Crise climatique : un gros coup de bluff !

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Afin de reconstituer les variations climatiques passées il existe un certains nombres d’indicateurs que les spécialistes de la question appellent des « proxys ». Ces mêmes spécialistes considèrent que les relevés de températures terrestres ne sont fiables que depuis une centaine d’années seulement et en outre il arrive très (trop) souvent que ces relevés soient biaisés en raison de leur localisation. Pour donner un exemple qui rend suspecte cette approche est l’évolution de l’urbanisation alors que certaines stations météorologiques avec système enregistreur des températures se trouvaient il y a 50 ans en pleine campagne elles sont maintenant situées près des pistes d’un aéroport ou jouxtent un parking de voitures. Les spécialistes de l’évolution du climat ont donc, pour remonter à plusieurs centaines d’années, voire plusieurs milliers d’années, préféré d’autres indicateurs comme les cernes de croissance des arbres. Ils peuvent être datés grace à leur contenu en carbone-14 et le nombre d’échantillons étudiés de par le monde est important, réduisant ainsi les risques d’erreurs d’appréciation. Un autre proxy qui est parfaitement corrélé aux températures et donc du climat est la teneur en isotope 18 de l’oxygène dans les coraux, les stalagmites des grottes et les sédiments lacustes ou marins. Pour faire bref plus il faisait chaud plus il y avait d’oxygène-18 dans ces échantillons. Encore une fois le nombre d’échantillons et de données disponibles est immense et ces données sont toutes disponibles dans le domaine public.

Cependant un problème persiste et préoccupe les spécialistes du climat : tous les modèles prévisionnels utilisés par de nombreux spécialistes en particulier ceux participant aux fameux rapports édités par l’organisme international onusien appelé IPCC n’ont encore jamais prévu, depuis leur mise au point, la pose des températures constatée depuis maintenant près de 20 ans, le fameux « hiatus » que les autorités de cet organisme tentent de masquer par tous les moyens en incriminant le « réchauffement d’origine anthropique » quand une dépression tropicale vient à inonder malencontreusement une ville ou provoquer un glissement de terrain dans un autre endroit de la planète (voir note en fin de billet). Et pourtant cela fait 20 ans que les températures moyennes terrestres n’évoluent plus. Au niveau des Poles Sud et Nord et du Groenland c’est assurément le contraire selon les relevés satellitaires les plus fiables et les plus récents. Par exemple le fameux passage du nors-ouest est resté cette année bloqué par la banquise et aucun bateau n’a pu le franchir alors qu’il y a 20 ans à peine il était prévu qu’il serait libre de glace pratiquement toute l’année. Les volumes de glace ont tendance à augmenter et dans ce cas aussi tous ces modèles avaient prévu l’inverse, c’est-à-dire une fonte rapide de la banquise arctique, la disparition des ours blancs et une montée catastrophique du niveau des océans. Or ce n’est toujours pas ce que les spécialistes en la matière observent chaque jour.

Devant ce constat d’incertitudes préoccupant et dans le but de vérifier si oui ou non l’activité humaine influait sur le climat récent deux climatologues australiens ont approché un certain nombre de ces proxys selon une technique d’analyse statistique des données disponibles dite en réseaux neuronaux artificiels (artificial neural networks ou ANN) appelée aussi solutions neuronales infinies. Les Docteurs John Abbot et Jennifer Marohasy des Universités du Queensland et de Melbourne ont utilisé divers proxys provenant des Montagnes Rocheuses canadiennes, de Suisse, de Tasmanie, de Nouvelle-Zélande et du Chili, au total six proxys pour les hémisphères nord et sud. Les logiciels d’analyse neuronale ont été utilisés après transformation à l’aide de séries de Fourier pour faire ressortir les variations cycliques du climat. Ce type d’approche avait déjà été utilisé par d’autres spécialistes mais ce que ces deux scientifiques ont eu l’honnêteté de faire est qu’ils n’ont pas utilisé les données disponibles au delà de l’année 1830, en d’autres termes ils ont exclu de leur étude l’ensemble de l’ère industrielle afin de ne pas prendre en compte un quelconque effet des rejets de CO2 et d’autres gaz dans l’atmosphère dont les effets sont maintenant communément incriminés comme provoquant un changement (réchauffement) du climat appelé par conséquent anthropogénique.

Une fois cette analyse terminée, celle-ci a conduit à de belles équations permettant de vérifier a posteriori que le climat était plus chaud durant l’époque dite médiévale (optimum climatique médiéval) et beaucoup plus froid durant la période dite du minimum climatique de Maunder. Quand ces deux scientifiques ont terminé leur étude ils ont fait « fonctionner » leur modèle vers le futur, c’est-à-dire au delà des années 1830. Il faut ici bien préciser que ce modèle résulte d’une combinaison de fonctions périodiques mises en évidence au cours de l’analyse des proxys. Dix périodes de ces fonctions ont été identifiées de manière non ambigüe, 1227 ans, 428 et 422 ans, 148 et 147 ans, 128 et 106 ans et enfin 82, 76 et 55 ans auxquels il faut surajouter évidemment le cycle solaire d’environ 11 années. Il est facile de comprendre que ce modèle est très complexe puisqu’il résulte de la combinaison mathématique de 11 fonctions sinusoïdales appelés dans ce cas des harmoniques ou encore éléments spectraux. Cependant le modèle ainsi mis au point a permis de prédire avec une remarquable précision l’évolution du climat depuis 1830, prédiction qui a été rapprochée ultérieurement des proxys disponibles pour la période 1830-2015.

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Et quel résultat a été obtenu ? Le climat terrestre a évolué comme le prédisait le modèle et indépendamment d’une quelconque influence de l’industrialisation de la planète depuis l’avènement de la machine à vapeur et le rejet de tous ces gaz dits « mauvais » pour le climat. Ci-dessus le résultat concernant les proxys composites relatifs à l’Hémisphère Nord : en bleu les proxys et en orangé la projection par analyse ANN. L’optimum médiéval ainsi que le minimum de Maunder sont bien identifiables et l’optimum moderne est parfaitement prédit. Dans le détail, sur la période « test » 1880-2000 et toujours pour l’Hémisphère Nord l’analyse est la suivante (bleu : proxys ; orangé : modèle) :

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Certes les partisans du réchauffement climatique d’origine humaine rétorqueront que cette analyse n’a aucune valeur en oubliant de préciser que l’analyse d’un phénomène physique comportant plus de dix variables liées les unes aux autres de manière encore largement inconnue comme par exemple les oscillations périodiques des Océans Atlantique et Pacifique, les vents d’altitude et la structure même de l’atmosphère est mathématiquement difficile à atteindre et que tous les modèles comportent des limites intrinsèques que ces auteurs ont eu le courage d’indiquer comme le montrent ces illustrations. Toujours est-il que de plus en plus de ces spécialistes du climat osent affirmer que le CO2 et les autres gaz générés par l’activité humaine n’ont rien à voir avec l’évolution du climat de la Terre. À suivre.

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Note. Ce billet a été écrit peu après l’atterrissage de l’ouragan Harvey au Texas provoquant les inondations que l’on sait. Il y a eu ensuite l’ouragan Irma particulièrement puissant qui se trouve actuellement sur l’île de Cuba suivi dans quelques jours par l’ouragan Jose tandis qu’au même moment l’ouragan Katia sévit faiblement à l’ouest du Yucatan. Ces phénomènes auraient pu être prédits par les météorologues car en cette année 2016-2017 il n’y a ni Nino ni Nina dans le Pacifique. Cette situation qui se reproduit périodiquement est propice à la formation d’ouragans dans l’Atlantique Nord pour des raisons encore difficiles à comprendre et surtout modéliser. En effet le couplage entre les oscillations de l’Atlantique Nord et du Pacifique est encore mal expliqué. Ces phénomènes météorologiques ont été attribués à tort au « réchauffement climatique » par la presse main-stream car il faut maintenir les populations dans un état d’alerte « réchauffiste » maximale. Ci-dessus illustration de l’Atlantique nord datant du 9 septembre 2017 à 00:00 h UTC : http://tropic.ssec.wisc.edu/real-time/wavetrack/windnatl.gif 

Source et illustrations : GeoResJ, http://dx.doi.org/10.1016/j.grj.2017.08.001

L’activité solaire et le prix des denrées alimentaires

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En 1887 le Professeur Rogers publia le dernier et septième volume d’une considérable somme rassemblant l’ensemble de ses travaux de décryptage des registres des moines anglais et des notes manuscrites des propriétaires terriens anglais ou encore des économes des séminaires, documents relatifs aux fluctuations du prix du blé dans le Royaume de Sa Majesté. Cette étude gigantesque occupa plus de 50 ans de la vie de cet érudit acharné et elle est toujours considérée par les économistes comme un instrument irremplacable pour l’étude sur le long terme des facteurs externes influençant le prix des denrées agricoles (voir note en fin de billet). En ce qui concerne l’évolution du prix du blé il est nécessaire de rappeler que le Royaume-Uni est un cas particulier car il s’agit d’un pays insulaire situé à la limite nord de la culture de cette céréale. En effet, en dehors des périodes de climat optimal comme au Moyen-Age et plus récemment au cours de la deuxième moitié du XXe siècle il était hasardeux de cultiver le blé au nord de l’estuaire de la rivière Humber. L’approvisionnement en blé du Royaume était donc très étroitement corrélé aux conditions météorologiques et comme il n’existait pas encore de commerce international convenablement organisé pour suppléer aux besoins en blé les fluctuations du prix de cette denrée alimentaire de base sont donc un reflet extrêmement précis de ces variations météorologiques et comme l’ont magistralement montré les Docteurs Lev Pustilnik et Gregory Yom Din, respectivement de l’Université de Tel Aviv et du Golan Research Institute en Israël, des variations de l’activité solaire.

Les travaux de Rogers couvrent la période 1249-1703 or l’observation des taches solaires qui sont un bon indicateur de l’activité solaire n’ont réellement débuté qu’après l’invention de la lunette – ou plutôt du téléscope – par Galilée en 1609. Après cette date se situe le fameux minimum d’activité solaire de Maunder qui durera jusqu’au début du XVIIIe siècle et l’observation des taches solaires qui était devenue une véritable mode en Europe avec l’usage du téléscope et de la lunette fut plutôt difficile car il n’y eut tout simplement presque pas d’activité magnétique solaire pendant plus de soixante-dix ans. Fort heureusement la science moderne a pu reconstituer l’activité solaire passée en mesurant la teneur en béryllium-10 dans les carottes glaciaires du Groenland et cette teneur est inversement proportionnelle à l’activité magnétique solaire.

Sans vouloir établir une relation de cause à effet directe entre l’activité solaire et le prix du blé en Grande-Bretagne Pustilnik et Yom Din ont tout de même établi, après un dépouillement détaillé et une analyse minutieuse des données rassemblées par Rogers, qu’il était impossible de nier que cette relation existait. Il leur fallut filtrer, c’est-à-dire exclure, certaines fluctuations de ce prix du blé en raison d’évènements historiques tels que des conflits guerriers bien répertoriés par les chroniques. Il est apparu que les fluctuations du prix du blé étaient périodiques et que cette période était d’environ 11 à 12 ans. Il existe deux cycles astronomiques pouvant coïncider avec cette périodicité, l’activité magnétique du Soleil en moyenne de 11 ans et la révolution de Jupiter autour de cet astre qui est de 11 ans et dix mois. Comme les observations récentes par satellite ont clairement montré que le rayonnement cosmique galactique avait une influence directe sur l’apparition de nuages, une vérification des simulations réalisées dans des chambres à brouillard réalisées dans les laboratoires du CERN par bombardement avec des particules simulant les rayons cosmiques l’a d’ailleurs clairement démontré, les auteurs ont pu établir que même durant le fameux minimum de Maunder l’activité magnétique solaire fluctuait avec une périodicité d’environ 11 années et qu’elle avait eu une influence sur le prix du blé amplifiée par les conditions climatiques calamiteuses qui prévalèrent non seulement en Grande-Bretagne mais également en Europe continentale.

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L’illustration ci-dessus est une représentation des fluctuations des prix du blé au cours de la période couvrant le minimum climatique de Maunder. La courbe continue relate les variations de la teneur en béryllium-10 des forages réalisés au Groenland et il faut rappeler que plus il y a de béryllium-10 (radioactif) plus l’activité solaire est faible. Superposés à cette courbe de variation de la teneur en béryllium-10 atmosphérique se trouvent les prix du blé en noir durant les minima d’activité solaire et en blanc durant les maxima d’activité. Les symboles, losanges ou triangles, résultent de calculs de moyennes différents mais ils corroborent le fait que les prix du blé étaient de manière générale plus élevés durant les années de faible activité magnétique solaire. Cette illustration est bien une preuve évidente de l’influence directe du Soleil sur les récoltes agricoles à une époque où il n’était même pas question de charbon ni de pétrole. Cette périodicité calculée comme étant très exactement de 11,2 années a permis par ailleurs d’exclure toute influence significative de la rotation de Jupiter autour du Soleil sur le climat terrestre.

Comment peut-on encore passer sous silence l’effet de l’activité solaire sur le climat de la planète ? Dans les lignes de ce blog il m’est souvent arrivé de mentionner les effets potentiellement catastrophiques du refroidissement du climat prévu par de nombreux géophysiciens dans un très proche avenir sur la production agricole d’une manière générale et plus critiquement encore dans les pays les plus sensibles à ce refroidissement. Viennent à l’esprit la Pologne, l’Ukraine, le Danemark, le nord de l’Allemagne, la Grande-Bretagne et le nord de la France pour ne mentionner que l’Europe. Les grandes cultures comme le blé ou encore le maïs et la betterave risquent d’être fortement perturbées par la chute de l’activité magnétique solaire qui est annoncée comme imminente – vers 2019-2020. L’étude mentionnée ici faisait état d’un temps de latence d’environ 18 mois de l’incidence de la chute d’activité solaire sur l’augmentation du prix du blé. Il est donc à peu près certain que dès le début de la prochaine décennie de graves perturbations apparaîtront dans la production de ces grandes cultures qui entraineront une envolée considérable des prix. Huile, sucre, farine, fruits et légumes, viande et produits lactés seront impactés par ce refroidissement que d’aucuns continuent à nier car la propagande « réchauffiste » favorise les « affaires » en tous genres liées à la production qualifiée comme dangereuse de gaz carbonique. Le retour à la réalité sera très douloureux. Il ne reste que trois ans pour se préparer : c’est déja trop tard …

Source : arXiv, doi : 10.1134/S1990341313010100

Note. La notion de météorologie spatiale englobe les facteurs d’origine extraterrestre influençant la météorologie terrestre. L’activité magnétique solaire joue un rôle central dans la « météo spatiale ». Le champ magnétique solaire varie selon un cycle de 11 années environ et a une directe influence sur le flux de rayons cosmiques d’origine galactique atteignant l’atmosphère terrestre. Les variations d’activité de la dynamo solaire ont également un effet direct sur le champ magnétique terrestre et sur la fréquence et la violence du « vent solaire ». Il est important de noter que l’irradiance solaire varie très faiblement au cours d’un cycle solaire ( +/- 0,1 %), une observation qui a conduit les gourous de l’IPCC à nier l’influence de l’activité solaire sur le climat terrestre.

Illustrations : lunettes de Galilée et arXiv