Vers la mise au point de chimères homme-animal : un vrai problème éthique terrifiant

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Tant en Chine qu’aux Etats-Unis la recherche en biologie évolue vers la mythologie antique grecque. La Chimère, une créature mi-lion mi-chèvre de sexe féminin (illustration), ravageait la Lycie et le héros Béllerophon montant le cheval ailé Pégase la tua d’un coup de lance sur ordre du roi. Les créatures chimériques étaient donc considérées comme maléfiques mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. En 1984 des biologistes de l’Université de Cambridge en Grande-Bretagne réussirent à produire des chimères chèvre-mouton viables. Ces créatures étaient en réalité des « mosaïques » mi-chèvre mi-mouton obtenues par fusion de deux cellules embryonnaires l’un de chèvre et l’autre de mouton afin de produire un embryon chimérique ayant donc 4 parents génétiques et non pas deux comme ce serait le cas pour un hybride. La recherche sur les hybrides homme-singe se développa dans certains laboratoires de recherche des armées de pays du « bloc de l’Est » dans le but de produire des « super-singes » ou des « sous-hommes », comme vous l’entendez. Il ne s’agissait pas de procéder à des fusions d’embryons mais de réaliser des inséminations croisées de femmes avec du sperme de chimpanzé et réciproquement. Il n’y avait donc en théorie que deux parents génétiques. Fort heureusement jamais aucun embryon (puisqu’il y avait eu fécondation) n’arriva à terme.

Il en est tout autrement aujourd’hui avec le programme développé par le Docteur Juan Carlos Izpisua Belmonte du Salk Institute qui a réussi à produire, en collaboration avec des universitaires chinois, des chimères homme-singe. L’information a été révélée par le quotidien espagnol El Pais au début de ce mois. La technique abordée par ces biologistes consiste à injecter dans un embryon de chimpanzé (ou d’un autre primate) des cellules souches humaines dans le but de produire des organes susceptibles d’être ensuite transplantés. Des tentatives antérieures réalisées avec des embryons de cochon n’ont pas réussi car le cochon est trop éloigné génétiquement de l’homme.

Pour s’assurer qu’une telle expérience puisse être couronnée de succès certains gènes ont été « éteints » en utilisant la technique dite d’édition de gènes utilisant l’outil CRISPR-cas9 au sujet de laquelle j’ai disserté sur ce blog à propos de moustiques … Pour l’instant tous les embryons chimériques obtenus in vitro ont été détruits après quelques semaines. Mais là où les questions éthiques émergent tient au fait que le Salk Institute est financé en grande partie par les brevets déposés par ses équipes de recherche. Or la demande croissante et non satisfaite en organes pouvant être greffés semble justifier ce type de recherches. Les premiers résultats conduits en Chine avec des chimères homme-cochon ont montré que la mise en place embryonnaire des organes est loin d’être parfaite. Force est de constater que la nature se protège elle-même : le développement embryonnaire ne semble pas compatible avec un programme d’ingénierie cellulaire aussi sophistiqué soit-il dont on ne maîtrise pas les finesses, du moins aujourd’hui. L’autre question d’ordre éthique également que se posent à juste titre les biologistes est la suivante : ces chimères, au cas où on réussisse à les conduire à terme dans un utérus porteur et qu’elles soient viables, auront-elles une conscience ? Le troisième point qui semble avoir trouvé une solution satisfaisante pour ces biologistes et qui n’avait pas vraiment préoccupé les biologistes des armées du bloc de l’Est dans les années 1950-1960 est la question de l’utérus porteur mentionnée ici. En effet des utérus artificiels relèvent de la plus pure science-fiction.

Au Japon le Docteur Hiromitsu Nakauchi, de l’Université de Tokyo, a été autorisé il y a quelques jours à procéder à des travaux sur des embryons chimériques homme-cochon en collaboration avec l’Université de Stanford afin de mieux comprendre ce qui se passe au cours des premiers stades du développement de l’embryon chimérique. Nakauchi a affirmé que ses travaux resteraient strictement exploratoires et que tous les embryons seraient détruits après quelques jours ou quelques semaines. L’évolution de la biologie moderne prend donc une tournure terrifiante et l’inévitable se produira un jour ou l’autre. Nous devrons alors modifier notre perception de l’identité de l’homme, perception qui sera nécessairement remise en question par la bioscience entrepreneuriale telle qu’elle se dessine aujourd’hui. En effet les enjeux commerciaux sont considérables et rien ne pourra alors arrêter la créativité (sur commande) des biologistes, qu’ils soient animés de bonnes intentions ou non. Serions-nous sur le chemin du « Meilleur des Mondes » (Brave New World) de Huxley car les techniques modernes de la biologie ouvrent toutes grandes les portes à tous les excès auxquels les comités d’éthique ne pourront pas s’opposer car la pression mercantile sera trop puissante pour être amenée à la raison.

Inspiré (de très loin) d’un article paru sur le site CounterPunch

Dans la rubrique de la tendance « trans-genre » les limites de l’absurde ont encore été repoussées.

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Une femme « trans », c’est-à-dire initialement un homme, a aidé à allaiter l’enfant de sa partenaire que celle-ci avait décidé de ne pas allaiter. Cette femme « trans » refusa initialement d’aider à allaiter l’enfant de sa partenaire car il était nécessaire en effet de s’y prendre longtemps à l’avance : une paire de seins ne pousse pas comme les champignons après une averse dans un pré … Cette dernière (la « vraie » femme, celle qui désirait porter un enfant) alla demander de l’aide au Centre de médecine et de chirurgie trans-genre du Mont Sinaï Hospital à New-York et confronté(e) à l’insistance de cette dernière (la vraie femme) « elle » (la trans-genre, il est vrai qu’on se trouve dans une totale confusion …) finit par consentir à suivre un traitement bien que n’ayant pas subi d’opération chirurgicale pour se transformer « totalement » en femme, si on peut dire les choses ainsi, pour voir apparaître sur son torse d’éphèbe une généreuse poitrine.

« Elle » se plia donc à ce traitement médicamenteux lourd, une vraie chimio-thérapie, pendant plusieurs années pour être « prête » lors de la naissance du bébé que porterait sa compagne consistant à associer des hormones féminisantes, progestérone et spironolactone, associées à la domperidone, un anti-nauséeux qu’on trouve dans n’importe quel drugstore qu’il ne faut pas confondre avec le Dom Pérignon, la boisson préférée de James Bond, cela va de soi.

Le résultat, bien que pas très spectaculaire, outre la présence d’une poitrine satisfaisante, « lui » (à « elle », la syntaxe du français veut qu’on écrive « lui » en lieu et place de « elle », pour votre serviteur l’orthographe inclusive n’est pas sa tasse de café, euh … de thé) permit d’arriver à fournir jusqu’à 227 grammes de lait par jour. Quelle prouesse ! Il faut signaler également qu’il lui (« elle ») fallut endurer un traitement hormonal spécial pour simuler l’accouchement afin d’initier le processus de lactation, dans ce domaine trans-genre on n’arrête plus le progrès médicamenteux …

Comme un nouveau-né a besoin d’au moins 500 grammes de lait (m)paternel par jour pour se développer correctement le « couple » a donc été forcé de supplémenter l’enfant avec du lait approprié. Les auteurs de l’étude de cas parue dans la revue Transgender Health (voir le lien) ont conclu qu’une fonction de lactation modeste pouvait être induite chez les femmes trans-genre. Selon un médecin du Boston Medical Center il s’agit d’un grand progrès car beaucoup de femmes trans-genre cherchent à se rapprocher le plus possible des « vraies » femmes. Ce résultat, qui constitue une première mondiale, sera donc très encourageant et à coup sûr très populaire.

Il y a tout de même un détail car le traitement à l’aide de domperidone provoque des arythmies et des arrêts cardiaques et éventuellement la mort. La spironolactone provoque également l’apparition de tumeurs chez les rats et enfin les effets de ces traitements ne sont pas connus sur le long terme et pourraient interférer avec le développement cérébral de l’enfant allaité.

Dans le genre trans-genre le trans-progrès n’a plus de limite et les médecins exploitent ouvertement à des fins strictement mercantiles des personnages dont on peut se demander s’ils sont en possession de toutes leurs facultés intellectuelles, y compris ces médecins dont les pratiques paraissent parfaitement scandaleuses … L’histoire ne dit pas si l’enfant avait été conçu par la femme trans-genre, un grand point d’interrogation ! Pas vraiment car il faut un traitement hormonal intense d’au moins deux années pour atteindre un résultat satisfaisant au niveau de la poitrine et la totale disparition de la pilosité masculine, or jusqu’à preuve du contraire une grossesse ne dure que 9 mois. Il apparaît donc évident que les médecins s’en sont mis plein les poches au passage pour procéder à une insémination de la vraie femme par la fausse femme après prélèvement et congélation de son sperme avant de se « trans-genrer », le traitement hormonal interdisant toute érection satisfaisante et inhibant la spermatogenèse. Les médecins font fi de toute règle éthique pour s’en mettre plein les poches …

Note explicative : la domperidone est un antagoniste de la dopamine or la dopamine inhibe la sécrétion de prolactine. L’effet de la domperidone, outre son action positive sur le transit intestinal, stimule donc la lactation. La spironolactone est un stéroïde antagoniste de l’aldostérone et de la testostérone qui est notamment prescrit malgré ses nombreux effets secondaires indésirables pour réduire la croissance pileuse chez les femmes ménopausées. Ce produit est aussi utilisé pour la « féminisation » des trans-genres.

Source : Transgender Health, doi : 10.1089/trgh.2017.0044 via BioEdge, illustration : Daniela Vaga, une « trans-genre » chilienne vedette du film « A Fantastic Woman » ( Ah bon ?) du réalisateur également chilien Sebastian Lelio.

Sang de cordon ombilical : du gros business !

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Il y a 3 ans j’écrivais sur ce blog un article relatif à l’utilisation potentielle de cellules souches pour traiter certaines pathologies pour lesquelles il n’existe pas d’autre alternative. Et des cellules souches il y en a beaucoup dans le sang de cordon ombilical. Or dans le domaine de l’utilisation des cellules souches en thérapeutique, le législateur a tendance à suivre les résultats d’essais cliniques ponctuels – plus ou moins autorisés selon les cas – pour décider de l’autorisation de l’usage de ces cellules à des fins médicales. L’exemple le plus connu de l’application médicale des cellules souches est la transplantation de moelle osseuse pour traiter certains cas de leucémies chez l’enfant. Comme je l’avais exposé dans le billet de ce blog (voir le lien) de nombreuses applications potentielles restant pour la plupart à explorer sont envisageables. Cependant et pour des raisons surtout mercantiles certains médecins n’hésitent pas à proposer à leurs patients (fortunés) des traitements à l’aide de cellules souches de sang de cordon ombilical.

Brièvement des cellules souches ont été utilisées pour tenter de « réparer » une moelle épinière d’un adolescent victime d’un accident qui a partiellement récupéré une certaine sensibilité de la peau au niveau des jambes. Elles ont été également utilisées pour traiter la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) avec un succès mitigé. Dans les cas de diabète de type I ces cellules ont été utilisées avec un certain succès pour restaurer la fonction pancréatique de production d’insuline. Les essais cliniques réalisés dans ces domaines ont conduit à l’autorisation d’utiliser de telles cellules. Au total il y a actuellement 27 applications cliniques autorisées pour l’utilisation thérapeutique de cellules souches.

Le sang de cordon ombilical est par exemple utilisé pour traiter certains types de leucémies car il contient les mêmes cellules que celles de la moelle osseuse mais dans tous les cas le corps médical doit soumettre une demande d’autorisation auprès des instances législatives.

Or la loi peut être facilement contournée dans la mesure où les banques de sang de cordon, le plus souvent privées, ne sont pas elles-mêmes contrôlées par les autorités. Un cordon ombilical correctement prélevé dans n’importe quelle clinique est une matière première virtuellement gratuite mais qui peut rapporter gros. C’est ce qui est arrivé au Japon, une affaire dont l’épicentre se trouve à Tsukuba (préfecture d’Ibaraki). Il existe dans cette ville une banque privée de sang de cordon ombilical et le directeur de cet établissement a distribué du sang de cordons à un certain nombre de cliniques tant à Kyoto qu’à Tokyo et plus de 300 patients ont été traités illégalement pour un coût individuel de l’ordre de 4 millions de yens ( 40000 euros environ) essentiellement dans deux cas qui requièrent une autorisation : le traitement de certains cancers et un usage cosmétique, mais oui, c’est vrai !

Uniquement attirés par l’appât du gain, des médecins indélicats ont donc enfreint les règles éthiques de base et la banque de sang de cordon qui facture 200000 yens la préservation de ce sang pour un éventuel usage thérapeutique futur chez le nouveau-né dont provient le cordon a cru bon d’arrondir ses fins de mois en promouvant l’usage de ce matériel auprès de cliniques privées peu regardantes. Il faut préciser qu’aucun essai clinique impliquant du sang de cordon pour des usages cosmétiques n’a pu montrer qu’il pouvait être utilisé pour combattre le vieillissement de la peau et dépenser 40000 euros pour un résultat plus qu’hypothétique relève de la pure sottise. Fort heureusement peu d’effets adverses ont été décrits et de surcroit plus du tiers des patients crédules traités étaient … des Chinois. Business is business !

Source : Japan Times

https://Saint-Jacques-de-Compostelle/2014/10/14/avec-ses-propres-cellules-souches-un-enfant-peut-etre-sauve-marche-a-suivre/

Note : il est intéressant de relire les articles de Monsieur Grégory Katz-Bénichou au sujet de l’utilisation du sang de cordon ombilical comme par exemple : DOI: 10.1111/j.1537-2995.2010.02954.x

Réflexions éthiques très personnelles

Réflexions éthiques très personnelles

Il y a quelques jours ma fille m’apprenait qu’elle s’était liée d’amitié avec de nouveaux voisins de sa rue, un couple avec des enfants à peu près du même âge que mes derniers petits-enfants. L’un d’eux présente de graves troubles du comportement et de la compréhension basique de son entourage. J’ai fait remarquer à ma fille qu’avec sa mère nous avions eu trois enfants en bon état apparent à la naissance et qui avaient confirmé au cours de leur croissance cette santé tant physique qu’intellectuelle, et nous avions été chanceux. Je m’étais posé cette question avec mon épouse, question que tous les couples en âge de procréer doivent à un moment où à un autre se poser : quel choix faire devant un nouveau-né visiblement mal formé ou handicapé ? Je crois que ce fut la seule occasion où avec la mère de mes enfants nous arrivâmes à un accord spontané puisqu’elle me répondit, pensive : « on prendra un oreiller et … »

Si je fais part à mes lecteurs de cette réflexion c’est tout simplement parce que j’ai entrevu dans la presse qu’une sage-femme avait été accusée d’avoir fait passer de vie à trépas beaucoup de nouveaux-nés durant sa carrière et qu’il fallait que la société la punisse. J’avoue que je n’ai pas suivi la suite de ce fait-divers mais il m’est revenu un autre évènement en mémoire. Je devais avoir 13 ou 14 ans et ma mère, qui fut infirmière dans sa jeunesse, recevait à la maison une amie intime, sage-femme de son état. Je me souviens, pour l’anecdote, qu’elle était très belle et que j’étais comme transi d’admiration sous le charme et la douceur qui se dégageaient de ses traits et de son regard, sensible comme je l’étais, alors en pleine puberté, à l’attrait féminin, une sensibilité qui ne me quitta d’ailleurs jamais, mais je m’égare …

Au cours d’une conversation avec ma mère dont les moindres détails restent encore aujourd’hui gravés dans ma mémoire tant je fus effrayé par ses propos cette dame avoua que durant sa carrière elle avait probablement occis proprement et sans état d’âme au moins (mais certainement beaucoup plus) une centaine de nouveau-nés qui pour elle, grande connaisseuse en la matière puisqu’elle en avait mis au monde des milliers, ne méritaient pas de vivre. Ils seraient une charge pour leur parents durant des années. Pour cette dame (je ne sus jamais si elle exerçait encore à l’époque son métier de sage-femme) rien de plus simple que d’étouffer un nouveau-né quelques minutes après la naissance, un enfant qui comme elle se plaisait à le dire « ne méritait pas de vivre ».

Ce souvenir resta enfoui dans ma mémoire jusqu’à la lecture de ce fait-divers. Quand j’y repense, non pas au fait-divers mais aux propos tenus par cette amie de ma mère, il me paraît possible de tolérer une telle attitude puisque les critères de « sélection » – si on peut dire les choses ainsi – qu’avait choisi cette sage-femme étaient, en apparence uniquement, la conséquence d’un déficit moteur détecté par l’absence de réflexes traduisant donc une souffrance cérébrale préjudiciable au développement de l’enfant. Il ne s’agissait certainement pas d’eugénisme mais d’un simple « devoir » professionnel bien compréhensible. Quoi de plus insupportable pour une telle personne, devant sa conscience, que d’avoir permis à un enfant de vivre handicapé à vie ? Aujourd’hui les règles de l’éthique et la justice interdisent ce genre de pratique. Mais ne correspond-t-elle pas à une attitude instinctive répandue dans le monde animal dont, je le rappelle, nous faisons partie ? Quand une chatte met bas sa portée, il lui suffit de quelques heures pour détecter celui ou ceux de ses chatons qui ne sont pas en bon état de santé. Elle les élimine promptement pour ne pas porter préjudice non pas à sa vie future – ce qui est le cas dans le propos de ce billet – mais à la portée de chatons dont elle doit s’occuper activement. Certes, je ne me permettrai pas d’établir un parallèle entre les humains et les chats (ou les chiens et bien d’autres mammifères) car une telle démarche entacherait mon propos de zoomorphisme. Ce qui en réalité différencie l’homme et l’animal est la notion de morale et de respect de la vie.

Ce dernier point soulève naturellement toutes sortes d’interrogations. Peut-être que la biologie moderne permettra de trouver une solution sans bousculer les règles fondamentales de l’éthique. Car en définitive, qu’une femme se soumette à un avortement thérapeutique parce qu’elle porte un enfant porteur d’une grave mutation, n’est-ce pas une démarche ressemblant à celle de cette sage-femme qui était convaincue, en définitive, de remplir pleinement son devoir, j’oserai dire humanitaire …

Nouvelles d’Espagne : dons d’organes

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En Espagne si une personne n’indique pas formellement et officiellement qu’elle refuse que le corps médical lui prélève un organe pour sauver une vie lors de son décès à l’hôpital alors le corps médical a toute latitude pour procéder à un prélèvement sans en informer la famille. Cette disposition a été mise en place à la suite de la création de l’Organización National de Trasplantes (ONT) en 1989, une agence technique en charge de la coordination des activités de transplantation d’organes dans le pays.

L’organisation repose essentiellement sur la collaboration directe des médecins hospitaliers oeuvrant dans les unités de soins intensifs. Tous les malades considérés comme donneurs potentiels sont immédiatement « groupés » et leurs données immunitaires transmises à l’ONT via les antennes provinciales disséminées sur tout le territoire espagnol afin d’identifier les receveurs potentiels aussi rapidement que possible grâce à une banque de données gérée par l’ONT. Une logistique permettant d’acheminer les organes dans les meilleures conditions a été également mise en place à la suite de la création de l’ONT.

Dans ces conditions l’Espagne est le pays champion du monde des transplantations d’organes et il devrait servir de modèle pour la plupart des pays de l’OCDE. Reste à préciser les critères de définition de la mort. Pour le médecin la mort est l’arrêt définitif du fonctionnement du coeur et le cas de la mort cérébrale reste encore un sujet à débat relevant de l’éthique mais qui devrait être abordé compte tenu du nombre de receveurs potentiels. Un malade en état de mort cérébrale et maintenu en vie à l’aide de machines devrait être « déconnecté » et un ou plusieurs de ses organes deviendraient immédiatement disponibles pour une transplantation réalisées dans des conditions optimales. Reste que le corps médical considère qu’il s’agit toujours d’un geste classé dans la catégorie de l’euthanasie, mais gageons que dans ce dernier cas des dispositions législatives adaptées permettront de sauver des vies …

Source : bioedge

Hippocrate n’aurait peut-être pas dit non …

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Le Docteur Donald Cline aujourd’hui âgé de 77 ans est poursuivi par la justice de l’Etat d’Indiana pour avoir inséminé une cinquantaine de fois des patientes de sa clinique privée avec son propre sperme avec l’accord tacite de son épouse. Devant le juge il a tout simplement déclaré qu’il était difficile de trouver du sperme frais. Il faut dire qu’à sa décharge il n’existait pas de technique de conservation du sperme dans de l’azote liquide après l’avoir additionné d’un liquide protecteur. Les tests génétiques ont mis en évidence seulement 8 cas avérés d’enfants issus du sperme de ce docteur.

Le cas de Donald Cline n’est pas unique puisqu’on autre médecin américain sévissant cette fois dans une clinique de Virginie spécialisée en gynécologie a probablement été le père de plus de 75 enfants dans les années 70-80. Ce Docteur Cecil Jacobson fut condamné pour fraude et incarcéré durant 5 ans au début de l’année 1992 alors qu’il était un spécialiste reconnu aux USA pour avoir été pionnier dans le domaine du diagnostic de la trisomie 21 en pratiquant des amniocentèses. Il fit pourtant remarquer aux juges qu’il n’existait aucune loi à l’époque qui interdisait ce genre de pratique. Aujourd’hui les dons de sperme ne sont plus vraiment anonymes puisque souvent les enfants conçus ainsi ont le droit, au moins aux USA, de faire une recherche de paternité.

Mais ce n’est pas le plus « performant » des médecins dans le domaine. Le Docteur Bertold Wiesner, gynécologue londonien, insémina avec son propre sperme autour de 1000 femmes durant sa carrière et les estimations sont assez incroyables puisqu’il aurait donc eu plus de 700 enfants biologiques, les archives de la clinique en question ayant été détruites par son épouse et assistante.

Source et illustration : Bioedge

Une première dans le monde « civilisé » ! La suite est inquiétante …

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Dans la partie flamande de la Belgique un enfant a été euthanasié cette semaine. Il se trouvait en phase terminale d’une maladie non précisée et son âge n’a pas été précisé non plus. Mais, semble-t-il, cet enfant était pleinement consentant pour qu’il soit mis fin à ses jours par perfusion d’un produit létal dont la nature n’a pas non plus été précisée.

Il s’agit d’une première mondiale et la Belgique est en avance sur tous les autres pays de l’OCDE en ce qui concerne l’euthanasie qui est maintenant légale pour les enfants depuis 2014. La loi belge indique que si la situation médicale est sans espoir avec des douleurs constantes et insupportables qui ne peuvent pas être traitées médicalement avec une issue fatale certaine l’euthanasie réclamée par l’enfant est légale avec le consentement des parents. Si l’enfant est capable de raisonner sainement devant le corps médical, les parents – qui doivent tout de même donner leur accord – ne peuvent décemment pas s’y opposer.

Fort heureusement et éthiquement parlant il y a actuellement très peu d’enfants dans une telle situation en Belgique …

Ce cas de figure est cependant préoccupant quand on sait que certains politiciens et autres scientifiques fous prônent un contrôle drastique des naissances de par le monde pour « sauver » le climat. Je ne nommerai personne parmi les politiciens (suivez mon regard) mais il est très intéressant de noter que des scientifiques rendent publiques leurs prises de position favorables au contrôle des naissances imposé et à l’euthanasie pour sauver le climat. Il s’agit par exemple de Colin Hickey et Jake Earl de la Georgetown University et de Travis Rieder de la Johns Hopkins University. Pour eux la procréation est dangereuse car plus il y a de monde sur la planète plus il y a de gaz à effet de serre !

L’histoire récente a pourtant montré que l’amélioration du niveau de vie conduisait automatiquement à une réduction du taux de natalité conduisant à un non renouvellement des générations. C’est le cas par exemple en Italie, en Espagne depuis que les femmes enceintes ne reçoivent plus d’allocations (c’est récent) et naturellement au Japon mais aussi en Russie. Or le développement économique est directement lié à la consommation d’énergie, ceci est bien connu aussi, mais les écologistes malthusiens ne veulent pas non plus entendre parler d’une augmentation de la consommation d’énergie.

Quel choix reste-t-il alors ? L’euthanasie, l’avortement, la stérilisation imposée par la loi aux hommes … À l’évidence il y a comme un relent de l’époque de l’idéologie nazie de la fin des années 1930 quand l’euthanasie fut appliquée à grande échelle en Allemagne pour vider les hôpitaux psychiatriques et les hospices de vieillards et débarrasser la population des personnes handicapées. Va-t-on en arriver, au moins dans les pays de l’OCDE, à des incitations fiscales non plus pour favoriser les naissances mais au contraire pour les réduire ? En raison de la « cause climatique » le monde va plonger dans le totalitarisme fiscal mais peut-être bien qu’il va aussi reconsidérer l’idéologie nazie comme un instrument incontournable pour juguler la natalité mondiale.

L’horreur !

Source : adapté de plusieurs articles du site BioEdge