Brève. L’incroyable « saloperie » de la psychose « covidienne »

Cette fois-ci cette sombre histoire de coronavirus et de vaccins a dépassé les limites du supportable. Ça se passe sur l’île de Saint-Vincent au sud de la Martinique. Le volcan de la Soufrière, homonyme de celui de la Guadeloupe qui fit couler en son temps beaucoup d’encre pour savoir si oui ou non il fallait évacuer les habitants de Basse-Terre sur les flancs du volcan, est entré dans une phase active éruptive ce vendredi dernier 9 avril. Parmi les 16000 personnes qui ont évacué les zones à risque certaines ont trouvé un refuge sur des bateaux de croisière de la Royal Caribbean ou de Carnival Cruise. Mais ce havre de paix et de sécurité temporaire a un prix : toute personne montant à bord de ces navires doit impérativement être vaccinée. Sur une population totale de 106000 personnes, 1792 ont été victimes du SARS-CoV-2, parmi lesquelles 1777 se sont rétablies et le nombre de morts officiels depuis le début de l’épidémie est de 10. Malgré ces statistiques encourageantes les personnels des bateaux susceptibles d’héberger des réfugiés exigent un certificat de vaccination en bonne et due forme quitte à interdire l’accès à bord de ces personnes qui ont tout laissé derrière elles en raison de l’éruption de la Soufrière qui pourrait exploser à tout moment.

L’humanitarisme n’a même plus cours, les îlots des Grenadines ont une capacité d’accueil limité et le seul secours est d’être en sécurité sur un de ces bateaux de croisière délaissés par leur clientèle habituelle, il y en a une douzaine au mouillage au nord de Santa-Cruz de Tenerife depuis plusieurs mois … Encore un de ces sordides scandales que les pays occidentaux auront sur la conscience : la vaccination n’est pas la panacée unique, il suffirait de traiter tous ces réfugiés avec par exemple de l’Ivermectine à titre prophylactique et éventuellement curatif et l’affaire serait pliée. Non ! Les autorités ont choisi le mercantilisme et pour eux une vie humaine de nègre qui trimait dans ses champs de bananes ou de patate douce sur les flanc de la Soufrière n’a aucune valeur. C’est tout simplement écoeurant.

Les conséquences de l’assassinat de César : pas du tout ce que l’on pensait.

Le 15 mars de l’an 44 avant l’ère commune – les Ides de Mars – César fut assassiné par les 23 conspirateurs tous membres du Sénat qui plantèrent chacun à son tour leur poinçon dans le corps de l’ancien conquérant de la Gaule et d’une partie de la péninsule ibérique. Au cours des années qui suivirent une guerre civile précipita le début de la chute de l’Empire romain. Le jour suivant les Ides de mars fut décrit par Virgile dans les Géorgiques comme étrange. Le Soleil ne présentait pas sa clarté naturelle et tout le jour fut plongé dans une sorte de pénombre. Plutarque écrira plus tard dans sa « Vie de César » que le lendemain de l’assassinat de ce dernier une parélie du Soleil put être nettement observée à Rome reprenant des textes de l’époque de Suétone et de Sénèque. Il s’agit d’un phénomène de réfraction faisant apparaître trois images du Soleil dans le ciel. Cette réfraction peut être provoquée par la présence de cristaux de glace ou de poussières en altitude. Il s’agissait en réalité de la présence de poussières dans le ciel de Rome provenant d’une éruption de l’Etna qui eut lieu quelques jours avant les Ides de mars mentionnées ici et bien documentée dans des écrits de l’époque. Cette éruption fut mentionnée par Virgile dans son poème épique l’Enéide. La parélie du lendemain des Ides de Mars de l’an 44 fut interprétée comme une faveur divine pour Octave. Mais la suite des évènements ne confirmera pas ce que les astrologues et les prêtres avaient prédit.

En effet, une multitude de sources historiques mentionnent en 43 et jusqu’à la fin de 42 avant l’ère commune une succession d’évènements météorologiques qui vont profondément bouleverser le monde méditerranéen. Pendant plus deux années consécutives des hivers particulièrement froids et des étés sans soleil vont provoquer des famines dans tout le bassin méditerranéen mais l’éruption de l’Etna à la fin de l’hiver 45 ne fut pas suffisamment puissante pour expliquer une chute des températures pouvant atteindre en moyenne 7,4 degrés dans certaines régions du sud de l’Europe et d’Afrique du nord. Dans sa « Vie de Brutus » Plutarque mentionne qu’au début de sa marche vers Epidamnus (la ville de Durrës en Albanie actuelle) Brutus fut confronté à des tempêtes de neige d’une rare violence. Josephus dans ses « Antiquités juives » mentionne un hiver particulièrement froid en Macédoine. Les famines presque généralisées depuis la Sicile jusqu’au nord de l’Italie actuelle expliquent des mutineries et des désertions dans l’armée. La défaite essuyée par Antoine à Mutine en avril 43 fut surtout le résultat des famines qui affaiblirent les forces combattantes réduites à se nourrir de fruits sauvages, de racines et d’animaux « jamais mangés par l’homme auparavant ». L’oracle d’Apollon déclara en ce début d’année 43 que « quand les loups hurlent l’hiver le grain n’est pas récolté l’été suivant ».

En Egypte les crues annuelles du Nil furent perturbées. Au cours des dixième et onzième années du règne de Cléopâtre (43 et 42 avant l’ère commune) le peuple égyptien fut dévasté par des famines car il n’y eut pas de crues du Nil. Alors que l’Egypte était le grenier à grain traditionnel de Rome l’absence de crues du Nil et donc de moissons perturba l’approvisionnement des armées lors de la bataille de Philippes opposant Octave allié à Marc-Antoine à Brutus et Cassius, les instigateurs de l’assassinat de César, à la fin de l’année 42 avant l’ère commune. Sur les 200000 hommes engagés nul ne sait combien moururent au combat, dont Cassius et Brutus, ou de famine au cours de la bataille ou après son issue. La chute de Cléopâtre fut une conséquence de sa conduite désinvolte en séduisant Antoine, vainqueur de Cassius et Brutus à Philippes avec lequel elle eut trois enfants. Après la défaite de la coalition entre les Ptolémée et l’armée d’Antoine qui avaient conquis l’empire parthe quelques années auparavant, confrontée à la flotte romaine d’Octave à Actium, la flotte égyptienne fut décimée et Cléopâtre finit par se suicider pour rejoindre Antoine qui s’était aussi suicidé quelques mois auparavant. La chute de l’Egypte des Ptolémée fut sans aucun doute la conséquence des perturbations climatiques ayant désorganisé la vie quotidienne de l’Egypte quelques années auparavant.

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Il faudra attendre des analyses détaillées des carottes glaciaires du Groenland pour identifier sans équivoque la cause de cette catastrophe climatique suivie d’évènement politiques et militaires sans précédent qui bouleversèrent le paysage méditerranéen durablement. L’éruption de l’Etna eut des effets localisés sans ampleur. Par contre au début de l’année 43 avant l’ère commune eut lieu une éruption dite plinienne du volcan Okmok II situé en Alaska sur l’île Umnak dans les Aléoutiennes méridionales. Les restes de l’explosion sont impressionnants. Il s’agit d’une caldera de 8 kilomètres de diamètre (illustration, Wikipedia). L’éjection de tephra et d’oxydes de soufre dans la haute atmosphère (soufre d’origine non océanique, nssS) parcourut tout l’hémisphère nord et l’empreinte de cette éruption a été clairement retrouvée dans les divers carottages glaciaires effectués au Groenland. Des traces des effets de cette éruption cataclysmique ont été retrouvés dans les cernes de croissance des arbres tant en Scandinavie que dans les Alpes autrichiennes mais également avec les pins bristlecone des White Mountains en Californie indiquant des températures inférieures à zéro degrés en septembre 43 avant l’ère commune. La perturbation du climat qui s’ensuivit dura près de 10 ans et la chute des températures moyennes telles qu’elles ont pu être quantifiées par analyse de spéléothemes en Chine dans la caverne de Shihua fut un événement climatique inégalé au cours des 2500 dernières années.

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La provenance des tephra, en d’autres termes les poussières volcaniques pyroclastiques éjectées par le volcan lors de l’éruption, retrouvés dans la calotte glaciaire du Groenland, a été identifiée sans ambiguïté comme provenant du volcan Okmok II dont l’éruption de catégorie 6 a été datée du début de l’année 43 avant l’ère commune. La composition chimique et la structure cristalline des tephra a permis cette identification et la date très précise de la fin de l’hiver de l’an 43 c’est-à-dire un an après l’assassinat de César. Si une telle éruption volcanique survenait demain ou dans quelques mois ou quelques années, nul ne peut prévoir un tel événement ni son ampleur tant il existe de volcans considérés comme très dangereux dans le monde, les conséquences seraient hors de toutes les prévisions possibles du monde politique, quels que soient les pays. Ce qu’il faut retenir des travaux publiés le 20 mai 2020 dans les PNAS est la conséquence d’une « petite et temporaire » modification du climat sur la vie de l’humanité entière. Je n’ose même pas envisager de vivre un tel événement de mon vivant car les conséquences seraient effrayantes.

Source et illustration : http://www.pnas.org/cgi/doi/10.1073/pnas.2002722117 aimablement communiqué par le Docteur Joseph R. McConnell qui est vivement remercié ici.