La NRC prolonge à 80 ans l’exploitation de la centrale nucléaire de Peach Bottom en Pennsylvanie … et Fessenheim ?

Capture d’écran 2020-03-09 à 16.14.19.png

Alors que la France s’enfonce dans l’irrationalité la plus totale en fermant la centrale nucléaire de Fessenheim, arrêt qui sera suivi dans les toutes prochaines années de celles de Bugey puis de Tricastin – les « vieilles » centrales nucléaires françaises qui font les nuits blanches des écologistes – la commission de régulation nucléaire (NRC) américaine a approuvé la demande d’Exelon Generation Company pour 20 années de fonctionnement supplémentaires pour les unités 2 et 3 de la centrale nucléaire de Peach Bottom, autorisant une durée de vie pouvant aller jusqu’à 80 ans. Il s’agit du deuxième renouvellement de licence accordé par le régulateur américain, après les unités 3 et 4 de Turkey Point qui ont été renouvelées en décembre dernier. Le permis de Peach Bottom 2 expirera le 8 août 2053 et de l’unité 3 le 2 juillet 2054. La justification de la décision de la NRC est documentée dans son rapport final d’évaluation de la sécurité de la demande, publié le mois dernier, et dans une étude d’impact environnemental supplémentaire publiée en janvier. Le comité consultatif de la NRC sur les garanties des réacteurs a également examiné les aspects de sécurité du renouvellement des licences, a déclaré le régulateur.

Exelon a déposé sa demande de renouvellement de licence pour les deux usines, situées près de Delta, en Pennsylvanie, en juillet 2018. La société a déclaré qu’elle avait récemment fait d’importants investissements dans de nouveaux équipements et technologies pour augmenter la capacité de production de l’usine d’environ 12%. De nombreux composants majeurs, notamment les turbines haute et basse pression de la centrale, les sécheurs de vapeur, les générateurs principaux et les transformateurs de puissance principaux ont été remplacés ou améliorés. Cela s’appelle en français « grand carénage ».

Bryan Hanson, directeur nucléaire d’Exelon Nuclear, a déclaré que la possibilité d’exploiter Peach Bottom pendant encore 20 ans était une bonne nouvelle pour l’environnement, les employés de l’entreprise et la communauté. « Cependant, les centrales nucléaires doivent rester financièrement viables pour continuer à fonctionner », a-t-il déclaré. « Il est essentiel que nous continuions à poursuivre des réformes politiques qui valorisent les avantages environnementaux, économiques et de fiabilité que fournit l’énergie nucléaire zéro carbone. » Il serait souhaitable que ce type de commentaire arrive sur le bureau du Président de la République française ! La centrale nucléaire de Fessenheim en France, certes la plus vieille du pays, est cependant parfaitement rentable et en très bon état de fonctionnement. En outre il s’agit d’une énergie non carbonée, ce qu’exigent les amis écologistes du Président Macron.

Aux Etats-Unis la NRC est autorisée en vertu de la loi américaine sur l’énergie atomique à délivrer des licences pour que les réacteurs commerciaux fonctionnent jusqu’à 40 ans – une période qui, selon cette loi, était fondée sur des considérations économiques et antitrust, plutôt que sur des limitations de la technologie nucléaire. Ces licences peuvent être renouvelées pour une période supplémentaire de 20 ans pour une durée de vie de 60 ans. La plupart des centrales nucléaires commerciales des États-Unis fonctionnent désormais sous ces licences renouvelées. Les renouvellements de licence subséquents couvrent 20 années d’exploitation supplémentaires au-delà de 60 ans, le processus d’examen des demandes étant axé sur la gestion du vieillissement de l’usine pendant la période d’exploitation de 60 à 80 ans.

Peach Bottom 2 et 3 sont des réacteurs à eau bouillante qui ont commencé leurs opérations commerciales en 1974. Si l’usine continue de fonctionner jusqu’en 2054, Exelon estime que sa production d’énergie propre éviterait les émissions de plus de 536 millions de tonnes de carbone. Combien de millions de tonnes de CO2 la centrale nucléaire de Fessenheim pourrait éviter de rejeter dans l’atmosphère si le gouvernement français suivait les recommandations de l’ASN, l’équivalent français de la NRC pendant les 20 prochaines années ? La réponse est simple : 370 millions de tonnes de carbone !!! Pourtant cette donnée dont la véracité peut être vérifiée n’a pas l’air d’avoir percuté le cerveau des écologistes qui prônent pourtant le « zéro carbone » en 2035 avec en même temps une réduction de 50 % de l’énergie nucléaire en France. J’émets de sérieux doutes quant à la santé intellectuelle de ces individus et y compris celle du président Macron …

La NRC est actuellement en train d’examiner une demande d’examen de permis de Dominion Energy pour les unités Surry 1 et 2, pour laquelle une décision finale est prévue pour juin. Selon les lettres d’intention soumises à l’organisme de réglementation, les demandes de renouvellement de licence subséquentes devraient être soumises plus tard cette année pour les unités 1 et 2 de Dominion North Anna et à la fin de 2021 pour les unités Oconee 1 et 2 de Duke Energy.

Adapté d’un article de World Nuclear News

Note. Je rappelle le lien sur ce blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2019/12/08/breve-si-cetait-la-nrc-qui-decidait-pour-lasn-elle-dirait-que-les-reacteurs-de-fessenheim-sont-bons-pour-le-service-jusquen-2059/

Et je voudrais remémorer à mes lecteurs que si l’usine de Fessenheim pouvait fonctionner jusqu’en 2059 comme la NRC américaine pourrait le préconiser alors sa fermeture précipitée sans aucune raison autre que politique (bravo pour cette décision émanant d’un ancien banquier de Rothschild) le manque à gagner pour EDF hors coût des grands carénages serait en euros d’aujourd’hui de 40 à 50 milliards € durant cette période. Le pouvoir politique français a définitivement perdu tout sens des réalités. Ce pays est foutu comme a coutume de le répéter H16 …

Nouvelles des EPRs

Capture d’écran 2020-02-26 à 17.30.47.png

Sur site les ingénieurs et techniciens ont finalisé les tests à chaud de l’EPR en construction en tant que tranche 3 de la centrale nucléaire de Flamanville en France. Ces tests – qui ont débuté le 21 septembre de l’année dernière – visent à simuler les températures et les pressions auxquelles les systèmes du réacteur seront soumis en fonctionnement normal.

Les tests à chaud doivent garantir que les circuits de refroidissement et les systèmes de sûreté nucléaire fonctionnent correctement avant de charger le combustible. De nombreuses opérations ont été réalisées à Flamanville 3 pour la première fois lors de ces essais. Des conditions de fonctionnement normales ont été atteintes, avec de l’eau dans le circuit primaire à une température de 303ºC et une pression de 154 bars. Le refroidissement du circuit primaire par le circuit secondaire dans les générateurs de vapeur a également été réalisé. Des tests de coupure de courant ont également été effectués. Plus tôt ce mois-ci, la turbine de Flamanville 3 a été exploitée pour la première fois à vitesse nominale – 1500 tours par minute au cours de ces essais à chaud.

«Cela fait plus de 20 ans que nous n’avions pas réalisé d’essais à chaud sur une centrale [nucléaire] démarrant en France», a précisé Sébastien Bachère, directeur de la mise en service de Flamanville 3. «Il s’agit d’une étape déterminante pour le projet EPR. Avec plus de 1 000 tests effectués, 10 000 critères de conception testés et un taux de conformité de plus de 95%, nous pouvons être satisfaits des résultats de ces tests. »

La construction de l’EPR de Flamanville a débuté en décembre 2007, avec une exploitation commerciale initialement prévue en 2013. Le chargement de combustible dans le cœur du réacteur est désormais prévu pour fin 2022.

« Grâce aux tests à chaud, le fonctionnement du réacteur nucléaire a été étudié, y compris dans de nombreuses situations accidentelles, pour vérifier le bon fonctionnement des installations dans les configurations les plus restrictives possibles », a déclaré EDF. « Cette séquence a également permis de vérifier la capacité de l’équipe à exploiter le réacteur en toute sécurité. »

En décembre 2018, l’unité 1 de l’usine de Taishan dans la province chinoise du Guangdong est devenue le premier EPR à entrer en exploitation commerciale. Taishan 2 a commencé ses opérations commerciales en septembre 2019. Olkiluoto 3 en Finlande, le premier EPR du genre, a terminé des tests fonctionnels à chaud et se prépare à charger le combustible. Deux unités EPR sont également en construction dans le cadre du projet Hinkley Point C dans le Somerset, au Royaume-Uni.

Source : World Nuclear News

Notes. L’EPR français de Flamanville devait être construit en 5 ans pour un coût de 3,3 milliards d’euros. Finalement il sera mis en service en 2022 après 15 ans de chantier et 12,4 milliards d’euros. Les deux EPR chinois ont été mis en service après 9 ans de chantier pour un prix unitaire de 6,1 milliards d’euros. Quant à l’EPR finlandais d’Olkiluoto dont la construction a débuté en 2005 le coût final de cette installation n’est pas connu précisément car il existe un contentieux entre AREVA devenue une filiale d’EDF et la société finlandaise TVO mais il devrait dépasser 15 milliards d’euros et le surcoût sera pris en charge par les contribuables français via leur facture d’électricité alors qu’EDF est contraint, dans ces conditions financières pour le moins inquiétantes, à fermer les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim. Le peuple français est démuni de son patrimoine nucléaire civil, le seul secteur industriel fonctionnant encore à peu près correctement dans ce pays. Ce pays est foutu comme le dit H16 …

Billet de mauvaise humeur :Glyphosate, nucléaire, …les écolo-bobos ont choisi seppuku (切腹)

La France, grand pays auto-suffisant pour ce qui concerne son agriculture et son énergie électrique depuis plusieurs décennies, a choisi de se faire seppuku, mot japonais plus connu sous le nom d’hara-kiri, en commençant à fermer ses plus anciennes centrales nucléaires, une aberrations économique totale – j’ai souvent écrit sur ce blog au sujet de cet abandon (dilapidation) du patrimoine industriel français – et aussi en prenant des dispositions tout aussi aberrantes au sujet du glyphosate, un produit qui ne peut pas être cancérigène en raison de sa structure chimique contrairement à ce qu’ont affirmé à la légère les fonctionnaires onusiens du Centre international de recherche sur le cancer (IARC) situé dans la bonne ville de Lyon en France (liens en fin de billet). De cancérigène probable le glyphosate, ce produit magique pour les agriculteurs, est devenu magiquement cancérigène tout court et donc dangereux et à bannir.

Si la France continue dans sa lancée écolo-compatible le prix du kWh doublera voire triplera et le prix de la baguette de pain suivra d’autant.

Pourquoi rapprocher la baguette de pain au kWh ? Parce qu’il faut de l’électricité pour cuire le pain et qu’il faut du blé pour faire ce même pain. Privés de glyphosate les agriculteurs devront donc labourer leurs immenses champs pour détruire les mauvaises herbes et les rendements de production de blé diminueront malgré de plus importantes pollutions en tous genres que provoqueront ces labours supplémentaires. S’il existait des tracteurs électriques ce dernier problème ne serait pas résolu à terme puisqu’après la centrale de Fessenheim ce sera au tour de celles de Tricastin et de Bugey pour alimenter ces hypothétiques tracteurs électriques. Consommer de la bonne viande de bœuf bien français du Charolais ou du Limousin est tout aussi mal vu par les écolo-bobos parisiens qui dictent leurs quatre volontés au gouvernement. En effet ces bêtes qui n’ont plus de cornes ont la malencontreuse habitude de propulser dans l’atmosphère du méthane par leur orifice anal et c’est mauvais pour le climat, donc il ne faut plus manger de viande. J’hallucine !

Alors mécaniquement et suite à l’interdiction du glyphosate le prix de la baguette de pain passera à deux, trois, quatre ou cinq euros et dans le même temps il y aura encore plus de suicides chez les agriculteurs et les éleveurs de bétail.

Les installateurs d’éoliennes pourront alors inonder la plaine de Beauce de moulins pour s’en mettre plein les poches alors que dans le même temps le porte-monnaie des « français moyens » se videra d’autant et que l’agriculture française deviendra de moins en moins auto-suffisante. Paradoxalement la France importera alors du blé depuis la Russie et de l’électricité depuis l’Allemagne au prix fort qui continuera à brûler du charbon car ce pays s’est finalement rendu compte que tous ses moulins à vent ne suffisaient pas pour faire tourner son économie, même déclinante.

Pendant ce temps-là le Président Trump, l’un des rares politiciens occidentaux qui fait preuve de pragmatisme et d’un soupçon d’intelligence – c’est assez rare dans le monde politique pour que ce soit noté ici -, s’est fermement opposé à l’interdiction du glyphosate proposée par l’EPA (Environmental Protection Agency), le chouchou de son prédécesseur Obama, un gauchiste écolo-bobo avéré, et Trump est allé même plus loin : il a autorisé l’exploitation des hydrocarbures sur les terres dites fédérales, comprenez les parcs nationaux. Naturellement et comme on pouvait s’y attendre il y a eu immédiatement un concert de vierges effarouchées avec en tête Alexandria O-C, les mouvements écolos des deux côtés de l’Atlantique comptant plus de représentants du sexe « dit faible » que de mâles blancs hétérosexuels (voir note en fin de billet). Chacun trouve une compensation à ses frustrations comme il peut …

En France le code minier stipule qu’il est interdit d’exploiter le sous-sol au cas où il renfermerait des hydrocarbures. Or, fait relevé par l’USGS (US Geological Survey), il y aurait en France suffisamment de gaz et de pétrole pour rendre le pays auto-suffisant pendant une cinquantaine d’années. Il s’agit d’une évaluation spéculative d’autant plus que tout forage exploratoire est interdit par la loi écolo-bobo, mais cette estimation laisse tout de même rêveur.

En conclusion de ce billet grinçant, la France a choisi de décliner, se faire seppuku, – comme l’Allemagne – et la situation économique, vue comme elle est partie en ce début d’année, ne va pas s’améliorer. Un grand merci aux écolo-bobos parisiens qui roulent en SUV avec chauffeur pour le plus grand désarroi du petit peuple qui ne manquera pas de souffrir et dans pas très longtemps le fera savoir. Ce seront alors des gilets couverts de sang …

https://jacqueshenry.wordpress.com/2019/12/08/breve-si-cetait-la-nrc-qui-decidait-pour-lasn-elle-dirait-que-les-reacteurs-de-fessenheim-sont-bons-pour-le-service-jusquen-2059/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2019/01/31/glyphosate-lincompetence-de-la-justice-francaise/

Note. Je suis un admirateur inconditionnel de la féminité dans tous les sens de ce terme. Par contre je hais les viragos qui font de la politique pour compenser leurs frustrations, qu’elles soient sociétales, politiques ou sexuelles ou tout simplement pour se prouver à elles-mêmes qu’elles sont égales aux hommes. Il n’y a pas d’égalité entre les hommes et les femmes, il y a complémentarité, c’est un fait biologique, génétique, et si une femme nie ce fait elle se ment à elle-même. Alors, que mes lectrices ne s’offusquent pas, je suis conscient qu’un homme sans femme à ses cotés est un homme inachevé et fondamentalement inutile.

Le financement des « ONGs » européennes et leurs répercussions économiques

Three_Mile_Island_accident_sign.jpg

En Europe il existe des ONGs tolérées et financées par les gouvernements, c’est du moins la version officielle qui est admise par l’homme de la rue. Dans un récent billet sur ce blog j’ai mentionné ce financement largement abusif des ONGs qui sévissent en France, financement par les impôts des contribuables, et qu’il serait urgent de mettre de l’ordre dans ce système obsolète qui date de 1901. Curieusement aucun de mes lecteurs n’a laissé de commentaire à ce sujet alors qu’il me paraît d’une extrême importance pour la sécurité nationale comme vous allez le découvrir avec deux exemples. Certes le panel que représentent les lecteurs de mon blog n’est pas représentatif de l’opinion générale. Pour autant quand j’aborde le problème posé par les ONGs je dois reconnaître que ces organismes bénéficient de la sympathie de l’opinion. Or cette attitude de confiance aveugle est complètement trompeuse. Pour éclairer la gouverne de mes chers lecteurs je vais reprendre sans trop les déformer deux propos d’Alain Juillet qui a été longtemps conseiller pour l’Intelligence économique auprès de la DGSE. D’ailleurs pourquoi les déformerais-je puisque Monsieur Juillet est infiniment mieux informé que votre serviteur. Voici donc les deux exemples que j’ai choisi étant donné que je connais dans le détail ces deux domaines.

En ce qui concerne les OGMs (organismes génétiquement modifiés), les disciples de José Bové détruisaient allègrement avec l’appui de Greenpeace (ONG qui n’a de vert [green] que le nom) les plantes transgéniques en essais plein-champ. Ces véritables commandos de terroristes réduisant à néant des années de travaux de recherche académique étaient financés sans le savoir et très indirectement par tout un montage financier opaque, nous étions au début des années 1990 pour vous remémorer ces évènements, alors que la France était le leader européen de la transgenèse végétale avec l’INRA, le CNRS, Limagrain et Rhône-Poulenc et je vous laisse deviner qui les finançait : … Monsanto !

Cette gigantesque multinationale américaine voulait tuer dans l’oeuf toute velléité française d’interférer dans ses visées de domination mondiale du marché des plantes génétiquement modifiées.

Il faut avoir travaillé dans l’intelligence économique comme Alain Juillet (intelligence ici est une traduction inappropriée du mot anglo-saxon éponyme qui signifie information et par extension espionnage, cf. l’Intelligence Service anglais) pour affirmer de tels propos. Heureux écolos anti-OGMs qui ont été manipulés par Monsanto sans jamais le savoir : ils n’ont même pas compris que de l’autre côté de l’Atlantique on les prenait pour des débiles mentaux puisqu’eux-mêmes clouaient au pilori cette firme multinationale … et Monsanto et Pioneer Seeds se frottaient les mains avec naturellement l’encouragement de la Maison-Blanche car il fallait à tout prix protéger l’industrie américaine. José Bové devrait être poursuivi en justice pour avoir détruit le patrimoine intellectuel français au profit des Etats-Unis en étant un acteur « écologiste » aux ordres de Monsanto. Malheureusement il clamerait son innocence car il est trop c*n pour avoir pu imaginer un seul instant qu’il était manipulé par une multinationale américaine.

Venons-en maintenant à la technologie française du nucléaire civil, un autre domaine que je connais bien pour avoir travaillé comme consultant auprès d’EDF justement dans le domaine du nucléaire. Il s’agit d’un autre gros morceau qui a mobilisé une multitude d’ONGs dont encore une fois Greenpeace. Pour la petite histoire le premier réacteur à eau pressurisée produisant de l’électricité construit en France est le réacteur de Chooz A sous licence Westinghouse concédée à la Compagnie Franco-américaine de Constructions Atomiques plus connue ensuite sous le nom de Framatome. Il s’agissait d’un réacteur d’une puissance de 300 MW qui fut définitivement arrêtée en 1991 après 24 ans de fonctionnement et de bons et loyaux services rendus. Cette installation a été arrêtée car elle n’était plus rentable en raison de son implantation souterraine qui compliquait considérablement les interventions de maintenance. Puis avec l’appui du gouvernement français via le CEA et les excellents services de recherche et développement d’EDF la France améliora considérablement le procédé originel Westinghouse au point que le pays commença à exporter son savoir-faire en Corée (du sud) puis en République sud-africaine. Le site de Chooz comprend aujourd’hui deux réacteurs d’une puissance électrique de 1560 MW électriques chacun, les immédiats précurseurs de l’EPR avec ceux du site de Civaux dans la Vienne.

Après l’accident de la centrale nucléaire américaine de Three Mile Island (illustration) le 28 mars 1979 provoqué par une erreur humaine l’industrie électro-nucléaire américaine a été mise au point mort et le savoir-faire a progressivement disparu. Comme aujourd’hui le seul pays européen, hors Russie, encore capable de construire des centrales nucléaires est la France alors les Etats-Unis ont tout fait pour fragiliser le savoir-faire industriel français dans le domaine du nucléaire civil afin de relancer l’industrie américaine dans ce domaine, ce qui reste encore hypothétique. Même le gouvernement français a cédé au scandaleux chantage exercé par les USA pour céder le département énergie d’Alstom à General Electric agrémenté de faits (non avérés) de corruption pour discréditer l’image d’Alstom entrant dans le cadre de l’extraterritorialité de la loi américaine (cf. l’affaire Pierruci).

La cession d’Alstom, pilier incontournable de l’industrie électro-nucléaire française, a été approuvée par un certain Emmanuel Macron en personne alors qu’il se trouvait au Ministère des finances français méprisant ainsi toutes les conséquences stratégiques d’une telle opération strictement financière à ses yeux. Afin que l’opinion publique française soit anesthésiée lors de cette transaction les USA n’ont jamais cessé d’épauler diverses ONGs pour discréditer l’énergie nucléaire française, en particulier Greenpeace qui bien qu’interdite de séjour aux USA (ainsi qu’en Russie et en Chine pour d’autres raisons) continue d’être financée par le lobby américain ultra-puissant des énergies fossiles.

On peut légitimement se poser la question d’une éventuelle action souterraine des lobbys américains, via des ONGs européennes et pas seulement françaises, pour la fermeture totalement stupide et sans aucune espèce de motivation économique du surrégénérateur de Creys-Malville. Quant à la fermeture tout aussi stupide de l’usine de Fessenheim elle est le résultat également de la pression d’ONGs allemandes et suisses avec à leur tête Corinne Lepage probablement manipulée, sans jamais en avoir eu conscience elle-même – au niveau de la clairvoyance elle pourrait être classé au même niveau que José Bové – par les lobbys américains qui veulent vendre leur pétrole, leur gaz et leur charbon aux Européens. Au risque de me répéter la prochaine centrale nucléaire qui verra le jour sur le sol français aura été entièrement fabriquée par la Chine à qui la France a cédé tout son savoir-faire y compris celui des turbines en sous-estimant l’immense aptitude des Chinois à admirablement tout très bien copier. Dès lors ces actions à la cow-boy des Américains ne font que favoriser les Chinois et les Russes, belle réussite ! Et la présidence de la République française s’en lave les mains. J’en ai la nausée …

Brève. Si c’était la NRC qui décidait pour l’ASN elle dirait que les réacteurs de Fessenheim sont bons pour le service jusqu’en 2059 !

Capture d’écran 2019-12-07 à 20.56.53.png

Les USA viennent de franchir une étape dans la lutte contre le réchauffement climatique dans le cas de la centrale électro-nucléaire de Turkey Point. Alors que la France s’apprête à initier le démantèlement de ses plus « vieilles » centrales nucléaires en commençant par la doyenne, la centrale de Fessenheim, les Etats-Unis appréhendent le changement climatique de manière diamétralement opposée, objective et pragmatique. Les deux unités nucléaires du complexe de production d’électricité de Turkey Point situé à une trentaine de kilomètres au sud de Miami comprenant deux unités thermiques classiques et une unité à gaz (illustration) ont été raccordées au réseau en 1972 et 1973. Il s’agit de réacteurs à eau pressurisée (PWR) de technologie Westinghouse strictement identique à celles de la centrale française de Fessenheim avec ses deux réacteurs, raccordés au réseau en 1978, dont une partie alimente l’Allemagne et la Suisse voisines, ce qui rapporte, c’est bon de le noter au passage, quelque 1,2 milliard d’euros à la France (voir à ce sujet l’article de Sébastien Richet sur le site Contrepoint, lien en fin de billet).

La NRC (Nuclear Regulation Commission) est l’équivalent de l’ASN française (autorité de sureté nucléaire) et elle a tout pouvoir, indépendamment du pouvoir politique, pour décider si oui ou non une installation nucléaire civile peut voir son exploitation prolongée. Cet organisme, contrairement aux politiciens, détient l’expertise dans ce domaine et c’est à lui et non au pouvoir politique, pour quelque raison que ce soit, de décider de la prolongation de l’exploitation d’une installation électro-nucléaire. La différence entre la France et les USA est claire : le pouvoir politique américain ne peut pas intervenir dans les décisions de la NRC alors que les écologistes se sont arrogé le droit de décider de la politique énergétique de la France. Pour les écologistes qui pourrissent la tête de l’Etat français la compagnie Electricité de France n’est qu’une entreprise parmi d’autres qui doit se plier à leurs volontés.

La NRC a décidé de prolonger la « durée de vie » des deux réacteurs de Turkey Point jusqu’à 80 ans. C’est-à-dire jusqu’en 2054, après on verra. Comme ceux de Fessenheim ces deux réacteurs sont en parfait état de marche et il n’y a aucune raison d’en arrêter l’exploitation. Les Etats américains comptent leurs sous, en France c’est le contribuable qui paie la facture : il faudra bien un jour éponger le déficit commercial de la France (cf. le TARGET2). Faut-il que Hollande ait succombé aux charmes des représentantes des partis écologistes pour prendre cette décision insensée de fermer la centrale de Fessenheim, que ce soit Corinne Lepage, l’indicible représentante des écolos suisses et allemands, ou encore la Miss Duflot, l’opportuniste numéro 1 du monde politique français qui s’est fait embaucher par Oxfam.

Il est tout à fait incompréhensible que Macron, fin connaisseur des chiffres et des bilans des entreprises, savoir-faire qu’il a acquis chez le banquier d’affaires le plus prestigieux du monde, ne comprenne pas que le pacte électoraliste de Hollande avec les partis écolos devrait tout simplement être dénoncé ainsi que cette transition énergétique écologique et solidaire qui ne veut rien dire pour préserver la santé énergétique de la France, son économie, son industrie et le bien-être de ses citoyens … s’il en est encore temps.

Si c’était la NRC qui décidait pour l’ASN elle dirait que les réacteurs de Fessenheim sont bons pour le service jusqu’en 2059 ( ! ) laissant largement le temps au gouvernement d’aiguiser ses couteaux pour « sauver le climat » puisque le nucléaire est la seule source d’électricité « zéro carbone ». Bien entendu les langues de vipère, et il y en a des charrettées dans le gouvernement français, toutes aussi incompétentes les unes que les autres, diront que c’est sous la pression de Donald Trump, propriétaire de toutes sortes de domaines luxueux en Floride, que l’exploitation de ces deux réacteurs a été prolongée. Pas de chance ! la NRC est, de par son statut, totalement impérméable aux injonctions des politiciens.

La France pourrit par la tête avecc les écolos, ce pays est définitivement foutu pour reprendre les mots d’H16.

Illustration : Florida Power & Light, exploitant de Turkey Point.

https://www.contrepoints.org/2019/10/16/355837-la-fermeture-de-fessenheim-nest-ni-economique-ni-ecologique-mais-politique

La plus vieille centrale électronucléaire du monde remise en service après deux ans d’arrêt.

Capture d’écran 2018-03-06 à 10.02.02.png

La centrale nucléaire de Beznau 1 a été mise en chantier en 1965 et a été couplée au réseau électrique le 24 décembre 1969. Ce site est situé dans le Canton de Aargau (Confédération Helvétique) sur une île artificielle dans la rivière Aar à proximité de la frontière allemande et a fait l’objet à de nombreuses reprises de manifestations anti-nucléaires organisées par les écologistes allemands et Greenpeace. Les réacteurs de Beznau 1 et 2 construits à peu près simultanément sont des modèles réduits des réacteurs de Fessenheim puisque leurs puissances électriques respectives sont de 380 MW électriques. Ils ont été construits sous licence Westinghouse comme ceux de Fessenheim et utilisent des assemblages de combustibles 15×15. La centrale nucléaire de Beznau est aujourd’hui la plus vieille installation électronucléaire en service dans le monde.

Les cuves des réacteurs ont fait l’objet d’une inspection en 2015 et un certain nombre de trous et fissures superficiels dans l’acier des cuves ont été détectés en particulier au niveau des viroles d’entrée et de sortie de l’eau pressurisée. L’organisme de sureté nucléaire suisse, l’IFSN, a donc ordonné l’arrêt de ces deux unités pour procéder à des investigations approfondies. Finalement après de nombreux tests il s’est avéré que ces défauts apparus au cours du fonctionnement des réacteurs étaient provoqués par des inclusions microscopiques d’oxyde d’aluminium dans l’acier constituant la cuve.

Capture d’écran 2018-03-06 à 10.59.08.png

Un groupe d’experts internationaux est arrivé aux même conclusions que l’IFSN : ces trous d’un diamètre pouvant atteindre parfois 7 millimètres ne sont en aucun cas préjudiciables à la solidité des cuves. Comme pour les réacteurs de la centrale nucléaire de Doel en Belgique, l’autorisation a finalement été accordée pour le rechargement en combustible du réacteur de Beznau 1. Il est intéressant de noter que cette installation électronucléaire est également certifiée pour utiliser du MOX et qu’elle entre dans la catégorie « co-génération » puisque l’eau chaude de refroidissement est utilisée pour le chauffage domestique et urbain de 9 localités environnantes.

La centrale nucléaire de Fessenheim a été couplée au réseau électrique le premier janvier 1978 soit 9 ans après celle de Beznau mais elle est considérée comme « trop vieille » par les écologistes pour être encore exploitée. Elle est condamnée à un démantèlement prématuré pour des raisons essentiellement politiques et idéologiques détestables.

Capture d’écran 2018-03-06 à 16.03.17.png

Les écologistes semblent ne pas savoir de quoi ils parlent, ni les politiciens d’ailleurs, car en effet s’il fallait remplacer cette installation par des unités de production utilisant du charbon ou du pétrole il faudrait chaque année brûler 2530000 tonnes de pétrole ou encore 4290000 tonnes de charbon mais ce « petit détail » n’a pas l’air de préoccuper qui que ce soit … Le patron d’EDF a déclaré que la fermeture de Fessenheim devrait « être exemplaire ». Dans le domaine de l’exemplarité de la stupidité c’est déjà fait ! Source et illustrations : IFSN, AXPO (exploitant de Breznau), AFP (Jean-Bernard Levy).

L’Europe en récession depuis 2007 et ce n’est qu’un avant-goût …

220px-WaynePump-sm.jpg

Ce sont des données lapidaires, non manipulées et dénuées de toute arrière-pensée politicienne : selon l’office des statistiques européen (Eurostat) la consommation intérieure brute d’énergie dans l’Union Européenne est tombée en 2015 sous son niveau de 1990. En 1990 cette consommation était de 1667 millions de tonnes équivalent-pétrole (Mtep ou Mtoe en anglais, voir note en fin de billet). Elle n’était plus que de 1626 Mtep en 2015 après avoir atteint un pic en 2006 à 1840 Mtep.

La consommation brute d’énergie est un indicateur très précis de l’activité économique tous postes confondus. Force est de constater que l’économie de l’Union Européenne est en récession depuis la crise de 2007-2008 quoi qu’en disent toutes les autres statistiques reprises par les médias, les politiciens et les banquiers. La croissance économique de la zone euro ne repose donc que sur la croissance de la dette des Etats, des entreprises et des ménages grâce à la politique accommodante de la Banque Centrale Européenne.

Ce qui est moins rassurant pour les tenants du réchauffement climatique est que les importations de combustibles fossiles (pétrole, gaz et charbon) ont durant cette période 1990-2015 globalement augmenté depuis 2011 en particulier en Allemagne et au Royaume-Uni. En 1990 il fallait une Tep (tonne équivalent-pétrole) produite en Europe pour une Tep consommée, aujourd’hui les deux tiers sont importées. En d’autres termes la production pétrolière de la Mer du Nord a chuté et les extractions de charbon ont également diminué considérablement. L’Europe n’atteindra ses objectifs de réduction des émissions de CO2 fixés par la loi – si l’on peut dire les choses ainsi – et malgré cette réduction de la consommation d’énergie primaire, qu’avec une réduction encore plus sensible de la consommation d’énergie primaire. Il est donc clair que l’ensemble des pays européens n’auront plus d’autre choix que de s’enfoncer dans une récession violente, durable et dévastatrice sur le plan social avec un appauvrissement concomitant de l’ensemble de la population. L’objectif COP21 est en effet d’atteindre une consommation d’énergie primaire de 1483 Mtep en 2020, soit une consommation finale d’énergie de 1086 Mtep, dans trois ans !! Et ce ne sont pas les énergies renouvelables loin d’être fiables qui permettront d’atteindre cet objectif par trop ambitieux et totalement surréaliste.

Et pourtant tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles selon les médias !

Source : Eurostat

Note. Pour les puristes une Tep correspond à la production théorique de 11,6 MWh et équivaut énergétiquement parlant à 1,42 Tec (tonne équivalent-charbon, tce en anglais). Pour fixer les idées, les deux réacteurs nucléaires de Fessenheim dont la fermeture (définitive ?) est politiquement programmée devraient – CHACUN – brûler a minima 78 tonnes de pétrole par heure, soit 680000 tonnes de pétrole chaque année pour produire la même quantité d’électricité dégageant dans l’atmosphère 1760000 tonnes de CO2 car il faudra bien produire de l’électricité d’une façon ou d’une autre et de manière fiable et constante pour remplacer la production électrique de ces deux réacteurs … Quant aux objectifs allemands de quitter totalement l’énergie nucléaire en 2022, difficile d’imaginer comment le pays arrivera à alimenter son industrie en électricité sinon en brûlant encore plus de charbon, de pétrole et de gaz.