L’Élite Mondialiste admet ouvertement son projet de contrôle de la population mondiale … pour lutter contre le réchauffement climatique. C’est un mauvais signe …

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L’eugénisme et le contrôle des naissances sont les préoccupations favorites depuis une longue date des élites financières. Au début du XXe siècle la Rockefeller Foundation et le Carnegie Institute étaient profondément impliqués dans la promotion des lois eugéniques aux Etats-Unis. Des lois imposées par ces deux organismes conduisirent à la stérilisation forcée de plus de 60000 citoyens américains dans des États comme la Californie et à des licences de mariage refusées ou annulées. Les programmes eugénistes aux États-Unis n’étaient seulement qu’un test à petite échelle car les Rockefeller ont ensuite transmis leur expérience à l’Allemagne hitlérienne et sous le Troisième Reich, au cours des années 1930 et jusqu’à la fin de la guerre, un véritable programme en vraie grandeur du contrôle de la population reposant sur l’eugénisme a été mis en place.

Les objectifs de réduction de la population étaient fondés sur des critères ethniques mais aussi sur l’ « intelligence mentale » et le statut économique. Le Carnegie Institute a même créé un « Eugenic Records Office » en 1904 sous le nom de Cold Spring Harbor Laboratory (voir les liens en fin de billet). La mission de cet institut consistait à collecter les données génétiques de millions d’Américains et de leurs familles dans le but de contrôler leur nombre et d’éliminer certains traits ethniques de la population américaine. Lorsque fut rendu public le programme de contrôle de la population américaine après les révélations de ce qu’avait réalisé le régime nazi à la fin de la seconde guerre mondiale, l’administration américaine effaça soigneusement toute trace de ce programme. Le seul mot « eugénisme » a alors été pris en horreur et tous les efforts des élites pour le promouvoir en tant que science légitime ont été ruinés sans que, pour autant, ces élites abandonnent leur idéologie si précieuse à leurs yeux.

À la fin des années 1960 et au cours des années 1970 les discours mondialistes ont connu un retour en force. Le Club de Rome a été créé avec la bienveillance affichée des Nations-Unies et de groupes scientifiques connexes. La réduction de la population mondiale constituait un élément important du programme du Club de Rome. En 1972, un groupe de « scientifiques » mandatés par l’ONU a publié un document intitulé « The Limits of Growth » (Les limites de la croissance) qui préconisait très clairement de réduire considérablement la population humaine au nom de la préservation de l’environnement. L’objectif décrit dans ce document était directement lié à un autre programme, celui de l’institution d’un gouvernement mondial capable de gérer et de mettre en oeuvre des contrôles de population à grande échelle.

Pour justifier ce programme obsessionnel d’eugénisme les élites ont trouvé un prétexte redoutablement efficace pour mettre en oeuvre leur agenda : le réchauffement du climat d’origine humaine. Au début des années 1990 le Club de Rome a publié un ouvrage intitulé « The First Global Revolution » (La première révolution mondiale). Dans ce document il est dit :

« En recherchant un ennemi commun contre lequel nous pouvons nous unir et agir, nous avons eu l’idée que la pollution, la menace du réchauffement planétaire, les pénuries d’eau, la famine, etc .., conviendraient. Dans leur totalité et leurs interactions, ces divers phénomènes constituent une menace commune à laquelle nous devons tous faire face. Mais en désignant ces dangers comme des ennemis nous tombons dans le piège dont nous avons déjà averti les lecteurs : à savoir prendre les symptômes pour des causes. Tous ces dangers sont provoqués par l’intervention humaine dans les processus naturels et ce n’est donc que par le changement des attitudes et des comportements qu’il est possible de les vaincre. Le véritable ennemi est alors l’humanité toute entière« .

Cette proposition est clarifiée dans le Chapitre 5 du livre intitulé « The Vacuum » (Le vide) qui expose les arguments justifiant la mise en place d’un gouvernement mondial. Et c’est tout à fait clair : un ennemi commun doit être évoqué afin de tromper l’humanité pour qu’elle s’unisse sous une seule bannière, et les élites considèrent que la catastrophe écologique – provoquée par l’humanité elle-même – est le meilleur facteur de motivation possible. Il est aussi décrit dans ce chapitre la parfaite raison d’être du contrôle de la population : l’humanité est son propre ennemi. Par conséquent l’humanité, en tant qu’espèce (animale) doit être surveillée de manière stricte et sa prolifération doit être limitée.

Les agendas du Club de Rome et de l’ONU ont toujours été intimement liés. Dans les années 1990, au moment de la publication de « The First Global Revolution« , le Secrétaire général adjoint des Nations-Unies, Robert Muller, publiait son manifeste qui est maintenant rassemblé sur le site Web appelé « Good morning world » (http://goodmorningworld.org/G1/Home.html). Muller soutient que la gouvernance mondiale doit être réalisée en utilisant l’idée de « protéger la Terre » et le respect de l’environnement comme des composants clés. Par crainte de l’Apocalypse le public pourrait être facilement convaincu d’accepter ce gouvernement mondial comme la « nounou » indispensable pour empêcher l’ensemble de la société de se détruire elle-même. Dans un article intitulé « Proper Earth Government : A Framework and Ways to Create it » (Le gouvernement pour la Terre : un cadre et les moyens de le créer), Robert Muller explique comment le changement climatique pourrait être utilisé pour convaincre les masses de la nécessité d’une gouvernance mondiale. L’introduction d’une « nouvelle religion mondiale » (sic) et le contrôle de la population font partie intégrante de ce plan.

Dès lors il n’est pas surprenant que l’ONU ait mis en place le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC ou IPCC) et que ce groupe, ainsi que ses ramifications, figurent désormais au premier rang des arguments en faveur de la réduction de la population. Alors que nous approchons de la fin de l’Agenda 2030 des Nations-Unies qui appelle à un changement radical de la production de pétrole et d’autres sources d’énergie à grande échelle vers une production d’énergies renouvelables à petite échelle, il ne reste plus que 10 ans aux mondialistes pour atteindre leur objectif s’ils désirent respecter l’agenda de l’ONU. Ceci impliquerait un changement violent dans la société humaine et en particulier dans la plupart des pays industrialisés.

La conséquence évidente est que la population humaine devrait être réduite de façon spectaculaire pour pouvoir survivre avec la seule production énergétique des énergies renouvelables. Un désastre aux proportions inimaginables devrait bientôt se produire pour que les mondialistes puissent ensuite passer à la prochaine décennie et ils utiliseront la peur qui en résulterait pour convaincre la population – si elle veut survivre – que la gouvernance mondiale est nécessaire. Sans crise aggressive (provoquée à dessein) et sans changement radical la plupart des gens ne pourraient pas survivre sans suivre le programme de l’ONU. Ils devront donc s’y plier, dans le seul désir de préserver leur vie. Même de nombreux « gauchistes », une fois exposés à la véritable nature du contrôle des émissions de carbone et de la réduction de la population mondiale, pourraient avoir des doutes s’ils réalisent qu’ils seraient eux-mêmes menacés.

La clé pour comprendre les motivations des gens qui préconisent le contrôle ou la réduction de la population est que ces personnes supposent qu’elles seront les survivantes et les héritières de la Planète après ce grand nettoyage. Ils n’imaginent jamais qu’eux-mêmes pourraient disparaître. En 2019 la propagande a pleinement oeuvré pour conditionner soigneusement le public afin d’accepter que le changement climatique créé par l’homme est réel et la sur-population en est la cause première et donc la source du problème. Récemment un groupe de scientifiques financés par le « Worthy Garden Club » a revendiqué 11000 signatures pour affirmer qu’il était nécessaire de réduire la population pour sauver la Terre du réchauffement global. La déclaration cite toujours la même propagande – pourtant largement démentie – de l’IPCC et de l’ONU sur les changements climatiques comme étant les raisons pour lesquelles la Terre est au bord de la destruction. Le fait est que les climatologues à la solde des Nations-Unies ont été souvent pris sur le fait de manipulations de leurs propres données pour bien montrer des résultats conformes au réchauffement planétaire. Ils ont même récemment été surpris en ajustant à nouveau des données truquées il y a 20 ans afin de les faire correspondre plus étroitement à l’agenda de l’ONU (voir un récent billet de ce blog sur la réapparition de la crosse de hockey).

Le « Worthy Garden Club » est une association étrangement stérile, il n’existe aucunes informations relatives à ses membres ni à ses pourvoyeurs de fonds. Cependant les medias main-stream ont très vite repris les déclarations des « 11000 scientifiques » et les ont tout aussi rapidement reliées aux positions de l’ONU et de l’IPCC. La problématique du contrôle des naissances est un thème sans cesse abordé en ce moment dans le cadre de la campagne électorale américaine. Bernie Sanders prône le contrôle des naissances dans les pays pauvres. Elizabeth Warren promeut l’avortement en déclarant qu’il n’y a pas plus de risques que de se faire enlever les amygdales. Elle a aussi toujours soutenu l’agenda de contrôle du carbone de l’ONU, elle qui a fréquenté dans les années 1980 le Centre de Recherche sur la Population de l’Université du Texas et enfin le mouvement Green New Deal apporte son soutien inconditionnel aux thèses du Worthy Garden Club relatives au contrôle de la population.

C’est bien la première fois que l’on constate une telle utilisation aussi évidente de l’argument d’une réduction de la population dans les medias et ça laisse à penser qu’une réelle tendance mortifère se dessine. Pendant des années l’opinion a été alertée du seul fait que les mondialistes finiraient par dévoiler leurs intentions criminelles. C’est chose faite, ils admettent ouvertement leur agenda : le plan pour réduire drastiquement la population mondiale est maintenant d’ « actualité ».

Étrangement il a rarement été fait mention que la population mondiale est déjà en déclin (cf. un prochain billet sur ce blog), en particulier dans les pays occidentaux. Loin de risquer d’exploser au delà de la capacité de la Terre, cette capacité de la Terre étant une notion contestable sur bien des points, les gens font à peine assez d’enfants pour maintenir la population à un niveau stable. Il semble que cet agenda mondialiste soit déjà la réalité sans qu’aucune mesure coercitive n’ait encore été décidée. Avec la désintégration économique artificiellement provoquée par les nouveaux choix énergétiques la population se réduit déjà lentement. Mais ce déclin pourrait ne pas suffir aux mondialistes. Combien de personnes les mondialistes envisagent d’exterminer pour voir leurs aspirations utopiques réalisées ? Ted Turner, mondialiste qui s’assume ouvertement, a déclaré à « We Are Change » (Nous somme le changement) que la population mondiale devrait passer de 7 à 2 milliards d’individus.

Au delà de l’horreur de l’eugénisme le principal problème est de déterminer à qui on coupera la tête, qui prendra ces décisions, qui décidera combien d’enfants vous serez autorisé à avoir ? Qui décidera si vous avez droit à des ressources pour produire et gagner votre vie ? Qui décidera si l’économie mondiale est capable ou non d’assumer pleinement la population, et à quel niveau ? Qui prendra la décision d’exterminer des milliards d’êtres humains ?

Comme l’histoire l’a toujours montré par le passé ce sont toujours les élites qui finissent par décider du sort de millions d’êtres humains. Depuis les programmes de stérilisation de la Fondation Rockefeller aux Etats-Unis dans les années 1900 jusqu’à l’ONU aujourd’hui, les mondialistes, véritables adeptes du culte de la mort, cherchent désespérément à expliquer pourquoi ils devraient autoriser ou refuser la vie humaine sur la base de mensonges tels que le réchauffement climatique d’origine humaine. Ils ne croient pas en la menace de ce changement climatique puisque ce sont eux qui ont fabriqué ce mensonge. Alors quelle est la véritable motivation derrière tout celà ?

Une population réduite entièrement dépendante de sources d’énergie (renouvelable) limitées serait beaucoup plus facile à dominer. Mais il y a une autre théorie : ce sont des psychopathes à la recherche d’un moyen socialement justifiable pour exterminer le plus de gens possible. Et pourquoi : tout simplement parce qu’ils aiment ça …

Article de Brandon Smith paru sur le site alt-market. com . Liens.

https://www.sfgate.com/opinion/article/Eugenics-and-the-Nazis-the-California-2549771.php

https://library.cshl.edu/special-collections/eugenics

https://www.cshl.edu

https://archive.org/details/TheFirstGlobalRevolution/page/n85

https://search.archives.un.org/uploads/r/united-nations-archives/5/9/0/5900c127687eb20ba587e17b8906da66c533a663f68fe5a41c980232fb656d30/S-1100-0004-21-00003.pdf

https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-11-05/scientists-call-for-population-control-in-mass-climate-alarm

https://www.foxnews.com/science/federal-scientist-cooked-climate-change-books-ahead-of-obama-presentation-whistle-blower-charges

https://www.forbes.com/sites/joelkotkin/2017/02/01/death-spiral-demographics-the-countries-shrinking-the-fastest/#438a456ab83c

Bref ommentaire. Belle démonstration de l’imposture climatique dans laquelle le monde entier baigne aujourd’hui et du comment nous en sommes arrivés là. Le titre de cet article est révélateur : on sait maintenant ce qui nous attend à cause du réchauffement climatique d’origine humaine, la plus grande imposture qu’ait jamais connu l’espèce humaine !

Prochain billet vendredi 29 novembre (je vais me ressourcer au Japon).

Quarante cinq déclarations sur le contrôle de la population humaine (deuxième partie)

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24. Matthew Yglesias, correspondant de Slate pour l’économie, dans un article intitulé « The Case of Death Panels, in One Chart » : « Non seulement les dépenses de santé pour les vieux sont un point central dans le budget de l’Etat américain mais elles sont disproportionnées en termes de dollars dépensés et amenuisent l’ensemble de la qualité du système de santé. Quand un patient a atteint 80 ans il est un fait qu’aucun traitement pouvant améliorer sa santé ou son confort de vie n’existe ».

25. Margaret Singer, fondatrice de Planned Parenthood : « Tous nos problèmes résultent d’un taux de natalité trop élevé dans la classe ouvrière ».

26. Gloria Steinem : « Toute personne qui a un utérus n’a pas le devoir d’avoir des enfants, pas plus qu’une personne qui a des cordes vocales n’est obligée de devenir chanteuse d’opéra ».

27. Jane Goodall : « C’est la croissance de la population qui provoque tous les problèmes que nous avons infligé à la planète. Si nous étions beaucoup moins Nore Mère Nature prendrait soin de ces problèmes toute seule, mais nous sommes trop nombreux ».

28. Ruth Bader Ginsburg, juge à la Cour Suprème des Etats-Unis : « Franchement, j’avais cru qu’on avait pris des disposition au sujet de la sur-population. Que fait-on ? Nous ne voulons pas qu’il y en ait plus encore ».

29. Margaret Sanger, fondatrice de Planned Parenhood : « La chose la plus miséricordieuse qu’une famille nombreuse puisse faire est de tuer ses derniers-nés ».

30. Mary Elizabeth Williams, chroniqueuse pour le magazine Salon dans un article intitulé « So What if Abortion Ends Life? » : « Toutes les vies ne sont pas égales. C’est difficile pour les libéraux comme moi d’en parler de peur de ressembler à ces marins dans la tempête finissant par aimer la mort ou bien ou bien à ces soldats tuant votre grand-mère avec votre enfant dans ses bras. Pourtant un foetus peut être une vie humaine sans avoir les mêmes droits que ceux de la femme l’ayant porté ».

31. Paul Erlich : « En gros il n’existe que deux solutions au problème de la surpopulation. L’une est la solution de la natalité pour laquelle on doit trouver un moyen de la diminuer. L’autre c’est d’augmenter le taux de mortalité par des guerres, des famines et des maladies. Faites votre choix ».

32. Alberto Giubilini et Francesca Minerva de l’Université Monash à Melbourne dans un article publié dans le Journal of Medical Ethics : « Lorsque que des circonstances se présentant après une naissance justifient qu’il aurait pu y avoir un avortement (thérapeutique) ce que nous appellons l’avortement post-natal devrait être autorisé. Nous proposons d’appeler cette pratique « avortement après la naissance » plutôt que « infanticide » pour souligner que le statut moral de l’individu tué est comparable à celui d’un foetus plutôt qu’à celui d’un enfant. Par conséquent, nous affirmons que tuer un nouveau-né pourrait être éthiquement acceptable dans toutes les circonstances où un avortement le serait. De telles circonstances incluent les cas où le nouveau-né aurait des chances d’avoir une vie potentiellement acceptable mais sa naissance met le bien-être de sa famille en danger ».

33. Nina Fedoroff, conseillère d’Hillary Clinton : « Nous devons continuer à réduire le taux de croissance de la population mondiale, la planète ne peut pas supporter beaucoup plus de gens ».

34. John Holdren, conseiller scientifique de Barack Obama : « Un programme de stérilisation des femmes après leur deuxième ou troisième enfant, malgré la difficulté relativement plus grande que la vasectomie, pourrait être plus facile que de tenter de stériliser les hommes ».

35. John Holdren : « Si des mesures de contrôle de la population ne sont pas mises en place immédiatement et efficacement toute la technologie que l’homme peut mettre en oeuvre ne pourront pas empêcher la misère à venir ».

36. David Brower, premier directeur du Sierra Club : « L’accouchement devrait être un crime punissable contre la société à moins que les parent soient détenteurs d’une licence gouvernementale. Tous les parents potentiels devraient être tenus d’utiliser des produits chimiques contraceptifs, le gouvernement distribuant des antidotes aux citoyens sélectionnés pour avoir des enfants ».

37. Maurice Strong : « Soit nous réduisons volontairement la population mondiale soit la nature le fera pour nous mais ce sera brutal ».

38. Thomas Ferguson, ancien responsable des affaires de population au Département d’Etat des Etats-Unis : « Le thème de tous nos travaux est unique : il faut réduire le niveau des populations. Soit les gouvernement agissent comme on le leur dit en utilisant des méthodes propres et séduisantes, soit ils connaîtront le même genre de situation chaotique que connaîssent le Salvador, l’Iran ou le Liban. La population est un problème politique. Une fois que la population devient hors de contrôle, il faut un gouvernement autoritaire, voire fasciste, pour régler le problème ».

39. Mikhaïl Gorbatchev : « Nous devons parler plus clairement de la sexualité, de la contraception, de l’avortement, des valeurs qui contrôlent la population, car la crise écologique, en bref, c’est la crise démographique. Couper la population de 90 % et il ne reste alors plus assez de personnes pour faire beaucoup de dégâts écologiques ».

40. Jacques-Yves Cousteau : « Pour stabiliser la population mondiale nous devons éliminer 350000 personnes par jour. C’est horrible à dire mais c’est tout aussi horrible de ne pas le dire ».

41. Penti Linkola, écologiste finlandais : « S’il y avait un bouton sur lequel je pourrais appuyer, je me sacrifierais sans hésiter si cela signifie que des millions de personnes mourraient aussi ».

42. Dan Brown, essayiste : « La surpopulation est un problème tellement grave que nous devrions tous demander ce qui devrait être fait ».

43. Prince Phillip, cofondateur du WWF : « Si jamais je me réincarnais, je voudrais revenir comme un virus mortel afin de contribuer à résoudre le problème de la surpopulation ».

44. Ashley Judd : « C’est inadmissible de se reproduire compte tenu du nombre d’enfants qui meurent de faim dans les pays pauvres ».

45. Charles Darwin : « Chez les sauvages les faibles de corps ou d’esprit sont rapidement éliminés et ceux qui survivent présentent généralement un état de santé vigoureux. Nous, hommes civilisés, faisont tout notre possible pour contrôler ce processus d’élimination. Nous construisons des asiles pour les imbéciles, les mutilés et les malades. Nous instituons des lois pour combattre la pauvreté et nos médecins utilisent leurs admirables compétences pour sauver la vie de chacun jusqu’au dernier moment. Il y a des raisons de croire que la vaccination a préservé des milliers de personnes qui, d’une constitution faible, auraient déjà succombé à la variole. Ainsi les faibles dans nos sociétés civilisées propagent leurs faiblesses. Quiconque aura été temoin de la sélection dans les élevages d’animaux domestiques dira sans douter que ces pratiques sont dégradantes pour l’espèce humaine. Il est surprenant de constater que des soins mal adaptés ou défectueux pour une espèce animale domestique conduit rapidement à sa dégénérescence, mais à l’exception de l’homme, personne n’encourage des animaux dégénérés à se reproduire ».

Édition de gènes humains : il était temps de statuer.

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Une réunion d’une importance extrême pour l’humanité toute entière se tient en ce moment à Washington depuis le premier décembre et pour seulement trois jours. Cette assemblée a été organisée presque dans l’urgence par les Académies des Sciences de Chine, de Grande-Bretagne et des USA et l’Académie de Médecine américaine. Des observateurs et intervenants ont été naturellement conviés à ce sommet international qui concerne l’édition des gènes humains, l’International Summit on Human Gene Editing (lien : nam.edu).

Mes lecteurs commencent à être des familiers de l’édition de gènes à l’aide de l’outil CRISPR-cas9 et c’est justement en raison de l’utilisation de cet outil d’édition génique que cette réunion a été organisée dans l’urgence. La dernière fois que des scientifiques de haut niveau se sont réunis sur ce thême c’était en … 1975 quand apparurent les premiers enzymes de restriction appelés aussi endonucléases n’agissant qu’en des points précis ( https://en.wikipedia.org/wiki/Restriction_enzyme ) et qu’il devenait clair qu’on allait pouvoir un jour ou l’autre insérer ou retirer un gène du patrimoine génétique d’un organisme. Tout alla ensuite très vite puisque dans le domaine végétal apparurent les premières plantes génétiquement modifiées et dans le domaine bio-médical la première insuline humaine obtenue par transgenèse put être produite et commercialisée. La tache était ardue, coûteuse et hasardeuse car on ne maitrisait pas les insertions de gènes étrangers dans un organisme.

Depuis le début des années 80 l’évolution de la biologie moléculaire a été tellement spectaculaire qu’on peut parler d’une révolution technologique majeure au même titre que l’invention de l’électricité ou que le développement du nucléaire civil. Tous les domaines de la vie courante sont maintenant concernés par la biologie moléculaire, depuis l’industrie agroalimentaire, la production de lessives, l’industrie textile, la chimie, la production de médicaments de nouvelle génération, de vaccins, d’hormones, bref, la biologie moléculaire a envahi notre société à tous les niveaux et on ne peut plus s’en passer.

L’arrivée du CRISPR dans ce domaine a rendu urgente la mise en place de régulations. Je rappelle à mes lecteurs les billets des 22 février et 12 août 2015 de ce blog et il faut reconnaître également que le succès immense du CRISPR est en grande partie dû aux travaux d’une biologiste française expatriée, le Docteur Emmanuelle Charpentier.

L’objet de cette réunion de Washington est de définir les limites à ne pas franchir dans les manipulations génétiques car tout est en place maintenant pour réaliser de l’eugénisme au niveau moléculaire sur des embryons humains, en effet la boite de Pandore est entre-ouverte et il y a danger. Ce danger se concrétise déjà avec l’émergence d’une multitude de petites sociétés de biologie qu’on appelle en anglais des bio-hackers. Pour l’instant ces « chercheurs » d’un nouveau genre, en marge des laboratoires universitaires, s’amusent à fabriquer des plantes luminescentes ou des bactéries qui fabriquent de la caséine afin de fabriquer du lait totalement synthétique mais ils peuvent tout aussi bien « s’amuser » avec des embryons de souris ou pourquoi pas des embryons humains. La manipulation d’embryons d’animaux de laboratoire est devenue courante, pour ne pas dire banale, pour établir des lignées de souris qui aident par exemple à la compréhension des mécanismes de la maladie d’Alzheimer. La technologie est exactement la même pour les embryons humains. Contrôler les laboratoires de recherche universitaires ou de grandes firmes privées reste encore dans le domaine du possible mais les bio-hackers officiant dans leur garage sur des embryons humains susceptibles d’être viables et pouvant être réimplantés dans un utérus en accord avec un client prêt à payer pour une modification génétique sur son futur enfant, pour qu’il ait les yeux bleus, pourquoi pas, n’est plus du domaine de la science-fiction.

Il était donc urgent de définir des règles applicables à tous. Espérons que cette réunion aboutira rapidement à un résultat législatif incontournable car il en va de l’avenir de l’humanité.

Certes, l’utilisation du CRISPR dont le mécanisme ressemble un peu à la fonction « chercher-remplacer » d’un éditeur de texte (voir l’article du 29 novembre 2015 sur ce blog) peut maîtriser des maladies génétiques handicapantes comme la thalassémie mais la même technique peut aussi créer des monstres. Le premier enfant traité par thérapie génique avec succès est une petite fille souffrant de leucémie aigüe lymphoblastique qui fut traitée avec des cellules souches de moelle génétiquement modifiées pour résister à l’alemtuzumab (voir la note et le lien) en guise de greffe de moelle osseuse. Jennifer Doudna et Emmanuelle Charpentier ont demandé que soit appliqué dans un premier temps un moratoire sur l’utilisation du CRISPR à des fins thérapeutiques en médecine humaine afin d’organiser la législation à l’échelle mondiale car le CRISPR, c’est pour le meilleur mais aussi pour le pire …

Note : L’alemtuzumab ( https://en.wikipedia.org/wiki/Alemtuzumab ) est un anticorps monoclonal recombinant dirigé contre les lymphocytes matures et est utilisé dans le traitement de certains types de leucémies et de lymphomes. Ce produit est commercialisé par Sanofi. Il s’agit d’un médicament dit de « nouvelle génération ».

Sources : The Guardian, Wired, etc. Illustration : plante génétiquement modifiée pour être luminescente, une sorte de vers luisant végétal qui provoqua la fureur des milieux écologistes (crédit AAAS).

Trisomies et autres gènes : Entre tests de dépistage et tests de diagnostic il faudra choisir …

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Depuis la montée en puissance des machines d’analyse automatique d’ADN toutes les portes vers l’inconnu génétique se sont ouvertes, pour le pire mais aussi pour le meilleur. Par exemple il ne faut pas se leurrer car ces techniques d’analyse pourraient aboutir à une certaine forme d’eugénisme sophistiqué et basé non plus sur l’apparence, en d’autres termes le phénotype ou l’expression visible de nos gènes, mais sur le contenu génétique de chacun de nous. L’époque où le bel aryen blond aux yeux bleus était sélectionné pour établir un peuple pur est révolue. Les robots d’analyse de l’ADN répondent déjà, moyennant quelques milliers de dollars, à vos angoisses existentielles. Angelina Jolie a repoussé les limites du nombrilisme en se faisant enlever les deux glandes mammaires et maintenant les ovaires parce qu’elle dispose malencontreusement des deux allèles du gène BRCA1 prédisposant aux cancers du sein et des ovaires. Cette actrice fort belle par ailleurs incarne le nombrilisme, certes, mais aussi une forme d’eugénisme redoutable. Elle a ouvert une porte dangereuse et la publicité qui a entouré son choix de mutilation volontaire va certainement motiver des centaines de milliers de femmes dans le même sens, à savoir la recherche des éléments d’information génétique risqués. La boite de Pandore est donc ouverte pour le plus grand profit d’une société comme Illumina par ailleurs fabricant des robots de séquençage d’ADN et leader dans ce domaine.

C’était pour le pire des aspects de cette nouvelle technologie issue de la biologie moléculaire mais il y a aussi « le meilleur » si l’on peut dire les choses ainsi.

La détection prénatale de la trisomie 21 ou syndrome de Down (et des trisomies 13 et 18) constitue une préoccupation sociétale majeure. Il y a encore trente ans les femmes enceintes dites à risque, nullipares et ayant dépassé l’âge de 35 ans, n’étaient pas systématiquement soumises à la recherche de la trisomie car il s’agissait d’un protocole relativement lourd. L’intervention appelée amniocentèse consistait (et consiste toujours) à prélever un échantillon de liquide amniotique dans l’utérus et n’était pas anodine puisque cette opération conduisait pour une femme sur 600 à une fausse-couche. Il fallait ensuite cultiver les fibroblastes fœtaux recueillis tant bien que mal et établir un caryotype en faisant un cliché au microscope de cellules en cours de doublement (mitose). Il fallait ensuite faire un tirage photographique des chromosomes et les classer en découpant la photographie pour déterminer si tout était normal. Il fallait avoir un œil assez exercé pour effectuer ce genre de travail qui était monstrueusement coûteux mais la détection de la trisomie 21, comme des trisomies 13 et 18, beaucoup plus rares, en justifiait l’infrastructure généralement hospitalière occupant à plein temps plusieurs personnes. L’amniocentèse ne pouvait pas être pratiquée avant trois mois et demi de grossesse afin de ne pas endommager le placenta ou au pire le fœtus.

Avec le développement des techniques automatiques et rapides de séquençage de l’ADN ou de l’ARN, on s’est rendu rapidement compte que dans le sang maternel on retrouvait de l’ADN foetal qui pouvait être amplifié et séquencé. Il n’est donc pas difficile de comprendre les enjeux économiques d’une telle approche et les grands laboratoires pharmaceutiques se sont bien entendu précipité sur l’opportunité à saisir en particulier les laboratoires Roche qui expérimentent un test appelé Harmony déjà utilisé chez près de 16000 femmes enceintes présentant peu de risques de trisomie car toutes âgées de 30 ans au maximum. Le corps médical, toujours un peu réticent devant l’innovation, a conseillé aux femmes dont le test Harmony révélait une trisomie 21 de se soumettre à une amniocentèse de contrôle. Le test de Roche identifia tous les 38 cas confirmés par la suite alors que l’approche traditionnelle n’en avait révélé que 30. Pour bien comprendre ce dont il s’agit ces 16000 femmes faisaient partie à leur insu d’un essai clinique en phase 3 et avaient donc vu leur sang analysé et subi une amniocentèse. Neuf faux positifs ont été identifiés mais parmi ces 16000 femmes le test ne fut pas réalisable pour 600 d’entre elles en raison de la faible teneur en ADN foetal dans le sang maternel. S’il s’agit d’une étude supposée réalisée pour promouvoir le test Harmony de Roche et financée par ce dernier, d’autres start-up impliquées avant ce géant du diagnostic dans le dépistage des trisomies ne tolèreront pas cette attitude agressive de Roche auprès du corps médical. Car il y a de gros problèmes de protection industrielle entre la société Sequenom et Ariosa. Ariosa a été racheté par Roche mais le test mis au point par cette société, justement le test Harmony, contrefait un brevet déposé par Sequenom. La situation est douteuse dans la mesure où Sequenom a acquis les droits du brevet faisant l’objet de litiges auprès de la société Isis et ce brevet expire en 2017. Autant dire qu’il y a urgence à se positionner.

Encore une fois l’efficacité de ces tests varie selon les études, les faux positifs variant de 0,01 à 0,2 %, ce qui laisse une grande marge pour confirmer au final le test par une amniocentèse, business is business. Enfin, le corps médical ne peut pas se permettre de prendre des risques ni professionnels vis-à-vis de ses patientes ni juridiquement. S’agit-il de tests de dépistage ou de diagnostic ? La confusion n’a pas lieu d’être puisque la nuance n’apparaît plus, dans le cas de la détection des trisomies à l’aide des techniques modernes de la biologie moléculaire. Il s’agit en effet d’un dépistage rapide, précoce (moins de dix semaines après les dernières règles), non invasif et déjà remarquablement fiable. La biologie moléculaire devra rester un outil pour le corps médical qui a parfaitement raison d’évoluer lentement et prudemment, car cette technologie permettra beaucoup d’autres diagnostics (et dépistages rendus ainsi possibles) qui feront partie du quotidien dans quelques années.

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Source : Thomson Reuters et New England Journal of Medicine et pour les curieux en ce qui concerne les faux-positifs cet article en libre accès : http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1408408#t=articleTop

Axel Kahn fait de la sémantique à propos de la détection de la trisomie 21 (syndrome de Down)

Axel_Kahn

Je voudrais ici commenter une interview d’Axel Kahn parue dans Le Temps (Genève, voir le lien en fin de billet, s’il est toujours opérationnel) à propos du dépistage par simple prise de sang de la mère de la trisomie 21 de l’enfant qu’elle attend. J’ai connu plusieurs familles dont le troisième ou le quatrième enfant, conçu par des mères ayant dépassé la quarantaine, était trisomique. La perturbation subséquente de la cellule familiale était inévitable et il est bien logique, compte tenu de l’avancée relativement récente des moyens de détection par analyse de l’ADN du fœtus présent dans le sang de la mère à des coûts abordables, que celle-ci se pose la question tout à fait opportune de savoir si son enfant est en « bon état ». Interviewé par le quotidien suisse, Kahn insiste sur le fait que plus de 95 % des femmes enceintes découvrant que leur enfant à venir est trisomique décident de se faire avorter, d’autant plus que l’avortement est dépénalisé en Suisse (comme en France) mais d’après lui cette attitude, facilitée par les progrès récents de la biologie, présente des risques non nuls.

Axel Kahn, se positionnant en tant qu’éthicien, considère que ces progrès technologiques immenses de la biologie et de la génétique peuvent ouvrir la voie à l’eugénisme. Après tout les parents ne souhaitent qu’une chose, concevoir des enfants en bonne santé, beaux et intelligents. C’est leur droit le plus strict et si la science moderne permet d’atteindre ce but, pourquoi pas ? Cependant Kahn considère que ce sujet doit faire l’objet, je le cite, « d’un débat social et moral ». On revient donc aux vieux démons de la démocratie égalitaire dont le fonctionnement doit faire l’objet de débats, de consultations, de création de comités « théodule » ad hoc pour encadrer les désirs des citoyens à la suite desquels une « loi » sera pondue par des députés totalement ignorants des tenants et aboutissants de la question mais qui doivent justifier leur émoluments pharaoniques par la multiplicité des lois dont ils accouchent à longueur de législature.

Ma deuxième remarque concerne le souci qu’exprime Axel Kahn de l’aspect mercantile des tests ADN de détection de la trisomie 21. Ça a l’air de le choquer, comme si tout devait être gratuit ! Je le cite : « Nous vivons dans une société de libéralisation totale des biens et des techniques. Donc à partir du moment où il y a une pulsion, il y a une demande, et si une possibilité technique existe, il y aura un marché ». Je ne vois pas comment, même si la comparaison est éloignée, on aurait pu empêcher Henry Ford de vendre ses modèles T. Ford a créé un besoin et ses voitures se sont vendues comme des petits pains. Les tests de dépistage d’anomalies génétiques, dès lors que leur prix est abordable, doivent être naturellement à la portée de toutes les femmes et les IVGs conséquentes également, il s’agit non seulement d’un confort familial mais également un atout pour la société car les trisomiques représentent un réel fardeau pour l’assurance maladie compte tenu de leur susceptibilité à toutes sortes de pathologies. Alex Kahn souligne d’ailleurs ce dernier point …

En conclusion de ce commentaire, Kahn cultive savamment l’ambiguité, tout généticien et éthicien qu’il est, sans prendre trop de risques dans sa prise de position. J’avoue personnellement que j’ai été surpris par son attitude. On comprend dès lors que le comité d’éthique puisse prendre des décisions aussi extravagantes que l’interdiction des OGMs parce que les semences enrichissent telle ou telle société américaine alors qu’aucun argument « non éthique » ne vient étayer ces décisions ou que le même comité affiche sa frilosité au sujet de l’utilisation de cellules souches pour certaines thérapies et quand je dis frilosité je pèse mes mots. Si le but des comités d’éthique est de tout régenter et de tout légiférer, alors oui on se trouvera dans un Etat totalitaire proscrivant toute espèce d’initiative personnelle. Triste avenir que semble proner Axel Kahn !

Illustration Wikipedia, source :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/7be7bafe-7ef1-11e4-9a92-1e037d8e04b7/Vers_une_politique_publique_eug%C3%A9nique