Selon la Banque Mondiale quel est le problème le plus critique dans le monde aujourd’hui ?

Le vrai lien entre les combustibles fossiles et la qualité de vie

Ce n’est pas du tout ce à quoi on a tendance à penser en ces temps d’intoxication politique, intellectuelle et médiatique généralisée dans tous les domaines. Ce n’est pas le réchauffement climatique ni le « vilain Poutine » ni le « méchant Assad » ni l’horrible « califat islamique ». Il s’agit d’un problème éminemment plus tangible, considérable, et pourtant il n’y a aucun lobby pour en faire la publicité auprès des décideurs, des ONGs bien pensantes et politiquement correctes et des gouvernements parce que tous les pays développés n’en ont cure, il s’agit de la pauvreté créée par le manque d’énergie dans les pays du tiers monde. Dans les pays occidentaux la mauvaise foi va jusqu’à convaincre ces décideurs que trop d’énergie à portée de la main, toute l’énergie dont on a besoin (et quand on dispose d’énergie on en a de plus en plus besoin), est un problème à dénoncer très salutairement pour se donner bonne conscience. La honte que devraient au contraire dénoncer ces ONGs est que pour 6 personnes sur 7 vivant dans des pays en voie de développement ou pauvres le manque d’énergie est une calamité. Le seul paramètre qui sépare indubitablement les pays pauvres des pays riches est l’énergie disponible. Mais on a coutume maintenant pour satisfaire la bien-pensance à attaquer les compagnies productrices d’énergie – en anglais les « utilities » – parce qu’elles sont accusées de détruire la planète et cela en se plaçant cyniquement sur un plan moral que rien ne justifie … Pourtant, l’un des plus grands progrès technologiques du XXe siècle a été l’électrification des villes qui permit de réduire la pollution et d’ouvrir la porte à toutes sortes de progrès technologiques. On a longtemps clamé que l’électricité était une « fée » contribuant au bonheur des hommes. Le XXe siècle fut dans un premier temps celui de l’électricité-charbon. Puis vint l’électricité-pétrole et ensuite l’électronucléaire. Mais il s’agissait toujours de la « fée électricité » quelle que fût son origine. L’énergie disponible permit l’essor de l’industrie, des chemins de fer, de l’automobile puis des liaisons maritimes et par aéroplanes, personne ne pourra le nier. Ces progrès technologiques majeurs, électricité, moteurs à vapeur puis moteur à explosion, ont paradoxalement ralenti la croissance de la population dans les pays dotés de ces formes d’énergie abondante et bon marché.

De nombreuses études plus ou moins scientifiques tirent la sonnette d’alarme au sujet de l’accroissement de la population de la planète : on parle de plus de 12 milliards dans 80 ans … Pourtant les pays ayant un taux de natalité élevé sont ceux qui ne disposent que de peu ou de pas du tout d’énergie. Dans les familles sub-sahéliennes les enfant constituent un capital en main-d’oeuvre car ils sont envoyés collecter du bois dans la brousse pour faire cuire les aliments, il n’y a ni gaz, ni kérosène ni électricité ! Cette carte des taux de fertilité est parlante (Wikimedia) :

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On peut aussi représenter l’espérance de vie en fonction de la consommation d’énergie toutes sources confondues converties en kWh, ici aussi 194 pays sont représentés, et il n’y a pas non plus photo (Source Banque Mondiale) :

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Plus les pays consomment d’énergie plus ils produisent de richesse. L’Allemagne par exemple consomme 7100 kWh par habitant et par an et le PIB moyen par habitant est de 45000 dollars. Au Mozambique 450 kWh pour 1100 dollars. En Allemagne l’espérance de vie est de 80 ans et au Mozambique de 53 ans … encore une fois il n’y a pas de doute à avoir, ce sont des données de la Banque Mondiale ! La situation de ces pays sous-développés s’aggrave avec une dette publique en constante augmentation comme le précise la Banque Mondiale et d’où sont tirés les graphiques ci-dessus et ci-après ( http://data.worldbank.org/sites/default/files/gdf_2012.pdf ) .

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Et pourtant on entend dire sans arrêt comme un disque rayé que le charbon, le pétrole et le gaz sont mauvais pour la planète alors que les faits démontrent une toute autre situation. Le mix énergétique global est basé à 80 % sur ces ressources carbonées fossiles qui dominent le marché de l’énergie, électricité ou transport et industrie, en raison de leur prix modique ( y compris des investissements modérés pour construire une usine de production), de leur disponibilité et de leur « densité » d’énergie par rapport à d’autres sources, hormis le nucléaire réservé à la production d’électricité décarbonée. Si les énergies éolienne et photovoltaïque (elles-mêmes mises en place pour un coût en énergies fossiles massif qu’on a curieusement tendance à tout simplement ignorer) pouvaient remplacer les combustibles fossiles carbonés ce ne serait que dans le domaine de la production d’électricité. Or une étude récente ( http://arstechnica.com/science/2012/03/study-alternative-energy-has-barely-displaced-fossil-fuels/ ) a montré sans ambiguité qu’en raison de leur intermittence elles ne pourront jamais atteindre ce but car elles ne peuvent satisfaire les demandes en énergie des transports terrestres et de l’industrie.

Le graphique ci-dessous indique clairement, encore une fois, que l’espérance de vie est directement corrélée aux … émissions de carbone pour chaque pays (ici 130) pris en compte dans l’étude de la Banque Mondiale :

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C’est paradoxal mais c’est ainsi.

Venons-en à l’urbanisation de la population. Chaque année plus de 80 millions de personnes se déplacent dans les villes. L’urbanisation est telle que l’équivalent d’une ville comme Seattle (650000 habitants) s’ajoute chaque quinzaine de jours aux villes déjà existantes. La demande en énergie devra satisfaire les besoins en construction dont l’importance économique est évaluée à plus de 10000 milliards (dix mille …) de dollars à l’horizon 2020 selon le Global Construction Outlook 2020 : http://www.prnewswire.com/news-releases/global-construction-market-worth-103-trillion-in-2020-50-largest-most-influential-markets-292235961.html . Contrairement aux idées reçues ou véhiculées à dessein pour perturber le jugement des décideurs, l’urbanisation diminue l’impact humain sur l’environnement tout en stimulant la croissance économique qui à son tour augmente l’espérance de vie ( http://mitpress.mit.edu/books/environmental-advantages-cities ) :

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Finalement cette étude de la Banque Mondiale portant sur 194 pays scinde ces derniers en deux groupes, ceux qui utilisent moins de 2500 kWh/ habitant/an et les autres. Cette analyse honnête indique que la vérité est exactement à l’opposé de ce qu’on tente de nous faire croire : les pays qui utilisent le plus d’électricité génèrent le plus de richesse, émettent, certes, plus de CO2, sont plus urbanisés mais vivent en meilleure santé, ont un taux de natalité réduit et vivent plus longtemps. Pour conclure il est intéressant de revenir sur la part de l’électricité d’origine nucléaire qui ne cessera d’augmenter dans les décennies à venir selon l’Agence Internationale de l’Energie avec les technologies de quatrième génération, la surrégénération englobant le thorium et l’uranium-238 comme combustibles, quand la disponibilité et le prix des combustibles carbonés fossiles, évoluant en sens inverse, conduiront à ce choix afin d’éviter une paupérisation massive de l’ensemble de la population de la planète avec les conséquences difficiles à imaginer qui s’en suivront. Quant aux émissions de carbone il reste à prouver si elles sont réellement nocives pour la planète …

111 pays utilisent moins de 2500 kWh/habitant et par an, ont un revenu moyen de 3482 dollar par habitant et par an, émettent 1,44 tonne de CO2 par habitant et par an, leur urbanisation est de 45 % et leur espérance de vie de 66,3 années.

83 pays utilisent en moyenne 7077 kWh/an et par habitant, disposent d’un revenu moyen de 32111 dollars , émettent 9,95 tonnes de CO2 toujours par habitant et par an avec une urbanisation de 75 % et une espérance de vie de 77,1 années.

Sources : Banque Mondiale et Forbes.com

La politique « climatique » battue en brèche ?

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L’Australie, comme la Nouvelle-Zélande, ne veut pas entendre parler de politique de réduction des émissions de CO2 et encore moins de « taxe carbone ». Tony Abbott a fait les comptes et toute décision prise en ce sens pénaliserait trop l’économie de l’Australie dont il est le nouveau premier ministre conservateur. Abbott a déjà trouvé un soutien de poids en la personne de Stephen Harper, premier ministre canadien. Le Canada s’est désolidarisé des directives du protocole de Kyoto en 2011 et a repoussé toute idée d’une « taxe carbone ». Abbott ne mâche pas ses mots et considère que cette histoire de science du réchauffement global est un « absolute crap », en français et en étant poli ça donne à peu près « une connerie absolue », qui pénalise trop l’économie. Harper renchérit en déclarant que son gouvernement est un peu plus honnête que ceux des autres pays aux mains d’une gauche « libérale » qui n’a d’autres intentions qu’augmenter les taxes pour atteindre un objectif qui n’est tout simplement pas viable pour l’économie surtout dans un contexte d’interventionnisme étatique nuisible à celle-ci.

Harper et Abbott ont approché le premier ministre anglais Cameron qui, pragmatique, a autorisé et même encouragé l’exploitation du gaz de roches mères en modifiant substantiellement la rétribution des propriétaires des terres sur lesquelles seront effectués les forages avec un cash de dédommagement lors de l’ouverture des chantiers, un loyer pour la parcelle de terrain utilisée et un intéressement sur le chiffre d’affaire réalisé. La mise en place d’une « taxe carbone » en Grande-Bretagne fait l’objet d’un vif débat mais les conservateurs ne cèderont pas, ils y sont clairement opposés. A ces pays « récalcitrants » il faut ajouter le Japon qui a quitté de facto le protocole de Kyoto depuis le grand tremblement de terre de 2011, et enfin la Russie et l’Afrique du Sud. La Chine et l’Inde repoussent toute décision de peur de nuire à leur croissance économique ou décident de mesures cosmétiques pour amuser la galerie. Le cas de la Chine est caricatural car le gouvernement central a décidé une diminution de 16 % de l’énergie par point de PIB d’ici 2025. Si on interprète cette déclaration tonitruante il est évident que l’objectif ne sera jamais atteint à moins de plonger le pays dans une récession terrible ou de manipuler les statistiques économiques, domaine dans lequel le parti au pouvoir est devenu un expert. Quant aux USA, en dehors peut-être de la Californie ou encore du Maine franchement orientés écolos, les prises de position d’Obama en faveur de l’environnement relevant du plus pur gauchisme idéologique pourraient mettre à mal la très timide reprise économique amorcée avec le boom du gaz de schiste et favorisée uniquement par une forte diminution du prix de l’énergie.

La grande fiesta que va organiser la France en 2015 à Paris avec petits fours et vins millésimés payés par le contribuable hexagonal pourrait bien être un nième fiasco. La miss Ségolène, grande organisatrice de ce raout écolo-gauchiste-caviar, se heurtera au front dur des pragmatiques, Cameron, Harper, Abe et Abbott en premier lieu. Difficile dans ces conditions qu’un consensus puisse être trouvé lors de ces palabres inutiles et stériles. Seule la vieille Europe continentale persévérera dans son obscurantisme écologiste et l’état de l’économie de l’Union ne pourra que s’aggraver durablement. Il reste à souhaiter qu’un échec de la conférence climatique de 2015 signe l’arrêt de mort de cette orientation malthusienne et néfaste inoculée par les écologistes et l’IPCC aux dirigeants politiques. A suivre …

Source : ABC News, photo (Tony Abbott) AFP, Agence Xinhua

Billet publié également dans http://mauvaisenouvelle.fr/

Gaz, OGMs et politique

Il est intéressant de noter que les politiciens utilisent systématiquement des prétextes fallacieux pour masquer les vrais problèmes qui menacent la France. Par exemple, le gouvernement français actuel, mais c’était exactement le même scénario avant l’arrivée de la gauche au pouvoir en 2012, a tergiversé pour augmenter le prix de l’énergie, gaz puis électricité, car il s’agit d’un point sensible et électoraliste. Il existe une instance officielle qui détermine le « vrai » coût du gaz et de l’électricité et depuis 2010 pour d’évidentes raisons bassement électoralistes autant Sarkozy que Hollande ont laissé les prix inchangés. Or, et j’en ai parlé dans un billet un peu avant le premier avril, le gouvernement a donc décidé une augmentation rétroactive de ces tarifs. Plus ubuesque on ne trouve pas parce que si un ménage aura quelques euros à payer chaque mois en sus afin de rattraper cette augmentation qui avait été reportée à plusieurs reprises, les entreprises vont devoir faire preuve de créativité pour introduire dans leurs bilans comptables des dépenses rétroactives. Mais bon, on ne peut pas demander à des énarques de tout savoir surtout quand leurs capacités intellectuelles sont limitées à leurs ambitions carriéristes.

Pour les OGM, dont le gouvernement a décrété l’interdiction sur le territoire de la République, la situation est encore plus surprenante car cette décision viole les dispositions européennes sur le sujet car la disposition dite d’exception nationale n’est pas validée pour la deuxième fois, ça fait désordre. Il faut apporter une petite clarification sur ce point : chaque gouvernement d’un pays de l’Union peut outrepasser les décisions de Bruxelles dans ce domaine « à condition d’apporter des preuves scientifiques sur la présence d’une situation susceptible de présenter un risque important mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l’environnement », et c’est ainsi et encore une fois pour des raisons électoralistes que la décision a été prise. Or qui au gouvernement peut apporter la moindre preuve des risques d’utilisation des plantes transgéniques ? Le précédent ministre de l’environnement, ancien faucheur d’OGM amnistié ? Ségolène, sa remplaçante ? Les arguments utilisés par les gouvernements français successifs ont été rejetés par la Cour européenne de justice et le Conseil d’Etat comme « pas suffisamment étayés » et pour cause aucune preuve scientifique ne peut être trouvée pour interdire les plantes transgéniques, les arguments des écologistes relèvent de la propagande idéologique sans aucune preuve solide et irréfutable. Les Américains, très regardants sur leur santé et le respect de leur environnement, n’ont pas pu prouver que les plantes transgéniques étaient nuisibles et ce n’est pas parce que Monsanto ou Pioneer sont de puissantes entreprises américaines, mais tout simplement parce que l’Académie des Sciences américaine a objectivement, en toute indépendance et en toute connaissance de cause pris cette décision indépendamment de l’industrie et de la politique. Il est vrai que l’inique principe de précaution n’existe pas aux USA alors que la France l’a inscrit dans la Constitution …

Comme se plait à le répéter H16 dans ses billets paraissant sur le site de Contrepoints, ce pays est foutu !

 

La biomasse, source d’énergie renouvelable ? Pas tant que ça !

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La biomasse, cette tarte à la crème si l’on peut parler ainsi de cette supposée source d’énergie considérée comme inépuisable, n’est pas aussi reluisante qu’on l’affirme en termes de rejets de CO2, ce gaz dangereux pour le climat dont on ne dit donc que du mal alors qu’il est aussi essentiel pour la photosynthèse que l’oxygène que l’on respire pour rester en vie. Inutile de faire encore un cours de biochimie. La biomasse, dans l’esprit des écologistes qui veulent à tout prix remplacer le pétrole, le charbon et l’uranium par du « renouvelable », c’est le bois, la paille, les fanes de maïs et de rutabaga, surtout le rutabaga puisqu’il n’y aura bientôt plus de maïs car celui-ci sert déjà de plus en plus à produire de l’éthanol pour faire rouler les voitures. En 2013 quarante pour cent du maïs nord-américain a été utilisé pour produire de l’éthanol, et donc on peut s’attendre à une aggravation mondiale du marché du maïs vers la hausse sachant que les USA produisent aussi 40 % du maïs mondial. Tout ça pour dire que les rutabagas ont un bel avenir devant eux ! Les rutabagas, alias topinambours me rappellent personnellement de mauvais souvenirs. Quand j’étais enfant, il m’arrivais de déterrer quelques tubercules de cette plante et de croquer avidement dans la chair blanche légèrement violacée et sucrée sachant pourtant que je souffrirais de violents maux de ventre quelques heures plus tard.

Les fanes de nombreuses cultures vivrières constituent donc une source d’éthanol moins immorale que le maïs, encore que … Imaginons que les Japonais produisent de l’éthanol avec leur riz qui est pour eux comme un dieu, imaginons les Français convertissant 80 % de la production de vin en alcool, tout ça pour remplir les réservoirs des voitures … mais comme c’est renouvelable, c’est politiquement correct de se lancer dans des projets de ce genre. La biomasse est un terme vague qui englobe le lisier de porc, les bouses de vache et le fumier, des trucs qui puent déjà au départ et avec lesquels on peut produire du méthane qui est chargé en produits soufrés et qu’il faut purifier soigneusement avant de l’utiliser. La biomasse c’est aussi les copeaux de bois ou la sciure avec les fanes des cultures, dont les rutabagas et la paille. Mais faire de l’éthanol avec ces déchets n’est pas du tout simple même si sur le papier la cellulose et la lignine sont constituées de sucres, mais mettez de la sciure de bois dans de l’eau, ajoutez des levures, il ne se passera rien, alors qu’avec de la farine de maïs ou de toute autre céréale, la même tentative aboutit à un jus alcoolisé exploitable facilement à peu de frais.

Les résidus ligneux doivent être convertis en sucres susceptibles d’être consommés par les levures pour produire de l’alcool. Ce processus dégage du CO2 – ça les écolos oublient d’en parler, c’est dérangeant – selon l’équation chimique ci-dessous qui schématise la fermentation alcoolique :

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Si on englobe l’énergie nécessaire pour hydrolyser les résidus ligneux avec de l’acide sulfurique, les traitements catalytiques et enzymatiques nécessaires pour rendre ensuite ces sucres fermentescibles, la note est plutôt douloureuse et de nombreuses études ont clairement montré que les biocarburants produits par cette filière émettent globalement, y compris la combustion finale de l’alcool par le moteur d’une voiture, 7 % de CO2 de plus que de l’essence traditionnelle obtenue à partir du pétrole. Ces 7 % sont obtenus dans la situation la plus optimiste consistant à produire de l’alcool à partir de biomasse dans une région de culture intensive, par exemple de maïs, afin de minimiser au mieux les coûts d’acheminement des fanes et des rafles. C’est un peu comme les sucreries qui se trouvent dans les régions productrices de betteraves et non pas à des centaines de kilomètres ou les distilleries dans les îles qui sont toutes situées au beau milieu des champs de cannes à sucre, ce qui est par exemple le cas aussi au Brésil, premier producteur d’éthanol du monde. Toutes les études réalisées sur le bilan carbone de l’utilisation de la biomasse (University of Nebraska-Lincoln, crédit photo de la même source) pour produire de l’éthanol sont défavorables mais rien n’arrêtera le mouvement puisqu’il en a été décidé ainsi pour épargner, soit dit en passant de manière totalement erronée, l’état de l’atmosphère. L’EPA (Environmental Protection Agency, USA) a édicté une contrainte qui stipule que la production de biocarburants à partir de biomasse agricole doit être de 60 % inférieure aux carburants issus du pétrole en terme de rejet global de CO2, combustion finale incluse. On est encore très loin de cet objectif !

Imposer par des mesures fiscales ou tarifaires les biocarburants a d’ors et déjà pour conséquence de voir une série de petites entreprises de raffinage de pétrole tout simplement mettre la clé sous la porte car l’adjonction d’un pourcentage (au moins 10 %, mais ce pourcentage varie selon les Etats américains) d’éthanol dans l’essence réduit à néant leur marge bénéficiaire déjà restreinte dans le meilleur des cas et ces raffineurs perdent chroniquement de l’argent. Tous les arguments idéologiques erronés des écologistes, en premier lieu Obama, ont conduit à la production massive d’éthanol à partir du maïs et les projections pour 2014 font frémir : les USA convertiront 5 milliards de boisseaux (35,2 litres soit 25,4 kg) de maïs, en termes compréhensibles 125 millions de tonnes, pour produire 13 milliards de gallons (3,78 litres) d’éthanol soit environ 50 millions de mètres cube (les puristes pourraient convertir en barils soit 315 millions de barils d’éthanol), ce qui ne représentera QUE 12 % de tout le carburant utilisé sur le territoire américain. Mais les conséquences sur le marché mondial du maïs seront gigantesques pour peu que se greffe une mauvaise récolte dont la cause sera naturellement attribuée immédiatement au changement climatique. Il faut se souvenir que les cours du maïs fixent aussi ceux du lait, du fromage, des œufs, de la viande, des sirops de sucre et des autres céréales, or les réserves mondiales de céréales couvraient au début de ce mois d’avril 2014 à peine deux mois de consommation, le plus bas niveau depuis 30 ans.

Puisque les écologistes sont si soucieux de l’environnement, ils devraient admettre que la culture du maïs orientée vers l’éthanol, et qui est lourdement subventionnée par l’administration Obama, a aussi pour effet de fragiliser les sols et de détruire en grande partie les haies qui avaient été à grand peine reconstituées pour réduire l’érosion afin d’augmenter la production. Mais au Brésil, c’est bien pire. L’appât du gain a eu pour résultat la destruction pure et simple de millions d’hectares de forêt pour planter de la canne à sucre et du soja dans le but de produire des agrocarburants. Une étude réalisée à l’Université de Sao Paulo a montré que l’effet sur l’empreinte carbone globale était catastrophique : tout l’éthanol produit après la destruction des forêts émet globalement 50 % de carbone de plus dans l’atmosphère que les carburants classiques dérivés du pétrole. Qu’à cela ne tienne, le Brésil, à la recherche de cash, exporte de l’éthanol, tant pis pour la forêt amazonienne !

Que ce soient le maïs ou la canne à sucre qui produisent facilement un éthanol à un prix abordable ou l’utilisation des déchets agricoles et forestiers qui constituent une aberration économique, ces choix ont été fait dans la précipitation, une conséquence de la peur du réchauffement climatique profondément ancrée dans la tête des politiciens par les experts de l’IPCC, une précipitation injustifiée en terme de préservation de l’environnement alors que l’arrivée au stade industriel d’algues et de bactéries génétiquement modifiées permettra, dans un très proche avenir et à moindre coût et surtout sans monopoliser des terres noblement destinées à l’alimentation humaine et animale, de produire un biodiesel satisfaisant. Mais encore une fois ce sont les pays dont les ressources agricoles sont limitées, en particulier les pays pauvres, qui subiront les contre-coups de plein fouet de ces politiques absurdes et criminelles.

Sources : University of Nebraska-Lincoln et Forbes Magazine

Billet énergétique d’humeur politique

 

Le prof d’allemand a finalement compris après presque deux années qu’il n’avait pas les reins assez solides pour assumer tous les courants d’idées souvent contradictoires qui forment en somme le parti socialiste protéiforme dont il était le représentant véhément lors de la précédente législature. Il a donc rendu son maroquin au grand sachem, petit par la taille mais grand dans l’incompétence. Le locataire de la place Bauveau va prendre la relève et si l’on en croit les déclarations de la triste ministre du logement, les écolos ne pourront pas cohabiter avec Valls si ce dernier devient premier ministre. Grand bien leur fasse, qu’ils retournent compter les trèfles à quatre feuille dans leur jardin. Mais quid de l’ancien faucheur d’OGM, amnistié et propulsé grâce à la sueur de son front de travailleur des champs pompeusement ministre de l’environnement, de l’énergie, des moulins à vent et des augmentations rétroactives des tarifs de l’électricité (et du gaz) qui ne doit pas compter tellement d’amis ni dans les foyers français ni dans les entreprises françaises ? Va-t-il perdurer dans sa fonction escrologique ? Les abstentionnistes et les non inscrits n’ont qu’une chose à faire : grincer des dents en silence, ils paieront leur facture sans maugréer, ils n’ont pas le droit de se plaindre. Les autres … ils peuvent tenter un recours auprès de la Cour Européenne de Justice car ces augmentations de tarifs ne sont décrétées que pour développer les énergies alternatives afin de combler de joie les écologistes, en effet, les cours de l’uranium ne cessent de chuter depuis deux ans et il paraît que près de 80 % de l’électricité produite en France est d’origine nucléaire, c’est à n’y rien comprendre. Les soucis avec cette augmentation rétroactive des tarifs de l’énergie sont que cette mesure est illégale, qu’elle constitue un impôt déguisé contraire aux dispositions européennes parce qu’elle dissimule une subvention allouée aux énergies renouvelables et qu’enfin et surtout, elle va encore plus pénaliser les entreprises, mais ça au point où on est arrivé c’est presque un épiphénomène. Ce nouveau premier ministre, expert en écoutes téléphoniques et espionnage en tous genres va certainement rétablir la confiance parmi les Français et les entreprises. Le Wall Street Journal, ce soir, n’était pas très tendre dans son analyse qui prévoit une chute de la maison France inévitable. Mais une chute de la France signifierait également la désintégration de l’Europe et c’est ce que souhaitent secrètement les Américains et ils atteindront leur but inavoué grâce aux écologistes qui favorisent les augmentations des coûts de l’énergie. Ils sont tout de même forts ces Yankees !

Bref, ce pays est complètement foutu comme le répète H16. 

Billet d’humeur politique : l’Europe, le pantin de la Maison-Blanche !

Il y a trois jours, j’errais sans grande conviction sur l’un des blogs anglo-saxons que je lis régulièrement et je suis tombé sur la conclusion d’un billet de Tyler Durden que l’on peut transcrire ainsi en français :

« Tandis que le plus grand changement tectonique géopolitique depuis la guerre froide s’accélère avec le raffermissement inévitable de «l’axe asiatique », à l’ouest on monétise la dette, on se complaît dans la richesse créée avec du papier monnaie et on se félicite d’un niveau record (manipulé) des marchés boursiers tout en essayant en même temps d’expliquer pourquoi 6,5% de chômage est vraiment représentatif d’une économie faible, on accuse le dérèglement climatique pour chaque point de données économiques décevantes, et tout le monde est préoccupé par la perte d’un avion ».

Où se situe la bonne conscience occidentale, je veux parler de l’Europe, soumise pieds et poings liés à l’OTAN et donc à l’hégémonie américaine ? Les pays européens doivent-ils continuer à accepter les diktats de la Maison Blanche alors qu’on sait que les Américains n’ont qu’un seul but avéré affaiblir l’Union Européenne par tous les moyens ? Ils ont déjà commencé à saper la compétitivité des entreprises de l’Union en faisant en sorte que le mouvement idéologique orchestré en sous-main par des mouvements écologistes téléguidés par la CIA puisse faire converger la politique énergétique européenne vers ce fameux 20-20-20, un objectif tellement coûteux que même l’économie allemande se retrouvera à genoux, et elle en prend le chemin. Et la situation actuelle en Ukraine n’est que du pain béni pour les stratèges de la Maison-Blanche : créer un nouveau climat de guerre froide entre l’Europe (l’OTAN) et la Russie.

Comme le concluait Tyler Durden dans son billet, la Russie s’est déjà réorienté vers la Chine et l’Inde, les deux pays les plus peuplés de la planète, là où se trouvent les marchés porteurs de l’énergie, des métaux, dont le nickel par exemple ou encore le tungstène, l’or, les diamants et bien d’autres matières premières essentielles. La Russie va tourner le dos à l’Europe, c’est évident et inévitable, et se réorienter vers l’Asie.

Encore une fois l’Europe est manipulée par les USA et tant que cette Union hétéroclite ne prendra pas ses propres initiatives en matière de politique et d’économie, en s’affranchissant de la tutelle des Américains, elle ne fera qu’accélérer sa chute. Triste avenir quels que soient les évènements à venir en Crimée et en Ukraine ou en Moldavie !

Quand la géothermie et les voitures électriques se rencontrent ça fait des étincelles !

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Les USA sont de loin les leaders mondiaux de l’énergie géothermique même si cette forme d’énergie (renouvelable) ne représente que 0,3 % de l’électricité produite dans le pays. A l’autre extrémité du classement en la matière, l’Islande produit plus de 30 % de son électricité par géothermie et les Philippines 27 %. Passons sur les autres pays mais il faut signaler que l’Italie n’est pas mal placée avec une installation de 840 MW de puissance nominale. En Californie, au beau milieu de l’Imperial Valley, à l’extrême sud-est de l’Etat, il y a aussi une petite centrale électrique géothermique parmi d’autres à Featherstone, d’une cinquante de mégawatts, qui fonctionne en circuit fermé puisque l’eau chaude fortement chargée en sels provenant des profondeurs est réinjectée après avoir circulé dans un échangeur de chaleur qui produit la vapeur nécessaire pour faire tourner une turbine.

Une société liée à Tesla, le fabricant américain d’automobiles électriques, s’est rendue compte que cette eau très saumâtre et très chaude était riche en lithium. Par un procédé resté secret mais probablement basé sur la technologie de l’osmose inverse utilisée en particulier pour dessaler l’eau de mer, cette société dont le nom ne s’invente pas puisqu’elle s’appelle Simbol, c’est tout un symbole, a depuis 2011 extrait 100 tonnes de lithium en traitant dans une petite unité pilote une petite partie seulement de l’eau chaude utilisée par la centrale électrique et en la réinjectant ensuite sous terre. C’est tout bénéfice pour cette société puisque la loi américaine stipule que si les résidus industriels, en l’occurrence de l’eau, sont réinjectés là d’où ils provenaient, il n’y a pas de pénalités environnementales. C’est d’ailleurs le cas pour la fracturation hydraulique tant que l’eau utilisée est réinjectée dans le sous-sol afin de ne pas être rejetée en surface, ce qui pourrait polluer les nappes phréatiques proches de la surface. L’Imperial Valley est un région d’intense production agricole et toute pollution serait particulièrement mal venue.

Simbol construit une nouvelle usine qui sera capable de produire prochainement 15000 tonnes de lithium par an, de quoi fournir à Tesla assez de ce métal pour fabriquer des batteries pour les automobiles équivalant à 30 gigaWh chaque année également. On est d’ors et déjà dans un autre ordre de grandeur industriel. Simbol s’intéresse aussi à d’autres métaux contenus dans cette saumure chaude comme par exemple le manganèse, le potassium et le zinc. Il ne s’agit probablement pas d’une exception mais ce genre de projet industriel ferait frétiller de bonheur le ministre français du redressement français (qui tarde à venir) ainsi que l’écologiste (ancien faucheur d’OGM) qui se bat contre la pollution. Il ferait bien, au lieu de perdre son temps avec les poussières de l’atmosphère parisien, de s’intéresser à ce type de projet puisque pour atteindre le fameux 20-20-20 environnemental il faudrait convertir à l’électricité quelques 600000 voitures par an jusqu’en 2025. Mais pour le moment, la devise gouvernementale est « Ne touches pas à mon sous-sol ». Ca laisse rêveur …

Source : New-York Times, photo Wikipedia : Imperial Valley avec la Salton Sea.

Transition énergétique ? Il y a d’autres priorités !

Projet franco-allemand de transition énergétique: Jadot (EELV) consterné par la France

PARIS – Le député européen Yannick Jadot (EELV) s’est dit surpris et consterné mardi d’apprendre par les négociateurs allemands qu’à la veille du conseil des ministres franco-allemand, avec au programme la transition énergétique, la France refuse la proposition d’un objectif ambitieux et contraignant sur le sujet.

Alors que se finalisent les négociations du texte franco-allemand, les Français systématiquement refusent la proposition allemande d’un objectif ambitieux et contraignant sur les énergies renouvelables, a déclaré à l’AFP Yannick Jadot.

Je suis extrêmement surpris et consterné d’apprendre que la France ne soutient pas un objectif ambitieux et contraignant sur les énergies renouvelable. Cela est une très mauvaise nouvelle pour l’Europe et de mauvaise augure pour la transition énergétique en France, a ajouté le député européen d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV).

Le 16e conseil des ministres franco-allemand se tient mercredi à l’Elysée avec au programme la défense, l’énergie et la fiscalité, notamment. 

Un des points saillants de ce conseil sera l’Airbus de l’énergie, évoqué à la mi-janvier par le président Hollande qui imaginait alors une grande entreprise franco-allemande pour la transition énergétique. 

Mais plutôt qu’une grande entreprise commune, on parle désormais à Paris d’une simple plateforme de partenariats industriels et technologiques autour des réseaux, des énergies renouvelables ou du stockage de l’électricité. 

Le rôle de l’Etat se bornera à identifier des axes stratégiques de coopération entre industriels, instituts de recherche et institutions financières.


(©AFP / 18 février 2014 16h33)

L’AFP ne peut pas nier ses prises de position systématiques en faveur des écologistes, à tel point que des informations reprises par Reuters, Associated Press ou Bloomberg sont tout simplement occultées à dessein. C’est bien le rôle d’une agence de presse à la botte d’un régime politique qui ressemble de plus en plus à la Russie stalinienne. Où est la liberté d’accès à l’information ? Tout simplement bafouée comme le faisait remarquer Reporters sans Frontière pas plus tard qu’hier. En termes de liberté d’expression, la France est bien mal placée, le pays des Droits de l’Homme n’est plus que la caricature de lui-même.

Bref, ce communiqué de l’AFP est là pour le démontrer encore une fois, si c’était encore nécessaire. L’AFP ignore tout simplement que les Allemands ont exprimé leur refus pour tout projet de coopération dans le vaste salmigondis que sont les énergies dites renouvelables étant entendu qu’ils ont de facto dénoncé le protocole de Kyoto en empuantissant l’atmosphère de l’Europe avec leur lignite sans que leurs « verts » aient osé bouger le petit doigt, ces mêmes verts qui s’opposent à toute implantation de lignes THT du nord vers le sud du pays pour transporter l’éventuelle énergie électrique fournie quand il y a du vent par les milliers d’éoliennes installées à grands frais aux alentours de la Mer du Nord. Ces mêmes verts s’opposent à tout redémarrage du programme électro-nucléaire quitte à mettre sérieusement en danger l’avenir énergétique de l’Allemagne et donc l’ensemble de son économie.

Hollande a constaté que les caisses de l’Etat français sont vides et que les énergies renouvelables ne sont plus une priorité et s’il fait un gros appel du coude aux industriels allemands pour soutenir le programme français d’énergies renouvelables il essuiera un refus catégorique, d’ailleurs les électriciens allemands ont déjà manifesté leur désapprobation. Il serait opportun pour lui de surtout ne rien demander en ce sens à Madame Merkel demain à l’Elysée quoiqu’en pensent les illuminés d’EELV. Hollande devrait s’inspirer de Madame Merkel et s’affranchir du soutien des verts tant dans le gouvernement qu’au Sénat car s’il prenait une telle décision, de toutes les façons une opposition au Sénat ne serait pas de grande importance sinon pour retrouver un semblant de démocratie en France.

Un milliard de dollars par jour !

Voilà ce que coûtent les élucubrations politiquement correctes pour sauver la planète d’un réchauffement inéluctable tel que décrété par les éminents experts en climat de l’IPCC. Si on exprime une opinion contraire à cette scientologie basée sur le mensonge, on risque le bûcher. Le pays de l’escroc Al Gore s’est refait une virginité « climatique » en extrayant du méthane de son sous-sol par fracturation hydraulique étant bien entendu que brûler du méthane pour faire de l’électricité était « plus » climato-compatible et politiquement correct que de brûler du fuel lourd bien soufré ou pire de charbon. De plus, ce pays où la bien-pensance et le business sont des règles de vie, le développement des biocarburants a eu pour conséquence la destruction de biotopes uniques comme une partie des grandes prairies du Middle-West américain. Pour autant, l’implantation d’éoliennes et le fracking ont favorisé un boom de l’industrie sidérurgique, grosse consommatrice d’énergie et le secteur du bâtiment pour satisfaire la demande de dizaines de milliers de travailleurs attirés par le gaz dans des contrées pratiquement désertiques. Le rapport CPI (Climate Policy Initiative) supposé indépendant tant des politiciens que des climatologues onusiens indique clairement que l’ensemble des initiatives tant étatiques que privées est globalement contre-productif, les investissement réalisés étant loin de la rentabilité escomptée et loin également d’atteindre leur but ultime qui était de réduire les émissions de gaz carbonique dans l’atmosphère. Par exemple, pour ne citer que l’éthanol, en prenant en compte tous les entrants de cette filière, l’économie de carbone est de seulement 6 %, en d’autres termes chaque tonne de carbone émise après combustion de cet éthanol a requis 940 kilos de carbone consommé pour cette production. C’est trivial mais au moins cette immense économie satisfait les politiciens, les agriculteurs qui ont un débouché assuré et les sociétés d’ingénierie qui construisent des usines près des lieux de production pour préserver ces quelques pour cent de différence qui seraient annihilés s’il fallait ajouter encore les coûts de transport.

Si on poursuit la lecture de ce rapport (voir le lien en fin de billet) on se rend compte que pour l’éolien et le photovoltaïque c’est pire. En prenant comme base de calcul le cours du carbone, un concept dont je n’ai toujours pas compris la signification, mais c’est le seul moyen disponible pour tenter d’établir des comparaisons, on découvre que l’éolien coûtent dix fois plus que les économies de carbone espérées ou théoriquement calculées en oubliant dans ce calcul assez elliptique l’obligation de maintenir une production électrique en cas d’absence de vent, ce qui peut arriver, ou en cas de bourrasques violentes, ce qui peut tout aussi bien arriver. Quant au photovoltaïque c’est 100 fois ce montant même en prenant en compte la tendance actuelle de réduction des coûts grâce aux panneaux solaires made in PRC.

Le souci dans toute cette incroyable arnaque planétaire c’est que tout le monde y trouve son intérêt puisque ce sont les contribuables qui in fine paient la facture. Les politiciens sont fiers des aboutissements de leurs projets, les mafias en tous genre réalisent des bénéfices juteux, les industriels profitent de débouchés inespérés qui n’existaient pas avant les tribulations médiatiques d’un Al Gore ou d’un James Hansen et les compagnies d’électricité ont embauché des milliers d’ingénieurs pour développer ce que l’on appelle pompeusement les « smart grids » ou réseaux de distribution intelligents afin de tenter, avec un succès plus que mitigé, de stabiliser ces réseaux fragilisés par l’intermittence des énergies alternatives.

Dans tout ce maelstrom les investisseurs institutionnels se sont fait piéger, autant les banques que les fonds de pension ou les compagnies d’assurance, et l’accumulation de créances douteuses pour ne pas dire pourries à hauteur, pour le moment, de 490 milliards de dollars, une paille si on se souvient que l’ensemble des fonds de pension des pays de l’OCDE disposent approximativement de 71000 milliards de dollars, pourrait bien exploser. Ces 490 milliards sont en majeure partie garantis par les Etats et donc par les contribuables qui voient pourtant leur facture énergétique augmenter inexorablement.

Le seul aspect positif de cette mascarade planétaire est le flux d’environ 7 milliards de dollars par an des pays développés vers les pays « défavorisés » pour l’implantation d’unités de production électrique indépendantes permettant d’éclairer un village, de faire fonctionner des pompes pour l’irrigation ou encore d’alimenter des réfrigérateurs. Il y a toujours plus de 1,3 milliard d’êtres humains qui n’ont pas du tout accès à l’électricité et cette donnée est optimiste car un autre milliard de personnes disposent d’un réseau électrique peu fiable.

Ce rapport ne dit presque rien sur l’énergie nucléaire, pourtant pas génératrice de carbone et pouvant être considérée comme renouvelable avec l’uranium 238 et le thorium 232 qui sont des éléments fertiles susceptibles d’être utilisés très économiquement comme combustibles. Pour mémoire, chaque tonne d’uranium enrichi de qualité combustible civil à 4 % conduit fatalement à 250 tonnes d’uranium appauvri à 0,3 % d’uranium 235 dont la valeur marchande a fortement augmenté ces dernières années puisqu’il est susceptible d’être encore appauvri pour produire plus d’isotope 235. Curieusement l’énergie nucléaire ne semble pas préoccuper ces même spécialistes pourtant hautement préoccupés par l’accumulation de CO2 dans l’atmosphère.

Force est donc de constater que même des organismes supposés indépendants de tous groupes de pression politique (ou idéologique) sont devenus formatés et empêtrés dans les mensonges répandus à longueur de journal télévisé ou d’article de presse ou encore de comptes rendus de congrès par l’église de scientologie climatique. On est donc en droit de se poser la question ex abrupto : faut-il continuer accepter de payer pour ces délires ? Et cette question se pose opportunément dans la mesure où les géophysiciens prévoient une refroidissement global et durable de la planète en raison de l’accalmie inquiétante de l’activité solaire déjà constatée et prédite pour au moins les 15 à 20 années à venir.

Note : mes lecteurs ont le droit de constater que je fais une fixation sur le climat, mais il faut aussi des voix discordantes qui réfutent le consensus généralement admis et je suis fier de faire partie de celles-là …

Source :climatepolicyinitiative.org/

L’écologie en Europe vue du Japon

Réponse à Vincent Bénard

(http://www.contrepoints.org/2013/09/23/139965-diviser-consommation-denergie-en-france-aberration#comment-549038)

Je vous cite :

« (…) ne pas reproduire certains des travers  de l’action des États concernant le nucléaire : mauvaise prise en compte des coûts de démantèlement et du traitement des déchets, et prise en compte perfectible du coût du risque accidentel, qui n’est pas assurable. Sans sombrer dans l’anti-nucléarisme primaire, il semble aujourd’hui admis que l’influence des États sur ce secteur a tendu à sur-privilégier la filière uranium, la seule exploitable pour produire des armes, sur d’autres voies sans doute plus prometteuses au plan de la sécurité. Mais au moins notre programme nucléaire prétendait il augmenter la disponibilité de l’énergie pour les populations, pas la rationner. »

 

Lorsque De Gaulle a initié le programme de dissuasion nucléaire, ce sont des réacteurs graphite-gaz (CO2) uranium naturel qui ont été utilisés pour produire l’U235 et le plutonium pour fabriquer des bombes sales puis des bombes thermonucléaires. Bref, c’est une histoire bien connue mais quand Framatome a été licencié par Westinghouse pour installer des PWR, en suivant les plans quinquennaux relatifs à l’énergie en France (à la même époque le Rhône a été entièrement maîtrisé ainsi qu’un grand nombre de rivières françaises selon les mêmes plans), l’attrait pour le plutonium (militaire) a progressivement diminué mais la COGEMA et le CEA avaient toujours pour mission de suppléer aux demandes de l’armée. La refonte totale du complexe énergétique nucléaire français a conduit à l’émergence d’ AREVA qui n’a jamais eu pour mission de fournir du plutonium à l’Etat. EDF, de son coté, a cru à juste titre qu’une énergie électrique bon marché se devait d’être promue en particulier après le premier choc pétrolier. Cette énergie électrique bon marché a d’ailleurs substantiellement aidé l’industrie française et contribué au confort de la population, on ne peut pas le nier. Aujourd’hui, des écologistes promus ministres ou « experts » considèrent qu’on peut se passer de l’énergie nucléaire, surtout après l’accident de la centrale de Fukushima-Daiichi au Japon et le « zéro nucléaire » qui s’en est suivi dans ce pays. Comme c’est possible au Japon, la troisième puissance économique du monde, c’est donc possible en Allemagne, en Suisse, en Belgique (98 % nucléaire) et bien entendu en France. Mais ces experts écologistes du genre Martin (le faucheur d’OGM) oublient de voir la réalité en face quant au coût de cette transition nippone obligée pour des raisons de sécurité tant pour l’Etat japonais que pour le simple citoyen.

J’en ai mentionné les retombées dans un précédent billet alors que j’écris ces lignes depuis Tokyo. Les réacteurs japonais déclarés fiables par une autorité indépendante (enfin) comme l’ASN en France seront certainement réactivés, reste à savoir si le prix de kWh diminuera ensuite au Japon … Concernant la filière thorium dans laquelle la Chine s’est résolument engagée (ainsi que l’Inde), le premier pays qui maitrisera de manière totalement fiable cette filière sera le maître du monde, mais pas la France malheureusement car le thorium n’entre pas dans les objectifs et le business plan d’AREVA …

Venons-en aux faits, c’est-à-dire plutôt aux rêves insensés des écologistes qui, tels des termites, sont en train de détruire le peu qui reste d’industrie de pointe en France en dehors de l’armement naturellement, chasse gardée du Palais de la rue Saint-Honoré. Les écolos, auto-nantis du savoir et des bonnes décisions à prendre pour l’avenir de l’humanité, ont déclaré la guerre au nucléaire, au charbon (oublions les verts allemands qui n’en ont rien à faire), au pétrole et au gaz naturel car il s’agit de la survie de l’humanité. Au Japon, puisque je séjourne en ce moment à Tokyo, je discutais avec mon fils qui a investi 100 000 euros dans sa maison pour isoler, installer un panneau solaire pour l’eau chaude et un système de chauffage au gaz (naturel) et il me disait qu’il lui faudrait trente ans pour amortir son investissement, or comme toutes les maisons individuelles n’ont pas de durée de vie supérieure à trente ans en raison des tremblements de terre et des typhons, il en est quitte pour ne pas gagner un yen sur son installation. Il m’a répondu qu’il avait pris cette décision par esprit civique et pour la simple satisfaction de voir ses notes de gaz diminuer d’environ 40 % sur un moyenne d’une année maintenant. Pour le photovoltaïque, même chose, le Japon produit ses propres panneaux solaires de haute qualité (rien à voir avec le bull-shit chinois) et des centaines de milliers de Japonais se sont équipé de panneaux photovoltaïques. On en voit partout dans les quartiers résidentiels de Tokyo où j’aime flâner à ma guise. Mais pas question d’obtenir la moindre subvention de l’Etat qui n’a qu’un mot d’ordre : « la qualité japonaise est inégalable ». Près de 60 % des Japonais sont favorables à un redémarrage des réacteurs nucléaires déclarés aptes à l’exploitation (j’ai lu ça dans le Japan Times il y a quelques jours) car le plan de redressement de Shinzo Abe pourrait être compromis si la balance commerciale continuait à être déficitaire en raison des importations massives d’hydrocarbures comme en France. Maintenant installer des milliers de moulins à vent dans les campagnes japonaises, pas question, je l’ai déjà mentionné dans un précédent billet. On peut d’ailleurs dire sans se tromper que les Japonais, à l’exception d’une infime minorité, n’ont rien à foutre de l’écologie telle qu’elle est pratiquée en Europe, en particulier en Allemagne, en Belgique et au Danemark. A tel point qu’un député socialiste belge de Wallonie s’est senti carrément nerveux quand il a fait un calcul du coût des dizaines de milliers d’éoliennes que les verts veulent faire installer dans les zones favorables. Je le cite : Le député socialiste Claude Eerdekens envisage un avenir sombre, dans lequel ménages wallons et entreprises vont immanquablement s’engluer: «À partir de 2020, les lobbies éoliens recevront une rente de situation durant 20 ans de 700 millions € par an jusqu’en 2040, payés par les contribuables et les entreprises, avec le risque de la délocalisation des entreprises vers des pays plus réalistes».

Il conclut en comparant la participation des ministres Écolo au gouvernement wallon depuis presque 5 ans à une «tragédie pour la Wallonie, qui mettra 20 ans à se remettre de ce désastre». Tout est dit alors que la Belgique est encore le pays le plus nucléarisé (civil) du monde et que ces écologistes abscons ont déclaré la guerre à l’uranium !!!