Hygiène domestique (suite)

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Un des lecteurs de mon blog a opportunément mentionné la propreté toute relative des boutons, manettes ou poignées des chasse-d’eau. Je voudrais à ce propos relater l’expérience que j’ai vécu ces derniers jours chez mes amis qui louent une maison avec trois mille mètres-carrés d’anciens jardins en terrasse qu’ils ont finalement, après neuf mois, défriché et préparé pour y introduire de nouvelles cultures. Selon les dires d’une voisine, ces terrasses étaient à l’abandon depuis plus de 50 ans, c’est dire quel travail mes amis ont fourni pour leur rendre leur vocation d’origine. Mon ami Pablo, néerlandais d’origine, envisage de cultiver des fruits de la passion et des aloès … j’attends de voir les résultats mais je reste optimiste.

Cette maison est située dans un espace rural protégé, elle se trouve au bout d’un chemin très pentu et n’est pas raccordée au système d’égouts du hameau situé en surplomb. D’ailleurs un tel raccordement est inenvisageable car la pente de ce chemin atteint environ 20 %. Les eaux usées, conformément à la législation sur les espaces protégés, sont traitées à travers un système complexe de fosses septiques et d’un cheminement en trois étapes des eaux provenant de ces fosses, la dernière étant un séjour à la lumière dans un bassin ouvert où les algues peuvent proliférer pour parfaire le travail des bactéries anaérobies des fosses. Dans les toilettes, le papier hygiénique est autorisé à condition de le placer après l’avoir utilisé dans une petite « poubelle » réservée à cet effet. Je ne voudrais pas entrer dans une description scatologique mais on ne vas pas nécessairement se laver les mains après avoir nettoyé son postérieur pour ensuite appuyer sur le bouton de la chasse-d’eau. Ce bouton est donc, par voie de conséquence, proprement (si l’on peut dire) pollué par les utilisateurs successifs des toilettes. Fort heureusement les toilettes se trouvent dans la salle de bain comme dans la plupart des logements en Espagne et il est ensuite fortement conseillé de se laver les mains et ce serait indiqué de se laver les mains avant d’appuyer sur le bouton de la chasse-d’eau.

Devant cette situation plutôt pénible j’ai pensé aux sièges de toilette de la maison de mon fils à Tokyo et je ne voudrais pas que mes lecteurs m’accusent d’être un agent de la firme japonaise Toto mais de tels sièges de toilette seraient parfaitement appropriés dans une maison comme celle qu’occupent mes amis au milieu de nulle part dans l’île de Tenerife.

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Il s’agit du « washlet »® totalement électronique qui lave le postérieur après avoir opéré et ceci sans aucune intervention manuelle. C’est l’un des produits phares de cette firme mais qui semble encore inconnu en Espagne et également en France. Afin de ne pas toucher le couvercle du siège celui-ci s’ouvre automatiquement quand on pénètre dans les toilettes qui se trouvent dans un local séparé de la salle de bain aux Japon. Un filet d’eau va humidifier le bassin en céramique avant d’opérer puis un embout rétractable automatiquement projette ensuite de l’eau tiède puis de l’air chaud pour le séchage. Un autre filet d’eau va nettoyer à nouveau le bassin d’éventuelles projections d’excréments et le processus se termine automatiquement sans aucune intervention manuelle. Détail important la lunette sur laquelle on pose son postérieur est maintenue à une température d’environ 40 degrés pour éliminer toute sensation de froid … Un dernier détail pour les curieux, je n’utilise pas le système de lavage automatique des toilettes de mon fils à Tokyo car je ne sais pas comment m’en servir, la télécommande murale étant entièrement écrite en japonais !

Source et illustrations : Toto (fr.toto.com/washlets/toto_washlets_cf.php)