L’énorme fraude cachée de l’IPCC au sujet du CO2 ?

Lorsque j’ai fait mes premières armes dans le domaine de la recherche en biologie l’une des techniques les plus fastidieuses et avec laquelle il fallait prendre le maximum de précautions consistait à mesurer la « respiration » des mitochondries et établir un bilan pondéral, au sens chimique du terme, de cette respiration. L’appareillage comprenait des cellules de Warburg dans lesquelles on disposait l’échantillon à étudier auquel on pouvait avoir accès pour ajouter un « substrat » oxydable, tout processus de respiration d’origine biologique commençant par l’oxydation d’un substrat en utilisant l’oxygène de l’air. Pour obtenir un bilan on mesurait la quantité d’oxygène consommée en suivant la diminution de la pression d’air à l’intérieur de la cellule de Warburg mais pour bien évaluer cette consommation d’oxygène, l’oxydation faisant apparaître du CO2, il fallait donc se débarrasser de ce CO2. Par exemple pour l’oxydation d’une molécule de glucose : C6H12O6 + 6 O2 → 6 CO2 + 6 H2O le bilan du volume gazeux est nul. Les cellules de Warburg comprenaient donc un puits central dans lequel était ajoutée une solution concentrée de soude. La soude piège très efficacement le CO2 et il était alors possible de mesurer la vraie consommation d’oxygène puisque : 2 NaOH + CO2 → Na2CO3 + H2O Cette technique de piégeage du CO2 est classique et date du début du XIXe siècle. En biologie elle présente d’autant plus d’intérêt qu’il est possible de suivre l’oxydation d’un substrat marqué avec du carbone-14 au cours d’un processus de respiration en comptant ensuite le carbone-14 dégagé sous forme de CO2 et piégé par la soude. C’est par cette approche que la majeure partie du cycle des acides tricarboxyliques fut mise en place et finalement élucidée par Hans Krebs, un élève de Otto Warburg, au cours des années 1930 à 1960, bien que l’usage de radio-isotopes ne fut introduit que de nombreuses années plus tard.

Sans entrer dans le détail des mesures de CO2 à partir des carottes glaciaires l’étude de l’évolution de la teneur en CO2 de l’atmosphère ne date pas des observatoires comme celui de Mona Loa sur l’île de Hawaii dont les mesures effectuées maintenant par spectrométrie infra-rouge sont instantanées, mesures auxquelles se réfère exclusivement le fameux organisme onusien en charge du réchauffement climatique, je veux nommer l’IPCC. Dès le début du XIXe siècle, en effet, divers laboratoires utilisaient la même technique que celle mise en œuvre dans les respiromètres de Warburg. Un échantillon d’air était recueilli dans un récipient clos pouvant être connecté à un système simple de mesure de la variation de volume comme par exemple un fin tube en U gradué partiellement rempli d’eau. Il suffisait alors d’injecter dans ce récipient de la soude dont la préparation très coûteuse en énergie thermique au début du XIXe siècle consistait à décarbonater le carbonate de sodium trouvé dans les cendres de plantes halophytes comme la salicorne par calcination à cet effet en présence d’eau, la réaction inverse de celle mentionnée ci-dessus décrivant la capture du CO2 par la soude. Entre 1812 et 1961 plus de 90000 mesures directes du CO2 atmosphérique ont été effectuées dans le monde tant en Asie qu’en Europe ou en Amérique du Nord dans une cinquantaine de stations d’étude en utilisant cette méthode volumétrique très précise. Les mesures faisaient état de teneurs en CO2 atmosphérique variant entre 290 et 440 ppmv (parties par million en volume) avec une moyenne située entre 335 et 348 ppmv. L’IPCC a toujours fermement refusé de s’intéresser à ce trésor de données qui existent pourtant dans les archives des observatoires d’analyse.

La raison en est simple : l’IPCC a fixé une fois pour toutes la teneur en CO2 atmosphérique à atteindre pour éviter tout réchauffement du climat à 280 ppmv dite pré-industrielle. Cette valeur a été arbitrairement fixée à partir des données obtenues avec les carottages glaciaires au Groenland et dans l’Antarctique. Or la précision de l’évaluation des teneurs en CO2 pour la période historique proche, disons depuis 200 ans, à partir des carottages glaciaires est très incertaine pour ne pas dire fantaisiste. Il faut en effet plusieurs milliers d’années pour que la glace soit parfaitement stabilisée et que les mesures soient considérées comme parfaitement fiables. Pour les 200 dernières années les résultats obtenus n’ont rien à voir avec la réalité. Les fluctuations observées par les dosages du CO2 ne peuvent s’expliquer que par des phénomènes de dégazage des océans mais ils sont d’une complexité telle qu’ils ne sont pas encore totalement compris à ce jour.

Note. L’échelle des ordonnées couvre l’intervalle 270-450 ppm de CO2

Pourquoi l’IPCC a sciemment ignoré toutes ces données ? Tout simplement parce que le fondement de la fraude de cet organisme qu’est l’IPCC est la culpabilité du CO2 d’origine anthropique expliquant le réchauffement du climat tel qu’il a été observé depuis le début du vingtième siècle, c’est-à-dire quand l’utilisation du pétrole a débuté et s’est ajoutée à celle du charbon. Que la teneur en CO2 atmosphérique passe de 340 ppmv à 410 aujourd’hui ne suffit pas pour incriminer ce CO2 dans le réchauffement du climat qui, comme il faut le rappeler, était plus froid au XIXe qu’aujourd’hui. L’optimum climatique moderne scindé en deux périodes, 1900-1945 et 1970-2000, que l’IPCC considère comme une conséquence de l’augmentation du CO2 atmosphérique provoqué par l’activité industrielle n’est pas le fait de cette augmentation dite anthropique. L’augmentation de la teneur en CO2 dans l’atmosphère est le résultat du dégazage superficiel des océans du fait de cet optimum climatique moderne car ces océans ont piégé des quantités considérables de CO2 au cours du « petit âge glaciaire » conformément à la loi de Henry ( https://en.wikipedia.org/wiki/Henry%27s_law ).

La fraude de l’IPCC est donc double : 1) La limite à atteindre pour éviter tout réchauffement n’est pas de 280 ppmv mais serait plus raisonnablement 340 ppmv peut-être même plus et 2) l’IPCC a allègrement confondu cause et effet : l’augmentation de la teneur en CO2 atmosphérique n’a pas provoqué de réchauffement climatique depuis le début du vingtième siècle, c’est tout simplement l’inverse. En 2007 Zbigniew Jaworowski déclarait que ces manipulations de l’IPCC constituaient peut-être le plus grand scandale scientifique de notre temps. Jaworowski concluait son article de synthèse ainsi : « Ce n’est pas l’homme mais la nature qui influe sur le climat. Le Protocole de Kyoto et les rapports de l’IPCC, en accord avec des idées malthusiennes, peuvent certainement faire beaucoup de bruit et créer d’énormes dommages à l’économie et au bien-être de milliards de personnes. Mais ils ne peuvent rien pour le climat. Nous l’apprendrons dans un futur proche ». Jaworowski avait aussi déclaré en 2004 que « La base de toutes les conclusions de l’IPCC relatives aux causes anthropogéniques et aux projections faites sur le changement du climat est celle d’un faible niveau du CO2 atmosphérique à l’ère pré-industrielle. Cette affirmation, basée sur les études de glaciologie, est fausse. Par conséquent les projections de l’IPCC ne devraient pas être utilisées pour planifier les économies nationales ou globales ».

Mais à qui profitent ces mensonges ? J’en ai déjà dit un mot dans un précédent billet : aux puissances financières qui gouvernent le monde appuyées dans leur agenda par des idiots utiles que sont les écologistes politisés, un doux mélange contre nature car ces derniers sont tous des gauchistes et pourtant ils soutiennent l’agenda de la puissance financière globale sans état d’âme.

Source partielle et illustration : http://www.warwickhughes.com/icecore/zjmar07.pdf

Note. À la suite de sa publication dans la revue Energy & Environment en mars 2007 Ernst Beck (voir la figure ci-dessus) fut accusé de fraude et il disparut du monde scientifique, une preuve supplémentaire du pouvoir de nuisance des spécialistes auto-proclamés de l’IPCC qui veulent dissimuler leurs propres fraudes. Les données rassemblées par Beck et dont il n’était pas l’auteur ont été immédiatement considérées comme non fiables et fantaisistes. La controverse d’éteignit avec le « silence scientifique » de Beck et il est aujourd’hui impossible d’accéder aux publications de Ernst Beck.