Il y a une année le Colorado légalisait l’usage de la marijuana …

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Le Colorado faisait figure de précurseur dans la légalisation de la marijuana mais c’était ignorer que le corps médical de cet Etat avait opté pour un usage contrôlé et limité du cannabis pour traiter des conditions médicales chroniques handicapantes dès la fin des années 2000. Il s’agissait surtout de soulager des patients souffrant de cancers, de sclérose multiple et d’épilepsie et l’utilisation de marijuana à des fins médicales faisait l’objet d’une autorisation délivrée par le gouvernement de l’Etat. Fin décembre 2008 il y avait déjà près de cinq mille médecins titulaires de cette licence. Un an après la légalisation de la marijuana on en compte près de 120000 ! De plus, aujourd’hui, parallèlement à l’usage récréatif de la marijuana, près de 300 centres para-médicaux proposent à la vente de l’herbe aux personnes désireuses d’atténuer leurs douleurs. L’amendement à la constitution de l’Etat du Colorado autorisant l’usage de marijuana permet à n’importe quelle personne majeure de détenir à des fins personnelles une once (28 grammes) d’herbe. Il y a cependant des restrictions comme par exemple fumer un joint en public et cette seule régulation a poussé de nombreuses personnes souffrant de douleurs récurentes à se procurer des extraits concentrés de tétrahydrocannabinol (THC) la principale substance active de l’herbe. Des incidents ont été répertoriés par les autorités en particulier chez des enfants. La quasi interdiction de conduire sous l’effet de l’herbe (5 microgrammes de THC par litre de sang) n’a pas encore pu être vérifiée par les statistiques de la police en regard des autres délits routiers.

Il reste cependant des effets secondaires inattendus de l’usage légal (jusqu’à une certaine limite) de la marijuana. Des petits apprentis chimistes ont cru judicieux d’expérimenter des techniques rudimentaires d’extraction du THC pour échapper de ce fait à la vigilence des autorités. Un solvent efficace pour extraire le THC est en effet le butane et cet hydrocarbure ne se manipule pas aisément avec un équipement mal adapté. Pour cette raison le nombre d’hospitalisations pour brûlures graves a considérablement augmenté ! Reste enfin le nombre d’enfants qui se sont essayé à l’usage de l’herbe et qui ont du être hospitalisés pour des troubles respiratoires ou de violentes douleurs abdominales. Mais les statistiques, encore une fois, n’ont pas comparé objectivement ces incidents à ceux, toujours alarmants en nombre, des intoxications d’enfants à l’aide de capsules de détergents qu’ils confondent avec des bonbons ou d’autres produits sanitaires souvent dangereux et présents dans toutes les maisons …

Source : http://jama.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=2022370

Scandales sanitaires : ça continue !!!

 

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L’HPV, ça ne vous dit peut-être rien mais c’est un redoutable virus (en français virus du papillome humain) dont on a décrit près de 200 différents types et qui est la cause de plus de 80 % des cancers du col de l’utérus mais aussi de cancers du gland chez l’homme et également de cancers de l’anus, 80 % de ces derniers sont dus à ce virus. Mickael Douglas avait fait grand cas d’une tumeur buccale dont il avait été opéré avec succès et qui fut identifiée comme induite par un HPV. S’il était adepte du sexe oral il n’avait qu’à se faire vacciner puisque Merck a mis sur le marché le Gardasil en 2006 qui immunise contre les types 16, 18, 6 et 11 du virus et le Cervarix de GSK qui immunise contre les types 16 et 18. L’OMS a encouragé les campagnes de vaccinations surtout chez les femmes et de nombreux pays de l’OCDE ont vivement conseillé la vaccination de la prépuberté (10 ans) à l’âge de 25 ans. Peu de différences entre ces deux vaccins sinon que celui de GSK contient un adjuvant particulier pudiquement appelé AS04 qui rend le produit plus efficace que celui de Merck. Les antigènes, des protéines du virus, sont produits à l’aide de cellules en culture génétiquement modifiés (OGM) pour plaire aux écologistes mais il s’agit de vaccins très propres et efficaces. Seulement voilà, au Japon, pays où le suivi sanitaire est particulièrement strict, et où le Cervarix a été autorisé en 2009 et le Gardasil en 2011, après la vaccination de 3,28 millions de jeunes filles, 1968 cas d’effets secondaires ont été répertoriés, pour la plupart des encéphalomyélites et des vasculites cérébrales aux conséquences graves allant jusqu’à la paralysie des jambes et des tremblements incurables des membres. D’après le Docteur Sotaro Sato ces effets invalidants sont causés par l’adjuvant contenu dans le vaccin de GSK. Celui-ci (l’adjuvant ou 3-O-desacyl-4′-monophosphoryl lipid A ou AS04) provoque une démyélinisation d’origine immune des fibres neuronales, en d’autres termes les axones, et les jeunes filles sont condamnées à rester dans un fauteuil roulant le reste de leur vie. Le docteur Sato considère que ces 1968 cas avérés ne sont que la partie visible de la catastrophe sanitaire. Depuis juin 2013, le Ministère de la Santé japonais ne recommande plus cette vaccination, mais le mal est fait pour le plus grand bien des laboratoires pharmaceutiques qui ne reculent décidément devant rien pour s’approprier des parts de marché au détriment de la santé des populations. Une attitude criminelle qui devrait être dénoncée haut et fort ! Note: la photo (IRM) montre une tumeur oblongue au dessus du vagin.

Source : Japan Times et photo Wikipedia

Statines : vers le plus grand scandale sanitaire mondial ?

Les statines, ces médicaments qui réduisent la production de cholestérol dans le foie, sont prescrites par les médecins et en particulier les endocrinologues et les cardiologues aux patients dès que leur taux de cholestérol sanguin atteint un seuil considéré comme pathologique et dangereux pour la santé, en raison des risques d’accidents vasculaires. Voilà pour l’état des lieux. Mais ce que le médecin se garde bien de mentionner à ses « malades » de cholestérol est que ce seuil a été fixé à une valeur arbitrairement basse sous la pression des firmes pharmaceutiques afin que celles-ci vendent leurs produits. Et les patients, qui n’y comprennent le plus souvent rien du tout, suivent à la lettre la prescription du médecin. Le médecin ne soigne plus un malade pris isolément mais une donnée numérique supposée appuyer son diagnostic et emporter du même coup l’adhésion du patient surtout si le médecin brandit toutes sortes de risques potentiels au cas où le patient ne suivrait pas son injonction à se traiter « à vie » avec des statines. Or, chaque individu est un cas particulier et ne peut donc pas être normalisé comme a tendance à faire le corps médical et il en est de même pour le taux de glucose sanguin, les triglycérides, la tension artérielle ou même une teneur « trop » élevée en protéines dans les urines. La médecine est normalisée et si on n’est pas dans les normes on est considéré comme malade et par conséquent on doit être traité pour le plus grand profit des firmes pharmaceutiques qui ont édicté ces normes. Et c’est plus particulièrement le cas des statines, un business à grande échelle de plusieurs dizaines de milliards de dollars, un scandale qui va tôt ou tard éclater au grand jour. Un certain nombre de médecins spécialistes ont déjà fait part de leur inquiétude au sujet des statines. Pour les francophones, je recommande le site du cardiologue Michel De Lorgeril :

http://michel.delorgeril.info/

Ce scientifique démontre que l’usage des statines relève d’une imposture scientifique (et médicale) savamment orchestrée par les firmes pharmaceutiques tant auprès du corps médical que des certificateurs.

Une nouvelle étude vient de montrer que les statines, outre les douleurs musculaires et la surcharge hépatique, endommagent les neurones ! Cette étude a été initiée par une équipe de l’Université de l’Arizona intriguée par le nombre de patients sous statines qui se plaignaient de troubles cognitifs et de pertes de mémoire. Leur médecin traitant déviait le problème en incriminant la vieillesse ou d’autres effets qui n’avaient rien à voir avec la prise de statines sur le long terme. Mais au laboratoire l’effet des statines sur la structure des neurones s’est révélé particulièrement spectaculaire et alarmant. En présence de statines les axones neuronaux, ces projections filamenteuses partant du corps du neurone pour aller vers un autre neurone, la base de l’architecture cérébrale, se mettent à ressembler à des chapelets de perles, un peu comme s’il y avait un embouteillage dans le trafic le long de l’axone pour reprendre les termes de ces scientifiques. Qui plus est sur plus de 1000 médicaments testés sur la morphologie des neurones, seuls quatre conduisaient à cette modification en collier de perle des axones et ces quatre drogues sont … des statines. Mais là où la situation devient proche du scandale c’est le fait que certains médecins prescrivent maintenant des statines aux enfants en surpoids. On imagine la catastrophe sur le cerveau encore en cours de développement structural ! Pour conclure, le scandale à venir des statines tient également au fait que de nombreux patients sont réticents à faire part à leur médecin et en toute franchise de tous les effets secondaires qu’ils ressentent, surtout quand ils doivent reconnaître qu’ils commencent « à perdre la tête » car ce dernier les a persuadé que l’effet bénéfique attendu était bien supérieur aux effets secondaires et qu’il en allait de leur survie, les risque d’accidents vasculaires étant fortement réduits, ce qui selon le docteur De Lorgeril n’est pas prouvé, bien au contraire. Et si un patient vient à se plaindre de troubles cognitifs, son médecin, vicieusement prisonnier de sa stratégie de « normalisation », rétorquera qu’au contraire ces troubles cognitifs sont certainement la conséquence de l’obstruction de petites artères cérébrales justement par l’excès de cholestérol. On voit donc bien se profiler dans un avenir proche un scandale sanitaire planétaire inévitable, des millions de patients sous statines devenant potentiellement débiles mentaux.

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Source : uanews.org

Vers une moralisation de l’industrie pharmaceutique ? On peut encore en douter.

Une étude émanant de l’Institut de Recherche en Biomédecine de Barcelone a recensé parmi plus de 1600 effets secondaires de divers médicaments 1162 d’entre eux identifiés sur la base des structures chimiques de ces médicaments, et parmi ceux-ci 446 ont pu être clairement expliqués biologiquement, 68 chimiquement et pour les 648 autres biologie et chimie devaient être combinées pour expliquer ces effets souvent indésirables voire invalidants. Cette étude minutieuse a été conduite car les effets secondaires des médicaments sont l’une des premières causes d’hospitalisation dans les pays occidentaux.

Un exemple parmi d’autres est le syndrome buccoglossal, un désordre invalidant provoqué par des mouvements désordonnés. La cause très probable de cet effet secondaire est la présence d’un noyau pipérazine dans le structure du médicament interagissant avec le récepteur de la 5-hydroxytryptamine (sérotonine) un neuromédiateur important impliqué notamment dans la régulation de la température du corps ou encore du sommeil. Treize autres médicaments provoquent une xanthopsie, syndrome de la vision en jaune, ce dont souffrait peut-être Van Gogh, d’autres encore provoquent des insuffisances rénales graves ou un assèchement de la langue. Bref, on se demande pourquoi les laboratoires pharmaceutiques, pourtant informés des risques d’effets secondaires de leurs produits, n’alertent pas plus fermement le corps médical. Devant ces résultats publiés dans le numéro du 18 avril 2013 de Chemistry and Biology et dont j’ai glissé une illustration tirée de cet article dans le présent billet, on se demande quelle peut être la validité des essais préliminaires obligatoirement réalisés pour toute nouvelle molécule afin d’obtenir son autorisation de mise sur le marché. Ou bien les laboratoires pharmaceutiques biaisent volontairement les résultats de leurs études, ou bien ils cachent sciemment la vérité sur les effets secondaires parfois délétères de ces médicaments afin de réaliser le maximum de profits. On se souvient de l’affaire du Vioxx (Merck) un médicament supposé traiter l’ostéoarthrose mais qui s’est avéré provoquer des infarctus du myocarde chez des sujets n’ayant aucune prédisposition pour cette pathologie. Les laboratoires Merck ont mis ce produit sur le marché en 1999 et il ne fut interdit qu’en 2004 après des dizaines de milliers de morts alors que Merck savait depuis 2001 qu’il provoquait des infarctus. Belle illustration de la malhonnêteté des laboratoires pharmaceutiques. Inutile d’insister sur le Mediator et bien d’autres médicaments dont les effets curatifs sont moindres que les effets secondaires souvent mortels ! Patrick Aloy, l’un des auteurs de l’étude écrit : « Nous proposons à la communauté scientifique la liste des protéines (le plus souvent des récepteurs ou des enzymes interagissant avec ces médicaments) et les structures chimiques associées avec les effets secondaires. Nous les définissons comme des « alertes ». Elles peuvent être utilisées par les chimistes pour essayer d’éviter certaines interactions et/ou structures (chimiques spécifiques) afin de développer des drogues plus sûres ». (Les annotations entre parenthèses sont de mon cru).

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Mais il s’agit d’un vœu pieux. Comme à leur habitude les laboratoires continueront leur course effrénée au profit en procédant à de soit-disant essais cliniques en toute opacité, souvent sur des cobayes humains rémunérés ou non dans des pays dits pauvres, et en masquant soigneusement au monde médical les effets secondaires de leurs nouvelles molécules géniales. Il faut ici relater le cas des statines, ces produits supposés diminuer le taux de cholestérol sanguin, j’indique à mes lecteurs le lien ci-dessous pour se faire une idée de la quasi obscénité de la commercialisation des statines qui ne présentent qu’un effet thérapeutique statistique en regard des effets secondaires invalidants et reconnus. L’usage des statines est très probablement le prochain grand scandale sanitaire à l’échelle mondiale !

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Pt64YzmHlqg

Contact : http://www.irbbarcelona.org

Note : mon blog n’a aucune vocation lucrative, je n’ai jamais sollicité mes lecteurs pour une aide financière et je ne le ferai jamais contrairement à certains autres sites de la blogosphère, et l’utilisation de cette illustration tirée d’une préview de Chemistry & Biology sans la permission des auteurs ne peut que leur être favorable.