IPBES : il faut entretenir la peur millénariste mondiale

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Selon l’IPBES, après trois années d’enquêtes sur le terrain dans diverses régions de la planète la biodiversité est mise à mal partout et d’une façon alarmante. Ce sont plus de 550 experts de 100 pays qui l’ont affirmé cette fin de semaine lors de la réunion annuelle de l’IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services) à Medellin en Colombie. L’IPBES est le pendant de l’IPCC pour l’environnement et naturellement il a été question du réchauffement climatique qui est un facteur déterminant, selon cet organisme, de la dégradation de l’environnement et des écosystèmes. Le principal travail de cet organisme est d’effectuer des prévisions, comme d’ailleurs l’IPCC, en modélisant l’évolution de l’état des lieux selon des critères pas toujours transparents ni convaincants.

Il est instructif de citer quelques « perles » contenues dans ce rapport. Par exemple pour les Amériques en comparant l’état des biotopes du temps de l’arrivée des colons du Mayflower et ce qu’il en reste maintenant, 31 % des espèces endémiques ont disparu et l’extrapolation prévoit que d’ici 2050 ce seront 40 % de ces espèces qui auront encore disparu. Rien n’est dit sur la quasi extermination du bison d’Amérique par l’homme blanc pour affamer les Amérindiens, mais ce n’est qu’un détail. En Afrique c’est pire : à la cadence actuelle de dégradation de l’environnement pour des raisons climatiques (encore elles) et humaines plus de la moitié des oiseaux et mammifères endémiques auront disparu en 2100. Force a été de citer l’exemple du rhinocéros blanc dont le dernier mâle encore en vie en liberté vient de mourir ! Une catastrophe mondiale puisqu’il ne reste plus de rhinocéros blancs à l’exception de deux femelles en liberté et les seuls spécimens encore vivants se trouvent dans les zoos. 500000 km2 de terres arables ont disparu en Afrique et avec une population supposée doubler d’ici 2050 (encore une prévision) combien de terres arables disparaîtront ? Toujours en Afrique, les mangroves et les écosystèmes littoraux sont partout en danger … Apocalyptique !

C’est pire en Asie, et là c’est une énumération genre pot-pourri. Tout y passe. En partant d’une constatation ponctuelle il semble qu’il est possible de faire des projections précises pour les années à venir (ce qui est absurde): avec une croissance économique annuelle moyenne de 7,6 % entre 1990 et 2010 ayant bénéficié à 4,5 milliards d’individus, les effets sur l’environnement, malgré l’accroissement des parcs naturels protégés terrestres et marins, en 2048 (la précision est à noter, je n’invente rien) il n’y aura pratiquement plus de poissons dans les zones découvrant à marée basse et les coraux seront critiquement menacés par la pollution et le réchauffement climatique (encore lui) à tel point qu’en 2050 jusqu’à 90 % des coraux auront disparu, sans oublier la montée du niveau des mers. De plus, et il ne fallait surtout pas l’oublier aussi, la dégradation de l’environnement par l’usage de pesticides menacera les populations déjà mises à mal par de nouvelles épidémies (à venir, quand ? on n’en sait rien) provoquées par le réchauffement climatique.

En Europe-Asie la situation n’est pas non plus vraiment réjouissante. Les populations consomment déjà plus que la nature peut produire. L’intensification des techniques agricoles et la déforestation intensive (curieux constat car les surfaces boisées en Europe sont en constante augmentation depuis 50 ans) font que d’ici 2050 27 % des espèces terrestres et 66 % des biotopes seront à risque.

La totalité de l’humanité doit donc contribuer, argent sonnant et trébuchant cela va de soi, pour sauver les pandas, les rhinocéros et les léopards ainsi que les ornithorynques, cela va de soi aussi.

Je suggère à mes lecteurs anglophones de lire ce rapport de propagande qui fleure bon les pratiques idéologiques du WWF et de Greenpeace et dont voici le lien :

https://www.ipbes.net/news/biodiversity-nature’s-contributions-continue-%C2%A0dangerous-decline-scientists-warn

Illustration : cargaison de bois illégalement coupé dans la forêt amazonienne (Reuters)