Si j’étais candidat à la présidence de la République française …

Ma première mesure et la plus urgente. Devant la désertification des campagnes et la chute du nombre d’exploitants agricoles qui constitue une terrible menace pour la France dans moins de dix ans j’exonèrerai de tout impôt et de toute charge sociale quelle qu’elle soit y compris les cotisations retraite tous les exploitants agricoles. En outre, afin de reconstituer l’agriculture française en déclin année après année, tout droit de succession vers l’enfant d’un exploitant agricole désirant reprendre celle de son ascendant sera supprimé en effaçant les dettes de ce dernier. Le monde agricole nourrit le pays et rapportait encore des devises à l’Etat et ce n’est plus le cas puisque la balance agricole est maintenant déficitaire. Ces mesures sont une question de vie ou de mort pour le pays. Elles sont urgentes et vitales. Enfin, pour redonner vie au monde agricole français, il faut l’affranchir de toutes les régulations européennes, quelles qu’elles soient, la Commission européenne étant profondément gangrenée par les lobbys écologistes. Je pense notamment aux OGMs, à l’usage des pesticides de manière raisonnée (les agriculteurs savent de quoi je parle) et, dans ce cadre de revivification du monde agricole de la France, l’Etat devra mettre de l’ordre dans la pratique néo-colonialiste des grandes centrales d’achat qui approvisionnent les supermarchés, réalisant des bénéfices records sur le dos des agriculteurs.

En ce qui concerne la transition énergétique dont on nous rebat les oreilles relative à une supposée modification du climat induite par les émissions de gaz à effet de serre j’interdirai toute initiative liée de près ou de loin à ce programme de transition : éoliennes, installations de méthanisation, panneaux solaires et autres projets fantasmagoriques sortis de bureaux d’étude totalement déconnectés de la réalité. Dans ce cadre j’annulerai l’adhésion de la France à la politique énergétique européenne qui consiste à indexer le prix de KW heure sur celui produit par les centrales électriques au gaz naturel obligeant de ce fait EDF à vendre à perte ses KW heure d’origine nucléaire non polluante. Si la maffia anti-nucléaire de Bruxelles refuse cette décision il suffira à la France de menacer de se déconnecter du reste du réseau électrique européen, ce qui est tout à fait possible malgré ce que nous répètent à l’envi les politiciens.

Pour l’impôt, vaste programme, j’instituerai une « flat tax » de 18 % sur tous les revenus, qu’ils soient salariaux ou du capital appliquée à toutes les entités productrices de richesse. Je supprimerai l’impôt sur le revenu et la CSG (qui est déjà une « flat tax » qui ne dit pas son nom). Contrairement aux mesures prises pour les successions des exploitations agricoles j’instituerai un impôt sur les successions, hors cession entre parents et enfants d’entreprises industrielles, à un taux de 90 %, qu’il s’agisse de bâtiments, de terrains, de mobilier ou d’oeuvres d’art. Ainsi l’économie ne s’en portera que mieux puisque les maisons et les appartements seront achetés par de nouveaux prétendants au logement. Ce système est celui en application dans deux pays que je connais bien, les Etats-Unis et le Japon. En outre, comme au Japon la taxe foncière, hors exploitants agricoles, sera proportionnelle au revenu. L’Etat et les contribuables y retrouveront leur compte.

Avant qu’il ne soit trop tard également : le « grand carénage » des centrales nucléaires existantes qui peuvent encore être exploitées sans problèmes jusqu’à 80 ans depuis le début de leur fonctionnement, la remise en exploitation de l’usine de Fessenheim, et l’abandon de tout projet de petits réacteurs modulaires car la France métropolitaine ne possède par de réseau adapté à ce type d’unité de production en dehors des départements et territoires d’outre-mer. J’ajouterai également que la France devrait décider de l’exploration des roches mères dans toute la partie nord de Bassin parisien ainsi qu’entre le delta du Rhône et les Pyrénées orientales. Il serait intéressant d’au moins connaître le potentiel de la technique de fracturation des roches mères pour que la France puisse être autonome en cas d’évènements géopolitiques majeurs.

Il y a un point qui va agiter le quinquennat à venir, celui des retraites. Il faut laisser aux citoyens le droit de prendre leur retraite quand ils le désirent. Tout légiférer bloque les initiatives. Cependant un tel système ne peut être validé que par un système par capitalisation qui existe déjà dans certaines catégories d’employés de l’Etat ou de grandes entreprises … Il faudra dans ce cadre relancer l’emploi et la création d’entreprises par la simplification du code du travail en prenant modèle celui de la Suisse qui compte moins de 50 pages. Et pour conclure, bien qu’il soit peut-être trop tard, une réforme en profondeur du système scolaire qui est devenu moins performant que dans certains pays d’Afrique s’imposera. À méditer.