Brève. Crise climatique : la Suède inonde les marchés d’obligations Canadiennes et Australiennes

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C’est une retombée inattendue des conséquences sur les marchés boursiers des dispositions qui seront imposées un jour ou l’autre au monde entier pour sauver le climat. Depuis le mois de mars dernier la banque centrale de Suède vend des obligations émises par les Etats d’Alberta, du Queensland et de Western Australia. La Banque Centrale de Suède considère que l’état des finances de ces Etats est risqué en raison des politiques de réduction des émissions de « gaz à effet de serre » qui impacteront négativement ces Etats dont l’économie repose sur l’extraction de charbon, de pétrole et de gaz de roches mères.

Dans le même temps les émissions de « Green bonds » sont mises en place par diverses institutions financières ainsi que par certaines banques centrales comme la Banque Centrale Européenne. La destination des capitaux collectées reste opaque. Il serait question d’investir dans des entreprises innovantes du secteur des énergies renouvelables, des « start-up vertes » comme aimerait le dire le Président français Macron. Il est tout de même surprenant que la Banque centrale de Suède n’ait pas envisagé d’adopter la même attitude concernant les obligations des Etats gros émetteurs de gaz à effet de serre tels que la Chine, les USA ou l’Inde, allez savoir pourquoi …

Source : wattsupwiththat.com

Obama écolo ? Pas vraiment

Aux USA, puisque la majorité républicaine est opposée à toute disposition relative au « changement climatique » Obama a ressorti un des points forts de son programme électoral de 2008 pour accéder à la Maison Blanche et maintenant il va imposer par décret des mesures tendant à réduire les émissions (de CO2) du pays en encadrant plus strictement les normes de consommation des véhicules ainsi que celles émanant de l’industrie. La grande majorité des représentants et des sénateurs sont opposés à de telles dispositions qui selon eux risqueraient de dévaster la timide reprise économique à laquelle on assiste en ce moment. Des Etats comme la Louisiane, le Texas ou la Virginie de l’Ouest sont résolument opposés à toute mesure allant dans ce sens et comme un vote serait de toute évidence rejeté, Obama a donc choisi la voie autoritaire. Mais pour le moment il s’agit de mesures très « soft » du genre mise à jour des normes de construction en cas d’ouragan, gestion des ressources naturelles, expression dans laquelle on peut tout englober et son contraire, ou encore investir dans des infrastructures plus solide, la crainte d’un nouvel ouragan comme Sandy étant la principale motivation de la Maison Blanche. Les climato-alarmistes à pied d’oeuvre aux USA ont naturellement incriminé le réchauffement climatique pour expliquer la puissance hors norme de cet ouragan mais leurs vociférations sont timides et le resteront car la reprise américaine est essentiellement issue d’une forte chute du coût de l’énergie à la suite du boom gazier et pétrolier de ces dernières années. Business avant tout contrairement à ce qui se passe en Europe et particulièrement en France. Si Obama semble s’éloigner des principes réalistes de l’ensemble de la communauté industrielle et commerciale du pays, sa nouvelle prise de position en faveur de l’environnement est sans doute une manœuvre pour faire diversion alors que le programme « Obamacare » est un véritable fiasco, les Américains étant résolument opposés à toute initiative fédérale pouvant d’une manière ou d’une autre réduire leur liberté de choix.

Source : ATS