Un riz doré amélioré pour sauver des vies

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Dans les pays où l’essentiel de la nourriture quotidienne est le riz il existe des carences alimentaires « cachées » car le riz est naturellement pauvre en zinc, en fer et en carotène. Dans le monde parmi les quelques 4 milliards de personnes se nourrissant presque exclusivement de riz près de 2 milliards d’entre elles – pas seulement dans les pays en voie de développement – souffrent de ces carences alimentaires qui contribuent largement à la mortalité néonatale en particulier. Plus de 40 % des enfants souffrent de ces carences. La carence en fer est responsable de retards du développement du cerveau et d’un système immunitaire déficient. La carence en zinc conduit à un hypogonadisme chez les enfants mâles et un retard prononcé de la croissance accompagné de troubles neuromoteurs. Quant à la carence en carotène, précurseur de la vitamine A, elle affecte plus de 250 millions d’enfants dont une grande partie sont condamnés à devenir rapidement aveugles et mourir de rougeole, de diarrhée ou de malaria en raison d’une réponse dégradée de leur système immunitaire.

Voilà un bien sombre tableau devant lequel se trouvent les spécialistes de la génétique des plantes et en particulier du riz. Or toute modification génétique du riz est considérée comme un tabou par les organisations non gouvernementales en dépit de l’évidence de ces carences alimentaires prononcées dans de nombreux pays, que ce soit en Inde, en Indonésie ou dans les pays d’Afrique (voir un lien sur ce blog). Par exemple le riz doré est toujours interdit dans la plupart des pays alors que ce riz est disponible gratuitement car il résulte de travaux universitaires dont en particulier ceux de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich (EPFZ). Néanmoins une équipe de biologistes de l’EPFZ a mis au point un riz « doré » de deuxième génération qui produit du beta-carotène et est enrichi en fer et en zinc – six fois plus riche que le riz poli normal de variété japonica – en introduisant divers gènes codant pour les enzymes requis pour la synthèse du carotène et des protéines fixant le zinc et le fer. Tous ces gènes sont d’origine végétale et leur expression est régulée par un promoteur également d’origine végétale.

La construction génique mise au point est considérée comme propre car elle n’inclue aucun gène jugé indésirable par les ONGs opposées au plantes transgéniques comme la résistance à certains antibiotiques, un argument sans aucune valeur scientifique, faut-il le rappeler encore ici. Plusieurs lignées de riz modifié permettent de pallier aux déficiences mentionnées plus haut à raison de deux bols de riz par jour. Malgré ces résultats extrêmement encourageants il faudra encore attendre plus de 5 ans pour pouvoir prouver qu’il n’y a pas dissémination des gènes ni un quelconque effet sur l’environnement ou encore aucun effet délétère sur les animaux de laboratoire, des procédures absurdes requise par la loi, souvent écrite sous la pression des ONGs dont en particulier Greenpeace que je considère personnellement comme une organisation criminelle.

Source : EPFZ et doi : 10.1038/s41598-017-07198-5

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/08/20/ogms-3-le-cas-du-riz-dore-greenpeace-une-organisation-criminelle/

Une percée aux multiples applications dans les nanotechnologies

Ca relève tellement de la science-fiction que c’est difficile de croire en la véracité de l’invention du Professeur Sun de l’Université Technologique de Nanyang (Singapour). En arrivant à produire des nanotubules d’oxyde titane, autrement utilisé pour les peintures blanches et tout le monde connait cette application de l’oxyde de titane, le Professeur Sun a eu l’idée de doper ces nanotubules ou nanofibres avec du carbone, de l’étain, du cuivre ou encore du zinc selon le but recherché. Non seulement l’oxyde de titane est très bon marché mais sous forme de nanofibres les applications sont tellement variées qu’on en reste sinon circonspect mais du moins fortement impressionné. Ce nouveau matériau peut produire de l’hydrogène et de l’eau purifiée quand on le mélange avec de l’eau polluée et que le tout est exposé au soleil, aussi simple que ça. Il peut aussi être mis en œuvre sous forme de membranes pour déssaler l’eau de mer par osmose directe, processus plus économique en énergie que l’osmose inverse qui consiste à obliger l’eau salée sous haute pression à traverser une membrane en céramique sans que le sel passe lui-même à travers cette membrane. Le même matériau peut aussi servir à fournir de l’énergie en traitant les eaux usées. Plus incroyable encore il peut être utilisé pour fabriquer des panneaux solaires flexibles à bas coût et produire de l’électricité. Utilisé comme anode (pôle négatif) des batteries lithium-ion il double la capacité et la durée de vie de ces batteries. Enfin, il peut être utilisé comme pansement antibactérien en tuant les bactéries pathogènes, une application directement déduite des propriétés anti-fouling des membranes constituées de ces nanofibres d’oxyde de titane.

Devant une telle énumération on reste pantois, comme quoi les nanotechnologies décriées en France (comme toujours) par certains ignorants que je ne nommerai pas réservent plus de surprises qu’on ne peut l’imaginer à moins d’être un écrivain prolifique de science-fiction…

La prochaine commercialisation de cette invention aux facettes multiples révolutionnera de nombreux domaines technologiques.

 

Source : Nanyang Technological University (ntu.edu.sg)