Le féminisme a ruiné l’équilibre sociétal des femmes et déstabilisé les hommes.

Deuxième billet de Paul Craig Roberts au sujet du féminisme et de ses effets pervers sur la société.

Outre le féminisme, l’équilibre familial est attaqué par bien d’autres causes idéologiques. Les pressions économiques ont forcé les épouses et mères à entrer sur le marché du travail. Auparavant les règle qui prévalaient était que les entreprises avaient les mêmes responsabilités vis-à-vis de la maind’oeuvre, des clients, de la communauté et des actionnaires. Ces règles ont fait place à la seule responsabilité des entreprises envers leurs actionnaires, une attitude qui trouve sa source dans les menaces des milieux financiers de financer les prises de contrôle de toute entreprise qui n’a pas fait tout ce dont elle était capable pour maximiser ses profits pour le seul bénéfice des actionnaires. L’une des conséquences est la suppression, autant que faire se peut, des salaires en délocalisant les emplois et en accordant des « visas de travail » précaires tout en rognant sur les avantages sociaux. Dès lors le poste de travail peut disparaître du jour au lendemain sans préavis. Cette insécurité économique grandissante oblige les épouses et mères à délaisser leur rôle « femme à la maison » et à entrer dans le marché de l’emploi.

Les services de protection de l’enfance, une organisation type gestapo créée par les « méchants défenseurs des enfants » ont ruiné l’autorité parentale. Tellement de faits relèvent maintenant de la maltraitance d’enfants que ces derniers peuvent exercer des représailles contre l’autorité parentale en appelant ces services étatiques. Il existe un numéro d’urgence accessible aux enfants qui peuvent faire appel aux services de police s’ils considèrent qu’ils sont maltraités par leurs parents. Conséquence : ce sont les enfants qui ont pris de pouvoir !

Selon l’analyse d’un archiprêtre russe la structure familiale et le mariage ont été détruits par le féminisme qui a transformé le couple en une lutte pour le pouvoir. La femme – et mère – a accaparé le pouvoir en élevant l’enfant au statut d’idole dont elle devient la prêtresse et reléguant l’homme – le père – à un statut purement économique. Il en résulte que la cellule familiale est alors complêtement détruite et l’homme n’a plus d’autre choix que de quitter sa famille pour trouver des jours meilleurs en dehors de cet enfer. C’est l’une des raisons pour lesquelles il y a de plus en plus de femmes mères célibataires ou divorcées dans les classes moyennes et pas seulement en Russie.

Dans une vidéo Stefan Molyneux décrit la nature du féminisme ( http://www.unz.com/video/stefanmolyneux_sugar-baby-feminism/ ). Il insiste cependant trop sur le fait que la propagande féministe considère que l’homme n’est intéressé chez les femmes que par le sexe. C’est peut-être en partie le cas avec les « hommes à femmes » mais dans la réalité la majorité des hommes recherchent l’amour et une relation mutuellement harmonieuse. Il est important de noter que l’homme est réellement heureux quand c’est la femme, sa compagne ou épouse, qui prend l’initiative dans le registre sexuel. Il n’apparaît plus alors comme celui qui est toujours dans une attitude suppliante si son épouse ou compagne éprouve de la passion lors de la relation physique. Le féminisme a donc eu pour résultat pervers de rendre de plus en plus difficile une telle relation pourtant idéale et souhaitée par les hommes. Endoctrinée par le féminisme, la femme considère donc son sexe comme la source de son pouvoir. Dès lors elle espère être rémunérée pour que l’homme puisse avoir accès à son sexe, qu’elle soit une femme anonyme ou l’une ce des millions d’étudiantes servant de concubines à des hommes économiquement prospères (Cf. les propos de Molyneux) en échange du prix de leurs études et de leur vie de tous les jours. Les étudiantes vendent leurs services sexuels mais les femmes au foyer sont également rémunérées. Par exemple le salaire de l’époux constitue l’acceptation par ce dernier que sa femme ait le pouvoir de décision en matière familiale. C’est alors la femme (au foyer) qui décide de l’endroit où partir en vacances, dans quelle maison vivre, dans quelles écoles iront les enfants, quelle sera la couleur de la cuisine rénovée, quels amis ils fréquenteront. Le prix de cette « résistance » est la rigidité de la femme-épouse au foyer.

Quelle est la compréhension du mariage aujourd’hui ? Autrefois (du moins à l’époque où j’ai épousé la mère de mes enfants) le mariage était compris comme un « contrat sexuel » à vie assurant la fidélité dans le couple et la légitimité des enfants. Aujourd’hui il n’y a plus vraiment de « contrat sexuel » car si la femme refuse d’avoir une relation sexuelle avec son époux elle peut le poursuivre pour viol. Autrefois le « viol de sa propre femme » n’était même pas considéré car il ne s’agissait pas d’un délit. C’est un nouveau crime inventé par le féminisme ! Il procure à la femme mariée une certaine autonomie sexuelle. Impensable il y a encore 30 ou 40 ans. Le féminisme a tellement endommagé la relation entre hommes et femmes que l’institution du mariage est devenue défaillante alors que c’est le pilier fondamental de la cohésion sociale.

Cette cohésion sociale est en train d’être détruite par le féminisme, par l’immigration à grande échelle depuis les pays du sud et les politiques identitaires mises en place pour préserver la paix sociale dans le monde occidental. La civilisation est vraiment en train de s’effondrer. Beaucoup de gens en sont conscients, ils ont les chiffres sous les yeux mais ils n’ont pas de responsables politiques pour organiser une résistance massive contre le féminisme et aux politiques identitaires (le féminisme est également une politique identitaire) qui ont pris le contrôle du système éducatif et inculturent les jeunes en les précipitant dans des attitudes socialement destructrices. Pour la totalité du monde occidental la fin semble proche à bien des égards…

Pas de mères, pas de peuples !

Je suis un fanatique des analyses de Paul Craig Roberts et je me suis permis de proposer à mes lecteurs les traductions successives de deux articles de ce fameux commentateur américain au sujet du féminisme (paulcraigroberts.org).

Il est tout à fait paradoxal que le féminisme, avec d’autres mouvements idéologiques, ait détruit la féminité naturelle des femmes et les ait transformées en articles sexuels. Par exemple cette jeune fille de 19 ans qui a décidé de se faire ligaturer les trompes est en train de devenir un pur produit sexuel ( http://www.spiked-online.com/2019/08/02/the-turn-against-motherhood ). Le fait que les femmes décident de se transformer en poupées sexuelles est un résultat paradoxal après des décennies de propagande féministe qui ont réduit la relation sexuelle entre les hommes et les femmes d’une relation amoureuse à l’ « utilisation du corps des femmes par les hommes ».

En d’autres termes le féminisme n’a pas libéré les femmes, il les a libérées de leur rôle biologique d’épouses, de femmes et de mère. Le type de relations stables et engagées que les femmes et les hommes avaient naguère est difficile à retrouver aujourd’hui sinon chez la génération la plus âgée. Comme cela a été récemment exposé dans un article de The Saker nous sommes confrontés à « la non-pertinence progressive d’une civilisation entière », une civilisation qui a été vidée de son histoire, de son objectif fondamental, de son intégrité, de sa spiritualité et de sa conscience morale. Après des décennies de propagande anti-masculine, il est douteux que les relations entre hommes et femmes puissent être restaurées. Ainsi la famille a été minée. Les ethnies blanches disparaissent de la Terre car le taux de natalité est inférieur au taux de mortalité et les femmes de 19 ans se font ligaturer les trompes !

Les civilisations occidentales ont commis de nombreux actes pervers, le plus souvent de la part de gouvernements dissimulant leurs propres projets aux peuples. Pourtant, des décisions perverses peut aussi être trouvées parmi toutes les ethnies de la Terre. Il est difficile d’imaginer pire mal que ce que les Israéliens ont infligé aux Palestiniens ou le génocide au Rwanda lorsque les Hutus ont massacré un million de Tutsis. Le seul mal reconnu et diabolisé est celui commis par des Blancs. On entend toujours dire que l’histoire de l’Amérique se résume à un asservissement des Noirs par les Blancs. En réalité l’histoire a été réécrite pour alimenter les désunions et les conflits. L’esclavage des Noirs a pour origine la guerre des esclaves du Roi noir du Dahomey. Lorsque ce despote tout puissant accumula plus d’esclaves qu’il n’en avait besoin il commenca à les vendre aux marchands arabes et plus tard aux colons européens du Nouveau-Monde. Au lieu d’exposer des faits historiques aux élèves des écoles on apprend aux petits Blancs à perdre confiance en eux et aux Noirs à haïr les Blancs.

Une poignée d’idéologues s’attache aujourd’hui à détruire la civilisation occidentale et dans la même veine l’agence nationale suédoise de l’éducation a décidé de supprimer des programmes scolaires toute l’histoire occidentale antérieure à 1700 pour ne laisser qu’une place au rôle des sexes (des genres) et de l’immigration afin de faire oublier toute mémoire de l’histoire du peuple suédois. Comme George Orwell l’avait si justement écrit :  » le moyen de plus efficace de détruire l’identité des peuples est de nier et effacer leur propre compréhension de leur histoire « .

Une poignée de féministes fanatisées a réussi malgré l’opposition des femmes qu’elles prétendent défendre à les soustraire des activités qu’elles aimaient et des emplois qui leur donnaient une certaine visibilité sociale. Il y a d’innombrables exemples en ce sens. Par exemple les danseuses Alba du club de basket-ball de Berlin en Allemagne ont été remerciées ce mois-ci parce qu’elles « ne correspondent plus à notre époque ». Les supporters du club ont baissé les bras devant une poignée de féministes enragées qui ont affirmé que ces danseuses promouvaient les mauvaises valeurs des femmes et que le club devait plutôt les encourager à pratiquer le basket-ball. L’Australie a interdit aux femmes les sports de combat car des idéologues féministes considèrent que c’est transformer ces femmes en objets. De même lors des grands prix de F1 les « girls » ont été écartées, des associations féministes considérant que c’était dégradant et sexiste malgré les protestations des intéressées. Et même combat contre les pom-pom girls, les danseuses de bar … Les féministes ne seront pleinement satisfaites que lorsque toutes les femmes occidentales seront vêtues d’une burqa alors que les intéressées n’ont pas droit au chapitre, les féministes considérant que les femmes qui s’opposeraient à cet agenda ont subi un lavage de cerveau pour qu’elles soient persuadées que ce ne sont que des objets sexuels destinés aux hommes.

Les fondements même de la civilisation occidentale ont été fragilisés et tout l’édifice est en voie d’effondrement. Le gouvernement des Etats-Unis et la police locale appliquent le principe selon lequel « on pourrait rémédier à cette situation » or la majorité des jeunes générations sont incapables de se forger une opinion à partir des faits. S’intégrer dans cette sorte de moule civilisationnel est, pour cette jeunesse, la seule voie vers le succès. Or le succès se mesure maintenant uniquement par l’argent, on ne peut plus rien croire ni personne. La démocratie est devenue impuissante car tout est sous contrôle, par exemple la liberté d’expression pourtant inscrite dans la Constitution est en voie de disparition. Dans les universités les seuls financements accordés le sont pour appuyer les thèses officielles des élites dirigeantes. N’y a-t-il pas plus préoccupant que cette politisation de la science et des comportements humains ?

(suite dans un prochain billet)

Le mouvement #MeToo : un tue-l’amour !

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Après la seconde guerre mondiale les rencontres se concluant par des mariages étaient pour un tiers organisées par les parents, un autre tiers provoquées par évènements conviviaux et enfin pour un dernier tiers issues de rapprochements favorisés par l’activité professionnelle. J’ai par exemple rencontré la mère de mes enfants à l’université. L’avènement d’internet a été synonyme de sites dits de rencontres puis les réseaux qualifiés de « sociaux », un terme que je n’apprécie pas trop (d’ailleurs je ne vais jamais sur ces réseaux) ont encore rendu les opportunités de rencontres plus diversifiées. Mais internet a eu aussi une influence néfaste sur la spontanéité des rencontres entre personnes de sexe opposé, sans entrer dans les détails des rencontres de personnes du même sexe pour lesquelles il existe également des sites de rencontres. C’est ainsi que les mouvements féministes ont pris une importance considérable et s’appuient maintenant sur la plate-forme « MeToo » pour dénoncer les abus dont sont victimes les femmes dans les lieux publics mais aussi et surtout dans les lieux de travail.

Aujourd’hui les idylles amoureuses sur ces lieux de travail se concluant par des unions stables et durables représentent moins de 10 % de toutes les rencontres et leur disparition totale est à craindre tant la peur habite les hommes qui osent à peine adresser la parole à leurs collaborateurs de sexe opposé. Toute spontanéité a disparu et l’effet contraire est également à craindre : une sorte de séparation entre les sexes qui ne favorise pas le bon déroulement des taches quotidiennes, une sorte d’effet pervers du mouvement MeToo. Le lieu de travail doit rester humanisé et le féminisme ne doit pas entraver les relations humaines qui ne peuvent pas atteindre une réelle qualité dans un climat de suspicion permanent, à tel point que l’on assiste à l’émergence de mouvements anti-féministes créés par … des femmes.

Source et illustration : spiked-online.com

Pourquoi les poils des aisselles féminines provoquent-ils un tel outrage et un tel dégout ?

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Article paru sur le Guardian sous la plume de Yomi Adegoke

Si les aisselles poilues reviennent un peu à la mode une publicité de Nike mettant en vedette un top-modèle avec un peu de poils visibles a provoqué sur les réseaux sociaux des milliers de commentaires critiques. Julia Roberts, l’actrice adulée d’Hollywood fut l’une des premières à réhabiliter les poils des aisselles lors de la première du film Notting Hill (1999) de Roger Michell avec Hugh Grant, resplendissante dans une robe à paillettes rouge créée pour les magasins Vivienne Tam qu’elle acheta pour cette première. elle leva les bras et montra avec une certaine ostentation une toison des aisselles abondante. Ce geste fut immédiatement interprété comme un retournement féministe subversif contre les normes de beauté, sauf que ce n’était pas le cas. Vingt ans plus tard elle a avoué que son look n’était pas du tout une affirmation car elle avait oublié de raser ses aisselles et elle avait mal calculé la longueur des manches de sa robe.

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Les poils des aisselles restent un point de blocage bizarre pour les anti-féministes. Il y a quelques jours Nike a publié sur Instagram une photo montrant la mannequin et musicienne Annahstasia Enuke avec une petite quantité de poils visibles sous ses aisselles. En réponse des milliers de commentateurs ont exprimé leur indignation et leur dégoût. Quelques heures plus tard la marque de déodorants Nudd a répondu à une réaction défavorable contre sa propre annonce en ligne comportant des poils sous les aisselles.

Le cynisme qui sommeille en nous et les scandales suscités par la haine sur les médias sociaux au sujet de cette véritable histoire d’amour entre les marques comme Nike ou Nudd et les poils du corps justifient cette nouvelle approche de ces marques. On peut dire aussi que ces situations ont aussi leur importance en rappelant que les femmes ne sont plus alors obligées de subir des démangeaisons et des coupures sur le corps pour plaire au public. Cette haine et cette colère qui ne touche que les femmes est tout simplement incroyable et ceci d’autant plus quand on se hasarde à comparer l’absence de réactions quand les hommes font exactement la même chose.

Malgré les dissidences qui se manifestent les aisselles poilues redeviennent indéniablement en vogue. Parallèlement aux publicités les médias sociaux ont relancé la tendance des poils sous les aisselles en les teignant aux couleus de l’arc en ciel, une nouvelle approche popularisée par un grand nombre de blogueurs. Et contrairement à Julia Roberts les dessous des bras poilus constituent une déclaration tout à fait intentionnelle d’une tendance nouvelle de la mode. Par exemple Amandla Stenberg a assuré que ses fans savaient que sa toison sous les aisselles qu’elle arborait lors de la première de son film n’était pas un faux pas sous-titrant une image #drama#armpit.

Amandla Stenberg est une actrice et chanteuse américaine connue pour son apparition en tant que star dans le film Colombiana, tourné en France et dont le scenario est de Luc Besson. A. Stenberg, selon le magasine Glamour, a imité la toison des aisselles de Rudolph Valentino. L’épaisse toison sous les bras de Gigi Hadid a fait une apparition mémorable dans une vidéo du magazine Love. Jemima Kirke, Willow Smith, Madonna, Bella Thorne et Miley Cyrus sont parmi les autres personnes qui ont ébranlé ce qui semble être l’accessoire le plus tendance de la star.

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Cependant même toutes ces belles actrices n’ont pas été en mesure de rendre les poils du corps universellement acceptables. Pour légitimer leur amertume les commentateurs ont recours aux mêmes tactiques que celles employées lorsqu’ils abordent d’autres aspects du corps qui ne les concerne nullement comme par exemple le surpoids. Ce sont des tentatives à peine voilées pour dissimuler leur dégoût. L’ « hygiène » étant leur principale préoccupation celle-ci soulève une question : pourquoi les poils qui sont finalement comme les cheveux ne représentent-ils un danger sous les aisselles que pour la seule santé des femmes ?

Le féminisme : un tue-l’amour ?

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Je ne sais pas du tout si le titre de ce billet entre dans les normes de la complexe syntaxe de la langue française mais il décrit bien l’objet de ce billet. Tout d’abord je me permettrai de faire une remarque préliminaire sur la définition du féminisme. Les mouvements féministes émergèrent avec les suffragettes aux USA après la deuxième guerre mondiale puis ils ont atteint une sorte de paroxysme peu reluisant pour les femmes elles-mêmes avec le mouvement « Femen » tandis que certaines d’entre elles étaient fières de militer pour les LGBTs. Le féminisme est donc perçu par l’opinion comme un mouvement de revendications disparates. Or il n’en est rien.

Les relations hétérosexuelles entre une femme et un homme ont été pendant des millénaires considérées comme la normalité. Une femme se devait d’être « à la maison », procréer et élever sa progéniture tout en satisfaisant les désirs du père de ses enfants et être accessoirement satisfaite de cette relation elle-même. C’était la norme et elle reste toujours respectée dans de nombreux pays quelles que soient les cultures et les religions. Le concept d’égalité des genres est enfin apparu il y a quelques années dans les pays occidentaux et il a conduit alors à une nouvelle approche du féminisme que je considère pour ma part comme bénéfique bien que n’adhérant pas pour des raisons scientifiques à la théorie de l’égalité des genres.

Le féminisme, au moins dans les pays développés, est la résultante d’une modification des modes de vie. Prenons quelques exemples triviaux illustrant cette modification. Les progrès techniques ont permis par exemple la création de l’aspirateur pour faire le ménage, de la machine à laver pour laver le linge, puis du four électrique pour la cuisine et enfin du four à micro-ondes encore plus facile d’emploi. Ces nouveautés technologiques ont libéré un temps précieux aux « femmes à la maison ». Puis vint le « plateau télé » qui finit par totalement affranchir la femme (à la maison) de taches ménagères quotidiennement monotones. La femme a découvert qu’elle pouvait faire autre chose que se consacrer uniquement à ses enfants, sa maison et son époux.

Cette évolution qui remonte au milieu du XXe siècle a révolutionné le statut de la femme dans la société et de plus en plus d’entre elles travaillent d’égal à égal avec les hommes. J’ai connu des femmes conductrices de gros engins de travaux publics et des camionneuses au volant de semi-remorques de 40 tonnes … Sont-elles pour autant devenues des « hommasses », des êtres asexués ? Pas vraiment. Il y a cependant un côté très positif dans cet environnement où la femme joue un rôle de plus en plus concret dans la société : la femme prend maintenant volontiers l’initiative dans les relations amoureuses et sexuelles. C’est une conséquence directe de cette prise de conscience d’une sorte d’égalité entre femmes et hommes et c’est, de mon point de vue, tout à fait bénéfique. Le féminisme tel qu’on le perçoit est donc la conséquence d’une évolution civilisationnelle et non pas une création idéologique. La femme et l’homme sont devenus égaux pour une plus grande satisfaction de la vie de couple et une plus profonde stabilité de cette relation. La romance amoureuse n’a donc pas disparu et c’est maintenant à l’homme de maîtriser ses instincts de domination …

Billet inspiré d’un article paru dans The Conversation

La révolution féministe et le pouvoir de séduction : apologie du téton !

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Les femmes sont toutes séduisantes et elles le savent très bien. Elles usent et parfois abusent de ce pouvoir en le manifestant par une multitude de petits détails les plus imperceptibles ou au contraire tellement évidents qu’ils peuvent faire miauler jour et nuit une compagnie de matous. L’image est déplacée car ce sont les chattes qui pleurent la nuit à la recherche du mâle qui va soulager leur désir. Bref, ne nous égarons pas et revenons à un signe évident de séduction qui assura le succès de nombreuses suffragettes et starlettes dans les années 60-70. Je veux parler du pouvoir attractif des tétons. Aux alentours de ces années 70 apparurent les mouvements féministes et la mode du téton arrogant et opulent disparut avec une infinie tristesse. Encore une fois je ne parle pas du sein, de la poitrine, des wonder-bra, des prothèses siliconées ou gonflées à l’hélium, pas du tout, je parle du téton, autrement dit du petit bout du sein que le bébé nouveau-né se réjouit de pouvoir sucer. Puisque les soutien-gorge ont tendance à effacer l’arrogance de ce petit bout de chair molle, les modistes, jamais en manque d’inspiration, inventèrent vers 1970 le « nipple-bra », littéralement le soutien-gorge à tétons et l’effet est spectaculaire :

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Il n’y a qu’à contempler cette photo de Farrah Fawcett pour se rendre immédiatement compte qu’il y a ce petit détail franchement érotique mais pourtant anodin et naturel modifiant totalement la perception que n’importe quel homme peut avoir de cette star devant une telle photo évocatrice :

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Je me demande bien pourquoi les féministes se sont insurgé devant cette « instrumentalisation », selon elles, du corps de la femme dont la beauté et l’harmonie n’ont jamais cessé d’inspirer des milliers de peintres et de sculpteurs. Quoi de plus beau que le corps d’une femme ? Rodin n’a-t-il pas osé sculpter celui d’une vieille femme, La Vieille Haulmière, après avoir patiné la sublime Eve effarouchée devant sa nudité dévoilée au Maître. Ce sont deux femmes, toutes deux débordantes de beauté. Et pour une lamentable histoire de tétons les féministes on décrété que ceux-ci ne devaient plus transparaître à travers le moindre vêtement.

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Quelle tristesse !

Billet inspiré d’un article paru dans le Guardian (Jessica Valenti), Celle qui fut la Belle Haulmière (photo Musée Rodin)