L’avenir des taux d’intérêt négatifs : terrifiant !

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Depuis plus de 5000 ans la notion de monnaie a été concrétisée d’abord avec des tablettes d’argile comportant des inscriptions qui indiquaient l’émetteur de dette ou de créance. Il s’agissait d’un matériau qui ne se prêtait pas vraiment aux échanges commerciaux de tous les jours bien qu’il constituât une grande amélioration dans le système commercial du troc. Les Grecs ou les Perses, on ne sait pas trop (on dit que c’est le roi Crésus), inventèrent la monnaie métallique, de l’argent ou de l’or ou un mélange de ces deux métaux. C’était plus facile à transporter et à échanger dans des transactions commerciales. L’or et l’argent furent ainsi considérés pendant des millénaires comme des symboles immuables de la valeur d’un bien, d’une denrée ou à l’extrême limite du prix d’une jeune vierge nubile car tout se négocie …

La monnaie était un bien tangible, des écus, des deniers, des thalers dont on pouvait apprécier le poids dans le creux de la main, que l’on dissimulait dans une cache au cas où des évènements contraires fassent en sorte que toute autre valeur se déprécie afin de se protéger à l’avenir. Il n’en est plus rien aujourd’hui et ce n’est pas vraiment nouveau, la nouvelle monnaie n’est maintenant que du papier sans valeur aucune.

Durant la révolution française, l’Etat, à court de pièces sonnantes et trébuchantes inventa les assignats, des bouts de papier dont la valeur était supposée être adossée aux biens confisqués à l’Eglise. On connait la destinée de ces « bonds » : ils perdirent la totalité de leur valeur en moins de 7 ans. On pourrait dire aujourd’hui que l’expérience passée ne sert de leçon à personne et pourtant il est extrêmement intéressant d’établir une comparaison entre ce qui se passa en France entre 1790 et 1796 et les évènements financiers et monétaires qui se sont déroulés depuis la chute de Lehman Brothers en 2008. La banque d’affaires LB ne fit qu’émettre de la monnaie papier comme le firent les révolutionnaires français en 1790 mais cette fois-ci adossée sur des montages financiers artificiels, des produits virtuels dérivés de produits financiers virtuels adossés sur des créances de clients insolvables. La création de monnaie papier et la catastrophe qui s’en suivit n’a pas servi de leçon …

À ce jour les gouvernements des pays occidentaux ont finalement trouvé une parade afin d’éviter les déboires historiques de la création de monnaie papier : avec les complicité des banques centrales il s’est progressivement imposé le concept de taux d’intérêt négatifs, du jamais vu dans l’histoire de l’humanité. De la Suisse au Japon en passant par l’Allemagne et même la France, un pays parmi tant d’autres qui ne remboursera jamais ses dettes, il en coûte maintenant de prêter de l’argent. Comme ce sont les banques qui prêtent aux Etats – en théorie du moins depuis le traité de Lisbonne – ces dernières sont étranglées par les Etats car elles ne réalisent plus de profits. Elles ne mettent plus en pension leurs liquidités auprès de la Banque Centrale européenne, en ce qui concerne l’Europe, puisque cette dernière (BCE) prélève des charges pour cette mise en pension.

Quelle est donc la logique de cette situation si tant est qu’il y a une logique ? Pour moi qui ne suis pas du tout un économiste, et quand je me hasarde dans ce domaine il m’arrive parfois d’écrire des énormités, il me semble que les Etats veulent s’affranchir des banques privées pour régler leurs dépenses quotidiennes en les encourageant parallèlement à instaurer une vie future sans cash afin de prendre le contrôle total de la population. Seuls les privilégiés – les 0,01 % du sommet de la pyramide de richesse – échapperont à cette emprise totalitaire des Etats sur les populations. Et comme ce sont eux qui dirigent réellement les nations et non plus les politiciens élus (ou pas) tout s’organise pour instituer un totalitarisme monétaire mondial au détriment de la richesse, de l’épargne et des revenus du travail du peuple anonyme qui n’a déjà plus aucun pouvoir pour protester.

Triste avenir pour mes petits-enfants à qui on implantera une puce sous la peau pour acheter des bonbons ou un sandwich fabriqués par une multinationale anonyme …