Réflexions sur la démographie

Je vais bientôt avoir 76 ans et je profite toujours de toutes mes facultés intellectuelles. Je serais certainement mort du coronavirus si je n’avais pas disposé à portée de la main d’une boite de chloroquine et je continuerai à écrire sur mon blog car c’est presque ma seule raison de vivre aujourd’hui puisque depuis 18 mois il est difficile de voyager. J’ai l’honneur d’avoir d’une manière improbable et indépendante de ma volonté dix petits-enfants et je suis persuadé que je mourrai avant d’être arrière-grand-père et cette introspection m’a décidé à disserter ici sur l’avenir de l’humanité, du moins l’avenir de l’Occident dont la France fait partie. À l’âge de 26 ans j’ai été pour la première fois père d’un enfant. Aujourd’hui mon petit-fils le plus âgé a dépassé cette borne et il n’a toujours pas l’intention de procréer ni la plus âgée de mes petites-filles. Je me suis donc résigné à attendre la mort sans avoir atteint ce statut particulier d’arrière-grand-père. Ce n’est pas du tout ce qui me pousserait à déprimer car après tout cette désaffection pour la procréation n’est pas seulement un problème majeur pour la France mais ce phénomène est beaucoup plus prégnant en Extrême-Orient où vivent justement deux de mes petits-enfants, je veux parler du Japon.

Comme l’Italie, l’Espagne, la Grèce, l’Allemagne et bien d’autres pays européens le taux de fécondité est au Japon de moins de 1,4 enfant par femme en âge de procréer. Et pourtant dans certains pays d’Afrique les femmes ont allègrement plus de 5 enfants. Leur situation ne peut pas être comparée à celle de femmes occidentales car une famille nombreuse est synonyme d’un capital humain en termes de main d’oeuvre alors que dans les pays occidentaux procréer est plutôt synonyme d’une entrave à la réussite professionnelle. On se trouve dans deux mondes, deux cultures différentes.

Ma belle-fille japonaise a fait les frais de ses deux grossesses sur le plan professionnel et comme la promotion sociale est un objectif majeur au Japon comme en Corée ou en Chine pour une femme avoir des enfants est incompatible avec cet objectif. Ma belle-fille japonaise n’a pu retrouver un emploi correspondant à ses diplômes et son expérience professionnelle que plus de dix ans après sa première grossesse. En Espagne un couple préfère acheter un animal de compagnie plutôt que d’avoir au moins un enfant. Ici à Tenerife il y a maintenant plus de petites boutiques d’accessoires pour chien que de magasins de poussettes, et dans les linéaires des supermarchés celui des nourritures pour animaux est plus important que celui des nourritures pour bébé, c’est grave ! Le cas de la France mérite une analyse plus détaillée. Compte tenu du fait qu’en France les statistiques ethniques sont interdites alors que c’est le cas en Amérique du Nord le taux de natalité est artificiellement élevé car les familles d’immigrés installées sur le territoire français depuis moins de 20 ans considèrent que les enfants représentent un capital comme c’était le cas dans leur pays d’origine. En France cette notion de capital humain a pris pour elles une toute autre signification avec les diverses aides sociales qu’accorde l’administration française. Ce ne sont plus les corvées d’eau ou de collecte de bois pour la cuisine mais les allocations familiales, les aides au logement et autres prestations sociales.

Je mentionnais au début de ce billet que j’avais 10 petits-enfants mais c’est une exception qui en quelque sorte confirme la règle : mes deux aînés sont employés de l’Etat et disposent de revenus substantiels, ceci explique cela, car le jeu des prestations sociales est également valable pour les couples aisés ayant plusieurs enfants jusqu’à il y a encore quelques années. Le quotient familial a en effet été remis en cause pour les ménages dits aisés. La situation pour les couples français « de souche » va donc se modifier avec le temps. Ce phénomène va aggraver ce différentiel de fécondité, du moins pour la France.

Le Japon est un pays insulaire et ses habitants sont très attachés à leurs traditions et à leur insularité. Malgré le fait que la situation démographique est très grave, les autorités japonaises n’envisagent pas d’immigration massive y compris en provenance de Taïwan ou de Corée, des territoires longuement occupés par le Japon. Trente pour cent de la population japonaise est âgée de plus de 65 ans et seulement un quart de cette population est âgée de moins de 24 ans. Dans quelques années, moins de dix ans, il n’y aura plus assez de personnes actives pour prendre soins des seniors. En France les politiciens débattent de l’âge légal de départ à la retraite. Au Japon de nombreuses personnes continuent à travailler malgré leur âge avancé. Tous ces seniors sont recherchés pour leur savoir-faire et les entreprises ne rechignent pas à leur proposer des heures de travail à temps partiel rémunérées dans la limite des dispositions légales pour qu’ils ne perdent pas leurs droits à la retraite, une retraite souvent minime. Les ingénieurs japonais oeuvrent pour inventer des robots assistants-à-domicile pour les « vieux » mais ça ne suffira pas.

Globalement le monde occidental va vivre un changement de civilisation et sera confronté à des choix difficiles : ou bien il acceptera une immigration massive ou alors il acceptera un vieillissement sordide de sa population. Difficile d’imaginer que sera devenue la grande mégalopole de Tokyo dans quarante ans … ou Paris avec l’Eglise saint-Sulpice transformée en mosquée et Unter den Linden à Berlin peuplée de femmes voilées. Allez savoir.

Brève. Actualités françaises : un couvre-feu !

Le gouvernement français dirigé par Pierre* Castex sous la direction de Philippe* Macron a choisi comme modèle de gouvernance le régime de Vichy. On y est, et comme ici en Espagne, Francisco* Sanchez, qui n’a pas plus d’imagination que les deux Français ci-dessus mentionnés, s’inspire des mesures prises par le gouvernement français et en fait des copié-collé à quelques jours d’intervalle. Je ne sors jamais le soir et s’il y a un couvre-feu ici à Santa Cruz de Tenerife je m’en moque.

Je prends un avion ce vendredi pour la première fois depuis un an pour aller faire une petite visite à l’une de mes nièces au sud d’Alicante et ce bref billet a aussi pour but d’informer mes fidèles lecteurs que pendant 4 jours j’ai décidé d’être totalement déconnecté du monde extérieur. J’en profiterai pour terminer la lecture du pavé d’Emmanuel Todd « L’origine des Systèmes Familiaux » à mes heures perdues … Donc, prochain billet mardi 20 octobre, bon week-end !

* Allusions à Pierre Laval, Philippe Pétain et Francisco Franco : le fascisme est de retour.

Retour sur l’usage abusif des tests PCR

Ici dans province espagnole des îles Canaries pour obtenir un test PCR de recherche de la présence du SARS-CoV-2 au fond de la fosse nasale il faut une prescription de son médecin traitant. Les autorités espagnoles n’ont pas cédé devant la peur morbide suscitée par le SARS-CoV-2, peur qui conduit à des comportements irrationnels en France et je peux attester personnellement qu’il faut négocier avec son médecin généraliste pour obtenir ce sésame afin de faire effectuer un test PCR qui plus est par un laboratoire privé, geste non remboursé. Ici il vous en coûtera 100 euros … En France tout le monde veut se faire tester mais au juste pour quelle raison ? Si c’est à cause de la peur du virus alors les Français (mais pas seulement les Français) sont tous devenus paranoïaques. Se faire tester si on ne présente aucun symptôme grippal est tout simplement stupide car inutile et même dangereux pour une raison très simple. La situation de l’engorgement des laboratoires d’analyse est devenue telle qu’un sujet présentant des symptômes grippaux provoqués ou non par le SARS-CoV-2 ne pourra obtenir, dans la situation actuelle, un résultat qu’au delà d’un délai de deux à trois semaines. Ce qui signifie qu’il aura alors tout le loisir de développer la forme grave de cette grippe. Je rappelle que la moyenne d’âge des personnes décédées à la suite de l’épidémie de grippe provoquée par le SARS-CoV-2 est de plus de 80 ans. À de rares exceptions près il y a eu des cas graves observés pour des sujets jeunes mais les médias se gardent bien de décrire si ces derniers souffraient d’autres co-morbidités pouvant aggraver vers une issue fatale l’évolution de cette grippe. Et pour les personnes âgées la vieillesse est elle-même un facteur aggravant. Bref, si toutes les personnes devaient payer 100 euros non remboursés par l’assurance maladie publique pour un test PCR elles réfléchiraient …

Revenons aux tests PCR. Un test comprenant 20 cycles de doublement du matériel génétique contenu dans un échantillon correspond à une amplification de 1 million de fois. Comme je l’ai mentionné dans un commentaire à la fin d’un précédent billet, pour un ancien biologiste comme votre serviteur, 20 cycles est la limite raisonnable et acceptable pour cette technique. Au delà le système commence à amplifier le bruit de fond d’autant plus rapidement qu’il s’agit d’un prélèvement biologique complexe qui n’a subi qu’un seul traitement : une extraction de l’acide nucléique, procédé qui va non seulement extraire le matériel génétique du virus si celui-ci est présent mais également de tout autre micro-organisme présent dans le prélèvement. L’amplification n’améliore pas la spécificité du test ni sa sensibilité. On aboutit donc à une situation paradoxale : le test ne signifie plus rien du tout. L’équipe du Professeur Raoult à Marseille en France a bien précisé que les tests PCR avaient été en quelque sorte calibrés en faisant appel à une autre technique consistant à mettre en culture le prélèvement pour quantifier le nombre de particules virales réellement infectieuses. Ces vérifications laborieuses et coûteuses ont bien montré qu’être positif par test PCR ne signifiait en rien qu’on était contagieux. La raison est simple : le test PCR peut tout simplement amplifier des petits morceaux de l’ARN viral sans qu’il reste une quelconque particule virale infectieuse.

Apparemment ce détail a été soigneusement oublié par les autorités gouvernementales pour entretenir cette psychose morbide au sujet du SARS-CoV-2 avec les décisions et les interdictions que l’on connaît. J’ai lu dans certains médias qu’il paraît que ce virus peut survivre jusqu’à 20 jours sur une surface en matière synthétique ou métallique. J’ai recherché en vain un article scientifique à l’appui de cette affirmation et je n’ai rien trouvé dans la littérature scientifique. Peut-être que des curieux ont pris un embout tel que ceux utilisés pour effectuer un prélèvement dans l’arrière des fosses nasales, ont promené cet embout sur des boutons d’ascenseur ou des terminaux de paiement par carte bancaire, je n’en sais rien, et ont soumis l’échantillon à une quarantaine de cycles d’amplification par PCR. Ça ne signifie pas du tout que ces surfaces métalliques ou de polymères soient recouvertes de virus présentant encore un pouvoir infectieux. Personnellement, mais je me trompe peut-être, j’ai des doutes … Les conséquences de cet engouement pour les tests PCR sont considérables outre son prix astronomique pour le système étatique de protections social français. L’ensemble de la population est terrorisé et culpabilisé et les autorités politiques en profitent pour encore une fois restreindre les libertés individuelles jusqu’à contrôler le nombre de convives présents à une réunion familiale privée dans un lieu privé. La situation commence vraiment à ressembler à un système totalitaire à la limite du fascisme tel que celui que connurent plusieurs pays européens durant les années 30 et 40. Le Président Macron se couvre de honte en critiquant le Président de la Biélorussie. La France et l’Espagne, les deux seuls pays dont je suis la politique intérieure de loin, s’acheminent vers la dictature et la population, tellement terrorisée par le SARS-CoV-2, ne réagit même plus. Merci aux tests PCR …

Brève. Coronavirus en Espagne : le traitement

J’ai fini par comprendre pourquoi l’épidémie de SARS-CoV-2 avait été aussi dévastatrice en Espagne et la raison en est très claire. Le beau-frère Canarien d’un ami Français est positif pour le virus (test PCR), il présente tous les symptômes d’une mauvaise grippe et depuis deux semaines son état commence à s’aggraver. Son médecin traitant lui a prescrit de la vitamine C, du paracétamol et de la Ventoline, un truc en spray qu’on prescrit aux asthmatiques, parce qu’il commence à éprouver des difficultés à respirer. Il se trouve donc au début de la phase dangereuse de l’apparition de l’ « orage cytokinique » qui va provoquer des lésions irréversibles des poumons, entre autres dommages variés. Il est trop tard pour qu’il soit traité avec de l’hydroxychloroquine + azithromycine alors que ce traitement est disponible en Espagne mais apparemment pas prescrit par les médecins, pour une raison que j’ose ignorer.

Si tous les malades du SARS-CoV-2 ont été traité ainsi il est facile de comprendre qu’il y ait eu autant de morts en Espagne. Ce pays n’a pas tenu compte de la solide expérience des Chinois ni des préconisations et des études du Professeur Didier Raoult en France. Je souhaite un prompt rétablissement à ce monsieur que je ne connais pas mais je me pose quelques questions au sujet du professionnalisme des médecins qui n’ont pas l’air de tenir compte de l’expérience de leurs confrères. Je rappelle à mes lecteurs que je ne suis pas médecin mais si j’avais fait mes études de médecine j’aurais certainement respecté le serment d’Hippocrate qui stipule clairement ceci : « Je partagerai mes connaissances médicales au bénéfice du patient et pour les progrès des soins de santé ». (Extrait de la déclaration de Genève adoptée en 1948 par l’Association médicale mondiale). Au cours de ses nombreuses conférences au sein de l’IHU de Marseille et lors d’interviews télévisées le Professeur Didier Raoult n’a cessé d’exposer la bi-thérapie conseillée en tout début de maladie conduisant à une guérison en une semaine. Toutes le publications de l’IHU de Marseille sont disponibles en ligne et on y trouve celle-ci : https://doi.org/10.1016/j.tmaid.2020.101791 , d’où provient l’illustration ci-dessous. Le manuscrit avait été soumis pour publication au mois de mai si ma mémoire ne fait pas défaut et le Professeur Raoult avait fait état à plusieurs reprises de l’évolution de la charge virale qui rendait progressivement la bi-thérapie inutile. Il est déplorable de constater que les professionnels de la santé tant en Espagne qu’en France et dans bien d’autres pays européens n’aient tenu compte ni des expériences des Chinois ni de celle de l’IHU de Marseille … pour sauver des vies.

L’Espagne sur le chemin de la dictature

Les heures les plus sombres du franquisme se profilent dans un avenir proche.

Le pays voisin de la France, l’Espagne, a prétexté le coronavirus pour franchir un pas supplémentaire dans le totalitarisme dictatorial à la mode Francisco Franco. Voici le texte traduit avec l’aide du traducteur en ligne de Google puisque je ne comprend pas la moitié des mots de la langue espagnole et de surcroit il s’agit d’un texte législatif alambiqué paru au Journal Officiel de l’Espagne ce dernier samedi 19 septembre 2020.

« Les juges du tribunal des contentieux administratifs seront informés des autorisations d’entrée dans les habitations privées ou autres lieux dont l’accès nécessite le consentement du propriétaire, à condition que cela soit approprié pour l’exécution par la force des mesures de protection de mineurs décidées par l’entité publique compétente en la matière.

En outre, les juges des tribunaux de contentieux administratif seront informés l’autorisation judiciaire ou la ratification des mesures adoptées conformément à la législation sanitaire que les autorités sanitaires jugent urgentes ou nécessaires pour la santé publique et impliquent la limitation ou la restriction des droits fondamentaux lorsque ces mesures sont incorporé dans des actes administratifs sur une base individuelle.

En outre, les tribunaux administratifs du contentieux seront informés des autorisations d’entrée et d’inspection des habitations, des locaux, des terrains et des moyens de transport qui ont été convenues par la commission nationale de la concurrence, lorsque, exigeant ledit accès et inspection, le consentement de leur titulaire, il s’y oppose ou il existe un risque d’une telle opposition ».

Traduit en termes compréhensibles ce texte de loi met en place la possibilité pour les autorités judiciaires et de police de violer n’importe quel espace privé, à n’importe quelle heure, n’importe où, sur dénonciation d’un voisin, d’un client de bar, de restaurant ou de magasin sous les prétexte qu’une personne ne respecte les obligations sanitaires de port du masque et de lavage des mains quand on entre dans un espace public mais surtout et y compris chez soi. Il n’est pas difficile d’imaginer qu’un père de famille avec son enfant dans son véhicule automobile, sans masque, puisse être condamné après une procédure expéditive à une lourde amende pour n’avoir pas respecté la vie de son enfant. Je peux aussi être dénoncé par l’un de mes voisins de palier si je sors de chez moi sans masque.

Les dictatures se mettent en place lorsque la population devient par ses délations complice des politiciens qui nourrissent un projet dictatorial. À Tenerife un collectif d’avocats s’est mis en place pour tenter de combattre de telles mesures profondément préjudiciables aux libertés individuelles fondamentales. Tenter de faire appel de telles décisions arbitraires ou abus de droit des autorités administratives est peine perdue car, à de très rares exceptions près le tribunal jugeant des contentieux avec l’administration rend toujours un verdict favorable à l’administration. Les citoyens n’auront même plus la possibilité d’avoir recours aux tribunaux de première instance pour dénoncer des intrusions domiciliaires pouvant être le cas échéant accompagnées de perquisitions, cette nouvelle loi étant faite pour court-circuiter ces tribunaux de première instance. Il est donc facile de comprendre que le barreau manifeste sa désapprobation … Il semble que ce soit malheureusement peine perdue. En effet, je cite le commentaire d’un contact local ici à Tenerife : « Quelques précisions sur ce tribunal : ce n’est pas un tribunal tel que nous l’entendons habituellement. Pas d’audience publique, pas de débat contradictoire, pas d’avocat choisi par le plaignant. Tout se passe entre copains-copains fonctionnaires, les juges jugent sur dossier et l’avocat ne cherche que les vices de formes pour appuyer le défendeur. Ne travaille pas ici qui veut : il faut montrer patte rose ou rouge et avoir la carte du bon syndicat. Il s’agit d’une caricature de justice destinée à donner à l’administré l’illusion d’être défendu contre l’arbitraire. Le choix de cette instance par le gouvernement n’est pas fortuit : elle lui obéira vite et bien, c’est un bras judiciaire du pouvoir et de la bonne couleur, bien plus flexible que les tribunaux d’instance ».
L’Espagne s’achemine donc vers un totalitarisme dictatorial à la sauce Franco pimentée par les exigences en sous-main de l’Opus dei, organisme occulte ayant tous les pouvoirs en Espagne, le tout saupoudré de coronavirus, une occasion en or pour asservir toute une population. D’autres « démocraties » européennes vont suivre. Pendant ce temps-là le gouvernement espagnol déploie 20000 militaires à Madrid pour faire respecter le confinement nouvellement décrété L’avenir s’annonce de plus en plus sombre …

Brève. Retour sur le SARS-CoV-2 et la cigarette

Les autorités françaises ont donc imposé le masque dans certaines rues des grandes villes, ce que j’ai cru comprendre en lisant seulement les titres des journaux français que je ne lis plus depuis longtemps. Il ne faudra pas beaucoup de temps pour généraliser le port du masque et également interdire la cigarette dans la rue et dans tous les lieux publics, je pense aux terrasses des cafés. Ici à Santa Cruz de Tenerife, en face de mon modeste meublé de location, il y a deux cafés avec terrasses. Par curiosité je me suis approché ce matin de ces terrasses quasiment désertées. Les employés ont supprimé les cendriers sur les tables ! Le souci est que tous ces bars avec terrasses vont perdre des clients … ils ont déjà beaucoup moins de clients et ont considérablement souffert des 9 semaines de confinement, alors tout ça n’améliorera pas leur situation financière. Si on parle maintenant de deuxième vague virale, avec toutes ce mesures stupides il y aura bien avant une deuxième vague de faillites et une nouvelle vague de chômeurs. Vive la vie …

Pour répondre à l’une de mes commentatrices, Елеанора, j’ajouterai que je suis fumeur depuis 60 ans et qu’il y a une dizaine d’années j’ai demandé à mon cardiologue d’inspecter ma pompe sanguine faite de viande rouge. Il a conclu après l’ultime test d’effort (en milieu hospitalier) que le pouvais continuer à fumer car j’avais un corps de jeune homme mais que si j’envisageais de mettre un terme à ce vice je mettrais en danger mon cœur.

Ici, dans l’archipel des Canaries, comme il est interdit de fumer dans la rue il y a un bon côté, le seul, de la psychose coronavirale pour un fumeur qui prend soin de mettre ses mégots dans un cendrier de poche : il n’y aura bientôt plus aucun mégot sur les trottoirs … comme au Japon, pays où il est interdit depuis longtemps de fumer dans la rue sauf dans les lieux réservés à cet effet. Il n’y a pas de services de voirie dans les villes japonaises, et pourtant elles sont propres, tout simplement parce que les Japonais sont propres et parce qu’ils respectent l’environnement, la nature et leurs concitoyens. En Europe on en est bien loin …

Brève. Le coronavirus : un cas de névrose collective qui touche surtout les politiciens.

Les autorités espagnoles ont décrété que les fumeurs (dont je fais partie) n’ont plus le droit de fumer dans la rue et les lieux publics ouverts sous le prétexte hallucinant que les microparticules de fumée pouvaient transporter des coronavirus et ainsi être susceptibles de contaminer les passants et ceci d’autant plus que les fumeurs seraient plus sensibles au coronavirus. Je suis disposé à parier un paquet de cigarettes que cette mesure va être adoptée par tous les gouvernements européens dans les prochains jours.

Comme je suis encore curieux j’ai effectué une rapide recherche sur internet et il s’avère que la disposition prise par les autorités espagnoles s’appuie sur le fait qu’une particule de fumée, pour être visible à l’oeil nu, doit avoir un diamètre d’au moins 7 microns. Elle est donc 10000 fois plus grosse en volume qu’un coronavirus dont le diamètre n’est que de 0,125 microns.

C’est l’aspect strictement géométrique de la situation et sur cette base il n’y a qu’un pas à franchir pour interdire de fumer dans la rue et à une terrasse de café. Le message est on ne peut plus clair : si vous voulez fumer confinez-vous chez vous et n’emmerdez pas les autres avec votre fumée et vos virus.

Mais il y a tout de même un détail troublant. Il faut que ce virus soit en quelque sorte un virus sauteur, ou baladeur comme vous voudrez, qui va se délivrer des muqueuses recouvrant les bronches et les bronchioles et s’agripper à une particule de fumée qui, elle-même, n’a pas réussi à se coller sur ces muqueuses pour réussir à être exhalée et se retrouver donc dans l’air entourant le fumeur, véritable aéronef transportant un ou plusieurs virus, pour ensuite joyeusement contaminer en priorité les non-fumeurs, cela va se soi.

Les autorités espagnoles ont aussi avancé l’argument (fallacieux on va le découvrir) que les fumeurs avaient les poumons fragilisés et qu’ils étaient donc plus sensibles au virus. Erreur de leur part ! J’ai découvert en entrant dans mon browser les mots « fumée » + « cigarette » + « coronavirus » , en anglais, un article (lien ci-dessous) relatant une étude réalisée au plus fort de l’épidémie de grippe coronavirale dans les hôpitaux d’Alcazar de San Juan, Avila et Salamanca que les fumeurs étaient statistiquement plus résistants que les non-fumeurs à l’orage cytokinique lors du stade avancé de la grippe coronavirale.

Bref, on ne sait plus à quoi s’en tenir mais il y a un fait certain c’est la névrose qui a envahi le monde politique au sujet de ce virus au sujet duquel il faut entretenir la peur. De ce fait on ne parle plus de morts mais de cas positifs … et c’est semble-t-il bien plus préoccupant. Vivement un vaccin russe ou cubain, allez savoir, avant qu’un pouvoir totalitaire s’abatte sur tous les peuples et les prive des libertés individuelles les plus fondamentales. Un jour prochain les peuples se soulèveront contre le pouvoir politique et ce sera sanglant …

Liens : https://www.theolivepress.es/spain-news/2020/07/01/nicotine-can-help-fight-coronavirus-at-its-most-lethal-stage-spain-study-finds/

https://www.bbc.com/news/world-europe-53763267

L’invention du « zéro » dans les statistiques économiques.

Dans les statistiques économiques il est rare que le numéro zéro soit utilisé pour décrire une tendance. Zéro c’est la stagnation, le néant. Il a d’ailleurs fallu des milliers d’années pour que l’homme invente ce nombre puisqu’il ne signifie rien de matériel. C’est ce qui vient d’arriver dans les statistiques officielles espagnoles relatives au tourisme : rien, le néant. Le produit intérieur brut de l’Espagne dépend du tourisme pour environ 15 % de son montant. C’est la deuxième destination touristique mondiale après la France et les archipels des Baléares et des Canaries représentent un part majeure de ce PIB. Cette industrie touristique espagnole génère approximativement 190 milliards d’euros de revenus.

Depuis que l’office national des statistiques touristes existe – il a été mis en place à l’époque de Franco quand le gouvernement central de Madrid développa le tourisme côtier au sud de la frontière entre la France et l’Espagne au cours des années 1950 – jamais le nombre zéro n’avait été utilisé dans ces statistiques. C’est maintenant chose faite. Lors des pics de fréquentation touristique environ 10 millions de touristes affluent vers l’Espagne (juin-juillet-août) chaque mois puis cet afflux est redirigé vers les Canaries durant les 5 mois d’hiver, de novembre à mars. En raison de l’épidémie de grippe coronavirale les frontières terrestres, maritimes et aériennes de l’Espagne ont été hermétiquement fermées le 14 mars 2020.

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Normalement au cours du mois d’avril l’activité touristique reprend comme l’indique l’illustration provenant des services de statistique du gouvernement espagnol. Cette année 2020 a vu une chute brutale de l’afflux de touristes pour le mois d’avril et il en sera de même pour les prochains mois. Les aéroports internationaux de l’archipel des Canaries, il y en a 6 dont trois fonctionnent normalement 24 heures sur 24, sont désespérément fermés. Les hôtels envisagent d’ouvrir parcimonieusement au cours de l’été mais beaucoup de boutiques ne survivant qu’avec le tourisme et certains petits hôtels resteront définitivement fermés. Et ce sera le même cas de figure pour l’Espagne péninsulaire.

On ne peut que remercier les politiciens pour leur gestion calamiteuse de cette grippe qui finalement n’aura occasionné qu’un maigre surplus de morts par rapport à une grippe saisonnière banale mais détruit des pans entiers de l’économie. Si cette gestion était préméditée alors ces politiciens sont des criminels et devront un jour rendre des comptes aux citoyens poussés par millions dans la misère dont ils ne pourront se sortir que par la criminalité ou le suicide … À méditer.

Source : Wolfstreet.com

Une autre pandémie aux conséquences économiques désastreuses dont on parle peu.

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Quand la santé humaine est menacée à l’échelle planétaire alors la peur s’installe et la vie quotidienne devient étrangement différente surtout quand on ne dispose d’aucun moyen de lutte contre l’agent pathogène à moins d’en détecter précocement la présence à l’aide de tests et d’être traité en conséquence avec des médicaments peu coûteux bien connus. Cette situation implique la mise en place de dépistages massifs avant l’apparition d’un quelconque symptôme. Dans le cas des végétaux, également susceptibles à toutes sortes d’agents pathogènes comme les virus, les champignons et les bactéries, les symptômes peuvent être tardifs et l’épidémie, voire la pandémie, est déjà bien installée et la situation s’aggrave alors d’autant plus vite qu’il n’existe aucun moyen de lutte contre le pathogène. C’est le cas en Europe du sud avec la bactérie Xylella fastidiosa transmise non pas par projection de gouttelettes de salive depuis un malade vers un individu sain mais des insectes suceurs de sève qui inoculent les plantes avec leur salive, nous allons y revenir ci-après.

Il existe aussi un agent pathogène redoutable pour les producteurs de pommes, de poires, d’abricots, de coings, tous de la famille des Rosacées. Il s’agit de la bactérie Erwinia amylovora disséminée par des insectes pollinisateurs comme les abeilles. Ce « feu bactérien » tue un arbre fruitier en moins d’une semaine. Seuls quelques pays dans le monde ont autorisé l’utilisation d’antibiotiques tels que le chloramphénicol ou la streptomycine pour combattre le feu bactérien afin d’éviter l’utilisation massive d’insecticides. Il existe donc un traitement d’usage très limité et strictement contrôlé. En cas d’urgence économique absolue l’usage de la streptomycine pourrait être utilisé et ce serait logique puisque cet antibiotiques provient de champignons microscopiques très communs dans les sols. Cependant comme pour les bactéries pathogènes pour l’homme des résistances à la streptomycine justifient un contrôle strict de l’usage de cet antibiotique.

Revenons donc à la Xylella fastidiosa qui est en passe de ravager les oliveraies de Grèce, d’Italie, de Corse, de France, d’Espagne et du Portugal ainsi que certains vignobles dont les cépages préférés par cette bactérie sont le Pinot noir et le Chardonnay, les citronniers et dans une moindre mesure, mais on peut s’attendre à tout, les plantations de café. Il y eut il y a quelques années une alerte dans les vignobles de Bourgogne et l’insecte vecteur était la cicadelle. Le désastre économique déjà bien présent dans les pays précités est pour l’instant incontrôlable et pourrait ruiner en une décennie l’ensemble de la production d’huile d’olive d’Europe du sud. Le caractère d’urgence économique de cette pandémie s’explique par la rapidité de son expansion. Les premières atteintes aux oliviers européens ont été observées dès octobre 2013 dans le sud de l’Italie en Apulie. Deux ans plus tard la totalité de la Province de Lecce était affectée. Plus d’un million d’oliviers multi-centenaires des cultivars Cellinadi Nardo et Ogliarola salentina étaient décimés. La bactérie fut détectée sur la côte ouest de la Corse en juillet 2015 et la région de Nice en octobre de la même année ravageant également les lauriers-rose, une autre plante très sensible. En Janvier 2017 la présence de la bactérie fut signalée dans l’archipel des Baléares et en juillet elle atteignit la région d’Alicante en Espagne péninsulaire.

Le très gros problème avec cette bactérie est que, comme pour le virus qui préoccupe l’humanité entière en cette année 2020, il existe une multitude de plantes qui sont des « porteurs sains » sans aucun intérêt économique comme le laurier-rose mis à part qu’il s’agit d’un arbuste décoratif hautement toxique. Comme pour le virus qui préoccupe les politiciens en ces jours troublés la Xylella se répand par voie aérienne, non pas avec des avions mais avec des insectes suceurs de sève qui peuvent se déplacer sur de longues distances et il n’existe pas de contrôleurs aériens pour ces insectes volants à moins que l’usage d’insecticides soit autorisé dans les oliveraies. Écrire ces quelques mots, « usage d’insecticides », est contraire à la mode croissante de l’huile d’olive « bio » et les défenseurs de cette huile bio prétendent que les oliveraies dites bio sont résistantes à la Xylella, une affirmation de toute évidence grossièrement mensongère. La recherche s’oriente donc vers la création par génie génétique d’oliviers résistants à la bactérie, en quelque sorte des arbres vaccinés, alors qu’un traitement massif des oliviers avant la floraison avec des insecticides pourrait nettoyer les régions de production intensive comme en Andalousie (illustration) de tout insecte suceur de sève. Un peu d’insecticides dans ces oliveraies andalouse ne modifierait en rien le biotope semi-désertique existant.

Le résultat attendu de cette pandémie, comme pour le virus couronné millésime 2019, est une crise économique majeure dans tous les pays européens producteurs d’huile d’olive car si tous les oliviers disparaissent ce sera une perte de près de 10 milliards d’euros, des paysages ravagés et des dizaines de milliers d’emplois perdus à jamais.

Source partielle The Guardian. Illustration (oliveraies en Andalousie) Wikipedia

https://www.annualreviews.org/doi/pdf/10.1146/annurev.ento.49.061802.123403

https://www.pnas.org/content/pnas/early/2020/04/07/1912206117.full.pdf

Relire aussi sur ce blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/10/13/et-si-on-parlait-aujourdhui-de-xylella-fastidiosa/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/12/31/va-t-on-autoriser-les-antibiotiques-en-agriculture/

 

Brève. La France « privatise » : et alors ?

J’habite en Espagne, plus précisément dans l’archipel des Canaries, première destination touristique dans le monde si on calcule le nombre de touristes visitant la province par rapport au nombre d’habitants résidents. Je voyage, oui ! et je participe à la pollution que provoquent les avions et je m’en moque complètement. Pour aller au Japon je voyage avec Iberia dont le hub est à l’aéroport de Madrid et pour aller en France avec la compagnie Vueling dont le hub est à Barcelone. Tous les Espagnols croient que ces deux compagnies aériennes sont hispano-espagnoles. Pas de chance elles appartiennent à British Airways via le propriétaire de BA qui est une compagnie privée contrairement à tout ce que les Espagnols croient. Les aéroports, tous les aéroports espagnols sont gérés par une société gérante appelée Aena dont l’Etat espagnol est actionnaire à hauteur de 51 %. C’est la disposition que devrait choisir l’Etat français pour les aéroports de Paris mais le Président français est tellement soumis aux requins de la finance qui l’ont porté au pouvoir qu’il a préféré jeter l’éponge et priver ainsi la France de revenus appréciables.

En Espagne les jeux de hasard sont légaux et non pas réservés aux stations balnéaires en bord de mer ou dans les montagnes. Tous les locaux où il est loisible de tenter sa chance avec des jeux qui sont toujours gagnants appartiennent à des sociétés privées. L’Etat engrange des taxes sur les bénéfices que réalisent ces sociétés. Il existait, outre BP, Shell et d’autres multinationales deux compagnies pétrolières hispano-espagnoles, Cepsa et Repsol. Tous les espagnols sont persuadés que ce sont deux sociétés espagnoles, erreur Cepsa appartient à Abu Dhabi à 100 %. Il y a probablement d’autres entreprises espagnoles emblématiques qui ne sont plus du tout espagnoles mais je n’ai pas cherché à en savoir plus. Et alors ? Que l’Etat français cesse de planifier la seule entreprise stratégique française qui fonctionne encore bien, je veux parler d’EDF, en l’amputant de surcroit d’un équipement de production (Fessenheim) qui peut encore fonctionner pendant peut-être 40 ans, mais que tout le reste soit privatisé, la France ne s’en portera que mieux car l’Etat a toujours prouvé par le passé, et encore aujourd’hui, qu’il est un très mauvais gestionnaire. Et pour quelle raison ? C’est clair : les politiciens s’en moquent, ils ne pensent qu’à leur réélection prochaine, et les fonctionnaires des administrations sont tous incompétents. Pourquoi l’Etat français n’oblige-t-il pas la SNCF à explorer des pistes pour rentabiliser son emprise foncière urbaine gigantesque ? Pourquoi ne pas prendre exemple sur le Japon où la moindre station de train (pas les plus petites, certes) comporte un centre commercial appartenant à la compagnie de train. En France, pour aller faire ses achats il faut prendre sa voiture et parcourir des kilomètres pour aller dans un centre commercial au milieu de nulle part alors que ce serait tellement plus confortable pour les usagers des trains de trouver tout ce dont ils ont besoin en sortant de leur bétaillère sale et recouverte de graffitis le soir après le travail ? N’importe quoi et donc la France fait tout à l’inverse de la logique et court à sa perte. Comme le répète inlassablement H16 ce pays est foutu !