine du nucléaire civil afin de relancer l’industrie américaine dans ce domaine, ce qui reste encore hypothétique. Même le gouvernement français a cédé au scandaleux chantage exercé par les USA pour céder le département énergie d’Alstom à General Electric agrémenté de faits (non avérés) de corruption pour discréditer l’image d’Alstom entrant dans le cadre de l’extraterritorialité de la loi américaine (cf. l’affaire Pierruci).

La cession d’Alstom, pilier incontournable de l’industrie électro-nucléaire française, a été approuvée par un certain Emmanuel Macron en personne alors qu’il se trouvait au Ministère des finances français méprisant ainsi toutes les conséquences stratégiques d’une telle opération strictement financière à ses yeux. Afin que l’opinion publique française soit anesthésiée lors de cette transaction les USA n’ont jamais cessé d’épauler diverses ONGs pour discréditer l’énergie nucléaire française, en particulier Greenpeace qui bien qu’interdite de séjour aux USA (ainsi qu’en Russie et en Chine pour d’autres raisons) continue d’être financée par le lobby américain ultra-puissant des énergies fossiles.

On peut légitimement se poser la question d’une éventuelle action souterraine des lobbys américains, via des ONGs européennes et pas seulement françaises, pour la fermeture totalement stupide et sans aucune espèce de motivation économique du surrégénérateur de Creys-Malville. Quant à la fermeture tout aussi stupide de l’usine de Fessenheim elle est le résultat également de la pression d’ONGs allemandes et suisses avec à leur tête Corinne Lepage probablement manipulée, sans jamais en avoir eu conscience elle-même – au niveau de la clairvoyance elle pourrait être classé au même niveau que José Bové – par les lobbys américains qui veulent vendre leur pétrole, leur gaz et leur charbon aux Européens. Au risque de me répéter la prochaine centrale nucléaire qui verra le jour sur le sol français aura été entièrement fabriquée par la Chine à qui la France a cédé tout son savoir-faire y compris celui des turbines en sous-estimant l’immense aptitude des Chinois à admirablement tout très bien copier. Dès lors ces actions à la cow-boy des Américains ne font que favoriser les Chinois et les Russes, belle réussite ! Et la présidence de la République française s’en lave les mains. J’en ai la nausée …

Brève. Si c’était la NRC qui décidait pour l’ASN elle dirait que les réacteurs de Fessenheim sont bons pour le service jusqu’en 2059 !

Capture d’écran 2019-12-07 à 20.56.53.png

Les USA viennent de franchir une étape dans la lutte contre le réchauffement climatique dans le cas de la centrale électro-nucléaire de Turkey Point. Alors que la France s’apprête à initier le démantèlement de ses plus « vieilles » centrales nucléaires en commençant par la doyenne, la centrale de Fessenheim, les Etats-Unis appréhendent le changement climatique de manière diamétralement opposée, objective et pragmatique. Les deux unités nucléaires du complexe de production d’électricité de Turkey Point situé à une trentaine de kilomètres au sud de Miami comprenant deux unités thermiques classiques et une unité à gaz (illustration) ont été raccordées au réseau en 1972 et 1973. Il s’agit de réacteurs à eau pressurisée (PWR) de technologie Westinghouse strictement identique à celles de la centrale française de Fessenheim avec ses deux réacteurs, raccordés au réseau en 1978, dont une partie alimente l’Allemagne et la Suisse voisines, ce qui rapporte, c’est bon de le noter au passage, quelque 1,2 milliard d’euros à la France (voir à ce sujet l’article de Sébastien Richet sur le site Contrepoint, lien en fin de billet).

La NRC (Nuclear Regulation Commission) est l’équivalent de l’ASN française (autorité de sureté nucléaire) et elle a tout pouvoir, indépendamment du pouvoir politique, pour décider si oui ou non une installation nucléaire civile peut voir son exploitation prolongée. Cet organisme, contrairement aux politiciens, détient l’expertise dans ce domaine et c’est à lui et non au pouvoir politique, pour quelque raison que ce soit, de décider de la prolongation de l’exploitation d’une installation électro-nucléaire. La différence entre la France et les USA est claire : le pouvoir politique américain ne peut pas intervenir dans les décisions de la NRC alors que les écologistes se sont arrogé le droit de décider de la politique énergétique de la France. Pour les écologistes qui pourrissent la tête de l’Etat français la compagnie Electricité de France n’est qu’une entreprise parmi d’autres qui doit se plier à leurs volontés.

La NRC a décidé de prolonger la « durée de vie » des deux réacteurs de Turkey Point jusqu’à 80 ans. C’est-à-dire jusqu’en 2054, après on verra. Comme ceux de Fessenheim ces deux réacteurs sont en parfait état de marche et il n’y a aucune raison d’en arrêter l’exploitation. Les Etats américains comptent leurs sous, en France c’est le contribuable qui paie la facture : il faudra bien un jour éponger le déficit commercial de la France (cf. le TARGET2). Faut-il que Hollande ait succombé aux charmes des représentantes des partis écologistes pour prendre cette décision insensée de fermer la centrale de Fessenheim, que ce soit Corinne Lepage, l’indicible représentante des écolos suisses et allemands, ou encore la Miss Duflot, l’opportuniste numéro 1 du monde politique français qui s’est fait embaucher par Oxfam.

Il est tout à fait incompréhensible que Macron, fin connaisseur des chiffres et des bilans des entreprises, savoir-faire qu’il a acquis chez le banquier d’affaires le plus prestigieux du monde, ne comprenne pas que le pacte électoraliste de Hollande avec les partis écolos devrait tout simplement être dénoncé ainsi que cette transition énergétique écologique et solidaire qui ne veut rien dire pour préserver la santé énergétique de la France, son économie, son industrie et le bien-être de ses citoyens … s’il en est encore temps.

Si c’était la NRC qui décidait pour l’ASN elle dirait que les réacteurs de Fessenheim sont bons pour le service jusqu’en 2059 ( ! ) laissant largement le temps au gouvernement d’aiguiser ses couteaux pour « sauver le climat » puisque le nucléaire est la seule source d’électricité « zéro carbone ». Bien entendu les langues de vipère, et il y en a des charrettées dans le gouvernement français, toutes aussi incompétentes les unes que les autres, diront que c’est sous la pression de Donald Trump, propriétaire de toutes sortes de domaines luxueux en Floride, que l’exploitation de ces deux réacteurs a été prolongée. Pas de chance ! la NRC est, de par son statut, totalement impérméable aux injonctions des politiciens.

La France pourrit par la tête avecc les écolos, ce pays est définitivement foutu pour reprendre les mots d’H16.

Illustration : Florida Power & Light, exploitant de Turkey Point.

https://www.contrepoints.org/2019/10/16/355837-la-fermeture-de-fessenheim-nest-ni-economique-ni-ecologique-mais-politique