Macron veut créer 10000 postes supplémentaires à l’Education nationale française !

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Quand j’ai lu cette nouvelle relatée par Le Monde il y a plusieurs jours j’ai cru avoir eu une hallucination. C’est pourtant l’un des points les plus clairs du programme de ce candidat, venu d’aucun parti politique et jamais élu auparavant, au trône élyséen. Il s’agit naturellement d’une mesure électoraliste qui va plaire aux 1 418 744 employés du mammouth, et ça fait beaucoup d’électeurs en comptant aussi leurs familles.

Parlons-en. L’Education Nationale compte plus d’employés que l’armée russe mais tout de même moins que l’armée de la Chine Populaire, ouf ! C’est en effet la plus grande administration dans le monde après cette armée chinoise.

Sur ces données disponibles publiquement il y a moins de 1 million d’enseignants effectivement en poste c’est-à-dire qu’il y a 512 087 fonctionnaires de l’EducNat classés pudiquement « administratifs » hors restauration et services annexes. Sur ces quelques cinq-cent-douze-mille personnes, selon une commission d’enquête de l’Assemblée Nationale, 37 664 n’apparaissent que dans la rubrique « dépense de personnels » dont personne ne sait ce qu’ils font exactement, même le Ministère l’ignore. Il y a également plus de 30 000 salariés du mammouth qui sont détachés on ne sait pas trop où et ni dans quelles fonctions.

L’Education Nationale coûte aux contribuables 100 milliards d’euros par an, c’est le prix de 6 EPR (si tant est que ce prix n’est pas à rallonges) ou encore de 52 porte-avions nucléaires de 36 000 tonnes avec hélices en état de marche.

Pourtant il y a en France aujourd’hui 459 600 élèves et étudiants de moins qu’en 1991 … alors qu’il y a 247 000 enseignants de plus ! Cherchez l’erreur …

L’efficacité du mammouth est exemplaire.

Le Ministère reconnait humblement que parmi les 726 000 jeunes qui quittent le système chaque année 439 000 d’entre eux n’ont pas acquis de réelle formation. À l’Université on dénombre 236 583 étudiants en « sciences humaines et sociales » qui coûtent chacun à la collectivité 48 000 euros par an alors qu’à peine 5000 postes sont à pourvoir dans ce secteur. Enfin l’OCDE a classé la France loin derrière les autres nations occidentales en classant 40 % des élèves sortis des lycées et collèges dans la catégorie des illettrés, c’est-à-dire incapables de lire, comprendre et résumer en 5 lignes un texte simple de 20 lignes, ça laisse rêveur. Cerise sur le gâteau, parmi les 13 meilleurs lycées parisiens pour leurs résultats au baccalauréat, 11 sont privés !

Source : Ministère de l’Education Nationale, illustration Jules Ferry, photo de Nadar (Wikipedia)

Note : Les écoles, lycées et universités ne sont pas des centres d’ « éducation » mais des endroits où les élèves acquièrent des connaissances à l’aide d’un personnel compétent qui transmet le savoir. L’éducation est l’affaire des parents et non des agents de l’Etat. Jules Ferry commit donc un abus de langage idéologique qui n’a jamais été corrigé. L’école publique est devenue un endroit où on éduque effectivement les enfants dès le plus jeune âge pour en faire des citoyens serviles. Voilà le résultat de l’ignoble décision de Jules Ferry, colonialiste, raciste et va-t-en-guerre, et de ses lois de 1881 et 1882.

Brève chronique politique vespérale

Aucune nouvelle du créateur du site http://hollande-démission.fr.

Aurait-il été interné dans un camp de travail en Corrèze ?

Il est troublant que cette information qui fit la une des journaux (en ligne) quelques heures seulement ait subitement disparu … La France aurait-elle déjà adopté les méthodes détestables de la Stasi ou de la police politique et idéologique de la Corée du Nord ? Rien de surprenant dans la France communiste et écolo-marxiste !

J’ai appris aujourd’hui que le Ministre de l’Education Nationale (qui a embauché 60000 bons à rien pour aider à infléchir la courbe du chômage) a également décidé pour payer ces incompétents de rogner sur les hauts salaires des professeurs de la même Education Nationale totalement marxisée qui se sacrifient entièrement pour leurs élèves des classes préparatoires aux écoles d’ingénieurs et qui n’ont pas même pas le temps de lire les pamphlets idéologiques que les syndicats mettent dans leurs casiers de la salle des professeurs. C’est le nivellement par le bas, la médiocrité, pour former encore plus d’assistés au sein des collèges et lycées du mammouth marxiste-léniniste qui seront plus tard de bons et serviles électeurs.

Comme dit H16, décidément, quel que soit le côté où le regard se porte, ce pays est foutu !

Tout se joue dès l’age de 7 ans …

En ces temps de crise qui ne semblent pas préoccuper les politiciens, ces derniers s’intéressent soudainement à l’école et au système d’enseignement français supposé le meilleur du monde. Pourtant par idéologie plus que par logique, les décideurs du Ministère de l’Educnat privilégient le nivellement par le bas plutôt que l’inverse et tant pis si des générations d’élèves seront pénalisés leur vie durant pour n’avoir pas reçu un enseignement digne de ce nom. Qu’on rogne sur l’histoire, je veux bien, il n’y a qu’à aller sur internet pour trouver ce que l’on cherche, par exemple que les Arabes ont été boutés hors du sol français en 732, ou encore qu’on institue une éducation civique, le nouveau dada du ministre Peillon, je veux bien aussi, de mon temps il y avait des cours d’éducation civique et aussi d’éducation religieuse quand j’étais en pension chez les curés et on m’a au moins appris les règles basiques pour vivre en société … Le respect s’apprend aussi au sein de la famille comme la discipline et ce n’est pas aux professeurs des écoles à prendre totalement en main l’éducation des enfants, loin de là, l’école est faite pour enseigner et accessoirement pour éduquer mais certainement pas pour endoctriner les enfants et en faire de futurs cas sociaux. Bref, c’est un long et futile débat qui ne trouvera d’issue que quand on abolira le monopole de l’emprise sur les cerveaux des enfants que s’est arrogé l’éducation nationale pour des raisons idéologiques plutôt qu’éthiques.

Et pour contredire la politique du nivellement par le bas pratiquée à grande échelle par l’Educnat française, il faut aller voir ce qu’une étude réalisée en Grande-Bretagne révèle de manière non ambigüe à propos de l’effet bénéfique à long terme d’un enseignement de qualité dispensé dès l’age de sept ans, quand l’enfant commence à lire, écrire et compter. Des chercheurs en psychologie de l’Université d’Edimbourg ont décidé de montrer s’il y avait une corrélation entre cette qualité de l’enseignement en lecture et en calcul et les retombées sociales futures en examinant le devenir de 17000 enfants sur une période de 50 ans depuis 1958 jusqu’à nos jours. Et la conclusion de cette étude montre clairement que la qualité de l’enseignement de la lecture et du calcul est vraiment importante pour l’épanouissement social futur ! Les enfants qui à l’age de 7 ans maitrisaient la lecture, l’écriture et le calcul avaient beaucoup mieux réussi dans la vie cinquante ans après avec un revenu annuel supérieur de plus de 5000 livres (à l’age de 42 ans en moyenne) en comparaison des « mauvais » élèves et cette observation était encore valable même après avoir pris en compte d’autres critères sociaux ou économiques.

« Ces résultats impliquent que les compétences de base d’un enfant (de 7 ans), indépendamment de son intelligence, du temps qu’il restera à l’école ou de la classe sociale dont il est issu, seront importantes tout au long de sa vie »

en concluent Stuart Ritchie et Thimothy Bates, les coauteurs de cette étude parue dans Psychological Science, le périodique leader dans cette matière (presque) scientifique.

Donc, si la qualité de l’enseignement est médiocre dès la première année de l’école primaire, l’enfant trainera cette médiocrité toute sa vie. Une bien lourde responsabilité pour les professeurs des écoles, mais aussi des parents qui préfèrent voir leurs enfants tranquilles devant la télévision plutôt que de consacrer quelques minutes chaque jour pour leur faire réciter leur table de multiplication ou leur demander de faire une brève lecture, eux aussi seront coupables dans le futur de l’échec scolaire de leurs enfants.

Le télé-enseignement pour « dégraisser le mammouth » ?

Les restrictions budgétaires dans certains états américains sont telles qu’il manque des classes dans l’enseignement secondaire, les « colleges », équivalents des lycées. De plus le manque d’enseignants, pour les mêmes raisons de restrictions budgétaires, fait que le niveau des « graduate students », l’équivalent des bacheliers français, a diminué à tel point que pour pouvoir entrer à l’Université les élèves doivent suivre des cours de rattrapage payants et souvent à la charge des étudiants qui doivent emprunter pour suivre ces cours. Rien qu’en Californie plus de 50 % des candidats à l’université ne sont pas au niveau requis et il manque dans les collèges des centaines de milliers de places et des milliers de professeurs. C’est la crise en Californie comme dans beaucoup d’autres états américains mais on en parle peu de ce côté-ci de l’Atlantique. Par exemple les professeurs de l’université de Californie (université publique et presque gratuite pour les résidents de Californie) ont vu leur salaire diminuer de 40 % depuis 2009 et rien ne laisse présager une amélioration dans les années à venir. C’est pourquoi il se développe un enseignement à distance peu coûteux qui ne nécessite qu’un ordinateur et l’assiduité de l’élève, dans toutes les matières et d’une extrème qualité puisque les cours sont préparés par des professeurs d’universités réputées comme Harvard (MIT), Stanford ou UC Berkeley avec pour certains un financement de la fondation Bill & Melinda Gates. L’expérience de télé-enseignement a débuté en 2011-2012 et semble d’ors et déjà un succès puisque plus de 90 % des télé-élèves ont pu intégrer l’université sans devoir passer par des cours de rattrapage. A n’en pas douter, pour « dégraisser le mammouth » du système éducatif français pléthorique et extrêmement coûteux dont la qualité s’amenuise année après année, il serait temps d’envisager une telle approche avec les économies considérables qui en résulteraient pour l’Etat. Reste à savoir si les enseignants seraient prêts à se prêter à ce genre d’expérience nouvelle mais parfaitement dans le sens de l’évolution des technologies modernes de communication et d’information, trop jaloux de pouvoir formater les élèves en leur inculquant une pseudo-culture générale orientée idéologiquement et totalement inutile pour la vie active. Quoi de plus intelligent et positif que d’utiliser un ordinateur pour s’éduquer dans une matière quelconque comme les mathématiques ou la chimie moyennant une centaine d’euros par an et par matière avec des cours attrayants et interactifs, des applications sous forme d’exercices et de devoirs et une plus grande ouverture vers la connaissance !

 

Source : San Jose State University et udacity.com