Comment s’est-on adapté à des climats différents : grâce à des mutations mitochondriales.

Puisque le climat va changer il est intéressant de comprendre comment nos ancêtres lointains se sont adapté à de nouvelles conditions climatiques au cours de leurs migrations et des alternances de périodes glaciaires.

Chaque cellule de notre corps a besoin d’énergie et pour produire de l’énergie à partir du glucose par exemple il faut un système hautement spécialisé qui ne peut pas se trouver n’importe où dans la cellule. C’est la raison pour laquelle chaque cellule contient plusieurs petites centrales de production d’énergie, les mitochondries. De nombreuses évidences sont en faveur d’une origine bactérienne et l’une d’elle est la présence d’ADN, 6 à 8 copies en moyenne dans chaque mitochondrie, qui code pour 13 protéines essentielles dans le processus de fourniture d’énergie. Plus surprenant, le code génétique utilisé par la mitochondrie est légèrement différent de celui du noyau cellulaire. La mitochondrie produit de l’énergie sous forme d’ATP (adénosine triphosphate) et ce qu’on appelle des équivalents réducteurs nécessaires pour une multitude d’étapes métaboliques sous forme de NAD+ ou NADP+ (nicotinamide adénine dinucléotide et sa forme phosphatée). Ces deux processus se situent le long de ce qui est appelé la chaine respiratoire où se trouve d’un côté l’oxygène et de l’autre le carburant, en général du glucose. Le long de cette chaine circulent des électrons dans un sens et des ions hydrogène, protons ou H+. C’est très schématique mais ce qui a intrigué les biologistes depuis de nombreuses années est que cette « chaine respiratoire », ce système quasiment électrique, nécessite des dizaines de protéines qui sont codées par l’ADN du noyau. Il fallait donc que la mitochondrie ait inventé un moyen d’importer ces protéines synthétisées non pas dans la mitochondrie mais dans la cellule.

Ce système de transport est extrêmement complexe et il a été très récemment élucidé (voir le premier lien) et il ressemble à ça :

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Plusieurs centaines d’activités enzymatiques sont nécessaires à la mitochondrie pour « brûler » du glucose et fournir de l’énergie mais la mitochondrie participe à de nombreux aspects du métabolisme cellulaire et pratiquement tout est « importé » de la cellule à travers ces sortes de pores situés dans les membranes mitochondriales. Les 13 protéines codées par l’ADN mitochondrial sont produites à l’intérieur de la mitochondrie et il faut donc que la grosse machine de synthèse des protéines soit également importée de la cellule.

Mais revenons à l’ADN mitochondrial (voir le lien) schématisé ainsi :

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Il n’est transmis que par la mère via les ovocytes qui contiennent plusieurs centaines de milliers de copies de cet ADN de mitochondries. Le spermatozoïde perd en effet au cours de la fertilisation de l’oeuf son unique et géante mitochondrie qui n’a servi qu’à produire de l’énergie pour actionner la flagelle pour sa migration. Cette transmission uniquement par la mère n’est pas unique à l’homme car elle se retrouve aussi chez les plantes et également les moisissures. Comme tout ADN celui de la mitochondrie est soumis à des mutations. Fort heureusement une mutation létale sur un des gènes codant pour les protéines essentielles à la production d’énergie pour la cellule ne peut pas être transmise à la descendance car l’ovocyte n’est pas viable. Dans la figure ci-dessus il est figuré une zone en bleu dite de contrôle ou « hypervariable » et c’est l’étude de l’évolution des mutations dans cette zone ainsi que celle des SNPs (Single Nucleotide polymorphisme) au sein des gènes codants qui permet d’établir une généalogie génétique remontant dans le temps et uniquement pour la mère. Si on veut faire le même type de travail pour le père il faut étudier les variations du chromosome Y ce qui est beaucoup plus complexe.

Là où les choses deviennent intéressantes après cette longue entrée en matière c’est le résultat qu’on a obtenu concernant l’adaptabilité de l’homme à des environnement différents. Les événements de SNPs font apparaître ce qu’on appelle des haplotypes sur le seul critère du polymorphisme induit par un SNP et les variants de chaque haplotype sont regroupés en haplogroupes. Comme l’ovocyte est capable d’effectuer une sélection, il est apparu au cours de l’évolution humaine des haplotypes mieux adaptés aux conditions environnementales en particulier climatiques. Il suffit en effet d’une infime variation dans la structure d’une ou plusieurs de ces 13 protéines codées par l’ADN mitochondrial pour que la mitochondrie produise de l’énergie sans trop produire de chaleur – un autre rôle majeur de la mitochondrie qu’il faut bien garder en mémoire – ou au contraire produire moins d’énergie au dépens d’une production de chaleur plus importante.

L’illustration ci-dessous montre la répartition des haplotypes mitochondriaux dans le monde (adaptée de Mitomap) :

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Par exemple les haplotypes Z, H ou encore J conduisent à une production de chaleur importante alors que le type M, pour ne prendre que cet exemple conduit à un haplotype pour lequel les mitochondries produisent peu de chaleur. On dit dans ce cas que le couplage entre production d’énergie et de chaleur est plus étroit, en d’autres termes le rendement est meilleur. On remarque aussi dans cette illustration qu’on a pu dater l’apparition des haplogroupes au cours des migration humaines depuis l’Afrique. Cette datation basée sur la dérive génétique au cours du temps est moins précise si on remonte plus loin dans le temps que celle obtenue avec l’ADN du noyau (voir le lien de ce blog) mais elle est très bien représentative de la chronologie des migrations depuis la dernière vague « out of Africa ».

On peut dire que l’adaptabilité de l’homme à son environnement provient de la sélection qui s’effectue dans l’ovaire avant même la fertilisation. Il s’agit d’un puissant moyen d’adaptation de l’homme. Il faut noter en conclusion que la transmission des SNPs mitochondriaux n’obéissent pas aux lois de Mandel en ce sens que seule la mère transmet ces caractères. Pour une nomenclature des haplogroupes voir le site mitomap. Je tiens à la disposition de mes lecteurs curieux les articles parus dans les journaux Cell et Science.

Note d’actualité : Quand Nadine Morano parle de race blanche, elle fait une grossière erreur : il n’y a pas de race blanche, il y a un super haplogroupe (pas nécessairement d’origine mitochondriale) qui fait que les gènes contrôlant la pigmentation de la peau sont peu exprimés ou peu fonctionnels. La notion de race humaine est un abus de langage idéologique et politique qui n’a rien à voir avec la science.

Liens :

Molecular architecture of the active mitochondrial protein gate

Takuya Shiota et al. Science 349, 1544 (2015); DOI: 10.1126/science.aac6428

www.mitomap.org/MITOMAP

http://dx.doi.org/10.1016/j.cell.2015.08.067

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/09/18/levolution-humaine-un-long-parcours-parfois-seme-dembuches/

Réchauffement climatique, épisode 6. Fraude scientifique par omission : l’effet du Soleil

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J’ai préféré attendre la « Rentrée » pour mettre en ligne ce billet pourtant prêt depuis deux mois, juste après la sortie de l’information émanant du Congrès National d’Astronomie anglais qui s’est tenu à Llandudno au Pays-de-Galles en juillet 2015 et organisé par la Royal Astronomical Society.

Dans la série perturbation climatique globale d’origine humaine (selon les termes de Barak Obama) on oublie systématiquement et délibérément de prendre en considération l’influence du Soleil sur le climat comme avait osé le faire Claude Allègre en son temps et il avait parfaitement raison : des travaux scientifiques récents sont là pour le confirmer définitivement. Cela fera bientôt 19 ans qu’on attend ce réchauffement tant annoncé à grands renforts de conférences, meetings internationaux coûteux, courbes en crosse de hockey, rapports « scientifiques » des climatologues auto-proclamés de l’IPCC et d’autres organismes financés par les impôts des contribuables du monde entier … et pour une seule, incontournable, considérable et immense raison, ce réchauffement ne viendra pas, certainement pas de mon vivant ni de celui de mes petits-enfants et peut-être même pas du vivant de mes arrières-petits-enfants ! On s’achemine vers un refroidissement global et brutal de la planète et même en brûlant toutes les réserves disponibles en hydrocarbures liquides et gazeux, charbon, bois et autre suif animal, c’est-à-dire en dégageant des quantités colossales de CO2 dans l’atmosphère rien n’y fera (d’ailleurs ça n’aurait strictement rien changé au climat) la Terre va se refroidir parce que le Soleil en a décidé ainsi et cette fois-ci c’est certain, absolument certain.

Je suspecte que quelques-uns de mes lecteurs pensent que j’ai perdu la raison en écrivant de telles affirmations hautement hérétiques à moins de 100 jours de l’ouverture de la grande mascarade que sera la COP21 ou alors que je m’enfonce dans ma propre paranoïa anti-réchauffement et pourtant il faut se rendre à l’évidence : on va tous souffrir du froid et dans pas très longtemps, dans moins de dix ans, ça a même commencé cette année dans l’hémisphère sud, il fait un froid à ne pas sortir dehors à Adélaïde en Australie et il a neigé en plein mois de juillet dans les Montagnes Rocheuses, du jamais vu de mémoire d’habitants de Jackson Hole !

Je fais partie de cette communauté restreinte de blogueurs hétérodoxes qui désapprouve la doxa réchauffiste et qui ait avancé inlassablement l’argument solaire dans les variations climatiques terrestres en dénonçant également à longueur de billets l’absurdité scientifique de la théorie de l’effet de serre et pour bien saisir la teneur de ce nouveau billet il faut comprendre ce qui est en train de se passer dans les profondeurs du Soleil. Cet astre n’est pas une machine thermonucléaire très simple à décrire et on dispose d’un certain nombre de moyens d’investigation comme l’observation visuelle directe pour dénombrer les taches solaires et depuis quelques années (1975, voir l’illustration ci-dessus, Wilcox Observatory Stanford University) on peut directement mesurer les variations du champ magnétique de notre étoile qui nous protège des rayonnements cosmiques à l’aide d’instrumentations magnétométriques ultra-sensibles.

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Pour ce qui est du passé, quand par exemple le champ magnétique solaire dont dépend directement l’activité du Soleil diminuait, l’abondance en isotope 10 du béryllium dans les concrétions calcaires et les carottes glaciaires augmentait car les rayons cosmiques sont moins bien déviés par le champ magnétique solaire et atteignent plus facilement les hautes couches de l’atmosphère terrestre. Le béryllium-10 est en effet produit par ce qu’on appelle la spallation cosmique, la capture d’un proton cosmique de haute énergie par un noyau d’azote conduisant à cet isotope radioactif du béryllium. Il s’agit d’un « proxy » très utile pour reconstruire l’évolution passée du champ magnétique solaire. Comme le champ magnétique terrestre est également sous l’influence de celui du Soleil des magnétomètres peuvent aussi très indirectement conduire à une évaluation globale de ce dernier.

Il y a donc depuis une quarantaine d’années des observatoires dédiés au suivi direct du champ magnétique solaire et les variations de ce champ magnétique paraissent pour le moins erratiques et inexplicables. Bref, apparemment rien à en tirer à première vue. Comme le dénombrement des taches solaires est supposé être un bon reflet de l’activité solaire, donc de la vigueur du champ magnétique du Soleil puisque les taches solaires sont la manifestation directe de ce champ sous-jacent induit par des flux de matière à l’intérieur de l’étoile, il s’est trouvé qu’après les cycles solaires 21 et 22 au cours de l’optimum solaire moderne qui débuta au début du XXe siècle, brutalement, d’un seul coup, sans qu’aucun géophysicien ne s’y soit attendu, le cycle solaire 23 est devenu tout d’un coup plus faible et présentait un maximum dédoublé après une latence anormalement longue à la fin du cycle 22. Le cycle 24 qui est en passe de se terminer s’est trouvé être lui aussi très affaibli par rapport au précédent déjà lui-même plus faible que le cycle 22 avec ce maximum bifide anormal :

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(dernier relevé de taches solaires, cycles 23 et 24, source NOAA et pour la nomenclature des cycles solaires voir note en fin de billet)

On a eu beau se creuser les méninges, je parle des astrophysiciens professionnels, aucune explication rationnelle n’a pu être apportée. Il faut noter au passage que depuis le début du cycle solaire 23 qui s’est terminé vers 2007, il avait débuté en 1996, l’activité solaire ne cesse de diminuer. Les astrophysiciens considèrent que c’en est fini de l’optimum moderne qui a débuté aux alentours de 1920 et qu’on s’achemine vers un épisode de froidure pour ne pas dire un âge glaciaire. La faiblesse de l’activité solaire strictement relatée par le nombre de taches solaires explique à elle seule que le climat ne se réchauffe plus depuis 19 ans, mais nous y reviendrons ci-après.

Cet optimum solaire moderne qui aura duré un petit siècle et qui a provoqué par exemple la fonte des glaciers alpins pour ne citer que cette observation s’est brutalement terminé il y a donc près de 20 ans. La mécanique solaire a commencé à se dérégler subitement après le cycle 22 et pour bien comprendre ce qui se passe dans le Soleil dont le comportement semble pour le moins capricieux il faut préciser, après cette longue introduction, comment ça fonctionne à l’intérieur de cette étoile. Il existe un flux de matière depuis les pôles vers l’équateur qu’on peut représenter sous forme d’un tore. Pas difficile de se représenter un tore, une chambre à air de pneu d’automobile est un tore et si on l’aplatit pour la faire tenir dans une demi-sphère, on a une image de la double courroie de transmission de matière (conveyor belt) existant dans les hémisphères nord et sud du Soleil. De la matière interne migre depuis les pôles vers l’équateur puis s’enfonce dans les profondeurs de l’astre et ceci symétriquement au nord et au sud par rapport au plan équatorial. La chute d’activité solaire au cours de la fin du cycle 23 couvrant la période 1997-2008 a été suivie d’une sorte d’hésitation qui a anormalement duré plus de trois années, de fin 2007 à début 2010, et une répartition en deux phases des taches solaires durant ce cycle (le cycle 24 qui se termine) a intrigué plus d’un astrophysicien. Il y avait comme un genre de répétition de ce qui venait de se passer pour le cycle 23 qui « mit du temps » à monter en puissance, entre 1995 et 1998 et dont le maximum fut aussi en « dos de chameau ».

Ce genre de comportement ne pouvait s’expliquer que s’il y avait une interférence sous-jacente, à l’intérieur du Soleil, avec cette principale courroie de transmission en forme de tore appelée toroïde.

Pour identifier l’élément perturbateur, il a fallu faire une analyse mathématique en profondeur (sans jeu de mots) des données recueillies sur ce qu’on appelle communément la « dynamo solaire » par l’observatoire solaire Wilcox de l’Université de Stanford.

C’est ce qu’a réalisé une mathématicienne de l’Université de Northumbria à Newcastle-upon-Tyne. En effectuant donc une analyse mathématique détaillée des fluctuations des ondes du champ magnétique solaire aboutissant à une distinction entre amplitude et fréquence des ondes de ce champ, ne me demandez pas comment elle a fait, je n’ai jamais été un bon mathématicien, le Docteur Valentina Zharkova a pu mettre en évidence les caractéristiques du deuxième flux de matière existant en profondeur dans le Soleil qui va d’un pôle vers l’autre et est appelé pour cette raison poloïdal ou poloïde, comme vous voudrez, et ces deux flux de matière peuvent être décrits par des équations mathématiques appropriées. Ces deux mouvements de matière interagissent entre eux et ces flux furent encore synchrones lors des cycles 21 et 22 et d’un seul coup, pour une raison qui reste encore indéterminée à ce jour, il se sont trouvés désynchronisés et oeuvrent maintenant, si on peut dire les choses ainsi, à se contrecarrer :

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Les deux composantes toroïde et poloïde, en bleu et rouge respectivement, ont été extraites par analyse mathématique des observations de l’observatoire Wilcox et des équations mathématiques plutôt compliquées ont ensuite permis de faire un retour vers le passé et une projection vers le futur, nous allons y revenir. On s’aperçoit qu’à l’évidence un déphasage apparaît dès la fin du cycle solaire 22 et la situation devient de plus en plus décalée. Ce déphasage entrainera une diminution substantielle de l’activité magnétique du Soleil, donc du nombre de taches solaires et par voie de conséquence de l’irradiance qui atteint la Terre avec toutes les conséquences que ce phénomène va entrainer sur le climat, mais nous en reparlerons plus loin.

Valentina Zharkova, avec qui j’ai conversé par mail, est formelle pour ne pas dire péremptoire : le Soleil s’achemine vers une longue période de « sommeil magnétique » sans pour autant mentionner un instant une quelconque conséquence sur le climat. La conséquence directe sera un affaiblissement de l’irradiance atteignant la Terre, je le répète. Madame Zharkova insiste sur le fait que son traitement mathématique des variations d’intensité du champ magnétique solaire ne peut pas être directement utilisé pour établir une corrélation entre le résultat de ses travaux et les températures moyennes observées sur Terre. Cette analyse mathématique ne constitue donc pas, selon elle, un argument à mettre en avant pour nier la putative existence d’un réchauffement d’origine anthropique. Je ferai part de mes remarques sur ce point en fin de billet.

Les calculs effectués par Madame Zharkova concordent parfaitement (courbe continue en gris) avec l’évolution à venir des taches solaires :

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Comme l’indique le graphique ci-dessus qui est une représentation de l’analyse mathématique effectuée, après 2015 ça va vraiment se corser. Si vous n’êtes pas encore convaincu, la courbe en continu représentant l’amplitude des ondes magnétiques solaires est issue du calcul. On distingue en superposition jusqu’en 2011, en pointillés gris-clair et gris-sombre, les observations obtenues à l’observatoire Wilcox et la précision de coïncidence avec le modèle est de plus de 98 %, ce qui valide largement cette analyse mathématique. Les prévisions pour le cycle 24 sont pour l’instant en parfaite concordance avec les observations et la compilation la plus récente faite par le NOAA (voir plus haut) et la superposition de l’analyse mathématique (courbe en noir) avec les données relatives aux cycles 21, 22 et 23 :

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On pourrait s’arrêter là et dire qu’après tout quand un mathématicien, en l’occurence une mathématicienne, travaillant avec son époux Sergei Zharkov, s’intéresse au Soleil ça peut paraître anecdotique. Pas du tout ! L’analyse mathématique peaufinée par Madame Zharkova s’est révélée valider les variations climatiques sur une période remontant à plus de 1000 ans en arrière y compris le fameux minimum de Maunder qui sévit de 1640 à 1720 et le minimum dit de Dalton qui frigorifia l’Europe pendant 33 ans au début du XIXe siècle sans oublier l’optimum climatique médiéval qui n’avait rien à voir avec le CO2 ! Et voilà les prévisions effectuées et montrées ici jusqu’en 2040 :

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Le modèle mathématique de Madame Zharkova fait des projections sur les 2000 années à venir et l’avenir proche, disons à court et moyen terme, n’est pas vraiment rassurant. On s’achemine vers une longue accalmie magnétique du Soleil, donc vers de la froidure durable et insupportable jusqu’aux alentours des années 2060, je vais en reparler, mais loin de moi l’idée de faire dire à Madame Zharkova ce qu’elle n’a pas dit dans ses publications scientifiques à propos du climat car ce n’est pas le climat qui est le sujet de ses travaux.

Les travaux de Lockwood que j’ai mentionné dans un précédent billet (voir le lien) et qui étaient déduits strictement des observations terrestres sont donc pleinement confirmés par ce dépouillement mathématique des observations de l’observatoire Wilcox. Quant aux effets de marée putatifs de Jupiter sur le champ magnétique solaire, Madame Zharkova n’y croit pas car l’amplitude de ces effets qu’on ne peut supputer que par la mécanique céleste, c’est-à-dire le mouvement des planètes, est beaucoup trop faible pour qu’on puisse en attendre une incidence significative sur les mouvements internes de matière solaire et donc sur la « dynamo solaire ».

Ç’en est donc terminé avec le bluff et l’intoxication de l’IPCC, de Greenpeace et de tous les autres groupuscules écologistes qui versent dans un malthusianisme sordide et qui ont converti des politiciens crédules et stupides à une reconversion énergétique exempte de CO2 extrêmement coûteuse et inefficace car ce gaz n’a rien à voir avec les variations climatiques, seul le Soleil est en cause ! Dans moins de dix ans le COP21 de la fin de l’année sera ridiculisé ainsi que tous les climatologues autoproclamés et aussi tous les écologistes marxisants et nostalgiques d’un passé sans électricité et sans pétrole et encore plus les politiciens dont Mademoiselle Ségolène qui se pavane royalement d’avance en pensant à ce grand raout qui sera le couronnement de sa carrière de politicienne. Toutes ces histoires de CO2, de méthane, de volcanisme bien venu pour expliquer l’inexplicable, la fonte des banquises, la disparition des ours blancs et des neiges du Kilimanjaro et la submersion des atolls de Polynésie ou de Micronésie, l’acidification des océans et les courbes en crosse de hockey, ce n’est que de l’intoxication idéologique. Il ne suffit que de quelques watts, sur 1360 en moyenne, de diminution de l’irradiance solaire par mètre carré (au niveau des tropiques) pour que le climat change complètement et cette fois ça va être du sérieux.

En 2025, dans seulement dix ans, il commencera déjà à faire vraiment froid, le climat de Stockholm à Paris, et celui de Paris à Alger ou Naples, difficile à imaginer, et pourtant …

Il n’y a donc maintenant plus aucun doute, le climat va devenir glacial et il est urgent de se préparer à ce changement climatique à l’évidence duquel il faut se rendre et sans tarder car il y a un réel danger pour l’équilibre géopolitique global. Imaginez une plaine de Beauce où on ne peut plus faire pousser de blé tendre : plus de blé, plus de pain, souvenons-nous de la famine de 1787-1788 qui fut l’un des éléments à l’origine de la révolution française ! Plus de maïs, c’est certain, les champs de maïs seront devenus un vieux souvenir, mais aussi plus de vignes en Champagne ou en Alsace, ni dans le Val de Loire ni en Bourgogne. Je me permets de rappeller ici que durant l’optimum climatique médiéval on cultivait la vigne en Grande-Bretagne presque jusqu’en Ecosse … Pour les fruits et les légumes, autant dire que ce sera la portion congrue car ils coûteront une fortune. Comme en 1956 tous les oliviers du sud de la France auront gelé et disparu, plusieurs hivers rigoureux auront eu raison de ces arbres parfois multicentenaires …

Le refroidissement climatique précisément déductible des travaux de Zharkova ou encore de Lockwood aura donc des conséquences primaires sur l’agriculture et les circuits de production et sur toute l’alimentation disponible non pas seulement en France mais aussi dans toute l’Europe, l’Amérique du Nord, la Chine ou encore le Japon sans oublier l’Argentine, l’Afrique du Sud et la moitié méridionale de l’Australie car toute la planète sera assujettie à ce refroidissement à l’exception des zones intertropicales.

On peut imaginer sans peine que la quête de nourriture alimentera des conflits armés meurtriers inévitables partout dans le monde non pas motivés pour la domination de ressources minières, diamantifères ou pétrolières mais pour avoir accès à la nourriture. On ne travaillera plus que pour se nourrir tant les aliments de base seront devenus hors de prix. Des centaines de millions de personnes chercheront à se nourrir à n’importe quel prix quitte à verser dans l’anthropophagie : quand on a faim on est prêt à tout, jusqu’à occire le premier quidam venu pour lui ôter le pain de la bouche ou le manger tout cru ! C’est peut-être un peu sombre comme tableau mais ce n’est pas éloigné de la réalité qui va survenir dans dix ans, quinze ans au plus tard, alors que les politiciens, les décideurs, les financiers, sont prisonniers d’une écologie idéologique aberrante et réellement criminelle en regard des conclusions qu’on est en droit de déduire de cet article de Valentina Zharkova même si cette dernière désapprouvera mon interprétation et ma prise de position.

Je suis un blogueur libre et j’exprime mon opinion librement. Je ne suis inféodé à aucun groupe d’intérêt, je n’ai jamais fait appel à mes lecteurs pour un quelconque soutien financier. En conséquence quand je lis un article scientifique de haute tenue je suis également libre de l’analyser mais toujours avec la plus ferme honnêteté, puis de formuler une opinion et d’en faire part à mes lecteurs …

Je pense à mes enfants qui vont avoir une fin de vie difficile mais je n’ose même pas imaginer comment mes petits-enfants vivront dans 30 ou 40 ans car tout de même on ne pourra pas tous émigrer vers les tropiques ça risquerait de devenir à l’évidence invivable ! Pour conclure je voudrais que mes lecteurs diffusent largement ce billet car il devient urgent de contrecarrer les visées criminelles des écologistes et de l’IPCC.

Pour vous apporter une dernière preuve de la désinformation organisée par les sbires de l’IPCC et des organisations écologistes, le site Wikipedia n’est plus que l’ombre de lui-même quand on tente de se documenter sur le climat. Allez faire une recherche sur le minimum de Maunder et vous serez édifié par le niveau de propagande et de caviardisation orchestrée par ces tenants du réchauffement climatique, c’est édifiant ! On y lit, je cite (à propos du minimum de Maunder) : « aucun mécanisme convaincant n’a été proposé pour l’activité solaire qui puisse expliquer les températures inférieures à la normale » et plus loin : « l’hypothèse couramment admise est que la cause du minimum de Maunder est l’activité volcanique », traduit de l’anglais, et si vous ne me croyez pas allez sur ce lien s’il est toujours valide https://en.wikipedia.org/wiki/Maunder_Minimum , honte à ce site qui a abandonné toute probité scientifique et consent à faire de la propagande « climatique » gratuite pour l’IPCC, Greenpeace et les autres groupuscules écologistes …

Sources : http://computing.unn.ac.uk/staff/slmv5/kinetics/shepherd_etal_apj14_795_1_46.pdf

http://www.ann-geophys.net/31/2023/2013/angeo-31-2023-2013.html

http://www.swpc.noaa.gov/products/solar-cycle-progression

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/03/03/warming-or-cooling-that-is-the-question/ http://wso.stanford.edu/daily/mag.latest.ps et communications personnelles de Valentina Zharkova.

Note 1 : Madame Zharkova travaille au sein de l’Université de Newcastle en tant que mathématicienne. S’intéresser à l’activité solaire n’est pas très bien vu des pourvoyeurs de crédits de recherche surtout quand on peut établir que ces recherches ont un lien direct ou lointain avec l’évolution du climat et qu’elles infirment les conclusions maintenant mondialement admises vers un réchauffement de ce dernier. Par les temps qui courent de nombreux laboratoires de recherche impliqués dans toutes sortes de disciplines se sont retrouvés prisonniers du système de financement qui est abondant à condition qu’on effectue des travaux dans le sens politiquement correct du réchauffement climatique. Si un scientifique ose contredire la doxa climatique actuelle il peut tout simplement dire adieu à sa carrière car il est immédiatement inscrit sur la liste noire des hérétiques. Le réchauffement climatique est devenu le gagne-pain de dizaines de milliers de scientifiques qui par voie de conséquence effectuent des travaux le plus souvent biaisés voire complètement falsifiés du genre : on écrit les conclusions d’un article scientifique avant même d’avoir réalisé la moindre expérimentation, le moindre calcul ou la moindre observation. Et si par hasard on s’est personnellement plié à un semblant d’honnêteté, la qualité pourtant basique d’un scientifique, et que les premiers résultats obtenus ne sont pas conformes à cette doxa climatique imposée par les idéologues, alors on fait du « cherry-picking » (le ramassage des plus belles cerises) quitte à devenir franchement malhonnête. C’est ainsi que fonctionnent des pans entiers de la science d’aujourd’hui ! L’aspect le plus significatif de cette nouvelle évidence d’un refroidissement généralisé et inévitable du climat terrestre que je me suis permis de déduire des travaux de cette mathématicienne et qui va arriver inéluctablement va précipiter des centaines de milliers d’articles scientifiques aux oubliettes, complaisamment acceptés par des comités de lecture sans scrupules pour alimenter tous azimuts la propagande « réchauffiste » et des milliers de ces scientifiques d’opérette et opportunistes – il ne faut pas non plus oublier cet aspect – se retrouveront brusquement au chômage. Quand, dans 10 ou 15 ans la Seine sera chaque hiver prise plusieurs mois par les glaces à Paris devant l’Université de Jussieu et le Muséum d’histoire naturelle est-ce qu’on continuera à clamer que c’est à cause du réchauffement climatique ?

Note 2 : Les cycles solaires sont par convention numérotés à partir du cycle qui culmina aux alentours de 1760. Le cycle actuel finissant est donc le 24e cycle solaire ( http://www.sidc.be/images/wolfaml.png ).

Source : http://nam2015.org/index.php/press-releases/64-irregular-heartbeat-of-the-sun-driven-by-double-dynamo

Illustrations : Wilcox Laboratory et U. de Tokyo

Et toujours :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/08/02/rechauffement-climatique-global-episode-2-riz-et-methane/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/07/29/science-et-religion-nont-jamais-fait-bon-menage-retour-sur-la-theorie-de-leffet-de-serre-et-le-rechauffement-climatique-episode-1/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/08/10/climat-episode-3-une-canette-de-biere-un-modele-de-latmosphere-terrestre/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/08/17/perturbation-climatique-globale-episode-4-la-science-revue-et-corrigee-pour-la-bonne-cause/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/08/26/perturbation-climatique-globale-episode-5-lorigine-philosophique-de-la-supercherie-et-ses-retombees-politiques-planetaires/

Warming or cooling ? That is the question !

Maunder_Edward_Walter

Il est d’un immense intérêt de se plonger dans la lecture d’une suite d’articles du Docteur Mike Lockwood relatifs à la corrélation entre le flux solaire atteignant les hautes couches de l’atmosphère, les variations du champ magnétique et le nombre de taches solaires. Ces trois paramètres sont naturellement liés puisque les taches solaires et leur apparition selon les latitudes du Soleil dépendent de la dynamo solaire, ce double flux torique qui apparaît aux hautes latitudes pour s’enfouir à l’intérieur de l’astre au niveau de l’équateur solaire et réapparaître ensuite au niveau des pôles. Cette « dynamo » est également à l’origine de modulations du champ magnétique de notre étoile qui nous protège en partie des rayonnements cosmiques provenant de l’Univers. Or, la Terre n’est pas en permanence « protégée » avec la même efficacité contre ces rayonnements galactiques et extra-galactiques par le champ magnétique du Soleil selon la position qu’elle occupe sur son orbite autour du Soleil et d’autre part selon le cycle d’environ onze ans de l’activité solaire qui modifie l’efficacité de cette protection. Les effets du rayonnement cosmique sur l’atmosphère sont par conséquent variables et induisent une variabilité de l’état d’ionisation des hautes couches de l’atmosphère terrestre et durant les périodes de faibles activité solaire, donc durant l’affaiblissement (tout relatif) du champ magnétique solaire, alors la Terre se trouve soumise, y compris aux plus faibles altitudes, à ce rayonnement cosmique qui peut engendrer par exemple des précipitations plus fréquentes. Il ressort de ces études réalisées au Département de Météorologie de l’Université de Reading, GB, que non seulement la météo dépend des caprices du Soleil mais que la tendance climatique sur le moyen ou le long terme est étroitement corrélée à l’évolution de l’activité solaire. Un autre facteur compliquant quelque peu l’analyse des variations du climat résulte des variations du champ magnétique terrestre. Il ressort donc que prévoir l’évolution du climat relève d’une gymnastique particulièrement complexe sinon périlleuse si on ne tient pas compte de la « vitalité » changeante du Soleil.

L’observation du géomagnétisme ne date pas d’aujourd’hui puisque ce sont les Chinois qui ont inventé la boussole au premier siècle de notre ère. À la fin du XVIe siècle un certain Robert Norman observa que l’aiguille aimantée d’une boussole n’était pas horizontale. Il en déduisit l’orientation du vecteur du champ magnétique terrestre. Quelques années plus tard on se rendit compte que la direction du nord magnétique ne correspondait pas avec celle indiquée par la rotation de la Terre en observant l’Etoile Polaire, tout simplement. Puis on se rendit compte que le champ magnétique terrestre variait au cours de la journée. Il fallut attendre le milieu du XIXe siècle pour qu’un certain nombre de villes, sous l’impulsion de physiciens comme Gauss et Weber, s’équipent dans leurs observatoires de magnétomètres. C’est ainsi que l’Empire Britannique mit en place un réseau planétaire de magnétomètres dispersés dans diverses provinces (dominions), Canada, Australie, Afrique du Sud et même dans les îles de Saint-Hélène ou de Singapour, alors possession de Sa Majesté. Les données furent analysées et montrèrent que le champ magnétique terrestre tel qu’observé par ces appareils d’une précision déjà surprenante pour l’époque variait de manière synchrone avec la variation des taches solaires outre le cycle d’alternance jour-nuit régulier. Il faut donc citer le sieur Edward Sabine de l’Amirauté Britannique comme auteur de cette observation inattendue et il faudra attendre de nombreuses années avant d’en apporter une compréhension détaillée.

En fait le champ magnétique solaire influe sur le champ magnétique terrestre et c’est la raison pour laquelle Sabine fit ce rapprochement qui le surprit mais ne l’empêcha pas de publier en 1852 dans les Philosophical Transactions de la Royal Society de Londres les notes relatant ses observations restées alors sans explication.

Aujourd’hui des magnétomètres sont dispersés dans les régions circumpolaires au nord et sur le continent Antarctique et les observations spatiales du champ magnétique solaire permettent d’affiner l’ensemble des données. Comme l’axe de rotation du Soleil n’est pas perpendiculaire au plan de l’écliptique, c’est-à-dire le plan sur lequel se trouve l’orbite de la Terre, se surimposent alors les effets de la rotation de la Terre autour du Soleil. Nonobstant ces difficultés, afin d’expliquer le pourquoi du minimum de Maunder (1645-1715), du petit âge glaciaire autour du début du XIXe siècle (minimum de Dalton), du léger assoupissement solaire (cycles 12 à 14) au début du siècle dernier et de l’anomalie du cycle solaire #20, les données magnétométriques de divers observatoires, Helsinki (1845-1890), Eskdalemuir en Ecosse (depuis 1911), Postdam (1891-1907) puis d’une bonne quarantaine d’observatoires répartis dans le monde depuis ces années ont été analysées finement afin de reconstruire en regard des observations des taches solaires l’évolution du champ magnétique terrestre et d’en déduire, en rapprochant les observations spatiales récentes, l’évolution du champ magnétique solaire. Il faut rappeler ici que le premier magnétomètre fut installé par Gauss à Göttingen en 1832 … Il est effectivement important de se faire une idée précise de ce champ magnétique car il est sous l’influence en fait de l’activité solaire et de son évolution, dans la mesure où elle peut être prédite grâce aux observations passées des taches solaires, afin de se faire aussi une petite idée de ce qui nous attend dans le futur, pas demain matin mais dans 20 à 50 ans et plus, sachant qu’un cycle solaire dure en moyenne onze années. Il faut multiplier par 30 l’échelle de gauche pour obtenir le nombre de taches solaires :

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Pour remonter jusqu’au minimum de Maunder (en vert), les corrélations établies par Lockwood ont également été rapprochées des proxys tels que le béryllium-10 ou le carbone-14 générés par spallation cosmique à partir de l’azote atmosphérique. Cette production de Be-10 et C-14 est d’autant plus abondante que l’activité solaire est plus faible, en d’autres termes que le champ magnétique solaire est plus faible et donc protège moins bien la Terre des rayons cosmiques. L’isotope radioactif du béryllium se retrouve dans les carottes glaciaires et également les formations calcaires des grottes.

Muni de l’ensemble de ces données Lockwood a pu ainsi reconstruire sans ambiguité l’intensité du vent solaire et la valeur du champ magnétique interplanétaire (Bm exprimé en nano tesla, nT) durant le minimum de Maunder. Durant ce minimum le champ magnétique chuta de manière prolongée aux alentours de 2 nano tesla (nT) alors que sa valeur normale est d’environ 6 nT et le nombre de taches solaires approcha zéro durant quatre cycles solaires consécutifs malgré un vent solaire soutenu par les parties chaudes de la couronne solaire et ce malgré l’absence de taches. Enfin le flux magnétique solaire ouvert qui dépend directement du champ magnétique a chuté en passant de 1000 à 100 giga Weber (Wb, 1 Wb = 1 T/m2). Cette chute a fait que la Terre ne s’est pas trouvée exposée au vent solaire pendant une durée prolongée.

Le minimum de Maunder est loin de nous, c’était du temps du Roi Soleil, comme son nom ne l’indique pas ! Mais fort de ces données, Lockwood a revisité les récents minima solaires, les cycles 5 et 6 au début du XIXe siècle dits « petit âge glaciaire » ou minimum de Dalton, l’ « anomalie » des cycles 12 et 14 au début du XXe siècle – un autre tout petit âge glaciaire qui a un peu requinqué les glaciers alpins (entre autres) – et plus récemment le cycle solaire 20 (1970) pour lequel aucune explication satisfaisante n’avait pu être apportée sur sa faiblesse en comparaison des trois cycles précédents et des trois cycles suivants, très puissants, correspondant à l’optimum contemporain :

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Il se trouve que dans les deux cas, cycles 12 et 14 et cycle 20, le champ magnétique interplanétaire (B, exprimé en nano tesla nT) a baissé d’intensité de même que le vent solaire (V, exprimé en km par seconde), R étant le nombre de taches solaires. Ces résultats correspondent donc bien à ce qui a été déduit des diverses données pour ce qui concerne le minimum de Maunder.

Que peut-on donc conclure objectivement de ces résultats ? D’abord la dynamo solaire, pour des raisons encore largement inconnues, change de « braquet », comme dirait un coureur du tour de France, et ces variations paraissent aléatoires mais pas tant que ça. Si l’on se penche sur la première figure, on remarque une certaine périodicité d’environ cent ans depuis la fin du minimum de Maunder avec trois optima, 1720-1800, 1820-1880 et enfin 1920-2000. D’autre part les « effets de marée » exercés par Jupiter sur l’orbite du Soleil autour du centre de gravité du système solaire doivent être pris en compte et la mécanique céleste prévoit ainsi un affaiblissement déjà en cours de la dynamo solaire pour ces raisons (voir le lien sur ce blog). Que va-t-il donc se passer plus tard ? On sait donc que depuis le cycle solaire 23 qui a été particulièrement long, environ 13 ans, la dynamo solaire se ralentit. La première conséquence à laquelle on pouvait s’attendre est un affaiblissement notoire et effectivement observé du nombre de taches solaires au cours du cycle 24 qui se terminera bientôt en laissant derrière lui l’optimum contemporain qui ne sera plus qu’un bon souvenir dans quelques années. La première figure indique clairement que le champ magnétique interplanétaire (courbe bleue) a considérablement chuté en intensité avant même la fin du cycle 23 et sa valeur actualisée aujourd’hui approcherait déjà celle du petit âge glaciaire (vers 1800, minimum de Dalton) pour encore chuter et rejoindre les valeurs recalculées pour le minimum de Maunder. Les astrophysiciens prévoient même un cycle 25 « comateux » et ce n’est pas dans très longtemps, vers les années 2025 !

Les conséquences parfaitement prévisibles, mais personne n’ose trop en parler ouvertement, y compris Lockwood, pourraient être catastrophiques pour l’évolution de l’ensemble du climat de la planète. D’abord l’affaiblissement du champ magnétique solaire exposera la planète Terre à un bombardement intense de rayons cosmiques qui favorisera les précipitations sous forme de pluie et de neige en formant des noyaux ionisés dans l’atmosphère entrainant la condensation de la vapeur d’eau. La chute de l’activité solaire (nombre de taches solaires faible voire nul) aura un effet direct sur la température moyenne de la planète orientée inexorablement à la baisse. Enfin, comme durant le minimum de Maunder, la Terre pourrait ne plus être soumise à un vent solaire régulier en raison de l’angle du plan de l’écliptique avec l’axe de rotation du Soleil. Quelques astrophysiciens ont osé lancer une alerte mais qui a daigné les entendre ? Pour ainsi dire personne … Lockwood, qui n’en pense pas moins, j’en suis personnellement convaincu tant ses travaux sont limpides, a simplement déclaré elliptiquement que cette évolution de l’activité solaire parfaitement prévisible pourrait seulement favoriser des hivers plus froids mais pas partout, peut-être bien en Europe mais pas au Canada ou en Chine ou vice-versa.

Il va sans dire que l’évolution de la science a pris une tournure nauséabonde : qui ose s’attaquer au dogme du réchauffement climatique risque sa vie professionnelle faute de crédits de recherche, on ne peut pas être plus clair, devra sous la pression exercée par une mafia politico-idéologique mondiale de couleur vert-rouge se rétracter comme Galilée se rétracta devant le tribunal religieux en déclarant à regret à propos de la Terre « et pourtant elle tourne ». Lockwood et ses confrères se rétracteront aussi (pardon, se sont déjà rétracté) en maugréant d’une voix inaudible : « et pourtant on s’achemine avec certitude vers une âge glaciaire ».

Sources : The Astrophysical Journal Letters ( doi:10.1088/2041-8205/781/1/L7 ), Journal of Geophysical Research, doi:10.1002/ 2014JA019972 ), doi:10.1002/2014JA019970 ), doi:10.1002/2014JA019973 ) et enfin Annales Geophysicae 32(4). pp. 367-381, ISSN 1432-0576

Illustrations : Edward W. Mounder et J. Geophysical Research

Autre lien https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/03/19/rechauffement-climatique-non-definitivement-refroidissement/