COP21 : James Hansen en rajoute une (bonne ?) couche

Hansen JC 460.jpg

James Hansen ne se départit pas de l’idéologie du réchauffement global qu’il a échafaudé il y a maintenant une vingtaine d’années en théorisant l’effet de serre à la suite de ses travaux concernant l’atmosphère de Vénus. Au cours d’une conférence de presse dans le cadre de la COP21 cet escroc en chef déclara doctement :

« Ils est absolument certain à 100 % que nous avons créé une situation extrêmement dangereuse et dire qu’il ne faut pas utiliser tous les moyens dont on dispose pour résoudre ce problème est complètement fou. L’énergie nucléaire, en particulier celle de quatrième génération, présente un immense potentiel pour fournir une grande part de la solution ». Il a ajouté que « On ne peut pas sortir les peuples de la pauvreté sans énergie. Si on promeut une énergie sans carbone dans les pays en développement on résoudra le problème du climat mais les énergies renouvelables comme l’éolien ou le photovoltaïque limitées par définition en raison de leur intermittence devront être adossées à l’énergie nucléaire ».

Pour une fois, on ne peut pas contredire Hansen sur ce point car son argumentation est d’une logique lapidaire. Ses arguments ont été repris et étayés par Tom Wigley (voir les notes) qui a déclaré qu’il fallait mettre de côté les idéologies et les idées préconçues et définir une stratégie énergétique honnête et équilibrée dans laquelle le nucléaire devra être inclus. Ken Caldeira, pourtant il n’y a pas très longtemps farouche opposant à l’énergie nucléaire, a reconnu que cette source d’énergie était la seule capable de satisfaire la civilisation moderne à l’échelle requise et sans émissions de carbone. Enfin, Kerry Emanuel, spécialiste des vents de par son métier, a insisté sur le fait que l’énergie éolienne devait impérativement être couplée à l’énergie nucléaire pour éviter les catastrophes potentielles des réseaux de transport de l’électricité.

Il est intéressant de rappeler ici que seule la France est capable de moduler la puissance disponible des réacteurs nucléaires de type 900 MWe comme ceux du centre de production de Fessenheim. Il est naturellement évident que dans une stratégie énergétique incluant des sources intermittentes, il sera nécessaire de développer des technologies de stockage peu coûteuses comme le pompage d’eau dans des lacs artificiels ou naturels en altitude mais également de moduler la puissance des réacteurs nucléaires existants ou en projet. La centrale de Fessenheim dont la mort et le démantèlement ont été idéologiquement décidés pourrait avantageusement jouer un rôle dans la redéfinition du paysage énergétique français. Allez expliquer ça à Mademoiselle Royal …

Notes : James Hansen, ancien directeur de l’Institut Goddard d’études spatiales de la NASA est maintenant professeur à l’Institut de la Terre de la Columbia University. Tom Wigley est un spécialiste du climat à l’Université d’Adélaïde en Australie et un fervent promoteur de la théorie du réchauffement global. Ken Caldeira est spécialiste de l’atmosphère et sévit à la Carnegie Institution for Sciences et Kerry Emanuel est professeur de météorologie et des sciences de l’atmosphère au MIT. Il pourrait être considéré comme un électron libre puisqu’il a déclaré ne pas avoir d’opinion précise sur le réchauffement global tant redouté.

Source : Nuclear News

Greenpeace et l’AFP main dans la main !

 

La Cour des Comptes a publié un rapport en mai 2014 sur le coût réel du MWh d’origine nucléaire pour la France dans l’hypothèse où l’ASN autoriserait le prolongement de l’exploitation des réacteurs d’abord de 10 ans et éventuellement plus longtemps si les visites décennales sont satisfaisantes. Pour le cas de figure d’une prolongation de 10 ans le tableau F du rapport de la Cour précise en détail quel serait le CCE (cours courant économique) du MWh. Celui-ci augmenterait de 56,4 à 61,6 euros dans cette hypothèse. Ce calcul prend en considération une charge moyenne de 80 %, ce qui est raisonnablement proche de la réalité.

Capture d’écran 2014-06-12 à 12.21.24

Greenpeace, pas en reste dans ses approximations évalue que le surcoût du prolongement de la durée d’exploitation des réacteurs de 10 ans conduirait à un CCE du MWh de 133 euros :

L’électricité éolienne et solaire bientôt moins chère que le nucléaire

Paris – La production d’électricité éolienne ou solaire sera bientôt plus compétitive que celle du courant d’origine nucléaire en cas de prolongation de la durée de vie des centrales françaises au-delà de 40 ans, qui requiert de lourds investissements, prédit Greenpeace dans une étude publiée jeudi.

Selon l’ONG écologiste, prolonger la durée de vie des réacteurs nucléaires français de 10 ans, à un niveau de sûreté similaire à celui du nouveau réacteur EPR, se traduirait par un coût de production de 133 euros par mégawattheure (MWh), pour un investissement de 4,35 milliards d’euros par réacteur.

Le coût courant économique du nucléaire dépasserait, dans ces conditions, les coûts futurs de production des principales énergies renouvelables électriques, souligne l’ONG, qui a condensé des études et données déjà produites par différents organismes.

Ce dépassement serait effectif dès aujourd’hui pour l’éolien terrestre (coût compris entre 40 et 80 euros/MWh), dès 2018 pour le solaire et à partir de 2020 pour l’éolien maritime), ajoute-t-elle.

EDF, l’unique opérateur des 19 centrales de l’Hexagone prévoit officiellement de consacrer 55 milliards d’euros à des travaux de maintenance et de modernisation des 58 réacteurs qu’il exploite, à l’horizon 2025, pour prolonger leur durée de vie au-delà de 40 ans.

Dans un rapport publié fin mai, la Cour des comptes avait déjà tiré la sonnette d’alarme contre l’augmentation croissante du coût de l’énergie atomique en France qui représente 75% de la production électrique du pays, en raison d’importants investissements dans les centrales vieillissantes d’EDF.

(©AFP / 12 juin 2014 11h12)

Il y a donc comme un gros souci car l’évaluation de Greenpeace contredit l’étude de la Cour des Comptes et Greenpeace ne tient pas compte à l’évidence de la charge des éoliennes, qu’elles soient terrestres ou off-shore. Ce facteur de charge est d’environ 20 % et une arithmétique basique, en reprenant les données de Greenpeace (de 40 à 80 euros le MWh, ce qui est une évaluation du simple au double faut-il le souligner) conduit à un CCE éolien final de 160 à 320 euros le MWh auquel il faut ajouter le coût de la production électrique thermique classique pour pallier à l’inconstance de la production d’électricité d’origine éolienne. Qui croire ?

Pour ma part, ayant lu le rapport de la Cour des Comptes dans son intégralité (disponible sur le site www.ccomptes.fr ) je penche plutôt pour les données de cet organisme. Encore une fois, Greenpeace, appuyé par l’AFP qui ne rate pas une occasion de répandre les bonnes nouvelles surtout quand elles sont techniquement fausses et idéologiquement orientées, se couvre tout simplement de ridicule et perd ainsi toute espèce de crédibilité si tant est que cette ONG fortement politisée en aie eu un jour …

 

Après le Vermont, le cas du Maine (USA)

Le premier septembre dernier je relatais le cas de la centrale nucléaire Yankee située dans le sud de l’Etat du Vermont dont la fermeture a été décidée par le gouverneur démocrate de l’Etat au mépris de toute considération économique ou environnementale. J’en profitais pour situer les coûts afférents à la fermeture programmée par pur électoralisme des deux réacteurs de Fessenheim en France pour déclencher un bon orgasme à l’ancien faucheur d’OGM (amnistié) promu ministre de l’énergie et de l’environnement ( https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/09/01/le-cas-du-vermont/ ). Dans l’Etat presque voisin du Maine, la situation est tout aussi rocambolesque puisque l’ancien gouverneur démocrate (John Baldacci) était un obsédé des énergies renouvelables et la mise en place de milliers de moulins à vent aurait selon ses délires permis au Maine déjà richement pourvu en ressources hydroélectriques de s’affranchir des combustibles fossiles. Le projet de Baldacci était en substance de mettre en place une puissance éolienne de 2000 MW dès 2015 et d’atteindre les 3000 MW au tournant de 2020, de quoi éclairer (et chauffer ?) 900000 foyers, rien que ça ! alors que le Maine compte au mieux 1,3 millions d’habitants. Il suffit de faire un calcul à la portée d’un élève de CM1 provenant d’une école d’un quartier défavorisé pour comprendre qu’il y a déjà un « hiatus » pour reprendre le vocabulaire des écologistes, mais je m’égare … En d’autres termes le Maine deviendrait avec tous ces moulins à vent exportateur d’électricité après ses réputés homards.

Le nouveau gouverneur républicain Paul LePage a ouvert les dossier lorsqu’il est arrivé aux manettes et a immédiatement été stupéfait par l’inconsistance du projet. En premier lieu les habitants de cet Etat paient déjà leur électricité au prix fort et les quelques industries de l’Etat en font aussi les frais, c’est le cas de le dire. Du coup, contrairement à ce qu’espérait l’ancien gouverneur démocrate, les investisseurs ne se sont pas bousculé, justement découragés par le prix de l’énergie électrique. Un débat houleux et venteux s’est installé sur la question de savoir s’il faut aller au bout du projet éolien ou tout annuler car l’image de marque de l’Etat est en jeu. Dans le concret, pour le moment la production éolienne atteint au mieux 450 MW quand le vent souffle suffisamment mais pas trop fort non plus. Si vous n’avez jamais fait un tour dans cette région la plus septentrionale des USA, après l’Alaska naturellement, c’est un endroit particulièrement tempétueux du genre la Pointe du Raz en France. Et si officiellement 175000 foyers disposent d’électricité d’origine éolienne, quand le vent est favorable je le reprécise, au prix fort, c’est déjà bon pour l’image de l’Etat.

Le gouverneur LePage a donc mis dans la balance les quelques avantages de cette politique écologiste et les nombreux désavantages qui pénalisent le développement économique local qui se fait attendre. Et ce ne sont pas les 600 autres turbines, pour la plupart off-shore donc plus coûteuses en termes d’installation et de maintenance, qui ont été programmées qui changeront quoi que ce soit. Encore un excellent exemple de l’incurie désolante des écologistes, obsédés par les énergies renouvelables, qui n’a pour seule conséquence tangible avérée le déclin économique.

Stratton_Flagstaff_Lake_Maine_262258633

Source : Associated Press

L’éolien : c’est bon pour la santé de l’industrie !

Electricité: éolien et solaire ont couvert 4,3% de la consommation en 2013 en France

PARIS – L’éolien (3,3%) et le photovoltaïque (1,0%) ont couvert à eux deux 4,3% de la consommation d’électricité française en 2013, contre 3,8% en 2012, selon un bilan publié jeudi.

L’énergie du vent a permis de produire 15,9 térawattheures d’électricité l’an passé, soit une progression de 6%, selon ce panorama des énergies renouvelables 2013 publié par les gestionnaires de réseaux RTE et ERDF, et le Syndicat des énergies renouvelables (SER).

La puissance éolienne installée (c’est-à-dire les turbines en exploitation) a atteint 8.143 mégawatts fin 2013 (+630 mégawatts sur un an), pour un facteur de charge moyen de 24%, signifiant que les éoliennes françaises ont en moyenne tourné au quart de leur capacité maximale.

La production éolienne électrique a oscillé entre un nouveau record de 6.441 mégawatts (le 23 décembre 2013 à 21H00) et un minimum de 23 mégawatts (le 22 juillet à midi), selon le bilan.

Si les éoliennes ont très ponctuellement couvert plus de 15% de la demande hexagonale d’électricité, elle n’ont représenté plus de 4% de la consommation que durant 30% de l’année. ( … )

(©AFP / 06 février 2014 17h10)

Question qui n’est pas soulevée dans cette dépêche d’agence : combien ces moulins à vent ont-ils coûté au contribuable ? Et pour une puissance installée mais jamais disponible quand on en a besoin (voir le Danemark avec ses gros problèmes d’énergie électrique) équivalant en théorie à 4 EPR type Flamanville, on est en droit de se poser la question.

Que les politiciens profondément teintés de vert et endoctrinés par les éminents experts en climatologie de l’IPCC dépensent l’argent des contribuables dans de tels projets ineptes, c’est tout simplement révoltant. Je pose la question à l’ancien faucheur d’OGM (amnistié) et promu ministre de l’énergie et de l’environnement : combien coûtent ces projets absurdes d’énergies renouvelables ? Jusqu’à quel degré d’appauvrissement de la population et du tissu industriel français cette politique inique va-t-elle être poursuivie ? 

Quand l’Agence France Presse fait dans la désinformation !

Pour se dédouaner de ses errements coûteux, 43 milliards d’euros que les contribuables vont payer, l’organisme qui supervise la distribution d’éléctricité en Espagne, l’équivalent de RTE en France, s’est fendu d’un communiqué naturellement repris par AFP, l’agence de presse politiquement correcte bien connue. J’invite mes lecteurs à lire attentivement la dépêche d’agence reproduite ci-après, ça vaut le détour !

L’éolien, première source d’énergie en Espagne en 2013

MADRID – L’énergie éolienne a été en 2013, pour la première fois, celle qui a le plus contribué à couvrir la demande d’électricité en Espagne, a annoncé vendredi le gestionnaire du réseau de transport d’électricité REE.

Le vent a permis de couvrir 21,1% de la demande annuelle, trois points de plus qu’en 2012 et légèrement plus que le nucléaire qui a représenté 21%, a précisé REE dans un communiqué. La production d’énergie éolienne a ainsi grimpé de 12%.

Cette progression survient toutefois dans un contexte de crise en Espagne, marqué par le recul de 2,3% de la demande brute en électricité, à 246.166 gigawatts heure, ce qui la ramène aux niveaux de 2005. En tenant compte des effets de calendrier et des températures, la baisse est de 2,1%.

De manière générale, les énergies renouvelables, favorisées cette année par la forte production hydraulique des premiers mois de l’année, ont couvert 42,4% de la demande en électricité en 2013, soit 10,5 points de plus que l’an dernier, souligne REE.

L’énergie hydraulique a couvert 14,4% de la demande (contre 7,7% en 2012), le photovoltaïque 3,1% (contre 3% en 2012) et le solaire thermoélectrique 1,8% (contre 1,3% en 2012).

L’Espagne, qui a longtemps accordé de généreuses aides aux énergies renouvelables, fait figure de pionnière dans l’éolien, dont elle est le numéro quatre mondial en termes de puissance installée.

Pourtant le secteur se plaint ces dernières années de la brusque chute de ces aides, alors que le gouvernement est engagé dans un effort de rigueur sans précédent, et assure que le pays pourrait du coup perdre son avancée dans son domaine.

(©AFP / 20 décembre 2013 13h17)
Electricity_Production_in_Spain

Tout simplement la Red Electrica Corporacion (ou l’AFP) omet de mentionner que les consommations de pétrole et de gaz et de houille produite nationalement ou importée n’ont pas changé d’une TEP. La REC (ou l’AFP) passe sous silence cette information pourtant importante que j’ai trouvé il y a quelques jours dans Business Insider. Le fait que les moulins à vent aient supplanté, en théorie, le nucléaire est dû au fait que le réacteur BWR de Santa Maria de Garona a été définitivement arrêté en 2012. Il s’agissait de la plus vieille unité espagnole d’une puissance de 466 MWe. Bref, comme l’indique le graphique trouvé dans Wikipedia REC (ou l’AFP, je le répète) occulte tout simplement le fait que ce sont les combustibles fossiles qui sont de loin prépondérants dans la production électrique de la péninsule espagnole. Cette dépêche est donc un vulgaire pamphlet de propagande écologiste !!!

Eolien et solaire : une supercherie (coûteuse) !

c3ee41973h-f1

J’ai lu aujourd’hui une dépêche d’agence relatant la prouesse énergétique de l’île de Pellworm perdue dans la mer du Nord à une heure de bateau du continent, en l’occurrence de l’Allemagne. L’île est 100 % verte y compris l’herbe, c’est-à-dire selon les souhaits du parti vert allemand une réussite qui doit être citée en exemple. Il y a huit moulins à vent en mer pour ne pas défigurer le paysage verdoyant et idyllique de ce bout de terre herbu et les toits de toutes les maisons sont équipés de panneaux solaires. Comme la législation allemande le stipule les producteurs d’électricité verte revendent leur production à EON Hanse et tout le monde est content parce que ce business est tout à fait profitable. Quand il n’y a pas de vent ni de soleil, ça arrive, un méthaniseur (maïs et défécations des animaux d’élevage) permet de faire tourner une petite turbine. L’électricité est stockée dans deux piles géantes de la taille d’un conteneur. Bref, tout va bien dans le meilleur des monde possibles dont on puisse rêver (et dont rêvent les écolos), sauf que le journaliste (dépêche AFP du 9 septembre 2013 à 09h54) a tout simplement omis d’inclure dans son reportage le coût global de toute l’installation, les coûts de maintenance et le temps d’amortissement espéré. Il s’agit donc d’un non-reportage, en d’autres termes de désinformation. Sachant que tous les 5 ans il faudra changer les batteries d’accumulateurs, aucune précision sur leur nature, qui ne supportent dans le meilleur des cas que quelques milliers de cycles de charge-décharge. Pour bien remettre les choses à leur place, il est intéressant de se pencher sur la disponibilité de l’énergie verte. Une illustration valant de longs discours, j’ai trouvé celle-ci dans un article paru dans Energy and Environmental Science le 14 août dernier qui analyse les coûts du stockage des énergies alternatives, solaire et éolien, selon les types de batteries. Il apparaît qu’il est plus rentable de mettre les éoliennes en torche ou tout simplement de les déconnecter durant les heures creuses de consommation que de stocker l’énergie à l’aide de batteries car la durée de vie de ces dernières s’en trouverait affectée avec des conséquences économiques désastreuses. Désastreuses aussi sur le plan de ce que l’on appelle l’empreinte carbone, car toute chose a une empreinte carbone, il faut bien en être profondément persuadé au risque de ne pas être politiquement correct, et les batteries ainsi que les panneaux solaires ont une « signature carbone » plutôt défavorable s’ils ne sont pas utilisés dans les conditions optimales. Quand on examine cette figure tirée de l’article que j’ai mentionné plus haut, on se rend compte immédiatement que l’énergie éolienne fournit de l’électricité de manière hautement erratique (en bleu sur cette figure, moyenne sur un mois en trait bleu épais) et si on tient compte du fait qu’il faut à cette situation déjà peu fiable tenir compte de toutes les périodes où les éoliennes sont déconnectées du réseau pour ne pas déstabiliser ce dernier, c’est « du vent ». Pour le solaire (en jaune, moyenne sur un mois en noir)) pas de doute, la nuit oblige une forme ou une autre de stockage, or économiquement, seul le pompage de l’eau dans des retenues d’altitude peut être considéré, encore faut-il que le relief s’y prête. En rouge (moyenne trait rouge épais) dans cette figure est représentée la fourniture d’énergie électrique conventionnelle. Il ne faut pas se méprendre sur l’échelle qui représente une normalisation des diverses sources d’énergie électrique. L’éolien et le solaire, dans cette figure, représentent à eux deux moins de 6 % de l’énergie totale. On remarque donc que quels que soient les efforts du genre « smart grid » ou gestion optimisée du réseau électrique, il faudrait par exemple alerter les possesseurs de voitures électriques de vite les brancher parce qu’il y a du vent, une telle situation relève d’un doux rêve. Enfin, comble d’ironie, l’heure de pointe du matin ne peut pas, même en partie, être compensée par l’énergie éolienne, c’est bien connu, il y a souvent peu de vent le matin entre 6 heures et 12 heures. Ces coûteuses énergies alternatives ne sont qu’une supercherie idéologique !

Sources : AFP et pubs.rsc.org

La bien-pensance écologiste risque de coûter très cher !

Distributed-Solar-300x199

Le vaillant nouveau ministre de l’énergie et de l’environnement, ancien faucheur d’OGM pour la plus grande satisfaction des laboratoires de recherche de l’INRA et de l’INSERM et donc des contribuables qui financent ces organismes de recherche avec leurs impôts, va-t-il réitérer sa fougueuse envie de rendre service au pays en continuant à favoriser fiscalement et par voie tarifaire l’installation de panneaux solaires et de moulins à vent partout où cela est possible en France et dans les DOM ? Puisqu’il faut repenser entièrement la transition énergétique (je ne sais toujours pas ce que cela signifie) en réduisant la part de l’électro-nucléaire à 50 % il faut donc d’autres sources fiables d’électricité. Pour ce faire, il faut de l’argent et compte tenu de l’état lamentable des finances de l’Etat dispendieux il a donc été décidé d’augmenter le prix de l’électricité de 5 % maintenant puis 5 % après et encore 5 % plus tard et même, si les objectifs de transition trainent trop, encore 5 % supplémentaires. Tout ça pour financer les moulins à vent et les panneaux solaires et accessoirement l’isolation des logements insalubres des banlieues peuplées de pauvres. Dans le XVIe arrondissement de Paris ces salauds de riches seront contraints par la loi de payer un maximum pour isoler leurs riches suites de quatre mètres cinquante de hauteur de plafond. Bref, tout ça pour satisfaire un genre de lubie qui veut que le soleil et le vent pourront à terme fournir 50 % de l’électricité dont le pays a besoin. Apparemment ce ministre a l’air d’ignorer que l’Espagne s’est lancée il y a quelques années dans le même genre de délire énergétique et les conséquences pour le pays font froid dans le dos. En avril de cette année, le gouvernement espagnol a clamé haut et fort que les énergies alternatives (moulins à vent et panneaux solaires) étaient arrivé à fournir 54 % de l’électricité nationale, un jour, à une heure donnée, qui ne s’est plus reproduit depuis pour toutes sortes de raisons qu’il vaut mieux ignorer ( http://inhabitat.com/spain-produced-54-percent-of-its-electricity-from-renewable-sources-in-april/ ) et puis il y a quelques semaines, le gouvernement espagnol, le même, il n’avait pas changé entre temps, a décidé de taxer les panneaux solaires, en d’autres termes, au lieu d’acheter les kW solaires aux particuliers qui les revendaient à un tarif préférentiel particulièrement attractif au réseau (REE) et décidé par la loi, d’un coup d’un seul c’est l’inverse, le kW sera acheté au prix du marché et les panneaux solaires non connectés seront lourdement taxés. Pourquoi une telle dégradation de la situation pourtant si belle comme un château en Espagne ? D’abord parce que les élucubrations photovoltaïques et éoliennes insensées ont déjà coûté 40 milliards d’euros aux contribuables espagnols et que ça suffit ! Le gouvernement espagnol a encore un soupçon de respect du citoyen. Le MW électrique photovoltaïque ou éolien est acheté dix fois plus cher que ce qu’il revient à produire par les centrales électriques à charbon ou à gaz. Les compagnies d’électricité (Endesa, Iberdrola ou Fenosa pour ne citer que les trois plus importantes) ont été contraintes de payer au prix fort le kW écolo mais comme elles sont dans une situation économique chroniquement délicate, un fond de compensation a été mis en place pour leur venir en aide. Ce fond a levé de l’argent sur les marchés qui croyaient fermement en la réussite de la transition énergétique de l’Espagne, c’est tellement beau un paysage sans vilaines centrales électriques qui polluent et augmentent la teneur atmosphérique en vilain CO2, et les déficits cumulés des compagnies d’électricité représentaient en 2012 10 milliards d’euros que les consommateurs ont financé en voyant leur facture d’électricité augmenter de 5,6 %. Mais ce n’est pas tout, puisque tout le système doit être obligatoirement équilibré par des centrales thermiques qui doivent fonctionner 24/24 heures, qu’il n’y a pas vraiment de soleil la nuit, les écolos n’y peuvent rien, et que malheureusement il arrive que le vent mollisse (c’est de la faute du changement climatique), l’appât du gain (kW chèrement payé aux particuliers reliés au réseau) a conduit des centaines de milliers d’Espagnols à emprunter auprès de leur banque pour installer des panneaux solaires sur leur toit faisant le calcul simple et stupide qu’ils seraient gagnants au final. Il ne vaut mieux pas parler des investisseurs anonymes ayant blanchi de l’argent sale dans ces projets, mais c’est une autre histoire. Pas de chance pour les banques espagnoles qui ont pris des risques inconsidérés, chaleureusement encouragées par le gouvernement, et se retrouvent aujourd’hui avec 20 milliards d’euros de prêts qui ne sont plus honorés par les 60000 malheureux particuliers débiteurs qui ne peuvent pas non plus rembourser leurs prêts immobiliers. Le total des engagements des banques dans la transition énergétique espagnole est de 38 milliards d’euros, une broutille. Au final, c’est encore le contribuable qui paiera, naturellement ! La question est de savoir si le gouvernement français va reproduire les erreurs des Espagnols pour le photovoltaïque et des Danois pour l’éolien. A n’en pas douter la bien-pensance idéologique des écolos mènera la France à la ruine. Comme le dit H16, ce pays est foutu !

Source : Forbes