Esthétique du sexe vue par une photographe britannique

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Je parcours les titres du Guardian chaque jour et je suis fasciné quand ce quotidien en ligne totalement gratuit ose aborder des sujet décapants si on est imprégné de cette morale judéo-chrétienne rétrograde qui a, pendant des siècles, rabaissé la sexualité au niveau du caniveau. Les Anglicans ont bien compris depuis le Roi Henry VIII que les prêtres étaient des hommes comme tout le monde et que par conséquent ils avaient le droit de vivre avec une épouse, copuler et engendrer des enfants, si possible dans la « position du missionnaire » afin que leur partenaire ait quelque chance d’atteindre le plaisir. Les catholiques purs et durs ont banni ces horribles turpitudes et il est arrivé ce qui était prévisible, l’épidémie de pédophilie qui ravage les prêtres condamnés au célibat et donc à la pédophilie ou à l’onanisme. De ce fait l’image de l’église catholique s’est considérablement dégradée dans l’opinion de catholiques pourtant convaincus. Pour les Anglais et encore plus pour les Canadiens les choses du sexe font partie du quotidien. Au Canada, et en particulier au Quebec, ce sont les femmes qui « chassent » et elles se moquent des a priori religieux ou moraux.

En Grande-Bretagne, le Guardian est là pour le prouver, le sexe et la sexualité occupent une position centrale qui ne doit pas être négligée par un média de grande diffusion. En définitive il n’y a que deux préoccupations majeures dans la vie quotidienne de tout individu : l’argent et le sexe. L’argent concerne la vie de tous les jours puisque ce que l’on gagne matérialisé sous forme de billets de banque est le résultat de la création de richesse par le travail qui au final nous permet de vivre, de nous nourrir, de nous loger, d’assurer notre descendance et c’est sur ce point que l’argent rejoint le sexe, la procréation. Comme n’importe quel autre animal nous sommes sur terre pour assurer la perpétuation de notre espèce et il est vain de le nier. Pour élargir ce lien entre argent et sexe, la prostitution et la grossesse pour autrui sont deux approches différents permettant de lier le sexe, l’argent et la procréation, étant entendu que les femmes ont le droit de disposer de leur corps, un droit inaliénable qui ne concerne que les individus et certainement pas les politiciens qui s’agitent périodiquement à ce sujet.

Quand Victoria Bateman donne une conférence dans la tenue d’Eve (billet du 11 février dernier) elle n’enfreint aucune loi. La photographe britannique Laura Dodsworth (illustration) a peint en photos la relation entre le sexe et l’aspect, non pas de l’acte sexuel lui-même, mais de sa véritable image anatomique, disons pour un couple normal, perçue au quotidien. Cette photographe a d’abord réalisé en quelque sorte un reportage sur les seins et il est surprenant de réalisme, jugez par vous-même avec ces trois photos :

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Puis elle s’est intéressée aux pénis et cette mosaïque est tout aussi réaliste qui aurait fait l’objet d’une éloge dithyrambique de la part de Pierre Perret :

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Pour parfaire son oeuvre Laura Dodsworth s’est alors penchée sur la vulve, vaste programme … Elle insiste sur le fait que la femme, à moins de se contorsionner ne peut pas voir son sexe et elle utilise maintenant son smart-phone pour réaliser un selfy de sa vulve – dixit Laura Dodsworth – alors que l’homme a le privilège de pouvoir contempler son « service trois pièces » en toute liberté. Cette constatation est d’ailleurs une preuve supplémentaire de la différence entre une femme et un homme. Cette artiste du 24×36 numérique n’a pu que constater l’immense diversité esthétique du sexe féminin. La perception, par l’homme, de l’esthétique intrinsèque d’un sexe de femme n’est pas objective puisqu’elle est corrompue par le fait que l’homme est aussi un géniteur soumis à ses instincts et le spectacle d’un sexe de femme éveille ces instincts. Laura Dodsworth a inclut dans cette mosaïque de sexes féminins sa propre vulve :

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Pour l’anecdote, je me souviens il y a bien longtemps m’être trouvé au bord d’une piscine avec deux femmes, la mère et la fille, et nous étions tous les trois nus pour profiter pleinement du soleil. La fille, qui de mémoire devait avoir environ 25 ans, me demanda sans aucune gène et devant sa mère, un peu amusée, en écartant légèrement ses jambes, si je trouvais son sexe agréable à regarder, si je le trouvais beau. Je signale au passage que ni la mère ni la fille ne s’épilaient. Je fus surpris par cette question car je ne prêtais pas particulièrement attention aux sexes ni de la mère ni de la fille, car, comme aurait dit Pierre Desproges, je regardais voler les papillons. Bref je ne sus pas trop quoi répondre et cette fille dit alors : « Moi je ne le trouve pas beau ».

Source et illustrations : The Guardian

Et pour approfondir la relation entre argent, bonheur et sexe, une causerie avec la sociologue Eva Illouz, d’origine marocaine, professeur à Princeton et à l’Université de Nanterre à voir absolument : https://www.youtube;com/watch?v=dTtirdyvqww

De l’utilité des poils pubiens

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Le sixième article le plus lu de mon modeste blog était relatif aux poils pubiens (7 août 2012) et mon expérience toute nouvelle d’une relation durable, amoureuse – et par conséquent sexuelle – avec une Canarienne de dix ans ma cadette, mais quelle est l’importance d’une telle différence d’âge quand on a plus de 60 ans …, m’a finalement conduit à faire part à mes lecteurs sans aucune espèce d’inhibition de quelques constatations très intimes que j’ai traité avec la plus objective approche scientifique ou du moins analytique. À quoi servent donc les poils pubiens ?

J’ai accumulé plus de deux ans d’observations très intimes pour me faire une idée de cette utilité des poils pubiens non pas d’un point de vue esthétique positif ou négatif selon l’approche que l’on a choisi mais de l’utilité physiologique de ces derniers. Sans vouloir m’attirer les foudres des LGBT je ne considérerai dans ma réflexion que les hétérosexuels bien qu’il me soit arrivé une fois de regretter d’avoir repoussé les avances insistantes d’un homosexuel. Pour mettre en appétit mes lecteurs afin qu’ils se plient à la lecture de la totalité de ce billet en mettant de côté durant quelques minutes l’éducation coercitive qu’ils ont parfois reçu voici donc une petite histoire vécue qui est néanmoins éloignée du sujet de ce billet mais qui entre plutôt dans la thématique LGBT.

Je me trouvais un jour – il y a bien des années – à Sarlat en Périgord et je me surpris moi-même en pénétrant dans une boutique d’antiquités par simple curiosité. Un homme assis dans un profond fauteuil, aux cheveux graisseux, tout aussi graisseux que son anatomie, me souhaita la bienvenue discrètement. Mon regard fut attiré presque immédiatement par une magnifique commode marquetée de style Louis XV. J’examinai en détail l’intérieur des tiroirs qui sont souvent révélateurs de la supercherie d’une copie et regardai l’arrière du meuble pour tenter d’y trouver une signature. Le gros homme, intrigué par ma curiosité, se leva et me dit presque dans le creux de l’oreille en appliquant sa grosse main sur mon arrière-train : « Elle est certifiée d’époque et la nuit et elle est à toi ». J’ai repensé bien souvent à cette commode magnifique mais passer une nuit, certainement pas, ni ne serait-ce quelques minutes pour subir une sodomisation de la part d’un individu aussi repoussant eut été hors de question. S’il s’était agi d’un éphèbe (illustration : le corps de l’éphèbe Apoxyomenos, Musée de Zagreb) peut-être aurais-je eu un instant d’hésitation … après tout Henry IV déclara que Paris valait bien une messe, lui qui était un parpaillot du Béarn.

Mais je m’égare, revenons donc à mes considérations relatives aux poils pubiens, considérations qui ne concernent donc que les hétérosexuels. Ils ne servent pas seulement à dissiper la sueur mais également à atténuer les frottements épidermiques des deux partenaires quand ils font l’amour. Pour preuve, après avoir enduré plusieurs mois de multiples meurtrissures des parties intimes de mon anatomie parce que ma compagne pensait qu’elle devait maîtriser la croissance de sa toison pubienne pour des raisons strictement esthétiques dont je me moquais éperdument, et pour cause, elle finit pas comprendre à force de persuasion de ma part qu’il était plus convenable pour un plaisir partagé et surtout pour mon confort épidermique personnel qu’elle cesse de tailler et raser compulsivement sa toison intime. Aujourd’hui, après plus de deux ans de fidélité – une véritable prouesse personnelle – j’ai au moins découvert une chose importante : l’utilité des poils qui se trouvent dans une région anatomique qu’on n’expose normalement pas au regard est tout simplement un élément important du confort sexuel.

Traitement anti-rides avec du Botox : attention danger !

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En dehors du fait que moins d’un millionième de gramme de toxine botulique peut tuer un adulte, ce produit maintenant commercialisé par la société Allergen sous le nom de Botox® est très largement utilisé en cosmétique pour améliorer l’aspect du visage. Cette toxine est en effet un violent inhibiteur de la production d’acétylcholine dans les jonctions synaptiques des neurones conduisant à une paralysie musculaire. Cet effet est mis à profit par les esthéticiens pour prévenir la formation de rides outre bien d’autres applications à caractère strictement médical. Mais l’utilisation de Botox est-elle aussi anodine que le prétendent ces médecins esthéticiens pas toujours diplômés ? C’est la question que se sont posé des biologistes de l’Université du Wisconsin à Madison.

La conclusion de leurs travaux parus dans le journal Cell est sans appel : l’utilisation de Botox est dangereuse pour le cerveau ! Mesdames, avant de décider de vous faire traiter le visage pour éviter l’apparition de rides, réfléchissez-y à deux fois en pensant à l’intégrité de votre cerveau …

En cultivant des neurones dans un système à deux compartiments les biologistes dirigés par le Docteur Edwin Chapman ont montré clairement que la toxine Botox migrait vers les neurones situés en amont via les jonctions synaptiques selon un processus de transport axonal endommageant alors ces derniers neurones comme le montre la figure ci-dessous :

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L’effet local recherché par les esthéticiens se situe au niveau de l’injection de Botox qui se lie à un récepteur (SNARE) conduisant à une paralysie musculaire discrète. Mais il y a aussi un autre mécanisme qui prend en charge la molécule de toxine, qui est une protéine, et la rend capable d’être transportée le long des axones pour se retrouver ensuite loin du point d’injection. La toxine se lie en effet à d’autres composants du fluide intracellulaire pour former des petits complexes schématisés dans la figure par des petits cercles gris, la toxine étant, elle, schématisée par un point bleu. La conséquence sciemment ignorée par les esthéticiens malgré des mises en garde répétés des régulateurs par précaution car il n’existait pas jusqu’à cette étude récente de preuve formelle d’un effet délétère du Botox sur le cerveau est une atteinte de certains neurones éloignés du point d’injection.

L’utilisation du Botox en cosmétique (esthétique) est un gros business mais c’est dangereux quoiqu’en pense la société Allergen (voir le lien).

Source et illustration : http://dx.doi.org/10.1016/j.celrep.2016.06.104

et aussi : http://www.allergan.com/miscellaneous-pages/allergan-pdf-files/2013annualreport

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