L’énergie nucléaire est de très loin la moins dangereuse parmi toutes les autres sources d’énergie électrique

L’énergie nucléaire est de très loin la moins dangereuse parmi toutes les autres sources d’énergie électrique

Les honorables lecteurs de mon modeste blog le savent : je suis convaincu de l’utilité de l’énergie nucléaire. En termes d’énergie produite par kg l’uranium est de loin le combustible le plus avantageux. L’uranium est un métal banal presque aussi abondant que le plomb dans la croute terrestre. Les technologies d’enrichissement en isotope 235 pour obtenir un combustible fissile sont maintenant bien maîtrisées. La gestion raisonnée des déchets de haute activité sera très certainement résolue globalement dans quelques dizaines d’années tout en produisant encore de l’énergie à bas prix à l’aide de surrégénérateurs. Et puisque je viens de mentionner cette technologie les réserves d’uranium appauvri sont immenses et le thorium sera aussi un combustible de choix à l’avenir afin de faire durer le plus possible les réserves de pétrole.

En termes de sécurité l’énergie nucléaire est la plus sûre qui soit. Le tribut en vies humaines est infime si on se penche sur les statistiques concernant la seule production d’énergie électrique et c’est éloquent :

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N’importe quel procédé industriel présente des risques mortels. Les moulins à vent et les retenues hydro-électriques ne détiennent pas le label « zéro risques ». Chaque année près de 500000 personnes meurent dans ce seul secteur de l’énergie et le charbon et la lignite sont les champions toutes catégories confondues. Les médias relatent seulement les coups de grisou mais en considérant l’ensemble des pathologies mortelles liées à l’extraction du charbon, ce combustible est de très loin le plus létal ! L’énergie nucléaire ne « tue » que 0,07 personnes par an et par tera Watt-heure et cette statistique incorpore les accidents dans les mines d’uranium. Autant dire que de telles statistiques officielles et recoupées en provenance de divers organismes indépendants du « lobby » de l’énergie nucléaire plaident en faveur de cette source d’énergie électrique qui deviendra à terme irremplaçable et des pays comme la Chine, la Russie et l’Inde l’ont parfaitement compris.

Source et illustration : https://www.statista.com/chart/13994/global-deaths-per-energy-source/ . Les données englobent les accidents sur le carreau des mines.

Note à l’intention de mes lecteurs : pas de billets les 3 et 4 juin.

Nouvelles du Japon : le « mix » énergétique de l’archipel

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Depuis le grand tsunami du 11 mars 2011 qui fit près de 20000 morts, détruisit de nombreuses usines et provoqua l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, le Japon, pays qui ne dispose d’aucunes ressources énergétiques naturelles, a été contraint de s’équiper dans l’urgence d’usines de production d’électricité à partir de gaz naturel liquéfié importé à grand frais. Toutes les installations électro-nucléaires ont été arrêtées afin d’améliorer leur sécurité en cas de nouvel évènement tectonique majeur. De ce fait le Japon s’est alors progressivement tourné vers le charbon pour la production domestique d’électricité car les énergies renouvelables, en particulier les moulins à vent sont très mal tolérées par la population et pour plusieurs raisons. Les Japonais considèrent que le paysage que la nature leur offre en spectacle ne peut pas être dénaturé par des installations gigantesques de production aléatoire d’électricité. De plus la construction d’importants barrages hydro-électriques est exclue dans la mesure où le moindre kilomètre-carré de plaine est occupé par l’agriculture et les habitations et en raison des risques permanents de tremblements de terre.

Pour toutes ces raisons, alors qu’en 2010 le METI (ministère de l’industrie) avait décidé de réduire la consommation de charbon, le Japon s’est tourné à nouveau vers cette source d’énergie primaire beaucoup moins coûteuse que le gaz naturel liquéfié. Les ingénieurs japonais ont depuis lors créé des centrales électriques au charbon dites ultra-supercritiques comme par exemple à Yokohama qui produisent de la vapeur à très haute température tout en augmentant l’efficacité des turbines de 30 % – valeur moyenne d’une installation conventionnelle – à 45 %. Un tel rendement n’est qu’à peine égalé par des turbines à gaz. Cependant une telle installation a un coût et comme les cours internationaux du charbon sont déprimés et le seront durablement selon toute vraisemblance le Japon a mis en fonctionnement depuis 2011 huit nouvelles centrales électriques à charbon et il y en a actuellement 36 autres en construction !

Autant dire que le Japon a tourné définitivement le dos au protocole de Kyoto car il en va de la survie de son économie. Quel enseignement tirer de la situation énergétique japonaise ? C’est tout simplement que pour réduire les émissions de carbone l’énergie nucléaire joue et jouera à l’avenir un rôle incontournable. Sur les 54 réacteurs nucléaires dont disposait le Japon seulement 7 sont de nouveau en opération. Les mouvements écologistes du pays ont fait à de nombreuses reprises obstruction devant les tribunaux à la remise en marche des réacteurs parfois pratiquement neufs et qui ont été à grands frais mis aux nouvelles normes de sécurité drastiques « post-Fukushima ». Cette orientation vers le charbon (essentiellement australien) comme source d’énergie était prévisible et ainsi le Japon va devenir le troisième utilisateur de cette source d’énergie bon marché après la Chine et l’Inde. Les tenants des accords de Paris sur le climat ne peuvent que constater la totale ineptie de ces dispositions issues de la COP21 vues depuis l’Asie.

Source : Sciencemag. Illustration : charbon du Surat Basin (Queensland) en attente d’être convoyé au port de Gladstone pour être exporté vers le Japon

Energies renouvelables : la Cour des Comptes jète un pavé dans le marigot

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Je me suis plongé dans le rapport de la Cour des Comptes relatif aux énergie renouvelables et c’est un document dont il faut absolument imposer la lecture à tous les ministres du gouvernement, y compris au laryngophoniste hélicoptérien, tant il est alarmant. Ce rapport n’insiste pourtant pas sur l’état de la consommation d’énergie primaire de la France car il ne s’intéresse qu’aux énergies dites renouvelables pour lesquelles la grande majorité des investissements est orientée vers la production d’électricité. Il est en effet important d’insister sur cet aspect qui semble avoir échappé aux instances dirigeantes du pays et en particulier au ministre de la transition énergétique qui ne semble posséder très peu « ou chouia » de neurones fonctionnels. Les données sont publiques, elles datent de 2015 et figurent sur Wikipedia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Énergie_en_France). On trouve donc :

Combustibles fossiles : 68,2 % (charbon : 2,4 %, pétrole : 45,7 %, gaz : 20,1 %)

Nucléaire : 19 %

Énergies renouvelables : 12,8 % (biomasse et déchets : 8,8 %, hydraulique : 2,6 %, éolien : 0,9 % et quelques chouias photovoltaïques).

Au total la production d’électricité représente (2015) 24,7 % de la consommation d’énergie finale en France qui se répartit ainsi : 72,3 % nucléaire, 17,8 % hydraulique et 8,6 % thermique classique. La production électrique en France est donc essentiellement décarbonée. C’est à peu près tout ce qui est intéressant dans cet article de Wikipedia puisqu’il prend ensuite en considération les émissions de carbone et la prose est téléguidée. Mais il faut retenir un point à ce sujet, celui qui préoccupe justement Hulot, le m’s)inistre d’Etat de la transition énergétique et solidaire dont l’objectif est de ruiner la France dans laquelle vivront nos enfants et petits-enfants : détruire le patrimoine électro-nucléaire du pays.

Exprimées en Tep ou tonnes équivalent pétrole on constate immédiatement que le plus gros poste de consommation d’énergie primaire en France est à l’évidence constitué par les combustibles fossiles. Ceux-ci sont pour l’instant et pour encore longtemps sans alternative, qu’il s’agisse du transport (un tiers des combustibles fossiles importés, essentiellement pétrole), du secteur résidentiel ( 30 % également, essentiellement le chauffage, gaz et fuel domestique) et du secteur industriel, 19 %. L’objectif de Hulot et donc du gouvernement est de réduire l’empreinte carbone de la France et en même temps de réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique français alors que le nucléaire ne représente que 19 % de l’énergie primaire consommée en France. Le programme de transition énergétique mis en place vraiment à la légère coûte déjà en 2018 (rapport de la CDC, page 46) 5,2 milliards d’euros et à ce coût il faut ajouter le soutien budgeté de 5,1 milliards d’euros pour le développement des énergies renouvelables en électricité (ibid. p 51).

Il faut constater que très curieusement le gouvernement se focalise dans sa fameuse transition énergétique uniquement sur l’électricité et les sources renouvelables de cette énergie afin qu’elle soit décarbonée alors que le nucléaire et l’hydroélectrique sont par définition non carbonés.

Il est difficile dans ces conditions de comprendre la démarche intellectuelle du gouvernement. L’Etat, c’est-à-dire les contribuables et la dette qui sera transmise à nos enfants puisque l’Etat Français est déja insolvable, investit l’équivalent en euros d’un EPR par an pour développer des énergies renouvelables électriques qui sont de par leur nature intermittentes et ne créent pas vraiment de nouveaux emplois en France car il n’existe aucun fabricant français de turbines pour les moulins à vent ou pour les panneaux solaires. Le rapport de la CDC insiste d’ailleurs lourdement sur ce point.

Que faut-il retenir de ce programme grotesque de transition énergétique à la Française puisque ce pays est dans une situation particulière et unique au monde en ce qui concerne sa production d’électricité qui est l’obsession des écologistes ? Tout simplement que ces individus, y compris Hulot, sont toujours allergiques à l’uranium et qu’ils ont mis sous le tapis la consommation des énergies fossiles des secteurs transport et chauffage des particuliers qui représentent 60 % de la consommation de combustibles fossiles intégralement importés. C’est là que se trouve le gisement d’émissions de carbone qu’il faut arriver à contrôler et si possible réduire et non pas l’électricité, loin de là et certainement pas dans le cas de la France ! Hulot est un pur descendant des crypto-trotskistes qui ont exigé la fermeture de l’usine de Creys-Malville, il se fourvoie encore une fois dans un combat totalement surréaliste anti-nucléaire, source d’énergie dont l’utilité incontournable n’a pas échappé aux Chinois. Hulot va à rebours du progrès technique et veut appauvrir la France pour satisfaire ses délires écologistes. Il ne laissera pas un grand souvenir dans l’histoire du pays, c’est le moins qu’on puisse dire.

Sources : rapport de la Cour des Comptes (18 mars 2018 disponible sur le site de la Cour des Comptes : https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2018-04/20180418-rapport-soutien-energies-renouvelables.pdf et Wikipedia, illustration (Wikipedia) Didier Migaud, président de la Cour des Comptes dont aucun gouvernement n’a jamais tenu compte de ses rapports et c’est bien regrettable car s’il en était autrement le pays se porterait beaucoup mieux …

Crise climatique : la fin de la mascarade des écologistes ?

 

Il y a quelques jours James Hansen a livré son point de vue sur la transition énergétique « made in Germany » lors d’une interview au quotidien Der Speigel. Il faut rappeler qui est Hansen pour comprendre les faits. Il a travaillé au sein de la NASA sur l’atmosphère de Vénus et en a déduit à tors que le CO2 qui est le constituant majeur de l’atmosphère de cette planète était un « gaz à effet de serre » puisque la température au sol y atteint près de 500 degrés. Les paramètres applicables à Venus ne sont évidemment pas transposables à la Terre en termes de densité ou de composition chimique atmosphériques. Ce fut la principale erreur commise par James Hansen qui ne sait d’ailleurs plus comment faire amende honorable car tout de même un tel scientifique ne devrait même pas avoir droit à l’erreur.

Pour se racheter de ses exactions dans l’idéologie politique relative au climat – il n’y a plus trace de science dans ce domaine – Hansen a déclaré que l’abandon par l’Allemagne de l’énergie nucléaire était une très grave erreur. La transition énergétique allemande décidée à la va-vite à la suite de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi au Japon est effectivement une véritable catastrophe et Hansen de déclarer, je cite : « (abandonner le nucléaire) c’est une immense erreur pour le monde entier. La plupart des pays ne peuvent pas envisager de futur sans énergie nucléaire« . Et d’ajouter, je cite toujours : « l’énergie nucléaire est la plus respectueuse de l’environnement de toutes les candidates que nous connaissons aujourd’hui« . Nul doute qu’Hansen se démarque de ses amis écologistes dont il a servi la cause durant plus de 20 ans en soutenant fallacieusement la thèse de l’effet de serre du CO2 liée au réchauffement climatique. Ne tarissant pas d’arguments, quand le journaliste du Der Speigel, Axel Bojanowski, lui a posé la question de savoir s’il fallait encore plus d’énergies renouvelables pour l’Allemagne, Hansen a répondu, je cite encore : « Plus d’énergies renouvelables ? Vous plaisantez ! Les subventions mises de côté pour financer les énergies renouvelables obligent les consommateurs à payer encore plus cher l’électricité, un genre de taxe invisible. Les factures d’énergie vont continuer à augmenter mais le consommateur ignore pourquoi« .

L’ancien directeur de l’Institut Goddard pour les études spatiales qui s’est, sous sa propre impulsion, reconverti dans l’étude du réchauffement climatique, a donc jeté un pavé dans la mare écologiste qui refuse tout nucléaire au profit des « renouvelables », un lobby très puissant en Allemagne préparant la chute de la suprématie économique allemande pour la plus grande ruine de toute l’Union Européenne. Le but inavoué des lobbys écologistes est un retour de l’ensemble de l’humanité à l’âge pré-industriel avec des moulins à vent pour produire de l’électricité afin d’éventuellement s’éclairer quelques heures par jour. Les moulins à vent étaient utilisés autrefois en Grèce par exemple pour presser les olives, dans les îles de la Caraïbe pour broyer la canne à sucre, en Batavie pour assécher les polders ou encore ici aux Îles Canaries pour remonter l’eau de mer dans les marais salants. C’était à peu près tout ce que l’on pouvait attendre des moulins à vent et ce qu’on peut en attendre encore aujourd’hui en raison de l’intermittence du vent …

Source : notrickszone

Crise climatique. L’énergie nucléaire, une réalité dérangeante

Crise climatique. L’énergie nucléaire, une réalité dérangeante

Ce billet est la traduction d’un commentaire de Milt Caplan, fondateur de la MZ Consulting, société spécialisée dans l’analyse des aspects économiques de l’énergie nucléaire. Caplan est également membre actif de la World Nuclear Association. Il a été invité à visionner en avant-première le dernier film d’Al Gore : « An Inconvenient Sequel : Truth to Power » (Une conséquence qui dérange : la vérité sur l’énergie). Voici son commentaire paru sur le site de World Nuclear News dans une traduction aussi fidèle que possible.

Tout en montrant des glaciers qui fondent et des évènements météorologiques extrêmes, il est fait état du développement des énergies renouvelables permettant d’entrevoir un futur accessible. Le film revendique le fait qu’il a y déjà des comtés et des petites villes qui sont presque 100 % « renouvelables » et il est fait mention de cette autonomie atteinte parfois durant quelques jours* (voir notes en fin de billet). Ce dernier point a été commenté à la suite de la publication récente du rapport très médiatisé et populaire de Mark Jacobson* qui prétend qu’en 2050 les USA seront 100 % « renouvelables ». Cet objectif ne peut tout simplement pas être atteint, et il est grand temps de se concentrer sur un plus large panier de solutions énergétiques qui peuvent réellement résoudre la crise du climat.

Après avoir vu le film (c’est Milt Caplan qui commente) je suis allé sur le site web du Climate Reality Project et je me suis enregistré pour recevoir des informations. Le premier message sollicitait les lecteurs pour une donation dans la rubrique « Science Matters » (la science : c’est important). Et en effet la science est importante. La science dit que l’énergie nucléaire produit de larges quantités d’énergie sans carbone, toujours disponible et à un prix modique. Dans les faits lorsque l’ouragan Harvey s’est abattu sur le Texas et a inondé Houston les deux réacteurs nucléaires du South Texas Project n’ont pas cessé de fonctionner et assuré la fourniture d’électricité. Si l’on veut résoudre la crise climatique alors toute la science est importante et pas seulement celle qui ne défend qu’un seul point de vue.

Cependant, il y a aussi d’importantes leçons à apprendre de ce film pour l’énergie nucléaire. Tout d’abord les mouvements écologistes de défense de l’environnement ont réussi une manoeuvre sémantique remarquable en associant le terme « renouvelable » à « faible empreinte carbone » et à « propre ». Ces trois mots sont devenus synonymes. Il y a peu de réactions du public quand ces mouvements activistes prétendent que les « renouvelables » sont LA solution à la crise climatique. En réalité c’est le terme « faible empreinte carbonée » qui est le plus approprié. Tous les pays qui font des projections ne mentionnent dans celles-ci que les renouvelables et non pas les énergies à faible empreinte carbone. S’il y avait réellement une crise du climat alors se limiter pour la juguler à la seule solution renouvelables et faible carbone ne pourra pas permettre d’atteindre ce but.

Il n’y a pas de doute : Al Gore est un champion très crédible du combat contre le changement du climat. L’énergie nucléaire n’a pas de tel orateur bien qu’il y ait des changements dans l’air. Il y a maintenant des organisations non-gouvernementales pro-nucléaire tout à fait crédibles. Al Gore propose des formations à ceux qui désirent devenir des défenseurs du climat avec des cours théoriques et des instruments de propagande. C’est ce dont manque l’industrie nucléaire. S’il y a déjà des sites de formation comme la Canadian Nuclear Association, le Nuclear energy Institute et les vastes ressources de la World Nuclear Association il faut faire encore mieux et il y a du travail sur la planche. Nous vivons aujourd’hui dans un monde de l’information et du visuel, il faut montrer des photos, des graphiques et des tableaux les plus parlants possible. Dans ces présentations il faudra également inclure des faits relatifs aux autres sources d’énergie bas carbone comme l’éolien et le solaire ainsi que des informations sur des pays comme l’Allemagne dont la politique énergétique va à la catastrophe.

Pour conclure, si le film de Gore est exact et que le monde court à la catastrophe climatique, il est complêtement insensé de ne pas utiliser toutes les options disponibles pour contourner cette crise. Se limiter aux seules options clairement insuffisantes est irraisonné, c’est même de la folie. Il faut être dérangeant et demander que le nucléaire joue un rôle significatif dans ce combat pour sauver le climat et que cette source d’énergie fasse la différence parce que la réalité dérangeante est au contraire que le tout-renouvelable ne peut en aucun cas être la solution. Il faudrait demander aux organisations de défense de l’environnement si la décarbonisation est bien leur enjeu réel. Imaginons un instant un monde soudainement 100 % nucléaire y compris avec un parc automobile 100 % électrique, il n’y aurait alors plus aucune émission de carbone (voir note) alors la crise climatique serait terminée. Est-ce qu’Al Gore considérerait cela comme une victoire ? Je n’en sais strictement rien …

Notes. 1. Mark Jacobson est Professeur d’ingéniérie environnementale à l’Université de Stanford. Il a publié en juillet 2017 un rapport qui a fait grand bruit dans les milieux militants écologistes, rapport qui prétend que les USA peuvent ne plus utiliser de combustibles carbonés à l’horizon 2050 en développant les énergies solaires, éoliennes et hydrauliques, seules sources, selon lui, d’énergies propres et renouvelables. Une utopie.

2. Dans le terme « propre » il s’agit d’une consommation zéro de combustibles carbonés fossiles. Des industries telles que les cimenteries continueront à émettre du carbone car le CO2 est un sous-produit fatal de cette production. Il en est de même pour le traitement des minerais de nombreux métaux qui sont pour la plupart des oxydes qu’il faut traiter avec un agent réducteur (terme de chimie), le plus souvent du charbon et parfois le bois, qui va fatalement produire du CO2.

3. L’exemple de l’Ile de El Hierro dans l’archipel des Canaries est caricatural dans le registre « renouvelable ». Des investissements pharaoniques en provenance en partie du Japon mais surtout de la Communauté Européenne pour une petite île dont la population atteint à peine 10000 habitants devaient être théoriquement bien utilisés, sur le papier du moins, pour fournir selon la propagande (voir le lien ci-dessous) 100 % de l’énergie électrique 365 jours par an. Un réservoir d’eau douce au niveau de la mer, un autre réservoir artificiel en altitude et pompage de l’eau douce (provenant d’une usine de dessalage, il faut le rappeler) quand des éoliennes et quelques panneaux solaires fonctionnent pouvant permettre un turbinage supposé constant et répondant à la demande, car la demande en électricité ne suit pas la vitesse du vent ni les alternances jour-nuit, devaient suffire à satisfaire les besoins en énergie de l’île. Après environ trois ans de retour sur expérience il s’avère que les groupes électrogènes n’ont jamais cessé de fonctionner. L’île n’a jamais réussi la prouesse d’être totalement « renouvelable » et il se consomme dans cette île autant de gasoil qu’il y a trois ans. Un bel exemple de l’ineptie totale – une vérité dérangeante – des énergies renouvelables qui ne sont, à l’évidence, pas adaptées au monde moderne et ne le seront jamais. Enfin, pourquoi le Japon a investi dans un tel projet ? Tout simplement pour tester en grandeur nature si une telle configuration pouvait être appliquée aux nombreuses petites îles de ce pays qui ne peuvent pas être reliées au réseau principal en raison de leur éloignement. L’expérience de El Hierro est un fiasco total et personne n’ose en parler ouvertement. Il est recommandé de masquer ce genre de catastrophe au public. Les installations finiront comme beaucoup d’autres projets « renouvelables » en ruine au milieu de nulle part.

Lien : https://static1.squarespace.com/static/57766ea7d482e9b4340d1531/t/57f4eaaed482e9ea7f3ff323/1475668686930/El+Hierro+Wind-Pumped+hydro+power+station%2C+Alberto+Castaneda+Quintero.pdf

Transition énergétique (écologique) à la française : un fiasco annoncé !

Le ministricule d’Etat Hulot doit se sentir très mal dans ses snikers depuis la publication du rapport prévisionnel de RTE (réseau de transport d’Électricité de France) sur l’avenir à moyen terme de la production d’éléctricité sur le sol français qui précise, je cite : « l’atteinte de l’objectif des 50 % de nucléaire dans la production d’électricité en 2025 conduit systématiquement à une augmentation des émissions de CO2 du système électrique français« . Les ingénieurs de RTE ont les pieds sur terre et leur mission est d’assurer un transport sécurisé de l’électricité sur tout le territoire de France et également d’assurer les exportations d’énergie électrique, un des rares secteurs industriels français qui rapporte des devises au pays.

La montée en puissance annoncée et souhaitée par les écologistes des énergies renouvelables afin de pouvoir diminuer la part du nucléaire dans la production électrique – source d’électricité qui ne produit pas de CO2, faut-il le rappeler – nécessite la mise en place de centrales électriques brûlant du gaz naturel, donc produisant du CO2, pour pallier aux instabilités incontournables de ces énergies renouvelables, éolien et solaire. Hulot ne connait donc visiblement pas son dossier et il n’agit qu’en écologiste politisé : la France est le pays développé le « plus propre » du monde en terme de production électrique après la Finlande. Mais non, Hulot feint d’ignorer cet état de fait puisqu’il veut remplacer les centrales nucléaires dites « vieillissantes » par des moulins à vent. J’ai écrit « vieillissantes » car tous les réacteurs du type 900 MWe ont été ou seront certifiés par l’ASN pour fonctionner encore 10, 20 voire trente années supplémentaires et plus encore. La plupart des équipements essentiels pour le bon fonctionnement de ces usines ont été changés ou en voie de l’être comme en particulier les générateurs de vapeurs ainsi que les dispositifs de sécurité et les systèmes de pilotage qui ont été améliorés ces dernières années à la suite de l’accident de Fukushima-Daiichi.

Pour preuve qu’Hulot ne connaît pas son dossier, voici ce qu’il a déclaré à la suite du Conseil des Ministres de ce mardi 7 novembre 2017 (illustration, source Agence Française de Propagande), je cite : « Si l’on veut maintenir la date de 2025 pour ramener dans le mix énergétique le nucléaire à 50 %, ça se fera au détriment de nos objectifs climatiques. Et ça se fera au détriment de la fermeture des centrales à charbon et probablement que si l’on voulait s’acharner sur cette date, il faudrait rouvrir d’autres centrales thermiques« . À la suite de cette déclaration de Hulot, Greenpeace a déclaré, je cite toujours l’AFP : « Nicolas Hulot, ne vous trompez pas de combat ! Ce n’est pas en reculant sur le nucléaire que la lutte contre les dérèglements climatiques s’accélèrera. La France doit enclencher sa transition énergétique en propulsant le développement des énergies renouvelables. Or ces dernières ne peuvent se développer qui si la part du nucléaire est réduite dans le mix électrique français« . L’argumentation de Greenpeace ne tient pas la route non plus : cette organisation semble aussi ignorer que l’énergie nucléaire ne produit pas de CO2 et la peur viscérale de Greenpeace pour l’uranium est remise au goût du jour dans une perspective totalement fallacieuse.

Il suffit de constater dans quel bourbier carboné l’Allemagne s’enfonce avec sa décision d’abandonner le nucléaire. Ce pays est le troisième émetteur de CO2 après les USA et la Chine dans le monde malgré les dizaines de milliers d’éoliennes qui recouvrent le nord du pays. Pas de quoi pavoiser ! Un récent rapport du cabinet McKinsey souligne le fiasco de la transition énergétique en Allemagne. Le réseau électrique est instable, la réduction des émissions de CO2 est infime voire nulle, le prix du MWh (308 euros) y est de 103 euros supérieur à la moyenne européenne et il inclut la subvention aux énergies renouvelables de 69 euros par MWh. Ce sont essentiellement les consommateurs particuliers qui paient pour mener à bien cette transition vers la catastrophe. Le gouvernement allemand, sous la pression des « Verts », avait été pourtant averti par la Cour des Comptes allemande dès 2014 qui considérait que la transition énergétique était onéreuse, désorganisée et incohérente. Mais non, vérité en deçà du Rhin, erreur au delà doit se dire Hulot. Un immense fiasco à venir que tous les consommateurs français paieront au prix fort avec une mise à genoux de l’ensemble de l’économie. Merci messieurs les écolos !

Sources : AFP et SFEN, illustrations AFP et SFEN

L’arrivée massive des voitures électriques : un défi économique et politique majeur !

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Comme je l’ai mentionné dans ce blog plusieurs fois, l’idée même d’abandonner l’énergie nucléaire comme l’ont décidé les Allemands est une erreur économique sur le long terme qui sera lourde de conséquences. Sous prétexte de réduire les émissions de « gaz à effet de serre » qui seraient néfastes pour le climat, l’Allemagne s’est lancée dans un vaste programme de verdissement de ses sources d’énergie et les politiciens de ce pays se rendent à l’évidence, il n’y a pas eu un seul gramme de réduction des émissions de CO2 depuis 5 ans et la facture par ménage de 4 personnes s’élève maintenant à 300 euros supplémentaires par an pour financer ce programme qui risque de déstabiliser le réseau électrique du pays. Pour satisfaire les exigences européennes de réduction des gaz à effet de serre les constructeurs d’automobiles allemands considèrent qu’il faudra à terme convertir le parc de véhicules en « tout électrique » quitte à abandonner rapidement le diesel qui les a précipité dans une crise sans précédent. Ce changement de stratégie sérieusement envisagé par Volkswagen et Daimler conduirait aux alentours de 2025 au renouvellement du parc automobile à hauteur de 30 % avec des véhicules tout électrique, selon une étude réalisée par UBS (Union des Banques Suisses).

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Prenons le cas de la France avec 35 millions de véhicules aujourd’hui. En 2025 le renouvellement annuel de 10 % de ce parc automobile avec 30 % de voitures électriques représentera un peu plus de 1 million de véhicules du type Chevrolet Bolt chaque année. Pour recharger quotidiennement ces voitures il faudra une puissance électrique disponible (à tout moment) équivalente à 5 réacteurs nucléaires type 900 MW comme ceux de la centrale de Fessenheim (vous avez bien lu ! il n’y a pas d’erreur). Les projections très réalistes et incroyablement documentées de UBS sont sans appel, il faudra donc dès aujourd’hui développer l’énergie nucléaire pour subvenir aux nouveau marché des voitures électriques car 2025 c’est dans 7 ans, c’est-à-dire demain … Les curieux peuvent se plonger dans cette étude qui réserve également d’autres surprises comme ils le découvriront au cours de la lecture de ce document et dont je vais faire part ci-dessous des principaux faits marquants. ( Disponible sur le site d’UBS : http://www.ubs.com/investmentresearch ).

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Outre la demande croissante en une source d’électricité fiable et constante que provoquera le marché à croissance exponentielle des voitures électriques, les constructeurs d’automobiles de ce type (EV = electric vehicle) atteindront une pleine compétitivité dès 2025 (2023 en Europe) en regard des modèles à combustion interne équivalents en termes de performances. À ce jour General Motors « perd » de l’argent sur chaque Bolt (première illustration) vendue, 7400 dollars sur un prix marché neuf de 36600 dollars, somme que GM récupère sous forme de subventions fédérales dans le cadre de l’EPA (Environment Protection Act). Selon les prévisions de UBS pour le même véhicule la marge du constructeur atteindra 5 % malgré le fait que le prix de vente du véhicule diminuera de près de 9 % d’ici à 2025. L’une des conséquences encore mal évaluée sera la totale restructuration du marché des matière premières nécessaires pour la construction de ces voitures électriques, que ce soit le modèle Bolt ou encore la Tesla modèle 3. Quel que soit le type de batteries utilisées dont les teneurs respectives en nickel, manganèse et cobalt, outre le lithium, diffèrent selon qu’elles sont fabriquées par LG Chem ou Tesla (technologie Panasonic) et les équipements électroniques et le moteur lui-même il y aura un bouleversement dans l’utilisation des matières premières : les demandes en nickel et cobalt pour les batteries exploseront ainsi que celles du néodyme et du dysprosium pour les aimants permanents du moteur dont la fabrication est dominée actuellement par Toyota et Denso.

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La plus grosse ponction dans les réserves disponibles concernera le cobalt (plus du tiers des réserves mondiales connues et prouvées) dans l’hypothèse d’un monde 100 % électrique … mais le recyclage de ce métal à partir des batteries hors d’usage peut fort heureusement être aisément mis en place.

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La conclusion de cette étude est l’apparition très claire du problème de la source en énergie électrique pour recharger les véhicules, opération qui dure en utilisation domestique normale entre 30 et 60 heures (220 ou 110 volts alternatif), en haut voltage rapide (380 volts alternatif) à la maison en une trentaine de minutes (si la maison est équipée en triphasé 380 volts) et à une borne publique moyennant un supplément de prix 1 heure 30 en courant continu haute intensité nécessitant un refroidissement concomitant des batteries.

Il apparaît donc clairement que la source d’électricité devra être fiable et constante de jour comme de nuit. Les décideurs européens qui ont fixé des objectifs de réduction de CO2 impossibles à atteindre en l’état actuel du parc automobile car ils se sont surtout focalisé sur l’électricité. Ils devraient revoir dans l’urgence leur copie et considérer que ce ne sont pas les énergies dites renouvelables qui seront capables de relever l’immense défi que constituera dans un proche avenir le développement des véhicules électriques. S’il faut encore brûler du charbon pour recharger les batteries des voitures électriques, ce sera un coup d’épée dans l’eau au niveau environnemental … Seule l’énergie nucléaire pourrai aider l’Europe à atteindre ses objectifs de réduction des gaz dits à effet de serre. En attendant le ministre français en charge de la transition énergétique nage dans une incohérence caricaturale puisqu’il veut fermer toutes les « vieilles » centrales nucléaires à l’horizon 2025. Après lui le déluge et la pauvreté généralisée. À se demander si son staff a mis sur son bureau de ministre d’état le document d’UBS … Terrifiant !