Comment le plus repoussant conte de fée climatique a gagné la bataille

La science n’est pas censée induire en erreur. Elle est censée être précise, rigoureuse et circonspecte.

Article de Donna Laframboise paru sur son site nofrakkingconsensus.com/

Ces dernières années, quelque chose de sournois et dénué d’éthique s’est produit. Les autorités ont commencé à parler du pire scénario climatique comme si c’était notre avenir probable.

Il y a plus d’une décennie, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat a élaboré quatre contes de fées pour décrire comment les humains pourraient avoir un impact sur le climat d’ici 2100. Il y avait un scénario optimiste, deux scénarios de milieu de gamme et un scénario pessimiste. Ce dernier est connu sous le nom de RCP8.5 (je le pense comme Ridiculous Climate Prophecy 8 point 5).

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En janvier, Zeke Hausfather et Glenn Peters ont publié un commentaire dans Nature rappelant à tous que le RCP8.5 n’est pas une vision réaliste de l’avenir. Il représente un monde dystopique improbable et à haut risque (ce sont leurs mots) dans lequel « les dés sont chargés des pires résultats ». Cela ne peut pas devenir une réalité, soulignent-ils, à moins que l’humanité ne brûle cinq fois plus de charbon que nous ne le faisons actuellement, « un montant supérieur à certaines estimations des réserves de charbon récupérables ». Chaque fois que le RCP8.5 est mentionné, disent-ils, il devrait être clairement étiqueté comme un «pire cas improbable».

Leur plaidoyer est sans équivoque.

Nous devons tous – des spécialistes des sciences physiques et des modélisateurs de l’impact climatique aux communicateurs et décideurs – cesser de présenter le pire des scénarios comme le plus probable. L’analyste climatique américain Roger Pielke Jr. a également écrit trois articles qui documentent comment le RCP8.5 « a fait passer une valeur llimite extrême au centre des discussions sur les politiques climatiques », corrompant au passage de grandes parties de la littérature scientifique (voir les liens en fin de billet). Lui aussi appelle la vision RCP8.5 du futur imaginaire et impossible.

L’économiste canadien Ross McKitrick sonne également la sonnette d’alarme. Le RCP8.5, dit-il, est « un brûlot qui prédit des augmentations historiquement sans précédent des émissions mondiales de CO2 ». En utilisant des mots comme invraisemblable, improbable, exagéré et distorsion, il indique clairement que le seul endroit où cette vision de l’avenir existe est dans les imaginations délirantes.

« Personne ne croit sérieusement », dit-il, « que l’augmentation de la consommation de charbon décrite par le RCP8.5 soit même possible ».

Même les journalistes qui ont médité sur la menace climatique se réveillent. Dans un article intitulé « Nous obtenons une image plus claire de l’avenir climatique – et ce n’est pas aussi mauvais qu’il le paraissait autrefois » (lien), David Wallace-Wells rapporte que la plupart des experts qu’il a interviewés «m’ont dit qu’ils ne considéraient pas le RCP8.5 comme un scénario plausible. » D’ici 2100, rappelez-vous, l’adolescente Greta Thunberg aura 97 ans. Wallace-Wells observe que toute tentative de prédire à quoi ressemblera le monde dans un avenir proche n’est en réalité qu’un « jeu insensé ». Dans ses mots : La projection de la consommation mondiale d’énergie en 2100 équivaut à des projections en lesquelles ont devait croire faites en 1940 sur notre situation actuelle.

Pourtant, c’est à cela que sert en grande partie la «science» du climat – et le «journalisme» sur le climat. En 2018, la première page du New York Times annonçait : le rapport américain sur le climat met en garde contre les dommages causés à l’environnement et la contraction de l’économie. Cela a commencé ainsi : Un important rapport scientifique publié (lien) par 13 agences fédérales présente les avertissements les plus frappants à ce jour sur les conséquences du changement climatique pour les États-Unis, prévoyant que si des mesures importantes ne sont pas prises pour freiner le réchauffement climatique, les dégâts vont frapper jusqu’à 10 pour cent de la taille de l’économie américaine à la fin du siècle.

Plus incroyable, ce « rapport scientifique majeur » prend le RCP8.5 au sérieux. Appelant cela un « scénario de base », la page 6 du rapport le présente comme une possibilité réaliste plutôt que comme une hallucination farfelue : Le RCP8.5 est généralement associé à une croissance démographique plus élevée, à moins d’innovations technologiques et à une intensité carbone plus élevée du mix énergétique mondial.

Cela signifie que le rapport est dénué de toute qualité, peu importe le nombre d’organismes fédéraux impliqués dans sa création. Mais le Times n’a pas dit cela aux lecteurs.

LIENS:

https://nofrakkingconsensus.com/wp-content/uploads/2020/06/NCA2018_page6_RCP8dot5.pdf

Le Times n’a pas non plus informé pleinement les lecteurs de Michael Oppenheimer, cité dans cet article. Il n’est pas seulement « un professeur de géosciences et d’affaires internationales à Princeton », comme le Times le décrit. Au contraire, comme le montre clairement sa biographie en ligne, il « a rejoint l’Université de Princeton après plus de deux décennies avec l’Environmental Defence Fund (EDF), une organisation environnementale non gouvernementale, où il a été chef scientifique et directeur du « Climate and Air Program ». Un homme qui a passé deux décennies sur la masse salariale d’une riche organisation militante dominée par des avocats ne peut pas être considéré comme un scientifique impartial. Il a un point de vue précis, un objectif. Le public a le droit de le savoir. Autres liens

Hausfather & Peters, Emissions – the ‘business as usual’ story is misleading

Changement climatique : le problème des 75 % selon Bill Gates

Bill Gates tient un blog (gatesnotes) et on y trouve des pépites comme celle qu’il a laissé le 17 Octobre 2018 et que je relate ici. Quelles innovations viennent à l’esprit quand on veut combattre le « réchauffement du climat » partant du principe que ce réchauffement est provoqué par le CO2 rejeté dans l’atmosphère par l’activité humaine ? Il vient immédiatement à l’esprit que les moulins à vent et les panneaux solaires c’est exactement ce à quoi presque tout le monde pense. Les prix des turbines des éoliennes et des panneaux solaires ont considérablement diminué ces dix dernières années et de nombreux pays ont décidé que ces sources d’énergie électrique contribueront à la maîtrise du climat. C’est une bonne nouvelle pour les pays qui sont très ensoleillés ou qui sont traversés par des vents constants. Mais la nuit et sans vent il y a un problème toujours pas résolu et qui ne le sera peut-être jamais : on ne sait pas stocker l’énergie électrique à grande échelle et il faudra peut-être attendre des dizaines d’années pour voir apparaître des technologies permettant de maîtriser ce problème.

En réalité, comme le souligne Bill Gates, et il a raison, la production électrique dans le monde n’est responsable que de 25 % des émissions du CO2 accusé d’être la cause du réchauffement observé depuis le milieu du XXe siècle. Si toute l’énergie électrique produite devenait par un coup de baguette magique totalement exempte de rejets de carbone par quel autre coup de baguette magique pourra-t-on gérer les 75 % de rejets de CO2 restant ? Selon l’IPCC il y a urgence et dans dix ans il faudra disposer de technologies adéquates pour atteindre les objectifs fixés d’une réduction de 80 % des émissions de carbone à l’horizon 2050.

D’où proviennent les émissions de carbone ? Je ne sais pas si le vieux Bill est végétarien mais le graphique qu’il a mis sur son blog laisse rêveur :

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À noter que les flatulences et les pétulences des animaux à corne sont considérées comme des gaz à effet de serre et sont exprimées ici en équivalents de CO2, ce qui fait que l’agriculture représente 24 % des émissions (en équivalent) de carbone. Si Bill Gates était honnête avec lui-même il devrait soustraire de cette estimation tout le carbone immobilisé sous forme d’herbe, de maïs et d’autres aliments proposés au bétail par la photosynthèse végétale … Il est raisonnable de penser que le bilan global en carbone de l’élevage est proche de zéro. Il n’empêche que des commandos de « vegans » n’en pensent pas moins et organisent des actions terroristes à l’encontre des boucheries et des abattoirs pour sensibiliser l’opinion au problème des pêts des bestiaux !

Bill Gates a bien appris sa leçon (?) quand il prétend que les transports ne représentent que 14 % des émissions de carbone et les bâtiments avec des gens qui y vivent ou y travaillent seulement 6 % de ces émissions. Naturellement Gates ne cite pas ses sources, il a probablement sorti ces chiffres de son chapeau. Quant à quantifier l’industrie de seulement 21 % des émissions totales de carbone, on peut encore se poser des questions. Gates, qui est un grand voyageur dans son jet privé considère que le poste d’émissions de carbone transports est fortement alourdi par les bateaux, les avions et les camions, ben voyons !

Finalement en dehors des oeuvres humanitaires supervisées par son épouse Melinda, le vieux Bill écrit n’importe quoi.

Source et illustration gatesnotes daté du 17 octobre 2018

Energies renouvelables : la Cour des Comptes jète un pavé dans le marigot

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Je me suis plongé dans le rapport de la Cour des Comptes relatif aux énergie renouvelables et c’est un document dont il faut absolument imposer la lecture à tous les ministres du gouvernement, y compris au laryngophoniste hélicoptérien, tant il est alarmant. Ce rapport n’insiste pourtant pas sur l’état de la consommation d’énergie primaire de la France car il ne s’intéresse qu’aux énergies dites renouvelables pour lesquelles la grande majorité des investissements est orientée vers la production d’électricité. Il est en effet important d’insister sur cet aspect qui semble avoir échappé aux instances dirigeantes du pays et en particulier au ministre de la transition énergétique qui ne semble posséder très peu « ou chouia » de neurones fonctionnels. Les données sont publiques, elles datent de 2015 et figurent sur Wikipedia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Énergie_en_France). On trouve donc :

Combustibles fossiles : 68,2 % (charbon : 2,4 %, pétrole : 45,7 %, gaz : 20,1 %)

Nucléaire : 19 %

Énergies renouvelables : 12,8 % (biomasse et déchets : 8,8 %, hydraulique : 2,6 %, éolien : 0,9 % et quelques chouias photovoltaïques).

Au total la production d’électricité représente (2015) 24,7 % de la consommation d’énergie finale en France qui se répartit ainsi : 72,3 % nucléaire, 17,8 % hydraulique et 8,6 % thermique classique. La production électrique en France est donc essentiellement décarbonée. C’est à peu près tout ce qui est intéressant dans cet article de Wikipedia puisqu’il prend ensuite en considération les émissions de carbone et la prose est téléguidée. Mais il faut retenir un point à ce sujet, celui qui préoccupe justement Hulot, le m’s)inistre d’Etat de la transition énergétique et solidaire dont l’objectif est de ruiner la France dans laquelle vivront nos enfants et petits-enfants : détruire le patrimoine électro-nucléaire du pays.

Exprimées en Tep ou tonnes équivalent pétrole on constate immédiatement que le plus gros poste de consommation d’énergie primaire en France est à l’évidence constitué par les combustibles fossiles. Ceux-ci sont pour l’instant et pour encore longtemps sans alternative, qu’il s’agisse du transport (un tiers des combustibles fossiles importés, essentiellement pétrole), du secteur résidentiel ( 30 % également, essentiellement le chauffage, gaz et fuel domestique) et du secteur industriel, 19 %. L’objectif de Hulot et donc du gouvernement est de réduire l’empreinte carbone de la France et en même temps de réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique français alors que le nucléaire ne représente que 19 % de l’énergie primaire consommée en France. Le programme de transition énergétique mis en place vraiment à la légère coûte déjà en 2018 (rapport de la CDC, page 46) 5,2 milliards d’euros et à ce coût il faut ajouter le soutien budgeté de 5,1 milliards d’euros pour le développement des énergies renouvelables en électricité (ibid. p 51).

Il faut constater que très curieusement le gouvernement se focalise dans sa fameuse transition énergétique uniquement sur l’électricité et les sources renouvelables de cette énergie afin qu’elle soit décarbonée alors que le nucléaire et l’hydroélectrique sont par définition non carbonés.

Il est difficile dans ces conditions de comprendre la démarche intellectuelle du gouvernement. L’Etat, c’est-à-dire les contribuables et la dette qui sera transmise à nos enfants puisque l’Etat Français est déja insolvable, investit l’équivalent en euros d’un EPR par an pour développer des énergies renouvelables électriques qui sont de par leur nature intermittentes et ne créent pas vraiment de nouveaux emplois en France car il n’existe aucun fabricant français de turbines pour les moulins à vent ou pour les panneaux solaires. Le rapport de la CDC insiste d’ailleurs lourdement sur ce point.

Que faut-il retenir de ce programme grotesque de transition énergétique à la Française puisque ce pays est dans une situation particulière et unique au monde en ce qui concerne sa production d’électricité qui est l’obsession des écologistes ? Tout simplement que ces individus, y compris Hulot, sont toujours allergiques à l’uranium et qu’ils ont mis sous le tapis la consommation des énergies fossiles des secteurs transport et chauffage des particuliers qui représentent 60 % de la consommation de combustibles fossiles intégralement importés. C’est là que se trouve le gisement d’émissions de carbone qu’il faut arriver à contrôler et si possible réduire et non pas l’électricité, loin de là et certainement pas dans le cas de la France ! Hulot est un pur descendant des crypto-trotskistes qui ont exigé la fermeture de l’usine de Creys-Malville, il se fourvoie encore une fois dans un combat totalement surréaliste anti-nucléaire, source d’énergie dont l’utilité incontournable n’a pas échappé aux Chinois. Hulot va à rebours du progrès technique et veut appauvrir la France pour satisfaire ses délires écologistes. Il ne laissera pas un grand souvenir dans l’histoire du pays, c’est le moins qu’on puisse dire.

Sources : rapport de la Cour des Comptes (18 mars 2018 disponible sur le site de la Cour des Comptes : https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2018-04/20180418-rapport-soutien-energies-renouvelables.pdf et Wikipedia, illustration (Wikipedia) Didier Migaud, président de la Cour des Comptes dont aucun gouvernement n’a jamais tenu compte de ses rapports et c’est bien regrettable car s’il en était autrement le pays se porterait beaucoup mieux …

Et maintenant des avions électriques !

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Il y avait les voitures électriques qui ne datent pas d’aujourd’hui, j’ai d’ailleurs écrit plusieurs billets à ce sujet. Il y a aussi les scooters électriques et le ministre de l’énergie à pédale douce en possède un. Un modèle correct de ce genre de gadget coûte au moins 4500 euros pour ceux qui seraient tentés. Enfin il y a les vélos électriques de plus en plus populaires dont le modèle de base muni d’une batterie permettant une autonomie de 20 kilomètres environ sur terrain plat revient à environ 1000 euros. Ce prix comprend pour moitié celui de la batteries Li-ion. Puisque la centrale électrique de Fessenheim va être fermée alors qu’elle aurait pu permettre la charge de 400000 véhicules automobiles bas de gamme par jour, c’est théorique je sais, mais quand il n’y a pas de vent il faut bien trouver une autre source d’énergie fiable et en France, le pays qui veut montrer l’exemple en matière d’énergie verte, il n’y a pas vraiment d’autre choix que l’énergie nucléaire pour faire face à la demande croissante en électricité de tous ces véhicules à empreinte carbone nulle à condition naturellement que l’on ne brûle ni charbon ni gaz pour les recharger.

La Suisse qui a décidé d’abandonner le nucléaire à la suite d’une votation il y a près d’une année se lance dans l’avion électrique. Le monde entier connait le Solar Impulse qui a fait l’objet d’un battage médiatique insensé mais il ne s’agit pas d’un avion se rapprochant du Soleil pour voler et qui, comme Icare, a subi des avaries notoires lors de son tour du monde peu reluisant. Il s’agit bel et bien d’un avion de tourisme électrique embarquant son énergie sous forme de batteries, un projet développé par la société suisse H55 (www.h55.ch/) avec la collaboration de Siemens et de l’école polytechnique fédérale de Lausanne. H55 située à Sion est le développeur du Solar Impulse et avec une profusion d’aides fédérales et cantonales (canton du Valais) dans la droite ligne de la bien-pensance écologique le petit avion de tourisme (illustration) va faire de nombreux adeptes y compris le laryngophonique Nicolas qui veut pourtant quoiqu’il en coûte fermer toutes les plus vieilles centrales nucléaires françaises. J’ai beau me gratter le cuir chevelu je ne comprend plus rien aux tergiversations des écologistes car ce ne sont pas des moulins à vent qui pourront recharger tous ces gadgets réservés aux riches en dehors des vélos.

Source et illustration : Le Nouvelliste

Crise climatique : Il est urgent de revoir notre perception de l’énergie nucléaire

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Sans vouloir abonder dans le sens des alarmistes du réchauffement climatique d’origine humaine – je suis déjà convaincu par avance que l’année 2017 battra tous les records de chaleur – au risque de renier mes convictions relatives à la seule influence de l’activité solaire sur l’évolution du climat, il faut se rendre à l’évidence : cette histoire de réchauffement climatique est intimement liée à la consommation d’énergie sous toutes ses formes, que ce soit la production d’électricité, l’industrie, le chauffage domestique ou les transports. La consommation d’énergie primaire pour la production d’électricité ne représente dans les pays de l’OCDE que moins de 40 % de l’ensemble de l’énergie fossile (gaz, pétrole et charbon) consommée et par voie de conséquence de CO2 libéré dans l’atmosphère. C’est un fait mais l’idéologie climatique s’est focalisée sur la production d’électricité car il s’agit du poste supposé pouvoir être le plus aisément remplacé par des énergies renouvelables telles que le vent ou le Soleil malgré le caractère aléatoire de ce type d’énergie.

Dans ces mêmes pays de l’OCDE il ne reste plus beaucoup d’alternatives pour produire de l’électricité non carbonée. L’hydroélectricité a atteint presque partout ses capacités maximales et il ne reste donc plus, en toute logique, que l’énergie nucléaire qui puisse être une source fiable d’électricité. Pourtant les mouvements écologistes entretiennent constamment une véritable panique auprès du public en ce qui concerne cette source d’énergie. Depuis l’accident de Fukushima-Daiichi l’Allemagne, pour ne citer que cet exemple caricatural, a décidé de fermer toutes ses usines de production électrique d’origine nucléaire et elle est devenue de ce fait le plus gros pollueur d’Europe en brûlant des quantités invraisemblables de charbon qui plus est de mauvaise qualité. La Suisse va suivre son exemple à la suite d’une votation très serrée et il est difficile d’imaginer que ce pays puisse s’équiper comme son voisin de centrales électriques au charbon dans les vallées alpines (bonjour la pollution !) ou recouvrir son territoire magnifique de moulins à vent. Bref, il est maintenant reconnu que la seule alternative possible et crédible est l’énergie nucléaire si les pouvoir politiques « veulent sauver le climat ».

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Pour l’opinion publique l’énergie nucléaire est dangereuse en raison des déchets radioactifs qu’il est nécessaire de prendre en charge et de stocker de manière totalement sûre pour de nombreux siècles. C’est l’un des arguments des mouvements écologistes opposés à cette énergie. De plus l’amalgame avec les armements attise la peur du public en particulier depuis la recrudescence de tensions géopolitiques entre les USA et la Russie qui détiennent pratiquement à égalité plus de 90 % de tout l’armement atomique de la planète. Enfin la construction de nouvelles unités est devenue financièrement monstrueuse malgré le fait – et les analystes ont trop tendance à l’oublier – que ces installations fonctionneront pour la grande majorité d’entre elles durant plus de 70 ans.

Il est donc urgent que le public soit informé de manière impartiale au sujet de l’énergie nucléaire et de sa non-dangerosité contrairement à ce qu’affirment les mouvements écologistes. Avec le développement nécessaire des véhicules électriques pour diminuer la production de CO2 il n’y aura pas d’autre alternative si nous ne voulons pas plonger dans la pauvreté.

Source : senseaboutscience.org/wp-content/uploads/2017/06/making-sense-of-nuclear.pdf . Illustrations : transport de combustibles nucléaires usés en Allemagne, voiture électrique Elcar fabriquée en Italie dans les années 1970 par la société Zagato d’une autonomie de 80 km à une vitesse maximale de 70 km/h

Du rififi dans l’économie allemande

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Inutile de mentionner les déboires de la firme Volkswagen, ce n’est pas le sujet de ce billet. Il s’agit d’une situation beaucoup plus préoccupante relative au secteur de l’énergie. Après la décision stupide et inappropriée d’abandonner le nucléaire après la catastrophe de Fukushima-Daiichi provoquée par un tsunami géant, le secteur énergétique allemand se trouve aujourd’hui dans une situation tellement catastrophique qu’elle doit provoquer des nuits sans sommeil et certainement sans rêves au führer à dentelles Angela Merkel. Les chiffres sont là : RWE a perdu 25 % de sa capacité de production électrique et de son capital tangible en étant obligé de fermer dans un premier temps ses plus vieilles centrales nucléaires, et ce n’est pas fini ! La capitalisation boursière de cette société a chuté de 70 % depuis le tsunami japonais du 11 mars 2011. Ce n’est pas moi qui invente ces données, elles proviennent du très sérieux Frankfurter Allgemeine Zeitung. RWE est tout simplement en situation de banqueroute, également confronté à 45 milliards d’euros de dettes, soit 8 fois sa capitalisation boursière actuelle ! Et ce n’est pas mieux pour E.On le deuxième opérateur allemand dans le secteur de l’énergie dont la capitalisation boursière à chuté de 58 % depuis Fukushima.

Pour encore aggraver la situation de RWE les consommateurs et clients industriels anglais fuient sa filiale britannique qui représente un cinquième des ventes de la société et ce depuis le Brexit. On comprend les Anglais et je suis de tout coeur avec eux, puisque le führer Merkel a décidé de punir Londres, alors les citoyens anglais répondent en punissant les sociétés allemandes (et autres) installées sur leur sol.

Pour ma part, j’ai décidé de fermer mon compte à la Deutsche Bank car des rumeurs persistantes annoncent la fermeture de l’agence de Santa Cruz de Tenerife. En effet, la Deutsche Bank (DB) est empêtrée par des créances pourries et des produits financiers dérivés qui atteindraient des sommes inimaginables. Certains analystes vont jusqu’à mentionner le montant délirant de quinze-mille milliards de dollars de produits dérivés dans le bilan de cette seule banque.

Heureusement que RWE et DB sont trop gros pour faire faillite (too big to fail) et l’Etat allemand mettra la main à la poche, ou plutôt non, pas l’Etat mais les contribuables allemands, encore faudra-t-il qu’ils consentent à faire un tel effort astronomique, ce qui est loin d’être gagné lors des élections de cet automne prochain.

Peut-être bien que la crise européenne à avenir ne viendra finalement pas de l’Italie mais de la plus robuste économie de l’Union Européenne, un géant aux pieds d’argile, l’Allemagne …

Illustration : siège social de RWE à Essen (Wikipedia)

Maladie d’Alzheimer : un refroidissement du cerveau ?

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La température du corps est contrôlée par l’hypothalamus et des organes tels que le foie, le coeur, les muscles qui produisent de la chaleur pour maintenir cette température à une valeur proche de 37 degrés. Pour parfaire cette régulation et en cas d’urgence, par exemple quand on se trouve dans un environnement froid, l’organisme s’arrange pour « brûler » à perte des graisses qu’il trouve principalement dans le tissu adipeux brun. En effet, contrairement au tissu adipeux blanc devenant souvent pratiquement inutile à l’organisme sinon pour défigurer la silhouette, le tissu adipeux brun présente cette couleur caractéristique car ils est riche en mitochondries. Les mitochondries sont les centrales thermiques de l’organisme et elles sont capables de brûler du glucose, leur carburant habituel, mais aussi des acides gras et bien d’autres déchets cellulaires. Leur rôle est de fournir de l’énergie sous forme d’ATP mais aussi de la chaleur.

Avec l’âge, la température du corps a tendance à diminuer et par exemple la consommation de glucose dans certains tissus, dont le cerveau, diminue également. Dans le cas de la maladie d’Alzheimer (AD) cette hypothermie peut être prononcée malgré le fait qu’il n’existe pas de données précises à ce sujet, et la consommation de glucose au niveau de l’hypothalamus s’effondre. La température du corps varie aussi au cours de la journée et a tendance à diminuer lors des phases de sommeil. Chez les personnes souffrant d’AD ce refroidissement nocturne tout relatif puisqu’il n’est que de un degré voire un peu plus est retardé en comparaison de sujets sains du même âge. Y aurait-il alors une relation de cause à effet (ou l’inverse) entre cette diminution de la température corporelle et l’AD ?

C’est ce qu’a tenté d’élucider une équipe de biologistes de l’Université Laval à Québec dirigée par le Docteur Frederic Calon en utilisant le modèle murin maintenant largement utilisé de la maladie d’Alzheimer, des souris transgéniques exprimant en vieillissant la protéine tau et la protéine beta-amyloïde, marqueurs de cette maladie, et qui, en outre, présentent des déficiences cognitives caractéristiques. Il s’agit de souris homozygotes dites 3xTg-AD. Comment explorer l’effet de la température sur l’évolution de l’AD ? Tout simplement en soumettant les souris à de basses températures et en suivant l’évolution de l’apparition de plaques amyloïdes, de la protéine tau et de divers autres marqueurs comme l’expression d’une protéine appelée UCP1, acronyme de uncoupling protein, encore appelée thermogénine, qui intervient dans la régulation de la fonction particulière des mitochondries à produire de la chaleur au niveau précisément du tissu adipeux.

Quand les mitochondries sont « découplées » elles consomment de l’énergie dans le seul but de produire de la chaleur, un peu comme si une centrale électrique brûlait du charbon sans produire d’électricité. Et ce processus se situe essentiellement dans le tissu adipeux brun. En soumettant les souris au froid l’activité métabolique du tissu adipeux brun est augmentée, certes, mais pas suffisamment pour réguler la température corporelle. Celle-ci diminue de près de 1,5 degrés quand les souris vivent à une température ambiante de 4 degrés pendant 24 heures voire plus, alors que l’expression de l’UCP1 est accélérée. Tout se passe donc comme si l’organisme de ces souris génétiquement modifiées n’arrivait pas à répondre au stress thermique malgré les marqueurs indiquant que pourtant le tissu adipeux brun est parfaitement stimulé pour remplir sa fonction de régulation de la température. De plus l’exposition au froid a également pour résultat d’accélérer la modification de la protéine tau sans pour autant modifier significativement l’évolution de la protéine amyloïde beta. Quant aux fonctions cognitives des souris, il n’est malheureusement pas facile de les quantifier au cours de cette exposition au froid car les souris sont engourdies et ne répondent pas aux sollicitations de l’expérimentateur.

Pour tenter d’élucider ce qui se passe intimement au niveau cellulaire en exposant ces mêmes souris à une température externe de 28 degrés, il y a comme un retour à la normale. Pour les humains et les souris cette température est le point dit de thermoneutralité : l’organisme n’a plus besoin de dépenser d’énergie pour maintenir sa température à 37 degrés et il n’a pas non plus besoin de dépenser de l’énergie pour se refroidir. Chez l’homme la température de thermoneutralité se situe entre 25 et 30 degrés. La thermorégulation est commandée par l’hypothalamus via le système nerveux sympathique et il s’agit d’un processus complexe, les mitochondries du tissu adipeux y jouant un rôle central. Comme les maladies neurodégénératives semblent également être provoquées par un mauvais « nettoyage » des déchets apparus lors de la sénescence et de la mort des cellules, les mitochondries jouent également un rôle loin d’être négligeable dans ce nettoyage en particulier pour satisfaire à la demande en énergie.

Lors du vieillissement de l’organisme les mitochondries sont particulièrement vulnérables, comme l’a montré l’équipe du Docteur Hayashi (voir le lien sur ce blog), à la disponibilité en glycine qui dépend d’activités enzymatiques présentes dans le cytoplasme et dont l’expression est programmée par le noyau. La chute de cette disponibilité en glycine perturbe la capacité respiratoire des mitochondries au point d’induire des perturbations de l’ensemble de l’état métabolique de la cellule et par voie de conséquence de provoquer dans l’organisme des phénomènes inflammatoires délétères.

Est-ce aussi le cas pour la régulation thermique qui se dégrade au cours du vieillissement et l’apparition de la maladie d’Alzheimer ? Il faudra encore réunir de nombreuses évidences pour comprendre exactement ce qui se passe intimement dans les cellules et leurs mitochondries dont évidemment et en particulier les neurones.

Au cas où, je vais continuer à avaler une dizaine de grammes de glycine chaque jour …

Source : Neurobiology of Aging (2016), doi: 10.1016/j.neurobiolaging.2016.03.024 , article aimablement communiqué par le Docteur Calon qui est ici vivement remercié.

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/06/08/rester-jeune-tres-simple-gavez-vous-de-glycine-acide-amino-acetique/

Nouvelles de Fukushima

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Naturalnews.com est un site lu par plus de 7 millions de personnes aux USA, c’est-à-dire 7 millions d’individus qui gobent toutes crues les informations qu’on leur propose dans la plus pure prose joyeusement vert-pomme. Je traduis le titre du dernier papier(-toilette) que ce site a mis en ligne le 17 décembre : « Dissimulation des radiations massives en provenance de Fukushima, des scientifiques payés par le gouvernement déclarent que ces radiations sont inoffensives ».

Ce genre de titre accrocheur est une parfaite illustration de la rhétorique des écologistes et des affidés aux mouvements idéologiquement opposés à l’uranium. Mais il a aussi pour effet d’alarmer une population totalement ignorante des faits. Dans plus d’une centaine d’échantillons prélevés récemment à grands frais dans l’Océan Pacifique entre l’Alaska et le sud de la Californie la radioactivité moyenne due au césium-134 (demi-vie de deux ans) et au césium-137 (demi-vie de 30 ans) s’est révélée être de 11 becquerels par mètre cube, en d’autres termes 11 désintégrations par seconde. En tant qu’ancien biologiste ayant travaillé avec des produits radioactifs pendant des années, je n’arrive pas à comprendre comment les mesures ont pu être matériellement effectuées ! C’est un peu comme cette histoire de césium qu’on avait retrouvé au sommet du Puy-de-Dôme au cours de l’été 2011 … du 134 ou du 137 ? On n’a jamais vraiment su ce que le Criirad avait mesuré pour ce scoop mensonger.

Il faudrait tout de même clarifier la situation car on peut faire dire n’importe quoi à de telles mesures fantaisistes même si elles ont été effectuées par des spécialistes. Le premier point important est que le césium-137 retrouvé dans l’océan peut fort bien provenir encore des essais nucléaires atmosphériques des années 50-60. Si on veut attribuer spécifiquement cette radioactivité à l’accident de Fukushima, il faut plutôt considérer le césium-134 or il n’en reste déjà plus que 20 % de la quantité émise dans l’atmosphère et les eaux de refroidissement des réacteurs endommagés depuis le 11 mars 2011 qui se sont retrouvées dans l’océan en raison de fuites. Quand les écologistes clament que la situation le long des côtes américaines ne pourra qu’empirer car il y a encore de la radioactivité qui va arriver en provenance du Japon, on ne peut qu’être stupéfait par leur mauvaise foi.

Le deuxième point est le degré de dangerosité de cette radioactivité. Il faut rappeler que les normes japonaises fixent la radioactivité naturelle de l’eau potable, quels que soient les radio-isotopes considérés, à 20 becquerels par litre. Cette valeur est tout simplement 1800 plus élevée que ce que les mesures sur l’eau océanique le long des côtes ouest-américaines ont révélé !

Enfin, si on considère que notre corps est naturellement radioactif en raison de la présence de potassium-40 et de carbone-14, il faut relativiser la situation car une personne de 70 kg subit, si l’on peut dire, 4000 becquerels (désintégrations par seconde) dus au potassium et 1200 becquerels dus au carbone-14 produit en permanence par spallation cosmique que l’on retrouve dans les aliments. Conclusion, RAS, Rien À Signaler … Cette histoire de césium dans l’Océan Pacifique relève de la fausse science que pratiquent en permanence les idéologues écologistes, que ce soit à propos du climat, de l’énergie nucléaire ou des OGMs.

Adapté d’un article paru dans Natural News.

Selon la Banque Mondiale quel est le problème le plus critique dans le monde aujourd’hui ?

Le vrai lien entre les combustibles fossiles et la qualité de vie

Ce n’est pas du tout ce à quoi on a tendance à penser en ces temps d’intoxication politique, intellectuelle et médiatique généralisée dans tous les domaines. Ce n’est pas le réchauffement climatique ni le « vilain Poutine » ni le « méchant Assad » ni l’horrible « califat islamique ». Il s’agit d’un problème éminemment plus tangible, considérable, et pourtant il n’y a aucun lobby pour en faire la publicité auprès des décideurs, des ONGs bien pensantes et politiquement correctes et des gouvernements parce que tous les pays développés n’en ont cure, il s’agit de la pauvreté créée par le manque d’énergie dans les pays du tiers monde. Dans les pays occidentaux la mauvaise foi va jusqu’à convaincre ces décideurs que trop d’énergie à portée de la main, toute l’énergie dont on a besoin (et quand on dispose d’énergie on en a de plus en plus besoin), est un problème à dénoncer très salutairement pour se donner bonne conscience. La honte que devraient au contraire dénoncer ces ONGs est que pour 6 personnes sur 7 vivant dans des pays en voie de développement ou pauvres le manque d’énergie est une calamité. Le seul paramètre qui sépare indubitablement les pays pauvres des pays riches est l’énergie disponible. Mais on a coutume maintenant pour satisfaire la bien-pensance à attaquer les compagnies productrices d’énergie – en anglais les « utilities » – parce qu’elles sont accusées de détruire la planète et cela en se plaçant cyniquement sur un plan moral que rien ne justifie … Pourtant, l’un des plus grands progrès technologiques du XXe siècle a été l’électrification des villes qui permit de réduire la pollution et d’ouvrir la porte à toutes sortes de progrès technologiques. On a longtemps clamé que l’électricité était une « fée » contribuant au bonheur des hommes. Le XXe siècle fut dans un premier temps celui de l’électricité-charbon. Puis vint l’électricité-pétrole et ensuite l’électronucléaire. Mais il s’agissait toujours de la « fée électricité » quelle que fût son origine. L’énergie disponible permit l’essor de l’industrie, des chemins de fer, de l’automobile puis des liaisons maritimes et par aéroplanes, personne ne pourra le nier. Ces progrès technologiques majeurs, électricité, moteurs à vapeur puis moteur à explosion, ont paradoxalement ralenti la croissance de la population dans les pays dotés de ces formes d’énergie abondante et bon marché.

De nombreuses études plus ou moins scientifiques tirent la sonnette d’alarme au sujet de l’accroissement de la population de la planète : on parle de plus de 12 milliards dans 80 ans … Pourtant les pays ayant un taux de natalité élevé sont ceux qui ne disposent que de peu ou de pas du tout d’énergie. Dans les familles sub-sahéliennes les enfant constituent un capital en main-d’oeuvre car ils sont envoyés collecter du bois dans la brousse pour faire cuire les aliments, il n’y a ni gaz, ni kérosène ni électricité ! Cette carte des taux de fertilité est parlante (Wikimedia) :

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On peut aussi représenter l’espérance de vie en fonction de la consommation d’énergie toutes sources confondues converties en kWh, ici aussi 194 pays sont représentés, et il n’y a pas non plus photo (Source Banque Mondiale) :

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Plus les pays consomment d’énergie plus ils produisent de richesse. L’Allemagne par exemple consomme 7100 kWh par habitant et par an et le PIB moyen par habitant est de 45000 dollars. Au Mozambique 450 kWh pour 1100 dollars. En Allemagne l’espérance de vie est de 80 ans et au Mozambique de 53 ans … encore une fois il n’y a pas de doute à avoir, ce sont des données de la Banque Mondiale ! La situation de ces pays sous-développés s’aggrave avec une dette publique en constante augmentation comme le précise la Banque Mondiale et d’où sont tirés les graphiques ci-dessus et ci-après ( http://data.worldbank.org/sites/default/files/gdf_2012.pdf ) .

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Et pourtant on entend dire sans arrêt comme un disque rayé que le charbon, le pétrole et le gaz sont mauvais pour la planète alors que les faits démontrent une toute autre situation. Le mix énergétique global est basé à 80 % sur ces ressources carbonées fossiles qui dominent le marché de l’énergie, électricité ou transport et industrie, en raison de leur prix modique ( y compris des investissements modérés pour construire une usine de production), de leur disponibilité et de leur « densité » d’énergie par rapport à d’autres sources, hormis le nucléaire réservé à la production d’électricité décarbonée. Si les énergies éolienne et photovoltaïque (elles-mêmes mises en place pour un coût en énergies fossiles massif qu’on a curieusement tendance à tout simplement ignorer) pouvaient remplacer les combustibles fossiles carbonés ce ne serait que dans le domaine de la production d’électricité. Or une étude récente ( http://arstechnica.com/science/2012/03/study-alternative-energy-has-barely-displaced-fossil-fuels/ ) a montré sans ambiguité qu’en raison de leur intermittence elles ne pourront jamais atteindre ce but car elles ne peuvent satisfaire les demandes en énergie des transports terrestres et de l’industrie.

Le graphique ci-dessous indique clairement, encore une fois, que l’espérance de vie est directement corrélée aux … émissions de carbone pour chaque pays (ici 130) pris en compte dans l’étude de la Banque Mondiale :

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C’est paradoxal mais c’est ainsi.

Venons-en à l’urbanisation de la population. Chaque année plus de 80 millions de personnes se déplacent dans les villes. L’urbanisation est telle que l’équivalent d’une ville comme Seattle (650000 habitants) s’ajoute chaque quinzaine de jours aux villes déjà existantes. La demande en énergie devra satisfaire les besoins en construction dont l’importance économique est évaluée à plus de 10000 milliards (dix mille …) de dollars à l’horizon 2020 selon le Global Construction Outlook 2020 : http://www.prnewswire.com/news-releases/global-construction-market-worth-103-trillion-in-2020-50-largest-most-influential-markets-292235961.html . Contrairement aux idées reçues ou véhiculées à dessein pour perturber le jugement des décideurs, l’urbanisation diminue l’impact humain sur l’environnement tout en stimulant la croissance économique qui à son tour augmente l’espérance de vie ( http://mitpress.mit.edu/books/environmental-advantages-cities ) :

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Finalement cette étude de la Banque Mondiale portant sur 194 pays scinde ces derniers en deux groupes, ceux qui utilisent moins de 2500 kWh/ habitant/an et les autres. Cette analyse honnête indique que la vérité est exactement à l’opposé de ce qu’on tente de nous faire croire : les pays qui utilisent le plus d’électricité génèrent le plus de richesse, émettent, certes, plus de CO2, sont plus urbanisés mais vivent en meilleure santé, ont un taux de natalité réduit et vivent plus longtemps. Pour conclure il est intéressant de revenir sur la part de l’électricité d’origine nucléaire qui ne cessera d’augmenter dans les décennies à venir selon l’Agence Internationale de l’Energie avec les technologies de quatrième génération, la surrégénération englobant le thorium et l’uranium-238 comme combustibles, quand la disponibilité et le prix des combustibles carbonés fossiles, évoluant en sens inverse, conduiront à ce choix afin d’éviter une paupérisation massive de l’ensemble de la population de la planète avec les conséquences difficiles à imaginer qui s’en suivront. Quant aux émissions de carbone il reste à prouver si elles sont réellement nocives pour la planète …

111 pays utilisent moins de 2500 kWh/habitant et par an, ont un revenu moyen de 3482 dollar par habitant et par an, émettent 1,44 tonne de CO2 par habitant et par an, leur urbanisation est de 45 % et leur espérance de vie de 66,3 années.

83 pays utilisent en moyenne 7077 kWh/an et par habitant, disposent d’un revenu moyen de 32111 dollars , émettent 9,95 tonnes de CO2 toujours par habitant et par an avec une urbanisation de 75 % et une espérance de vie de 77,1 années.

Sources : Banque Mondiale et Forbes.com

La politique « climatique » battue en brèche ?

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L’Australie, comme la Nouvelle-Zélande, ne veut pas entendre parler de politique de réduction des émissions de CO2 et encore moins de « taxe carbone ». Tony Abbott a fait les comptes et toute décision prise en ce sens pénaliserait trop l’économie de l’Australie dont il est le nouveau premier ministre conservateur. Abbott a déjà trouvé un soutien de poids en la personne de Stephen Harper, premier ministre canadien. Le Canada s’est désolidarisé des directives du protocole de Kyoto en 2011 et a repoussé toute idée d’une « taxe carbone ». Abbott ne mâche pas ses mots et considère que cette histoire de science du réchauffement global est un « absolute crap », en français et en étant poli ça donne à peu près « une connerie absolue », qui pénalise trop l’économie. Harper renchérit en déclarant que son gouvernement est un peu plus honnête que ceux des autres pays aux mains d’une gauche « libérale » qui n’a d’autres intentions qu’augmenter les taxes pour atteindre un objectif qui n’est tout simplement pas viable pour l’économie surtout dans un contexte d’interventionnisme étatique nuisible à celle-ci.

Harper et Abbott ont approché le premier ministre anglais Cameron qui, pragmatique, a autorisé et même encouragé l’exploitation du gaz de roches mères en modifiant substantiellement la rétribution des propriétaires des terres sur lesquelles seront effectués les forages avec un cash de dédommagement lors de l’ouverture des chantiers, un loyer pour la parcelle de terrain utilisée et un intéressement sur le chiffre d’affaire réalisé. La mise en place d’une « taxe carbone » en Grande-Bretagne fait l’objet d’un vif débat mais les conservateurs ne cèderont pas, ils y sont clairement opposés. A ces pays « récalcitrants » il faut ajouter le Japon qui a quitté de facto le protocole de Kyoto depuis le grand tremblement de terre de 2011, et enfin la Russie et l’Afrique du Sud. La Chine et l’Inde repoussent toute décision de peur de nuire à leur croissance économique ou décident de mesures cosmétiques pour amuser la galerie. Le cas de la Chine est caricatural car le gouvernement central a décidé une diminution de 16 % de l’énergie par point de PIB d’ici 2025. Si on interprète cette déclaration tonitruante il est évident que l’objectif ne sera jamais atteint à moins de plonger le pays dans une récession terrible ou de manipuler les statistiques économiques, domaine dans lequel le parti au pouvoir est devenu un expert. Quant aux USA, en dehors peut-être de la Californie ou encore du Maine franchement orientés écolos, les prises de position d’Obama en faveur de l’environnement relevant du plus pur gauchisme idéologique pourraient mettre à mal la très timide reprise économique amorcée avec le boom du gaz de schiste et favorisée uniquement par une forte diminution du prix de l’énergie.

La grande fiesta que va organiser la France en 2015 à Paris avec petits fours et vins millésimés payés par le contribuable hexagonal pourrait bien être un nième fiasco. La miss Ségolène, grande organisatrice de ce raout écolo-gauchiste-caviar, se heurtera au front dur des pragmatiques, Cameron, Harper, Abe et Abbott en premier lieu. Difficile dans ces conditions qu’un consensus puisse être trouvé lors de ces palabres inutiles et stériles. Seule la vieille Europe continentale persévérera dans son obscurantisme écologiste et l’état de l’économie de l’Union ne pourra que s’aggraver durablement. Il reste à souhaiter qu’un échec de la conférence climatique de 2015 signe l’arrêt de mort de cette orientation malthusienne et néfaste inoculée par les écologistes et l’IPCC aux dirigeants politiques. A suivre …

Source : ABC News, photo (Tony Abbott) AFP, Agence Xinhua

Billet publié également dans http://mauvaisenouvelle.fr/