L’ ESG, ça vous « parle » ?

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L’ ESG, acronyme de Environmental and Sustainable Governance, en français approximatif gouvernance environnementale et renouvelable compatible, que l’on peut aussi traduire par Encéphalite Spongiforme Globalisée est un programme global imposé par les gouvernements pour concrétiser les mesures relatives au sauvetage du climat. Comprenne qui pourra. Les institutions financières des pays de l’OCDE – mais pas tous fort heureusement – se sont prises de folie pour inventer des produits qui vont être à grands renforts de publicité, plutôt de propagande, présentées auprès du public afin de procéder à une collecte de fonds massive.

Cette opération va concerner par exemple les logements et leur mise aux « normes climatiques », les édifices publics dans la même optique, et aussi et surtout les entreprises qui devront se plier à ces normes, pour la plupart impossibles à atteindre, de réduction des émissions de carbone. Tout est donc concocté pour que les banquiers attirent les gogos crédules et culpabilisés par des campagne d’intoxication omniprésentes et incessantes et leur volent littéralement leurs maigres économies qu’ils iront, selon les brochures mises à la disposition de ces derniers, enrichir des entreprises du bâtiment spécialisées dans la rénovation écolo-compatible des logements, et des bureaux d’études spécialisés également créés sous l’impulsion des gouvernements pour que les entreprises productrices de CO2 puissent procéder à des investissements supposés redorer leur « image carbone ».

Les taux de rendement de ces obligations sont supposées être calculées sur l’efficacité finale des programmes décidés et choisis par des commissions spéciales mises en place pour la bonne cause par les gouvernements avec la collaboration totale et consentie des banques. Ces taux de rendement ne dépasseront qu’exceptionnellement les taux d’inflation même si la notation des entreprises dans lesquelles ces fonds seront investis sera exceptionnelle. Du moins en apparence car le calcul de cette efficacité de « sustainabilité » (je n’ai pas trouvé d’équivalent en français) est réalisée sur des critère plutôt sibyllins qui de toutes les façons ont été mis en place pour avantager les institutions financières. En dépit des promesses alléchantes des banques – car toutes se précipitent sur ce nouvel afflux de capitaux sacrifiés par les petits épargnants – il n’y aura que peu ou pas du tout de retour sur investissement pour ces épargnants. Les objectifs fixés par les principaux pays de l’OCDE sont tellement lointains qu’il est irréaliste de pronostiquer quoi que ce soit, dans un sens ou un autre.

Justement, parlons-en ! Si le climat venait malencontreusement choisir la tendance refroidissement, l’isolation des logements sera un avantage indéniable, certes, mais quid concernant les entreprises consommatrices d’énergie et/ou émettrices de carbone ? À moins d’évoluer dans le saint des saints des ministères et des administrations nulle mention est faite de ce type de situation. Le monde s’achemine donc vers un asservissement du peuple qui n’aspire qu’à sauver la planète pour seulement vivre « normalement » tant la propagande est soutenue.

Le niveau de compréhension de nos destinées a subitement régressé de 5 siècles ! Nous sommes revenus à l’époque de l’inquisition, des sorcières brûlées vives car elles commerçaient avec le Malin (aujourd’hui le malin est le CO2) et pour le rachat des âmes, afin de les « sauver » du brasier, la papauté – le pouvoir central européen à l’époque puisque le pape donnait des ordres aux rois – introduisit le système des indulgences. Comme pour la taxe carbone aujourd’hui les indulgences furent l’objet de commerces, d’échanges et de moyens de pression (voir lien en fin de billet). Toute cette idéologie mensongère qui n’a jamais tenu compte un seul instant des immenses capacités de résilience de la Terre est issue de l’idéologie scandaleusement malthusienne du Club de Rome, largement reprise ensuite par les écologistes et enfin par les émanations onusiennes comme l’IPCC et maintenant l’IPBES.

Ne nous masquons pas la face, cette stratégie politique globale dans laquelle les organismes financiers seront des acteurs incontournables en particulier pour la mise en place universelle de la taxe carbone conduira à l’établissement d’une gouvernance mondiale, du moins pour certains pays de l’OCDE. Il est en effet difficile d’imaginer que des pays comme la Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Nigeria ou encore le Brésil pour ne citer que cinq pays densément peuplés puissent établir des règles strictes de respect du climat ou de la biodiversité, tout simplement parce que ce n’est pas leur préoccupation première.

( https://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_des_indulgences )

Illustration : le pape collectant les indulgences (Lucas Cranach) via Wikipedia.