Chromosomes sexuels et longévité : tout un programme

Il faut se rendre à l’évidence l’égalité des sexes (des genres) est un leurre. La femme et l’homme sont différents et d’une manière générale les femelles et les mâles dans le règne animal sont différents, qu’il s’agisse d’araignées, de poissons, d’oiseaux ou de primates, pour faire court. Chez les primates, dont l’espèce humaine fait partie, la femme est dite « homogamétique » puisqu’elle possède deux chromosomes sexuels X alors que l’homme est hétérogamétique car il possède dans son patrimoine génétique un chromosome X et un chromosome Y. Il en va autrement chez les reptiles et les oiseaux qui descendent des dinosaures. Les mâles sont homogamétiques puisque leur sexe est déterminé par deux chromosomes Z alors que les femelles sont hétérogamétiques car elles possèdent un chromosome sexuel Z  et un chromosome W. Des biologistes de l’Université des Nouvelles Galles du Sud à Sydney ont rassemblé toutes les données relatives à la longévité différentielle dans le règne animal selon le sexe en établissant pour chaque espèce le rapport entre la longévité des individus sexuellement homogamétiques et cette longévité pour les individus sexuellement hétérogamétiques selon la formule mathématique simple :

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Ils ont exclu dans leur étude les espèces dont le sexe est déterminé par la température d’incubation des œufs comme chez les tortues ou les crocodiles pour ne citer que ces deux exemples. Ils ont enfin exclu les nombreuses espèces hermaphrodites allant des cnidères jusqu’aux gastéropodes. L’expression logarithmique de ce rapport indique clairement que la longévité ou espérance de vie est favorisée par la présence de deux chromosomes sexuels identiques que ce soit pour les mâles chez les oiseaux ou pour les femelles chez la majorité des autres espèces animales.

 

Capture d’écran 2020-03-04 à 18.31.12.pngPar exemple chez les femelles homogamétiques l’espérance de vie est en moyenne de 17,6 % supérieure à celle des mâles correspondants hétérogamétiques – c’est le cas de l’espèce humaine. Cette étude a confirmé le fait que chez les oiseaux où le mâle est sexuellement homogamétique son espérance de vie est de 20,9 % supérieure à celle de la femelle dont les gènes sexuels sont WZ donc hétérogamétiques.

Le jour où on pourra expliquer pourquoi il en est ainsi les biologistes auront franchi un grand pas dans la compréhension des raisons sous-jacentes de la longévité. Il sera peut-être alors possible d’imaginer des stratagèmes pour allonger l’espérance de vie, mais le chemin sera long et tortueux. Il faut donc reconnaître que pour l’espèce humaine la femme dispose d’un avantage indéniable en terme de longévité et vouloir à tout prix être l’égale de l’homme la femme ira-t-elle jusqu’à abréger sa vie pour être en tous points égale à l’homme ?

Source et illustrations : http://dx.doi.org/10.1098/rsbl.2019.0867

L’égalité des genres ?

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Une étude paru dans le journal britannique The Lancet en 2016 concernant la consommation d’alcool dans 195 pays montre clairement que les femmes sont très en retard par rapport aux hommes. Mais c’est ironique car les hommes boivent plus et meurent beaucoup tôt que les femmes. L’étude a comptabilisé 2,8 millions de morts prématurées dans le monde en 2016 ayant été provoquées par l’excès de boissons alcoolisées. Les femmes ne sont donc pas égales aux hommes mais elles sont franchement moins idiotes qu’eux. Le graphique (source Statista) ne concerne que les dix premiers pays dans le classement. Ça laisse rêveur.