EDF : le gouvernement persiste dans l’erreur …

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Alors que le gouvernement français pousse EDF à persévérer dans le projet Hinkley Point C en Grande-Bretagne, la mise en chantier d’un nouvel EPR avec on ne sait pas trop quel financement, ce qui a d’ailleurs conduit le Directeur financier d’EDF à proprement claquer la porte, cette monstruosité technologique et financière se trouve laminée par la technologie des réacteurs dits SMR selon la terminologie de l’IAEA, l’agence internationale de l’énergie atomique. Le SMR – acronyme de Small Modular Reactor – est une technologie en kit, fabriquée en série pour atteindre un coût le plus bas possible, et dont la mise en oeuvre ne dépasse pas 3 à 5 ans. Depuis 2011 le Département de l’Énergie américain a fait le choix de privilégier cette technologie au détriment des grands projets de puissance électrique supérieure à 1000 MW électriques. À la suite d’un appel d’offre gouvernemental, des compagnies comme Westinghouse, Holtec, NuScale ou encore General Atomics ont présenté leurs projets. L’affaire a suivi son cours jusqu’à récemment lorsque la TVA, Tennessee Valley Authority, une compagnie d’électricité appartenant à l’Etat fédéral américain, a déposé un projet de SMR qui a été approuvé par la NRC et qui sera développé sur le site d’Oakridge avec l’appui technologique de la société Babcok & Wilcox.

Parallèlement, la Grande-Bretagne soutient financièrement le développement de SMRs sur son territoire alors que celui d’Hinkley Point est toujours pendant. On se trouve donc dans une situation où s’opposent les tenants du gigantisme et ceux des petits réacteurs modulaires de 300 MW beaucoup mieux adaptés aux réseaux de transport et de distribution existants. Pour résumer la situation actuelle dans le monde, les SMRs ont le vent en poupe : 11 SMRs sont en cours de construction en Chine, Corée du Sud, Russie et USA et 13 autres en sont encore au stade d’études d’ingénierie au Japon, en Russie, aux USA, en Inde, au Canada et au Pakistan. Mise à part la technologie chinoise, deux configurations sensiblement identiques sont développées aux USA par Babcock & Wilcox, d’une part, et par Westinghouse d’autre part. Quant à la Chine, CNNC propose une gamme de puissances électriques allant de 100 à 350 MW dans une configuration proche de celles choisies aux USA.

L’intérêt du SMR est sa structure modulaire, fabriquée en usine puis transportée sur site. Economiquement et à l’évidence, lorsque de grandes séries seront projetées le coût global de telles unités de production électrique pourra atteindre un milliard de dollars par 300 MW électriques prévues pour durer 60 ans avec un rechargement de combustible tous les deux ans et des systèmes de sécurité dits passifs c’est-à-dire ne nécessitant pas de redondance particulièrement coûteuse comme dans le cas de l’EPR. Il serait peut-être urgent qu’EDF revoie sa copie au sujet d’Hinkley Point C quand la tendance pour les nouveaux projets d’énergie nucléaire s’oriente à l’évidence vers les petites unités. Source : World Nuclear Association http://www.world-nuclear.org/information-library/nuclear-fuel-cycle/nuclear-power-reactors/small-nuclear-power-reactors.aspx

Nucléaire de 4e génération c’est chose faite en Chine

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Alors qu’EDF n’en finit pas de chercher une solution pour le financement du projet Hinkley Point C en Grande-Bretagne consistant en un EPR pour le moment et peut-être un deuxième EPR et que la même compagnie doit également trouver un autre financement, certes moindre mais tout de même également conséquent, pour racheter la division NP d’Areva, on se demande comment le fleuron énergétique français va pouvoir survivre à toutes ces ponctions. Faire appel aux investisseurs ? Pas question d’autant plus qu’EDF a été exclu du CAC40 en raison de la dépréciation du cours de l’action et que les investisseurs ne se précipiteront certainement pas pour investir dans une entreprise détenue à 80 % par l’Etat français qui ne brille pas par ses qualités de gestionnaire. Augmenter le prix du kW, pas question non plus puisque ce prix est décidé par les ronds de cuir qui sévissent autour des jupons de Ségolène. Parallèlement EDF doit acheter, selon la loi, des kW « renouvelables » hors de prix et les revendre à perte. Le cocktail est tellement défavorable que n’importe quel analyste spécialiste du secteur de l’énergie (dont je ne fais pas partie) peut émettre de sérieux doutes sur la viabilité financière de cette entreprise. Il reste naturellement les contribuables et les factures d’électricité … Au final de sont donc bien Monsieur et Madame Michu qui paieront la gestion étatique catastrophique tant d’EDF que d’Areva.

Force est de constater que la France est maintenant en retard d’une génération, on peut même dire de deux générations, dans le domaine de l’électronucléaire et ce sont les Chinois et les Russes qui ont pris une avance indéniable. La Russie, comme je me suis plu à le rappeler dans ce blog, est le seul pays au monde à développer les surrégénérateurs refroidis avec du sodium, type Super-Phénix, une technologie lamentablement abandonnée par le gouvernement Jospin, mais ce n’est pas tout. La Chine termine la construction de deux unités jumelles pilotes du vrai réacteur nucléaire de quatrième génération, le surrégénérateur à haute température (HTR) avec refroidissement par de l’hélium directement couplé à une turbine fonctionnant selon le type dit de Brayton (voir le lien). Ce type de réacteur pourra « brûler » aussi bien de l’uranium-238 que du thorium et ne s’embarrassera pas des actinides que ne peut pas gérer un réacteur à eau pressurisée comme un EPR car ils seront également fissionnés et serviront de combustible.

Ce type de réacteur présente deux particularités qui constituent des avantages considérables en regard de la complexité de fonctionnement des réacteurs à eau pressurisée. Il n’est pas nécessaire de l’arrêter tous les deux ans pour rechargement avec du combustible neuf. Les modélisations ont montré que ce type d’installation à neutrons rapides peut fonctionner au moins dix ans sans rechargement. De plus le rendement énergétique est considérablement amélioré par rapport à un réacteur de type EPR car le gaz de refroidissement sort du réacteur à la température de 850 degrés. En vertu du principe de Carnot également appelé deuxième principe de la thermodynamique le rendement de la machine tournante permettant de produire in fine de l’électricité est proportionnel à la différence de température entre le fluide entrant et le fluide sortant. Cependant dans une installation mettant en jeu une turbine en circuit fermé type Brayton, ce rendement énergétique est encore amélioré et atteint aisément celui des centrales électriques à gaz naturel, soit environ 60 %, ce qui n’a rien à voir avec le mirifique rendement promis pour un EPR d’environ 37 % si ma mémoire ne me fait pas trop défaut.

Le schéma ci-dessous (Wikipedia) illustre clairement comment fonctionnera une telle installation et il va sans dire que les deux unités de démonstration d’une puissance totale de 210 MW électriques actionnant une seule turbine à gaz en cours de construction sur le site de Shidaowan dans la province de Shandong vont rester dans l’histoire de l’évolution de l’électronucléaire car il s’agit d’une avancée technologique considérable.

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Comme on peut le constater dans la partie droite de l’illustration il s’agit d’un circuit fermé. Deux compresseurs couplés à la turbine renvoient le gaz sous pression et refroidi par deux échangeurs de chaleur vers le réacteur. Il ne s’agit plus d’une application directe du fameux principe de Carnot mais d’une amélioration de ce dernier à l’aide de compresseurs qui divertissent une partie de l’énergie fournie par la turbine pour compresser le fluide, ici de l’hélium qui sera chauffé par le réacteur. Contre-intuitivement ce type d’installation atteint des rendements idéaux tout en maintenant le fluide caloporteur en circuit fermé, ce que requiert un réacteur nucléaire pour éviter tout contamination externe. Le choix de l’hélium qui est un très mauvais capteur de neutrons (contrairement à l’eau) permet de mettre en place ce concept thermodynamique.

On ne peut que constater que la Chine a maintenant une « génération » d’avance dans le domaine du nucléaire civil. Pour preuve un deuxième projet vient de passer avec succès les qualifications préliminaires. Il s’agit de deux installations de 600 MW comportant chacune trois unités de 200 MW et trois turbines Brayton dont la construction a été décidée sur le site de Ruijin dans la province du Jiangxi et programmée pour être couplée au réseau électrique dans le courant de l’année 2021. Ce développement de l’énergie nucléaire de quatrième génération en Chine est le fruit d’une étroite collaboration entre la China Nuclear Engineering Company et l’Université de Tsinghua qui concentre la fine fleur des ingénieurs spécialisés dans ce domaine. CNEC bénéficie d’une grande indépendance vis-à-vis du gouvernement central chinois qui lui a confié le soin de résoudre les problèmes énergétiques du pays en se focalisant sur ces énergies nouvelles qui n’ont rien à voir avec les moulins à vent ou les panneaux solaires.

On ne peut donc que constater avec amertume que la France, encore leader mondial dans le domaine du nucléaire il y a 20 ans, a détruit son tissu industriel en raison d’une gestion étatique déplorable et sans aucune espèce de vision prospective, la recherche et le développement dans ce domaine crucial pour les générations futures ayant tout simplement été oblitérés par des décisions irrationnelles de nature politicienne. C’est un désastre annoncé depuis longtemps et confirmé par l’avènement de ces énergies dites renouvelables imposées par les mouvements « verts » qui aggravent la situation financière d’EDF et la prive de toute latitude pour s’orienter vers l’avenir. À en pleurer !

Source : World Nuclear Association, illustration : cuve du réacteur de Shidaowan, 25 mètres de haut et 700 tonnes, source China Huaneng.

Et aussi : https://en.wikipedia.org/wiki/Closed-cycle_gas_turbine

Billet polémique et satirique : Fessenheim

 

On entend les jérémiades verdâtres d’une inconnue promue au grade de ministre des HLM par sa majesté François au sujet de Fessenheim. L’ex du capitaine de pédalo, jouissant d’une certaine ancienneté dans ce domaine puisqu’elle s’est déclarée vendue à la « paix verte » lors de la mascarade de décembre dernier au Bourget, n’a-t-elle pas déclaré qu’après tout la centrale nucléaire de Fessenheim restera encore opérationnelle un certain temps puisque sa remplaçante, je veux parler de Flamanville « la nouvelle », ne sera certainement pas au point en 2018, ni en 2019, ni en 2020 – je tiens le pari sur l’ouverture de ce désastre à plus de 12 milliards d’euros – il faut donc, au risque d’exposer la France à une grave perturbation énergétique, continuer à exploiter cette centrale de Fessenheim qui a été déclarée bonne pour le service par l’ASN pour encore au moins dix ans, voire plus. Je rappelle ici à mes lecteurs que les réacteurs nucléaires types Fessenheim, construits sous licence Westinghouse et qui existent également aux USA ont vu leur autorisation d’exploitation prolongée jusqu’à 70 ans dans ce pays …

La nouvelle égérie du capitaine de pédalo, nommément Emmanuelle Cosse, la remplaçante (?) de l’insignifiante actrice de cinéma dont j’ai oublié le prénom et le nom, dans les draps en soie du Roi de l’Elysée, s’est vue obligée (autorisée par qui ?) de faire des déclarations tonitruantes au sujet de l’électricité française puisque la fermeture de la centrale de Fessenheim avait été l’un des points phares de la campagne électorale complètement brouillonne entre deux tours de pédalo. Pas si brouillonne qu’il n’y paraissait car il s’agissait d’une exigence des opportunistes verts-galants.

De quoi se mêle cette mijaurée ? Est-ce que Corinne Lepage fait aussi partie du tableau de chasse – de jupons – de François, elle qui est aussi actrice incontournable de l’anti-nucléaire qui se développe tant en Allemagne (Fessenheim et Cattenom) qu’en Suisse (Bugey) ? Les rois de France ont toujours été des obsédés des alcôves, des cuisses roses largement ouvertes et arrosées de champagne … Il est surprenant que la presse française soit devenue incapable de déceler le moindre mouvement de jupon initié par François. Car tout de même, cette inconnue propulsée par la « paix verte » au sein du gouvernement français et ayant pour mission de pourrir autant que faire ce peut le paysage énergétique de la France, et le paysage tout court, pour la bonne cause verte, ne s’en est-elle pas pris directement aux bragues du sieur François pour obtenir la permission de donner de la voix ?

Sait-elle au moins combien la fermeture de Fessenheim coûtera au contribuable français en terme de manque à gagner pour EDF ? Le 26 janvier 2013, avec l’aide d’un lecteur très bien informé de mon blog, j’avais chiffré le manque à gagner global pour EDF de la fermeture prématurée de la centrale de Fessenheim à 36 milliards d’euros compte tenu du permis de prolongation de son exploitation pour dix ans par l’ASN. Qui va payer puisque EDF est détenu à 80 % par l’Etat français, donc par les contribuables (faut-il le rappeler) ? La réponse est claire : par les actionnaires fictifs que sont les contribuables de l’Hexagone !

Curieusement, ce montant – un manque à gagner imposé par des sous-marins de la « paix verte » qui sévissent en toute impunité au sein du gouvernement français – est exactement égal à celui de la dette d’EDF qui vient d’être exclu du CAC40. Après Areva, c’est maintenant le tour de l’opérateur électrique français d’essuyer les affres de ces agitateurs verts. Encore une petite louche d’idéologie et la France va se retrouver définitivement reléguée au rang des pays en voie de développement. Il faut souhaiter que la CGT oeuvre pleinement pour que le patrimoine industriel de la France ne soit pas dilapidé sur l’autel idéologique des Verts nonobstant le penchant incorrigible du capitaine de pédalo pour les petits jupons à dentelles vertes …

Note : brague, mot français ancien synonyme de pantalon, dont est originaire le mot braguette.

L’immense erreur des gouvernements socialistes, de Jospin à Hollande

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EDF vient d’être exclu du CAC40 et c’est bien normal car comme toute entreprise française ayant l’Etat pour actionnaire majoritaire, EDF est géré en dépit du bon sens managérial et les investisseurs fuient ce genre d’investissement. Il faut ajouter qu’EDF a du faire appel aux Chinois pour le projet d’Hinkley Point en Grande-Bretagne car il n’y avait plus un kopeck en poche. Areva qui a été contraint de se lancer dans l’industrie des moulins à vent par le gouvernement actuel a également été géré n’importe comment par l’Etat via son actionnaire majoritaire qu’est le CEA et comme EDF, Areva a accumulé une dette cosmique que naturellement les contribuables paieront jusqu’au dernier euro, soyez-en assurés chers lecteurs en observant l’évolution de vos factures d’électricité ! Et ce ne sera pas seulement pour sauver le climat !

Ne parlons même pas de la SNCF, c’est pire, ou encore d’Air France mais bon, il vaut mieux arrêter ici l’énumération pirandélienne des fiascos grossiers de l’administration française quand elle s’occupe de business.

Venons-en donc à l’objet de ce billet. Il faut reconnaître que les erreurs stratégiques des gouvernement successifs sont lamentables et aboutissent à la mise hors course inexorable du know-how français en matière d’énergie nucléaire. La première erreur fut l’arrêt de l’usine de Creys-Malville décrétée sans consultation du Parlement par Jospin sous la pression des écologistes, de droite comme de gauche puisque non seulement Dominique Voynet joua un rôle central dans cette prise de décision mais il ne faut pas oublier également le rôle toxique de Corinne Lepage dans cette sinistre affaire, une activiste verte qui veut réitérer ses prouesses de lamentable avocaillonne en appuyant le gouvernement socialo-écolo actuel pour la fermeture de la centrale de Fessenheim.

Pour preuve que la France est définitivement hors course et qu’elle tire ses dernières cartouches mouillées avec l’EPR c’est la constance emblématique de la Russie dans ses projets de réacteurs de quatrième génération, les sur-régénérateurs. Le plus ancien réacteur fonctionnel de ce type dans le monde est le BN-600 d’une puissance électrique de 560 MW connecté au réseau électrique depuis 30 ans et qui n’a connu aucun incident majeur. Le récent couplage au réseau du BN-800 situé sur le même site de Beloyarsk marque une étape décisive dans le développement des réacteurs de quatrième génération en Russie. La conception de cette usine est totalement différente puisque quatre échangeurs de chaleur horizontaux primaires situés dans l’enceinte du réacteur permettent une modulation de la puissance disponible. Cette configuration est beaucoup plus satisfaisante en termes de sécurité. En effet, le fluide caloporteur, du sodium liquide, n’est que très peu contraignant pour les structures constituant l’installation par des différences de pression hydrostatique, si on peut utiliser ce terme pour du sodium liquide. Il en est de même de la boucle secondaire, également du sodium liquide. Chaque boucle fournit la vapeur à une turbine par l’intermédiaire d’un générateur de vapeur.

La France était leader mondial dans le domaine des sur-régénérateurs avec Phénix puis Super-Phénix. Aujourd’hui l’industrie électronucléaire française s’enfonce dans les oubliettes de l’histoire et c’est infiniment regrettable. Et comme s’il était encore utile d’enfoncer le clou et de dénoncer une nouvelle fois le manque total de vision à long terme du pouvoir politique français, les Russes, encore eux, sont sur le point de produire maintenant un combustible enrichi en trans-uranides (actinides) en lieu et place du plutonium et constitué d’oxydes d’américium et de neptunium récupérés lors du retraitement des combustibles usés sous forme de pastilles de céramique. Le projet n’en est qu’au stade expérimental mais il est déjà pleinement satisfaisant et il est clair que la Russie a d’ors et déjà acquis une vingtaine d’années d’avance dans le domaine de la maîtrise et de la gestion des trans-uranides qui posent un réel problème environnemental et cela devant tous les pays du monde quels qu’ils soient. Ces déchets à haute activité et dont on ne sait pas trop quoi faire vont tout simplement servir de combustibles. Pour mémoire, en 2015 la Chine a couplé au réseau électrique huit réacteurs de 1000 MWe et la Corée 1 réacteur de 960 MWe. On comprend aisément que la Chine soit intéressée pour mettre quelques sous dans le capital d’Areva ! Toujours pas de nouvelles des EPR made in France en construction en Finlande, en France et … en Chine.

Source : IAEA

Qu’on ferme Fessenheim, peut-être, mais qui paiera ?

Transition énergétique: EDF pourra bien demander à être indemnisé pour les fermetures de réacteurs

Paris – EDF pourra bien demander une indemnisation s’il est contraint de fermer des réacteurs du fait de la loi sur la transition énergétique, selon l’avis rendu jeudi soir par le Conseil constitutionnel, un enjeu potentiellement ruineux pour l’Etat selon le député de l’opposition Hervé Mariton.

Le Conseil constitutionnel a validé jeudi la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte, qui fixe des objectifs de réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité et dans la consommation des énergies fossiles.

Elle prévoit aussi que la capacité du parc nucléaire français soit désormais plafonnée à 63,2 gigawatts, soit la puissance actuelle des 58 réacteurs (19 centrales) qu’il comprend, tous exploités par EDF.

Parmi les points abordés dans sa décision, le Conseil a considéré que la loi n’empêchait en rien l’exploitant de prétendre à une indemnisation du préjudice subi s’il ferme un réacteur pour respecter ce plafond. Et ceci alors qu’un article prévoyant explicitement une telle indemnisation et introduit dans le projet de loi par les sénateurs avait été retiré ultérieurement du texte.

Ainsi, si EDF vient à fermer la centrale alsacienne de Fessenheim (Haut-Rhin) ou d’autres réacteurs, parallèlement à l’entrée en service de l’EPR de Flamanville (Manche) prévue au 2e semestre 2017, pour respecter ce plafond, le groupe sera bien en droit de réclamer à l’Etat une compensation de son manque à gagner.

Hervé Mariton, député Les Républicains de la Drôme et rapporteur du budget de l’écologie à la Commission des finances, a mis en garde vendredi contre le coût financier d’une telle indemnisation, une question qui fait débat depuis le début du quinquennat.

L’enjeu est potentiellement considérable, a déclaré à l’AFP le député qui l’évalue en milliards pour Fessenheim et en dizaines de milliards sur l’ensemble de la stratégie de capage (ou plafonnement) du parc nucléaire. C’est un point contesté par le gouvernement jusqu’à présent (…) et potentiellement ruineux, a-t-il insisté, tout en relevant que le Conseil constitutionnel n’avait pour sa part avancé aucun chiffre.

Selon un rapport coprésenté par M. Mariton l’an dernier, le coût global de la fermeture de la centrale de Fessenheim s’établirait à quelque 5 milliards d’euros, dont 4 milliards d’indemnisation pour son exploitant EDF. Un montant qui avait été jugé farfelu par la ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Ségolène Royal.

(©AFP / 14 août 2015 15h39)

Dans la torpeur estivale cette dépêche de l’Agence France Propagande ne m’a pas échappé et j’ai tout de suite recherché un billet que j’avais laissé sur mon blog en 2013 suite à des informations communiquées par un contact au sein même d’EDF qui comme on dit est très bien informé mais veut garder l’anonymat. Pour la CGT la fermeture prématurée et totalement injustifiée techniquement et industriellement de la centrale de Fessenheim s’élèvera à une perte globale de 38 milliards d’euros pour EDF si on prend seulement en compte l’autorisation de poursuivre son exploitation de 2016 à 2026 comme elle a été accordée par l’ASN. On peut imaginer que l’ASN pourrait en 2026 à nouveau prolonger l’exploitation de cette centrale pour une nouvelle période de dix années car la technologie utilisée pour la série des 900 MW est d’une robustesse exemplaire. En dehors des quelques problèmes rencontrés précocement avec les générateurs de vapeurs qui ont tous été changés, jamais cette série industrielle n’a présenté de problèmes majeurs. Le pilotage de la puissance et l’ensemble de l’électronique ont été rénovés. Ces installations sont comme neuves et leur arrêt pour des raisons politiques et idéologiques constitue une aberration économique monstrueuse. Dans la mesure où il s’agit d’une atteinte flagrante au patrimoine industriel national il est normal et fort heureusement souhaitable que la CGT s’opposera à cette fermeture autoritaire décrétée par des politiciens qui n’ont pas d’autre objectif que d’appauvrir les contribuables qui devront d’une manière ou d’une autre payer cette facture astronomique alors que leurs parents et grand-parents ont contribué par leurs impôts à financer le parc nucléaire français qui est certainement l’un des plus sûrs du monde grâce d’ailleurs aux exigences de sécurité de tous les instants de la CGT.

Puisqu’il est d’actualité de réduire les émissions de carbone on a quelques difficultés à comprendre la prise de position du gouvernement qui est contradictoire avec cet objectif.

On ne peut que rester circonspect sinon incrédule devant une telle mauvaise gestion des affaires de l’Etat et des biens des contribuables car tout de même le parc nucléaire français fait partie du patrimoine industriel public français et appartient in fine à chaque citoyen.

Lien : https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/01/26/suite-mon-billet-sur-la-fermeture-annoncee-du-cpn-de-fessenheim/

Quand Greenpeace est pris en flagrant délit d’interférence politique …

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Nucléaire: 10 énergéticiens allemands et autrichiens portent plainte contre un projet britannique

Francfort – Une alliance germano-autrichienne de dix fournisseurs d’énergie et services municipaux ont annoncé jeudi porter plainte contre le projet de centrale nucléaire d’Hinkley Point en Angleterre, emblématique de la politique énergétique de Londres.

Les plaignants ont expliqué dans un communiqué commun que la plainte doit être officiellement déposée dans les prochains jours, auprès de la Cour européenne de justice à Luxembourg.

Ils visent Hinkley Point C, un projet de construction de deux réacteurs EPR dans le sud-ouest de l’Angleterre, auxquels doivent participer les groupes français EDF et Areva.

Évalué à environ 16 milliards de livres (près de 22 milliards d’euros), le projet est largement subventionné par le gouvernement britannique, qui a déjà assuré un prix garanti pour l’électricité produite par Hinkley Point pendant 35 ans.

Nous protestons contre ces subventions nucléaires démesurées, parce qu’elles paraissent sans aucun sens d’un point de vue écologique et économique, et qu’elles impliquent des désavantages financiers considérables pour les autres fournisseurs d’énergie, les énergies renouvelables et les consommateurs, a critiqué Sönke Tangermann, le directeur de Greenpeace Energy, un fournisseur d’énergies renouvelables allemand et un des plaignants.

Les subventions de Londres ont déjà été validées par la Commission européenne. Mais Hinkley Point est toujours l’objet d’une intense polémique, d’autant qu’EDF et ses partenaires chinois n’ont pas encore pris de décision finale d’investissement sur le projet.

La centrale s’est attirée les foudres de l’Autriche, qui a elle aussi prévu d’engager une procédure devant la justice européenne. Vienne, qui a renoncé à l’énergie nucléaire en 1978, craint que ce subventionnement ne remette en cause la transition énergétique en Europe en relançant la filière nucléaire.

Alors que l’Allemagne organise également depuis des années sa sortie du nucléaire, les craintes sont donc similaires du côté de l’alliance germano-autrichienne de fournisseurs d’énergie. Elle estime que ce genre de projets subventionnés tirerait les prix de l’énergie vers le bas sur le marché allemand et parle de distorsion majeure de la concurrence.

Si le modèle britannique de subventions (au nucléaire) fait école, comme nous en avons déjà des signes forts en Pologne, en République Tchèque et en Hongrie, alors l’horizon sera sombre pour la transition énergétique allemande, a ajouté Achim Kötzle, le chef des services énergétiques de la ville de Tübingen (sud), parmi les plaignantes.

Le subventionnement du projet Hinkley Point est contesté aussi par des ONG de défense de l’environnement, des responsables politiques écologistes et d’autres Etats membres de l’UE, comme le Luxembourg.

Londres se dit pour sa part certaine que la décision de la Commission (européenne) est solide et résistera à toute remise en cause.

(©AFP / 02 juillet 2015 13h51)

Enquête ouverte sur d’éventuelles rejets de plutonium dans la Loire par EDF

Blois – Le parquet de Blois a ouvert une enquête sur d’éventuels rejets volontaires, par EDF, de plutonium dans les eaux de la Loire après un accident survenu en 1980 à la centrale de Saint-Laurent-les-Eaux, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

La procureure de la République de Blois, Dominique Puechmaille, a saisi à cet effet l’Autorité de sûreté nucléaire et l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique, a-t-on indiqué de même source, confirmant une information de la Nouvelle République.

Cette enquête a été ouverte à la suite d’une plainte de l’association l’Observatoire du nucléaire après des révélations de Canal Plus sur l’accident nucléaire survenu le 13 mars 1980 à la centrale de Saint-Laurent-les-Eaux.

Dans un reportage, diffusé le 4 mai dernier, la chaîne cryptée accusait EDF d’avoir procédé à l’époque au rejet délibéré dans l’environnement des matières radioactives concernées par l’accident, dont du plutonium.

Dans un communiqué, l’Observatoire du nucléaire a salué la décision du parquet de Blois, indiquant attendre de cette enquête la mise au jour précise et détaillée des actes gravissimes commis par EDF.

L’association souligne que, malgré la date ancienne de l’accident, les rejets ne sont pas nécessairement prescrits car ils ont eu lieu pendant des années et que la prescription court à partir du dernier jour de l’acte délictuel. L’enquête pourra probablement déterminer pendant combien d’années ces rejets ont été opérés, espère-t-elle.

(©AFP / 11 juillet 2015 16h15) <br /><br /><br /> (AFP / 11.07.2015 16:19)

Je gardais donc sous le coude ces deux dépêches d’agence qui font encore une fois la démonstration que les pouvoirs politiques sont littéralement asservis par le groupe de pression maintenant tentaculaire et transnational que constitue l’organisation Greenpeace. Aucun pays n’échappe aux injonctions de ces idéologues.

L’Association Nucléaire Mondiale (WNA) a déclaré que la démarche du gouvernement autrichien, téléguidée à l’évidence par Greenpeace, allant contre les décisions de la Commission Européenne ayant approuvé le projet Hinkley Point C ne respecte pas le droit des pays à choisir l’énergie nucléaire pour satisfaire leurs besoins énergétiques tout en respectant leurs engagements de réduction d’émissions de carbone. Le Directeur Général de la WNA, Agneta Rising, s’est ému de la désinformation systématique orchestrée par Greenpeace qui est dommageable aux efforts des pays concernés pour réduire leurs émissions de carbone : « Les pays leaders dans la décarbonisation utilisent l’énergie nucléaire. Peu de pays sont dans la situation de l’Autriche qui produit 65 % de son énergie électrique grâce à des installations hydroélectriques construites il y a des dizaines d’années. La plupart des autres pays doivent faire des choix pragmatiques » a-t-il déclaré. Rappelons ici que l’IPCC a reconnu sans équivoque que l’énergie nucléaire est une technologie à faible empreinte carbonée comparable sur ce point à toutes les autres sources d’énergies renouvelables.

Quant aux rejets supposés de plutonium dans la Loire par la centrale nucléaire de Saint-Laurent-les-Eaux à l’évidence l’association « l’Observatoire du Nucléaire » semble ignorer le fonctionnement d’une centrale nucléaire. Pour rappel cette centrale est constituée aujourd’hui de deux PWRs de la série des 900 MW électriques et est pilotée de telle manière qu’elle puisse recevoir du plutonium en lieu et place (en partie seulement) de l’uranium enrichi en isotope 235, un combustible bon marché qu’on appelle le MOX. Pour qu’il y ait rejet de plutonium hors du réacteur il faut qu’un assemblage de combustible soit endommagé et de surcroit en contact avec le milieu extérieur. Le site de Saint-Laurent comprend également deux réacteurs graphite-gaz arrêtés en 1990 et 1992 respectivement.

Pour alimenter la polémique antinucléaire et l’usage de MOX cette association ressort deux accidents, le premier et le plus sérieux qu’EDF ait connu, survenu en 1969 durant lequel une cinquantaine de kg d’uranium commençèrent à fondre sans toutefois qu’une quelconque radioactivité ait été notée hors du réacteur. Un deuxième incident survint en 1980 et consista en une surchauffe ponctuelle d’un assemblage de combustible. Ces incidents furent ressortis des mémoires des années plus tard (trente ans !) pour relancer le débat sur les éventuels risques d’inondation de la centrale de Saint-Laurent à la suite de la crue de la Garonne qui mit en difficulté la Centrale nucléaire du Blayais au bord de la Gironde. L’association entre les incidents de 1969 et de 1980 avec ces risques d’inondation est un cas typique de désinformation rapprochant deux évènements ou situations sans aucun lien les uns avec les autres. Les activistes antinucléaires cherchent par tous les moyens à affoler les populations qui n’y comprennent rien en avançant des arguments spécieux sans aucune base scientifique tangible. On baigne dans le mensonge et l’intoxication systématiques des peuples mais aussi de leurs dirigeants, consternant !

Illustration : centrale de Saint-Laurent (Wikipedia)

Commentaire sur un article paru dans l’Expansion : débat Luc Oursel – Corinne Lepage.

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Corinne Lepage n’a pas peur de se ridiculiser quand elle parle du nucléaire, elle n’a d’ailleurs pas le sens du ridicule quand cela la concerne directement, ni indirectement d’ailleurs. Pour tout dire, elle est aussi ignorante que Dominique Voynet en son temps à propos de ce qui touche au nucléaire … Dans un article-débat paru dans l’Expansion en ligne le 2 août de cette année (voir le lien s’il est toujours disponible) on assiste à un échange de propos entre Luc Oursel, CEO d’Areva et Corinne Lepage, écologiste reconnue dans les milieux bobos parisiens avec son cercle de réflexion Cap21, forte de sa position d’ancienne députée européenne et d’ancienne ministre écolo de Juppé, c’est tout dire. Elle gagne sa vie en poursuivant en tant qu’avocate écologiste les groupes pétroliers polluants avec en prime ses confortables retraites de ministre et de députée pour ses menues dépenses. Mais elle est aussi viscéralement opposée à l’énergie nucléaire pour des raisons inexpliquées, une sorte de lubie qui l’a conduite à être aussi la représentante juridique des groupuscules gauchistes opposés à la centrale de Fessenheim. Il faut bien justifier son gagne-pain d’avocaillon même si celui-ci consiste à combattre des causes antinomiques. Bref, ce tableau de la donzelle en question est suffisant pour la situer dans le débat l’opposant à Luc Oursel, ingénieur du Corps des Mines, inutile d’en dire plus à son sujet, il sait de quoi il parle …

Je cite quelques extraits de l’intervention de Corinne Lepage :

« Là où la filière nucléaire française a un avenir, c’est dans la gestion d’aval du cycle, c’est-à-dire dans la gestion des déchets et du démantèlement des centrales ». J’ai cligné des yeux pour être certain que ce passage n’était pas une illusion d’optique ! Faire croire que la filière nucléaire française est condamnée au démantèlement de ses installations dont la plus vieille a reçu l’autorisation de fonctionnement pour une durée supplémentaire (renouvelable) de dix ans par l’ASN, je veux parler du CPN de Fessenheim, on croit vraiment rêver et se demander si sérieusement cette personne sait de quoi elle parle.

Un autre exemple de la totale incurie de la Miss Lepage :

« On ne peut pas dissocier le débat sur la transition énergétique de la question de l’avenir du nucléaire. Il nous faut répondre urgemment à deux questions. Va-t-on au-delà de quarante ans de vie pour nos centrales actuelles ? Va-t-on renouveler le parc nucléaire avec une série d’EPR ? Sur ces deux questions essentielles, les gouvernements successifs n’ont rien décidé. On tâtonne, on reste dans le vague… Et là, c’est criminel ».

Ben voyons ! Aux USA, l’organisme pendant de l’ASN française émet des avis favorables, quand il y a lieu, pour prolonger de trente ans l’exploitation des centrales nucléaires, autorisations assorties d’inspections décennales comme d’ailleurs en France correspondant au laps de temps de 4 à 5 rechargements en combustible selon la configuration des réacteurs. Quand à déclarer avec aplomb qu’on doit considérer le nucléaire dans le cadre défini (à la suite du Grenelle de l’Environnement) de la « transition énergétique » on peut vraiment se demander si Corinne Lepage a vraiment pesé la signification de ses propos. La soi-disante « transition énergétique » dont se gargarise actuellement le gouvernement sous l’impulsion des écologistes est un concept fumeux, inutile et coûteux. Les écologistes ont établi un amalgame entre émissions de carbone, supposées être néfastes pour le climat, production d’électricité, énergie nucléaire et combustibles fossiles. Or si leur rhétorique est éventuellement valable dans des pays comme l’Allemagne ou les USA, en ce qui concerne stricto sensu la production d’électricité, où la part du nucléaire dans cette production d’électricité est inférieure à 20 %, elle n’est absolument pas applicable à la France. Quand Corinne Lepage déclare que le chauffage domestique « tout électrique » est une aberration, que préconise-t-elle comme alternative ? Le charbon, le gaz ? On voit bien que les écologistes alimentent un débat qui n’a pas lieu d’être en France, le pays dont la production électrique est la plus propre du monde avec le Canada, plus précisément le Québec, et dans une moindre mesure la Suisse ou la Nouvelle-Zélande.

Corinne Lepage cite des chiffres faux, fait des rapprochements erronés et insinue des contre-vérités dans son exposé. Comme tous les écologistes elle élude soigneusement la consommation énergétique du secteur des transports et de l’industrie. En un mot on dirait qu’elle plaide dans un procès truqué en défendant un faux coupable, situation à laquelle elle est probablement habituée professionnellement … Affligeant !

Source et illustration : L’Express

http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/luc-oursel-corinne-lepage-le-nucleaire-a-t-il-encore-un-avenir_1555104.html

Pour ceux qui croient encore aux poissons d’avril …

 

Sans commentaire sinon pour mentionner que la rétroactivité est devenue coutumière dans les décisions gouvernementales

 

Electricité: vers une hausse rétroactive de la facture d’électricité pour août 2012-2013

PARIS – Le Conseil d’Etat devrait ordonner au gouvernement d’effectuer une hausse rétroactive des tarifs réglementés de l’électricité d’EDF entre août 2012 et août 2013 pour combler la hausse insuffisante de 2% décidée lors du retour de la gauche au pouvoir, a recommandé lundi le rapporteur public. Le rapporteur a appelé le Conseil d’Etat, dont la décision finale devrait intervenir d’ici deux semaines, à donner un délai de deux mois aux ministères de l’Economie et de l’Energie pour reprendre un arrêté conforme au droit, qui devrait se traduire par un paiement rétroactif pour les particuliers aux tarifs réglementés, soit environ 27 millions de foyers. Cette décision allonge la liste des revers de l’Etat dans ses tentatives de limiter les prix de l’énergie. Elle est aussi une nouvelle épine dans le pied du gouvernement, au lendemain d’une large défaite du Parti socialiste aux élections municipales.

(…)

En juillet 2012, le gouvernement Ayrault avait limité à 2% la hausse des tarifs de l’électricité alors que la Commission de régulation de l’énergie avait calculé une hausse nécessaire de 5,7% pour les particuliers, selon sa délibération de l’époque. Le Conseil d’Etat avait été saisi par l’Anode, un regroupement de petits concurrents (Direct Energie, Eni, Lampiris, etc.) des opérateurs historiques EDF (pour l’électricité) et GDF Suez (pour le gaz), qui s’estiment lésés par le fait que les prix de ses grands concurrents n’augmentent pas autant que prévu. Depuis, pour se mettre en conformité, l’exécutif a réalisé une hausse de 5% des tarifs en août 2013 et une autre de 5% suivra en août 2014.

 

(©AFP / 31 mars 2014 16h18)

Ecotaxe sur le kWh ? Mais oui ça existe déjà !

Puisque je suis parfois soupçonné de déformer les faits, je laisse à mes lecteurs le plaisir de découvrir cette dépêche d’agence de ce soir. Je noterai simplement quelques contradictions que mes lecteurs auront également le loisir de découvrir. D’abord une augmentation programmée de 22 à 25 % des tarifs de l’énergie électrique alors que plus de la moitié du parc électronucléaire français est déjà amorti et qu’une seule tranche est actuellement en construction à Flamanville: difficile de comprendre cette décision. Ensuite les cours de l’uranium sont orientés à la hausse, certes, mais de telles augmentations ne sont pas justifiées pour cette seule raison. Enfin, Delphine déclare que cette prolongation de la durée d’utilisation des réacteurs nucléaires ne signifie pas que l’objectif gouvernemental de réduire la part de l’électricité nucléaire à 50 % en 2025 « est jeté aux orties ». C’est piquant comme remarque ! Car si cette durée d’utilisation est prolongée cela veut nécessairement dire que la consommation d’électricité doit mécaniquement augmenter de 25 % (approximativement) d’ici à 2025 car la fermeture programmée et électoralistement décidée par Hollande des deux tranches de Fessenheim sera compensée en puissance par l’EPR de Flamanville. La justification de ces augmentations de tarifs reste donc mystérieuse à moins de servir à financer les énergies dites « vertes ». En conclusion, mais Delphine ne le dit pas, ces augmentations constituent bel et bien un impôt pour satisfaire les délires des écologistes en obligeant EDF, entre autres acteurs du secteur de l’énergie, à se diversifier dans des programmes coûteux de stockage (hydrogène) ou de production « verte » (éoliennes, hydroliennes, photovoltaïque) sans un seul instant comprendre que les entreprises seront encore plus affaiblies par cette augmentation de l’énergie. En d’autres termes on peut appeler ces augmentations d’écotaxe sur le kWh !

Nucléaire: la prolongation comptable à 50 ans des centrales déjà décidée

PARIS – La décision de prolonger comptablement à 50 ans la durée de vie des centrales nucléaires françaises d’EDF est déjà prise, a assuré mardi l’ex-ministre de l’Ecologie Delphine Batho dans un entretien au quotidien spécialisé Enerpresse.

Nous devons prolonger de manière comptable notre parc à 50 ans. Cette décision, de bon sens, est d’ailleurs déjà prise, elle figure dans la décision tarifaire de juillet dernier, a avancé la députée PS des Deux-Sèvres.

Mme Batho fait allusion au fait qu’en juin dernier la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) avait établi deux scénarios pour la hausse des prix de l’électricité de juillet, suivant que les centrales nucléaires d’EDF étaient amorties comptablement en 40 ans ou en 50 ans.

Dans le premier scénario, une hausse de 9,6% du tarif réglementé d’EDF était nécessaire, selon la CRE. Dans le scénario à 50 ans, l’augmentation n’était que de 6,8% en 2013. Dans les deux cas, la CRE recommandait +3,2% en 2014, +3,2% en 2015, ainsi qu’un rattrapage de 7,4% au titre de 2012. Soit une hausse de 22 ou de 25% suivant les scénarios.

Le gouvernement a finalement décidé d’une hausse de 5% en 2013, puis de 5% en 2014. Selon plusieurs sources proches du dossier, une hausse supplémentaire de 5% en 2015 est d’ores et déjà décidée, même si le gouvernement refuse de la confirmer. Soit un rythme plus proche du scénario à 50 ans, souligne Delphine Batho. 

De fait, au regard du rapport de la CRE sur les coûts, le scénario tarifaire qui est retenu est celui de la prolongation comptable du parc à 50 ans, a-t-elle déclaré à l’AFP mardi.

Mais selon la ministre, cette opération comptable ne signifie ni que tout le parc ira jusqu’à 50 ans, ni que l’objectif présidentiel de ramener la part de l’électricité nucléaire à 50% en 2025 est jeté aux orties.

Amortir à 50 ans le parc dans les comptes d’EDF est compatible avec le fait que certaines centrales fermeront à 40 ans de durée de vie, et d’autres seront prolongées jusqu’à 60 ans, déclare l’ex-ministre à Enerpresse.

Soyons clairs: il n’y a pas de contradiction entre la prolongation comptable de l’amortissement du parc et la réduction de la part du nucléaire, ajoute Mme Batho.

Son successeur, Philippe Martin, a assuré devant les députés mi-octobre que la décision sur la durée d’amortissement des centrales n’avait pas été prise.




(©AFP / 05 novembre 2013 16h21) 

Taxer ce qu’on n’utilise pas (mais qu’on pourrait utiliser) !

A court d’argent, l’Etat français a décidé de taxer les propriétaires occupants de leur logement comme s’ils percevaient les revenus d’un loyer fictif puisque selon la rhétorique socialo-marxiste un propriétaire pourrait dans un autre cas de figure louer le logement qu’il occupe et percevoir de ce fait un loyer dont le montant (fictif) se surajouterait à ses revenus déclarés. Je veux bien, mais cela revient à dire que les sales propriétaires bourgeois capitalistes n’ont qu’à aller vivre dans des squats ou sous les ponts quand il y en a. Pour le nouveau paysage énergétique français issu d’une transition décrétée par ce même pouvoir socialo-écolo-marxiste, c’est un peu la même démarche théorique qui se dessine pour le rééquilibrage énergétique devant aboutir à une diminution de 50 % de la consommation d’énergie, de quelle énergie, on ne sait toujours pas sinon qu’en 2030 il faudra coûte que coûte (et j’insiste sur ce point) réduire de 30 % la consommation des énergies fossiles variées pour diverses raisons dont le soi-disant effet de serre du CO2 qui, je le rappelle à mes lecteurs, n’a toujours pas été prouvé formellement. Donc le gouvernement va taxer les centrales nucléaires puisque à puissance égale, si elles utilisaient du charbon, du fuel ou du gaz, elles émettraient du CO2 (qu’elles n’émettent pas) et elles doivent donc être taxées sur cette base : du CO2 qu’elles produiraient éventuellement dans l’hypothèse où, au lieu d’utiliser la fission de l’uranium qui est « carbon-friendly » comme se plaisent à le dire les Américains, ce monstre monopolistico-capitaliste qu’est EDF et qu’il faut à tout prix mettre à genoux doit donc s’acquitter d’une taxe carbone fictive, comme le propriétaire de son logement qu’il occupe doit s’acquitter d’une taxe sur le loyer fictif qu’il percevrait en louant son logement. On en arrive donc, pour satisfaire les délires idéologiques des écolos associés pour le pire aux socialistes dans ce projet totalement délirant de transition énergétique à ce paradoxe qui voudrait qu’on paye des taxes pour ce qu’on n’utilise pas mais qu’on pourrait utiliser. Ce genre de raisonnement est la porte ouverte au totalitarisme que même des assassins idéologues comme Staline n’ont pas imaginé de leur vivant. Par conséquent la France est définitivement orientée vers une catastrophe économique et sociale de grande ampleur. Comme se plait à le dire H16, ce pays est définitivement foutu !

 

Source : Reuters