Crise climatique : Al Gore et son empreinte carbone

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En 2016, Al Gore a consommé autant d’électricité dans chacune de ses maisons qu’un Américain moyen pendant 21 ans. Rien que dans sa luxueuse demeure située à Nashville dans le Tennessee il a consommé 230889 kWh alors qu’une famille américaine typique consomme en moyenne 10812 kWh par an. Rien qu’en septembre 2016 il a dévoré 30993 kWh, ce qui aurait suffi à cette époque de l’année pour 34 ménages moyens …

La fortune personnelle d’Al Gore, depuis la sortie de son film « An Inconvenient Truth » est passée, à la fin de son mandat de vice-président, de 2 millions à 300 millions de dollars aujourd’hui. Il est évident que le réchauffement climatique d’origine humaine peut enrichir certaines personnes avisées … Pour faire bonne figure Al Gore a dépensé 250000 dollars en travaux de rénovation et d’isolation de ses maisons ainsi que pour recouvrir une partie des toits de panneaux solaires. Tous les panneaux solaires qu’il a installé fournissent 12000 kWh d’électricité par an, soit à peine 5,7 % de l’électricité qu’il consomme chaque année y compris dans sa luxueuse penthouse au bord de l’eau près du Golden Gate à San Francisco, ce qui prouve qu’il n’a pas peur de la montée des eaux océaniques …

Et pourtant Al Gore a déclaré droit dans ses bottes texanes que ses maisons fonctionnaient entièrement avec de l’énergie renouvelable : une vérité inconvéniente … Il s’appuie pour cette affirmation mensongère sur le fait que dans l’Etat du Tennessee la TVA (Tennessee Valley Authority) reçoit chaque année un chèque d’Al Gore correspondant au prix des kW produits par ses panneaux solaires pour aider au développement des énergies renouvelables ! Or dans l’Etat du Tennessee 87 % de l’électricité provient du charbon et du nucléaire, 10 % des barrages hydroélectriques et seulement 3 % sont d’origine « renouvelable », tout un programme pour sauver la planète. Reste son ranch situé à Carthage, également dans le Tennessee, et selon le Energy Vanguard l’efficacité énergétique de ses trois résidences atteint 22,9 kWh par pied-carré alors que pour une maison efficacement isolée et chauffée (ou refroidie l’été) cette efficacité doit atteindre au plus 10 kWh par pied-carré. Al Gore a encore des travaux à faire dans ses maisons.

De qui moque ce bouffi ?

Sources : energyvanguard.com et The Daily Caller

Emissions de carbone : le cas du Missouri

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En quelques chiffres voici la situation du Missouri en termes de production d’électricité. Quatre-vingt-deux pour cent de l’électricité produite dans cet Etat provient du charbon, 2,2 % des énergies dites renouvelables et 11,7 % de l’unique centrale nucléaire de l’Etat située dans le Comté de Callaway au bord de la rivière Missouri. Cette centrale nucléaire qui emploie 800 personnes, sur le site et les contractants externes, produit donc 83 % de l’électricité non carbonée du Missouri, la différence provenant de quelques petites installations hydroélectriques exploitées par des particuliers. La centrale nucléaire à eau pressurisée construite par Westinghouse comporte 4 générateurs de vapeur et sa puissance électrique est de 1300 MWs. Construite à la fin des années 70 et raccordée au réseau en 1984 elle a entièrement été mise aux normes dites « Fukushima » et a été autorisée récemment pour une exploitation jusqu’en 2044.

Pour rappel la centrale nucléaire de Fessenheim a été raccordée pour la première fois au réseau en 1978, elle comporte deux réacteurs de 900 MWs électriques et emploie à plein temps 900 personnes et en période de rechargement en combustible et maintenance jusqu’à 2000 personnes. Son exploitation a été autorisée au moins jusqu’en 2024. Aux USA les autorisations d’exploitation sont revues pour des durées de 30 ans éventuellement renouvelables. La différence entre les régulations américaine et française induit une grande incertitude pour l’exploitant français car une centrale nucléaire constitue un investissement qui doit être planifié sur le long terme et non pas sur une échelle de temps de dix ans.

Revenons à la centrale de Callaway et à la situation énergétique des USA. L’énergie nucléaire fournit à peine 20 % de l’électricité du pays et plus de 60 % de l’énergie décarbonée. Quelques installations ont été récemment fermées pour des raisons non pas environnementales mais économiques, le kW charbon ou gaz naturel étant moins coûteux à produire que le kW nucléaire ! Quatre-vingt-dix-huit réacteurs similaires à celui de Callaway sont en fonctionnement aux USA et il s’agit pour ce pays de prendre en considération l’énergie nucléaire comme source d’électricité décarbonée dans le cadre du Clean Power Plan mis en place par l’administration Obama en 2014. Le Missouri arrive en treizième position pour les émissions de carbone et devrait réduire celles-ci de 37 % d’ici 2030 selon les directives de ce plan, objectif qui de toute évidence ne pourra être atteint sans développer la filière nucléaire. L’Etat du Missouri, devant ce diktat de l’administration centrale, a intenté une action en justice pour invalider le Clean Power Plan ou du moins pour que le Missouri n’y soit plus contraint.

En Californie, la fermeture définitive de la centrale nucléaire de San Onofre en 2012 ( au total 2 GW électriques) a eu pour conséquence une augmentation des coûts de production d’électricité de 350 millions de dollars dès l’année 2013 et un rejet supplémentaire de 9 millions de tonnes de carbone, soit l’équivalent de 2 millions de véhicules automobiles. Pourtant la Californie prétend être à la pointe pour les questions d’environnement … L’orientation plus économiquement accessible est le développement de réacteurs nucléaires modulaires fabriqués en série en usine afin de réduire le montant des investissements car comme le clament les investisseurs il vaut mieux pour préserver le climat investir un dollar dans le nucléaire qu’un dollar dans l’éolien ou le photovoltaïque. Il n’y a pas photo pour l’Etat du Missouri qui a choisi d’étudier les options présentées par TerraPower (Bill Gates) et Nuscale Power pour le développement de petites unités modulaires.

Source partielle : Climatewire, illustration centrale de Callaway

Crise climatique : Les anticonceptionnels c’est bon pour le climat !

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Pour une fois le British Medical Journal ne fait pas dans la dentelle. Ce périodique prestigieux vient de s’illustrer bassement en osant publier un infect pamphlet écrit par John Guillebaud que mes lecteurs anglophones peuvent retrouver ici : http://dx.doi.org/10.1136/bmj.i2102 , en libre accès pour la bonne cause, intitulé « Voluntary family planning to minimise and mitigate climate change ». Ce titre aiguillonne l’attention car « volontary » peut aussi bien dire aux niveaux individuel et du couple qu’imposé par une volonté supranationale.

Je me fais donc un plaisir, compte tenu de mes convictions contrariennes relatives au « changement climatique » justifiées par la validité incontestable des lois fondamentales de la physique qui sont allègrement ignorées par les « spécialistes » de l’IPCC, de me révolter au sujet de cet article qui prouve clairement les visées malthusiennes de la mouvance écologiste que j’ai déjà dénoncé dans mon blog. C’est tout simplement écoeurant !

Je me fais aussi un plaisir de traduire quelques passages de cet article monstrueux, relevant du plus pur esprit fasciste, de cet individu qui devrait être interdit de parole dans le monde (encore) libéral dans lequel nous vivons tous chaque jour mais peut-être pour plus très longtemps.

« Simplement dit, le changement climatique est la conséquence de la production excessive de gaz à effet de serre. Comme cela a été bien indiqué par le Professeur Tony McMichael, la cause des causes de ce changement climatique ne doit pas être ignorée. Le changement climatique a déjà atteint un point de non retour et il est urgent d’agir pour non seulement réduire nos émissions de carbone mais aussi et surtout pour réduire la population« .

Déjà en lisant le début de cet article je commence à halluciner mais je me permets d’insister :

« Une approche raisonnée dans un esprit de compassion de l’usage de contraceptifs accompagnée d’une bonne éducation dans un contexte culturel adapté peut offrir une réduction substantielle des coûts de la stratégie globale de réduction de l’émission des gaz à effet de serre« .

Je n’ai pas sollicité le BMJ pour reproduire dans mon blog l’illustration ci-dessus car je n’en ai rien à foutre mais cette image vaut son pesant de milliards de dollars. À gauche « La bonne nouvelle : chaque semaine de plus en plus de gens réduisent leur empreinte carbone« 

À droite « La mauvaise nouvelle : chaque semaine encore plus de monde« .

Je me suis demandé si j’allais continuer à traduire et commenter pour vous, mes chers lecteurs, le contenu de cet article et je me suis finalement persuadé qu’il était de mon devoir, en accord avec mes convictions, de réagir à l’aide d’une prose aussi posée que possible à cet ignominieux article de propagande dans la droite ligne idéologique du Prince Charles, un ami très cher d’Al Gore, pour ne pas les nommer ! Le premier paragraphe de l’article s’intitule tout simplement :  » Quelle est la relation entre la population et son impact sur l’environnement ? » Vous n’allez pas être surpris ! Au cours des années 70 l’impact de la population sur l’environnement (y compris sur le climat) fut parfaitement identifié comme répondant à la simple équation suivante :

I = P x A x T

I est ce fameux impact, P la population, A la création de richesse (affluence en anglais, un terme difficile à traduire) dont la conséquence est par opposition l’effluence, c’est-à-dire la production de polluants dont le CO2, et enfin T l’impact de la technologie, y compris les combustibles fossiles, sur cet impact. Comme n’importe quel élève de sixième pourrait le faire remarquer le facteur P, la population, multiplie les facteurs A et T, il est donc digne d’un sophisme éculé d’en déduire que limiter la population ne pourra qu’être bénéfique pour le climat ! Là où cet article a commencé à me faire nerveux c’est l’argument totalement extravagant consistant à prétendre que réduire la consommation de viande était vital pour préserver le climat. En quelques mots, manger moins de viande permettrait de réduire de 30 % les émissions de gaz à « effet de serre » car la déforestation serait ralentie, la production de méthane par le cheptel bovin serait également réduite et la formation d’oxydes d’azote provenant des engrais également …

Vient ensuite – c’est toujours dans le BMJ, je n’invente rien, l’article est en accès libre – un magnifique camembert qui documente la production de « gaz à effet de serre » :

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Maintenant je vais un peu résumer les propos de cet article scandaleux pour éviter à mes lecteurs de se lasser. Il y a une dissertation sur les taux de natalité qui sont effroyablement élevés dans les pays sous-développés en particulier en Afrique sub-sahélienne où on rencontres des fertilités allant jusqu’à plus de 5 enfants par femme. Je cite : « selon les Nations-Unies, dans les 48 pays les moins développés du monde la population va tripler à l’horizon 2100 et si rien n’est fait pour enrayer ce phénomène : en 2100 la population de la planète atteindra 28 milliards de personnes« .

Bon, comme chacun sait l’IPCC est une émanation onusienne, mais il ne faut tout de même pas abuser ! S’en suit un aveu, on l’attendait sans vraiment de surprise : la COP21 a « omis » de mentionner le planning familial dans la liste des résolutions urgentes pour lutter contre le changement climatique. Ben voyons ! Enfin les idéologues du climat dévoilent leurs objectifs qui consistent tout simplement à établir un contrôle autoritaire sur les habitudes fornicatoires de peuples entiers. Georges Brassens qui n’était pas avare de mots sur ce sujet serait proprement révolté … et je le suis car je suis un admirateur inconditionnel de cet immense poète et philosophe à sa manière pour qui le sexe (j’avais soudain envie de ne pas édulcorer mes propos tant je ne sens offusqué par cet article) fait partie de la vie, du quotidien, de la nature, de l’instinct.

Comment imposer à des populations entières le contrôle des naissances ? Tout simplement en imposant autoritairement des méthodes contraceptives efficaces allant jusqu’à la stérilisation volontaire des hommes. N’est-ce pas là l’avènement d’un totalitarisme planétaire sous prétexte que le climat change parce que la population croit trop vite ?

Alfred Sauvy, l’un des plus fameux démographes des cent dernières années, doit se retourner dans sa tombe. Il n’a pas assisté au renversement récent de la politique chinoise désastreuse d’un enfant par couple, désastreuse non pas aujourd’hui même mais dans 30 ans. Il se trouve que le mal est déjà fait pour la population chinoise qui ne récupérera de cette catastrophe, si l’on peut formuler la situation ainsi et si cela est encore possible, que dans deux générations. Sauvy, dont j’ai lu avec délectation quelques ouvrages, déclarait que toute intervention autoritaire sur la natalité ne pouvait conduire qu’à un désastre qu’il était difficile de programmer.

Vient ensuite un sommet de la mauvaise foi malthusienne si chère aux écologistes. Si une femme américaine mariée décide d’avoir un enfant de moins qu’elle ne l’avait prévu, l’empreinte carbone du couple sur toute leur vie sera réduite de 486 tonnes et la conséquence sur les générations futures, du fait d’une descendance moins nombreuse résultera en une « économie de carbone » de 9441 tonnes c’est-à-dire 20 fois plus que n’importe quel comportement écolo le plus scrupuleux : recyclage, chauffage et conditionnement d’air strictement limités, etc … même si par ailleurs les Américains ou les Britanniques émettent 35 fois plus de carbone que les habitants du Bangladesh !

La mission des Nations-Unies est donc d’introduire volontairement un planning familial à l’échelle planétaire selon Guillebaud et la responsabilité en revient aux médecins qui ont contribué largement à l’augmentation de l’espérance de vie périnatale. À la limite et dans ce contexte les médecins seraient coupables des émissions de gaz à effet de serre !!! Les médecins doivent éduquer les populations, préconiser les contraceptifs et les stérilets. Il est du devoir des gouvernements de soutenir massivement ces initiatives par l’intermédiaire d’ONGs comme Population Matters (www.populationmatters.org) ou encore le WWF. Que les femmes finissent par comprendre qu’il est préférable d’avoir un (seul) enfant par choix plutôt que par chance. Pour Guillebaud (et l’IPCC en 2014 mais pas à la COP21) si les femmes – qui le désirent – avaient accès à des contraceptifs gratuitement, les émissions de gaz à effet de serre pourraient être réduites de 30 %. Guillebaud déplore qu’il n’y ait pas eu la moindre mention à la dernière conférence de Paris de l’urgence d’un planning familial mondial y compris auprès des adolescents des pays développés.

L’effort mondial pour une gratuité des moyens contraceptifs représenterait selon Guillebaud moins de 6 jours du budget américain de la défense qui s’élève à 598 milliards de dollars.

Note : le Docteur Guillebaud est conseiller auprès de l’OMS et Professeur émérite de planning familial et de santé de la reproduction. Il a au moins le courage de se déclarer malthusien pur et dur …

Sans énergie nucléaire difficile d’atteindre les objectifs de réduction des émissions de carbone.

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Stephen Tindale, ancien responsable de Greenpeace UK, était un farouche opposant à l’énergie nucléaire. C’était, dans les années 90 et 2000, le cheval de bataille de Greenpeace et la totalité des membres de cette organisation terroriste est toujours profondément allergique à l’uranium. Tindale claqua la porte de Greenpeace en 2007 se rendant à l’évidence que l’énergie nucléaire était la seule source d’énergie avec l’hydroélectricité qui pouvait apporter une solution économique et durable afin de contrecarrer le « réchauffement climatique ». Ce qui mit Tindale sur la voie de la prise de conscience de son erreur d’activiste anti-nucléaire fut l’alarme qui fut lancée à propos de la fonte du permafrost sibérien qui relâcherait les milliards de tonnes de méthane dans l’atmosphère provoquant à coup sûr, selon les climatologues mandatés par les Nations-Unies, un terrible réchauffement planétaire. Aujourd’hui Tindale reconnaît qu’il a eu tort d’abonder dans le sens de l’idéologie de Greenpeace et il est devenu un partisan actif de l’énergie nucléaire qui pour lui constitue une approche nécessaire pour résoudre le problème climatique.

L’approche de Tindale est la suivante. Pour atteindre un objectif zéro carbone il faudra au moins 60 à 70 ans de progrès technologiques et seule l’énergie électronucléaire type PWR actuelle ou de quatrième génération (surrégénérateur) pourra assurer cette transition. Pour Tindale, je reprends ses propos, « le tribalisme technologique de ceux qui sont impliqués dans le changement climatique constitue le plus grand échec à venir ». Si on décode son propos (voir le lien Youtube) ce qu’entend Tindale par tribalisme technologique est l’opposition inébranlable de Greenpeace et d’autres activistes tels que le WWF à l’énergie nucléaire en faveur des énergies dites renouvelables qui ne pourront pas assurer cette transition compte tenu de leur manque de fiabilité, de leur coût et de l’absence de technologies de stockage de l’énergie électrique à grande échelle pour pallier aux intermittences de ces sources d’énergie. Seule l’énergie nucléaire peut donc assurer cette transition.

Cette position est défendue par le Forum Européen de l’Atome (Foratom) en des termes réalistes. D’ici les années 2050, il faudra construire dans au moins 14 pays membres de l’Union Européenne pas moins de 100 réacteurs nucléaires pour atteindre entre 2025 et 2045 une énergie disponible de 122 GWe. Depuis la dernière publication du rapport de Foratom (PINC) en 2007 la situation a changé en Europe. Après la crise économique de 2007, l’accident de Fukushima et les tensions en Ukraine, il est apparu que l’énergie nucléaire restait malgré tout la solution la mieux adaptée pour faire face aux risques de réchauffement climatique. C’est dans cette optique que l’on ne peut pas déplorer qu’il y a en ce moment dans le monde plus de réacteurs nucléaires en construction que jamais auparavant. L’IPCC a d’ailleurs confirmé il y a quelques semaines que l’énergie nucléaire ne pouvait pas être contournée pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de carbone. L’Union Européenne en est consciente et ce que Foratom soulignera dans son prochain rapport PINC est la nécessité pour l’Union Européenne d’adopter une approche non partisane afin de promouvoir l’énergie nucléaire en Europe. Les recommandations de Foratom mentionnent la nécessité de ne pas instituer de taxes spéciales sur le combustible nucléaire comme c’est le cas en Allemagne à la suite des pressions constantes des écologistes et d’abolir toute discrimination d’ordre idéologique entre les diverses technologies à faible empreinte carbone : éolien, solaire, hydroélectrique, nucléaire et biomasse.

Au niveau de la sureté des installations électronucléaires présentes et à venir, la Commission Européenne doit promouvoir une harmonisation des régulations ainsi que la R&D dans le domaine des réacteurs de quatrième génération. Quelle sera l’attitude des participants au COP21 au sujet de l’énergie nucléaire. Il y a tout lieu de penser que le fanatisme idéologique l’emportera sur le réalisme car, quelle que soit l’évolution du climat – vers le chaud ou vers le froid – il y a une majorité d’anti-nucléaires parmi les adeptes de l’Eglise de Scientologie Climatique, ce qui est tout à fait regrettable et dangereux pour l’avenir de la planète.

Sources : Foratom et World Nuclear Association, illustration capture d’écran du clip Youtube. Liens :

http://www.foratom.org/public/position-papers/8650-nuclear-indicative-programme-pinc/file.html

https://www.youtube.com/watch?v=Cc4L7D1_hKg&feature=youtu.be

Selon une information parue dans Les Echos de ce jour la Chine veut construire 5 à 8 centrales nucléaires par an d’ici à 2030. Ceci confirme cela.

Energie nucléaire : quand l’IPCC fait les comptes …

 

D’après le dernier rapport de l’IPCC (Working Group III, 2014) le secteur de la production d’énergie électrique est le plus gros émetteur de CO2, en gros le tiers de toutes les émissions anthropogéniques. Le secteur des transports n’est pas pris en considération et pour cause : il s’agit d’un poste de production de CO2 hautement décentralisé et atteindre des objectifs de réduction d’émissions de carbone n’a rien à voir avec le secteur énergétique qui est au contraire centralisé. Par exemple l’objectif de diminution des émissions de carbone dans le secteur automobile tel qu’il a été décidé par la commission européenne entrant dans le fameux 20 % de diminution constitue un challenge proprement inaccessible. Juste pour ce qui concerne la France, il faudrait convertir à l’électricité au moins un demi-million de véhicules automobiles à essence chaque année afin de respecter d’extrême justesse les objectifs fixés. Autant dire tout de suite qu’il s’agit d’un doux rêve.

Pour le reste des émissions de carbone, cela concerne le secteur industriel hors énergie et à moins de créer une violente récession économique, ces objectifs de réduction ne seront pas non plus atteints. Malgré tout l’IPCC, habitué aux déclarations alarmistes appuyées sur des projections informatiques déduites de savants calculs et autres simulations ne cesse de prédire l’apocalypse infernal qui attend l’ensemble de l’humanité si rien n’est fait sérieusement et de manière décisive aussi vite que possible. Toute la stratégie préconisée par l’IPCC se résume en une phrase d’Ottmar Edenhofer (IPCC, co-président du Working Group III) : « There is a clear message from science : To avoid dangerous interference with the climate system, we need to move away from business as usual », déclaration lapidaire et qui veut bien dire ce qu’elle veut dire. En français ça donne à peu près ce pamphlet : La science donne un message clair : afin d’éviter toute interférence dangereuse avec le système climatique, il est nécessaire de changer entièrement de paradigme. En d’autres termes il faut bannir la croissance à tout prix et revenir à l’âge des cavernes ou opter pour un développement de l’énergie nucléaire. Ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les « experts » de l’IPCC !

Dans tous les scénarios de stabilisation des émissions de carbone (entre 430 et 530 ppm d’équivalents CO2) la part de la production d’électricité peu productrice de carbone devra passer de 30 à plus de 80 % vers 2050 et 100 % vers 2100, en se basant sur les prédictions de l’IPCC. Autant dire que ces prédictions posent un réel problème dont on ignore actuellement les solutions. Pourtant, et ce n’est pas une surprise, le rapport de l’IPCC confirme clairement que l’énergie nucléaire compte parmi les sources d’énergie (électrique) les plus économes en carbone et le rapport précise donc un classement des sources d’énergie en termes d’émission de carbone. Le nucléaire et les moulins à vent sont les plus satisfaisantes sources d’énergie électrique : 12 grammes/kWh. L’hydraulique et le solaire, 24 et 28 g/kWh respectivement. La biomasse, pourtant considérée comme économe en termes de carbone atteint 220g ! Les combustibles fossiles avec séquestration du CO2 (cette approche tient encore du doux rêve) sont évalués toujours dans le même rapport entre 160 et 220 g. Le méthane avec cogénération, c’est pire : 490 g et enfin le charbon et la lignite 920 g, n’insistons pas. Plus surprenant ce rapport indique qu’en termes de sécurité le nucléaire et l’hydraulique sont les deux filières les plus sûres et cette assertion va certainement énerver les écologistes mais après tout les « experts » de l’IPCC ne sont-ils pas des écologistes professionnels dont il faut prendre les propos à la lettre ?

Billet publié dimanche 20 avril sur mauvaisenouvelle.fr

L’Eglise de la Planète Brûlante (GIEC)

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Déception terrible ! Quelques jours avant que les Membres de l’Eglise de la Planète Brûlante (le GIEC ou IPCC, qui dépend des Nations-Unies) aient prévu de finaliser leur sermon de soufre et de feu, un véritable flot de rapports blasphématoires circule dans les rangs d’anciens fervents paroissiens mettant à mal la théologie de la crise climatique anthropique. La nouvelle et toute dernière édition de l’évangile du changement climatique devrait être présentée à Stockholm du 23 au 26 septembre et devrait entretenir le grand chaudron politique du climat en ébullition. Ce cinquième rapport est supposé devoir être utilisé par des politiciens du monde entier pour décider d’un nouveau traité global en 2015 pour définitivement influer sur le « changement climatique ».

Cet objectif n’est certes par une mince bagatelle, étant donné que des changements climatiques dramatiques se sont produit au cours des millions d’années passées, mais ces dernières années … pas tellement, et c’est là le hic. Comment tous les ministres officiant dans cette église peuvent-ils évoquer les prophéties et les écritures passées qu’ils déclaraient comme bien fondées, puisque celles-ci se sont révélées fausses ? Qui ne se souvient pas de la fameuse courbe en crosse de hockey montrant l’augmentation de la teneur en CO2 dans l’atmosphère devant conduire inexorablement à un réchauffement concomitant, et qui ne se souvient pas aussi du tintamarre qui entoura l’annonce par l’Université de Hawaï que cette teneur avait atteint le seuil fatidique de 400 ppm. Le grand prêtre parmi tous les prêtres de l’Eglise de la Planète Brûlante, je veux parler de Rajenda Pachuri, a admis en février que la température dans le monde était restée remarquablement stable durant ces 17 dernières années juste après que l’Office météorologique anglais eut annoncé que cette situation perdurerait au moins jusqu’en 2017. Finalement le New-York Times, fervent soutien de l’Eglise de la Planète Brûlante depuis les années 90, s’est rendu à l’évidence de manière fort diplomatique (pour ne pas perdre la face) en déclarant, je cite : « L’augmentation de la température à la surface de la Terre a été nettement plus lente ces 15 dernières années que durant les 20 années précédant cette période, et cette accalmie s’est produite malgré une accumulation sans précédent de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ». Le journaliste du NYT Justin Gillis a même admis que, je cite encore : « ce ralentissement du réchauffement met en avant le fait que nous ignorons encore beaucoup de choses sur le système climatiques, mais que ce non réchauffement est un peu un mystère pour les scientifiques du climat ».

A qui la faute ? D’abord l’Eglise de la Planète Brûlante et ses prêtres se sont lourdement trompé sur les estimations de l’effet de serre du CO2. Ils ont négligé ou mal pris en compte l’influence des cycles océaniques et l’activité solaire sur le climat. Ces mêmes prêtres, pour attirer le plus grand nombre de croyants à leur religion avaient estimé qu’une augmentation de la teneur en CO2 de 2ppm/10 ans devait résulter en une augmentation globale de la température de 1,5 degré. Ce qui veut dire qu’en gros, en 15 ans il manque deux degrés selon les prévisions dûment entérinées par le Grand prêtre Rajenda Pachuri dans les précédentes éditions de son livre de prières. Après tout, ça n’a pas tellement d’importance puisque l’histoire montre que la température a été plus élevée alors que le taux de CO2 était plus faible et vice-versa. En réalité, on sait que le siècle dernier a connu deux périodes chaudes discrètes (1900-1945 et 1975-2000) et une petite période froide (1955-1970) suivant le petit âge glaciaire (1870-1900) reproduisant le minimum de Dalton (1800-1830) qui fut suivi d’une période plus chaude au XIXe siècle (voir la figure ci-après trouvée dans le Daily Telegraph).

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Comme je l’ai mentionné dans un précédent billet sur ce blog, toutes les observations collectées à l’aide de ballons sonde n’ont pas permis de conclure à un effet quelconque du CO2 sur la troposhère au dessus de l’équateur contrairement à toutes les prédictions et les modélisations réalisées sur les circulation globales de l’atmosphère réalisées par le GIEC (pardon, l’Eglise de la Planète Brûlante) et pire encore, tout le réchauffement observé depuis 1900 a eu lieu avant 1945 en dépit de l’augmentation constante du CO2 atmosphérique depuis cette date. Francis Zwiers, l’un des prêtres et coauteur de la prochaine édition du livre de prière de l’Eglise de la Planète Brûlante a admis que tout de même, entre 1993 et 2012, la température avait pu effectivement augmenter de 0,06 à 0,14 degrés. Cette précision dans les mesures laisse rêveur ! Ce qui est certain, c’est que les 177 et quelques simulations réalisées avec 37 modèles différents de prévision climatique se sont toutes avérées fausses … Pour tenter de se dédouaner, certains climatologues (pardon grands et petits prêtres du GIEC) ont émis l’hypothèse qu’après tout il n’était pas impossible que les eaux chaudes de surface des océans aient tout simplement sombré dans les abysses où ils peuvent y rester pendant des siècles (mais il n’y a malheureusement pas de mesures disponibles pour l’affirmer), ce n’est pas moi qui l’affirme, c’est un éminent et influent prêtre de l’Eglise, Kevin Trenberth qui l’affirme en ayant l’air de nier que l’eau chaude, y compris l’eau de mer, est plus légère que l’eau froide et qu’elle aurait plutôt tendance à rester en surface (http://www.npr.org/2013/08/23/214198814/the-consensus-view-kevin-trenberths-take-on-climate-change). Par cette pirouette allant à l’encontre de la physique basique il explique pourquoi il y a de la chaleur manquant au rendez-vous pourtant bien prédit par les experts (pardon les prêtres) du GIEC. Richard Lindzen, physicien de l’atmosphère au MIT considère que cette histoire de réchauffement global est une religion alarmiste qui veut imposer une pénitence à la prospérité ! Il ne mâche pas ses mots, c’est le moins qu’on puisse dire. Il ajoute que l’orthodoxie alarmiste ajuste les données physiques et les théories pour fabriquer des positions politiquement correctes qui sont coûteuses pour la société. La perversité réside dans le fait que de nombreux scientifiques et pseudo-scientifiques seraient au chômage si cette imposture n’existait pas, mais le plus grave dans cette histoire est que les politiques y croient comme les croyants d’une religion. Libre à chacun de croire en ce qu’il veut quand il s’agit du domaine spirituel mais être délibérément consentant pour gober des fadaises forgées à partir d’éléments mensongers est troublant. Ce qui interpelle le plus Lindzen est , je le cite : « Un nombre étonnamment élevé de personnes semblent avoir conclu que tout ce qui donne un sens à leur vie c’est la conviction qu’ils sauvent la planète en faisant attention à leur empreinte carbone ». Dans un ouvrage paru en 2003, Michael Crichton écrivait : « Il y a eu un premier Eden, un paradis, un état de grâce et d’unité avec la nature, il y a chute de cette grâce dans un état de pollution du fait de manger l’arbre de la connaissance, et à la suite de nos actions, il y a un jugement à venir un jour pour nous tous. Nous sommes des pécheurs de l’énergie, condamnés à mourir, à moins que nous cherchions le salut, qui est maintenant appelé la durabilité. Le développement durable est le salut dans l’Eglise de l’environnement, tout comme la nourriture organique sans pesticides est sa communion que les bonnes personnes avec les bonnes croyances boivent ». On y est ! En 2001, le GIEC déclarait, je cite encore : « La majeure partie du réchauffement observé ces 50 dernières années est due à un accroissement des gaz à effet de serre ». Légère rectification du tir en 2007 : « L’essentiel de l’accroissement des températures globales moyennes depuis le milieu du XXe siècle est du aux augmentations observées des concentrations de gaz à effet de serre d’origine anthropogénique ». Et à Stockholm ce sera, selon une version non définitive : « Il est hautement probable que l’influence humaine sur le climat est la cause de plus de la moitié de l’accroissement de la température de surface moyenne observée de 1951 à 2010 ». Quelle remarquable démonstration de rhétorique ! Avec une augmentation de température globale moyennée au sol comprise entre 0,06 et 0,14 degrés entre 1993 et 2012, effectivement les coraux sont menacés de mort comme les ours polaires et pourquoi pas l’ensemble de l’humanité ! Retenez votre souffle, chaque jour vous exhalez dans l’atmosphère entre 700 grammes et 1 kilo de CO2, 7 millions de tonnes pour l’ensemble de l’humanité quotidiennement, ça fait froid dans le dos !

Billet inspiré d’un article paru dans Forbes

Il y a du bois en France, brûlons-le !!!

J’ai cru avoir une hallucination visuelle en lisant la dépêche d’agence reproduite partiellement ci-dessous. Est-ce que les écologistes ont perdu la tête, voilà la question que je me suis tout de suite posé. Reconvertir une ancienne centrale au charbon en centrale à bois sous le prétexte hautement fallacieux que le « bilan carbone » de la région PACA sera ainsi amélioré avec un investissement non négligeable pour en plus faire travailler une société sud-coréenne, c’est vraiment du foutage de gueule total, Montebourg a certainement apprécié, lui le ministre de l’affaissement déconstructif. Et de nombreuses questions se posent. D’abord a-t-on incorporé dans le calcul fumeux, c’est le cas de le dire, des six cent mille tonnes de CO2 « économisés » le bilan carbone de l’abattage, de la manutention et du transport du bois, j’en doute beaucoup. D’où va venir le bois, de l’arrière pays marseillais, il n’y a presque plus d’arbres, ils ont tous brûlé dans des incendies pour la plupart criminels. On va peut-être importer le bois sous forme de granulés en provenance des USA où RWE, une entreprise allemande, possède la plus grosse unité du monde de production de granulés de bois ou bien détruire les forêts françaises. Quel est le bureaucrate criminel qui a autorisé ce projet, un écologiste qui se dit respectueux de l’environnement mais ne l’est à l’évidence pas du tout ou un écologiste idéologique du genre Batho ou Bové. Et si ce doit être la plus grande usine d’électricité de France brûlant du bois, il doit y en avoir d’autres. Pendant ce temps-là on enfouit les déchets ménagers de la ville de Marseille et des environs. Le maire (PCF) de Gardanne a certainement joué des coudes et du larynx pour que l’outil industriel, patrimoine des Français, ne soit pas démantelé et imaginé ce montage ahurissant pour préserver quelques emplois. On peut se demander ici pourquoi il n’a pas exigé d’E.On de faire appel à une société nord-coréenne. Pour en revenir au bois et à son utilisation pour la production d’énergie, chaque fois qu’on coupe un arbre, il faut en planter trente afin de ne pas se retrouver dans un désert trente ans plus tard. Ce n’est pas moi qui ai fait ce calcul mais des crânes d’oeufs dans leur douillet bureau de fonctionnaire, il faut donc les croire sur parole. Ce projet maintenant sur les rails selon la dépêche d’agence sent la grosse magouille politicienne entre communistes et écologistes. La France est bien une république bananière …

E.On France va bien réaliser la grande centrale à bois de Gardanne

PARIS – E.On France, la filiale français du groupe énergétique allemand, compte bien faire construire la plus grande centrale à bois de France à Gardanne (Bouches-du-Rhône) pour laquelle il a retenu le sud-coréen Doosan et le français RBL-REI, a-t-il annoncé jeudi. (…) Ce projet d’une reconversion d’une tranche de centrale à charbon en centrale à bois de 150 mégawatts, lancé par E.On il y a deux ans, représente un investissement de plus de 230 millions d’euros, indique le groupe dans un communiqué. (…) E.On, qui a donné récemment son feu vert à sa filiale française selon une porte-parole, avait eu l’autorisation préfectorale fin 2012. Selon l’entreprise, le projet conduira à améliorer le bilan CO2 régional de 600.000 tonnes par an.

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E.ON


(©AFP / 16 mai 2013 12h08)