Suite de la controverse sur le glyphosate : affligeant !

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Glyphosate : pourquoi les agriculteurs sont-ils si attachés à ce produit toxique

C’est le titre en rouge d’une dépêche de l’Agence France Propagande (voir le texte ci-dessous) : le glyphosate est passé au fil des jours de « cancérigène probable » à toxique ! Je rappelle à mes lecteurs que j’ai souvent dans ce blog disserté au sujet de cet herbicide qui excite les folliculaires des écologistes car ils associent ce produit à leur bête noire Monsanto et aux plantes génétiquement modifiées résistantes à cet inhibiteur d’un enzyme qui n’existe que chez les plantes, certains champignons et bactéries. Le glyphosate est une molécule très simple, un dérivé substitué sur l’azote de l’acide aminé glycine qui a la particularité de comporter un groupement phosphonate, c’est-à-dire une liaison carbone-phosphate qui n’existe pas dans la nature. Pour ce qui est des effets cancérigènes « probables » de ce produit, selon le Centre International de Recherche sur le Cancer, c’est tout simplement une vue de l’esprit car cette molécule, de par sa structure et ses propriétés ioniques, ne peut pas interagir avec l’ADN et par conséquent ne peut pas être cancérigène. Maintenant, en toute honnêteté, les détracteurs de cet herbicide devraient par la même occasion demander l’interdiction de tous les détergents couramment utilisés dans l’industrie et à la maison comportant un groupement phosphonate … et il y en a des multitudes.

Je rappelle également à mes lecteurs qu’une seule personne est décédée à cause du glyphosate : une Australienne qui, voulant mettre fin à ses jours dans les années 1990, a pris un bidon de RoundUp et a avalé plusieurs grosses gorgées de ce produit « formulé ». Elle a succombé à un grave oedème pulmonaire provoqué par les détergents et tensioactifs présents dans la formulation, diagnostic confirmé par le corps médical. D’autre part, aucune étude sérieuse sur des cultures de cellules humaines n’a pu démontrer une quelconque toxicité (cytotoxicité) de ce produit. Par contre le produit « formulé » est létal pour ces mêmes cellules. Le problème nouveau du glyphosate est apparu à la suite de la publication mensongère de l’IARC (Centre International de Recherche sur le Cancer), un ramassis onusien (encore un !) de personnages totalement incompétents et j’écris cela parce que je connais bien cet endroit sinistre infiltré de fonctionnaires internationaux écolos bien-pensants ! (Voir addendum et illustration en fin de billet).

Comme pour le fipronil dans les oeufs, cette histoire de glyphosate est un non-évènement organisé par des ONGs qui sèment la terreur dans les esprits sans aucune espèce de commencement de preuve scientifique. Il en est exactement de même pour le climat et bien d’autres sujets de société. Ci-après la dépêche de l’AFP. Voir l’addendum en fin de billet.

« Il faut soigner les plantes pour protéger les animaux et les hommes »: Christiane Lambert, patronne du premier syndicat d’agriculteurs FNSEA, défend une utilisation « raisonnée » du glyphosate, désherbant controversé, classé « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’OMS en 2015.
Question: Pourquoi beaucoup d’agriculteurs, réputés être proches de la nature, défendent-ils bec et ongle l’utilisation du glyphosate, jugé dangereux pour la santé et les nappes phréatiques par les défenseurs de l’environnement?
Réponse: « C’est l’herbicide le plus utilisé au monde, qui n’a pas d’équivalent sur le marché, et les agriculteurs ont besoin de tuer les mauvaises herbes, chardons et plantes vivaces, afin de préserver les plantes qu’ils cultivent. Sinon, les mauvaises herbes aspirent l’eau et les ressources du sol, et empêchent les céréales ou les légumes de se développer correctement.
Nous préconisons une utilisation raisonnée de ce produit, en faible quantité, avec 1,5 litre par hectare maximum, surtout pour nettoyer les couverts végétaux de l’hiver avant de planter les graines au printemps. 
Aux Etats-Unis, il est utilisé à plusieurs reprises sur une même parcelle, et notamment juste avant la moisson, pour dessécher les plants de blé. C’est ce qui explique, à mon avis, qu’on puisse retrouver des traces de glyphosate jusque dans les céréales du petit-déjeuner, heureusement pas en proportions dangereuses pour la santé, car celles-ci sont souvent des céréales non produites en France. »
Q: Les risques du glyphosate ont justement été évalués en se fondant notamment sur des études d’exposition agricole menées aux Etats-Unis et au Canada. Ne peut-on pas le remplacer ou utiliser des moyens mécaniques pour désherber, comme dans l’agriculture biologique, où, du coup, les rendements des cultures sont plus faibles ?
R: « On peut le remplacer, mais par des produits à doses plus importantes, car ils sont moins efficaces. Par exemple, pour obtenir le même effet, il faut 4 litres par hectare d’un anti-graminée et 3,5 litres d’un anti-dichotyledone. Ce qui veut dire aussi passer deux fois le tracteur dans le champ au lieu d’une, tasser les sols et brûler du carburant. Il nous faut bien enlever les mauvaises herbes, sinon nos récoltes ne sont pas acceptées par les moulins !
Pour ce qui est des outils de désherbage mécaniques, ils ne sont pas utilisables pour toutes les cultures et les robots en cours d’expérimentation, coûtent encore très cher. 
Plus largement, les produits phytosanitaires sont des médicaments pour soigner les plantes malades. Si mon blé est malade de la fusariose, et que je n’ai pas le droit de le traiter, il développe des mycotoxines naturelles, qui, une fois ingérées par l’animal, produit des avortements, notamment chez les truies. Et je ne vous parle pas des dégâts sur les hommes. »
Q: Allez-vous rencontrer Nicolas Hulot qui est soucieux des « effets cocktails » croisés des pesticides sur la santé et l’environnement afin de discuter des différends qui opposent les écologistes et une partie des agriculteurs ?
R: « Nous devons nous voir lundi, pour évoquer les Etats généraux de l’alimentation. Le rendez-vous était pris il y a une semaine.  
Les agriculteurs sont prêts à une alternative dès qu’elle sera prête sur le plan technique, mais nous ne pouvons pas accepter un arrêt brutal car il est impossible de livrer des produits agricoles qui ont des problèmes. Les utilisations de pesticides ont beaucoup baissé en France avec le plan Ecophyto lancé par Stéphane Le Foll et nous sommes prêts à relever le défi de parvenir à -25% d’ici 2020 et -50% d’ici 2025.
Propos recueillis par Isabel MALSANG
(©AFP / 22 septembre 2017 16h12)

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Addendum. La classification du glyphosate comme cancérigène « probable par l’IARC a précédé une publication émanant du National Cancer Institute (NCR) relative à la totale innocuité du glyphosate, étude conduite par l’éminent Professeur Aaron Blair (illustration), spécialiste en épidémiologie du cancer et dont les travaux ont concerné plus particulièrement les pesticides durant toute sa carrière. Questionnés par l’Agence Reuters à ce sujet, les « spécialistes » de l’IARC ont répondu laconiquement qu’ils ne prenaient pas en compte les travaux non publiés dans leurs « recommandations ». Lorsque l’IARC a publié son pamphlet mensonger, plus d’une centaine de résidents de Californie ont déposé plainte auprès des tribunaux pour empoisonnement par le glyphosate, ces personnes ayant souffert ou souffrant de cancers.

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La société Monsanto a naturellement réagi lorsqu’elle a pris connaissance des travaux du NCR. Le Docteur Blair, interrogé par Reuters, a confirmé que le glyphosate ne pouvait en aucun cas être classé parmi les substances cancérigènes y compris « probables » comme l’a fait l’IARC. Lorsqu’au mois de mars 2015 le Docteur Blair assista à une réunion à l’IARC entouré de 17 « spécialistes » du sérail il ne mentionna pas ses travaux en cours sur le glyphosate car ils n’avaient pas encore été publiés. Le Docteur Blair, interrogé au sujet de la décision de l’IARC, déclara qu’à l’évidence cet organisme (photo, source Reuters) avait délibérément ignoré systématiquement toutes les études déjà publiées qui montraient que le glyphosate n’était pas (et ne pouvait pas être) cancérigène, ce que j’ai écrit noir sur blanc au début de ce billet. Il apparaît donc clairement que cette histoire de glyphosate (RoundUp) a été montée de toute pièce, entrainant des décisions politiques européennes totalement infondées qui non seulement ternissent la réputation des dirigeants politiques, ce qui n’est pas un fait nouveau, mais mettent en péril l’agriculture dans son ensemble, ce qui est beaucoup plus préoccupant. Tout ça pour satisfaire des groupuscules écologistes politiques pour qui la science n’a aucune importance en comparaison de leur idéologie déconnectée de la réalité.

Source et dernières illustrations (Aaron Blair et IARC) : Reuters, 14 juin 2017


Histoire de daltoniens

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Fragments d’un bon mot de Raymond Devos trouvé par hasard dans ma cinémathèque personnelle :

 » Tous les écologistes sont daltoniens.

Ils voient vert partout, il voient tout vert !

Et quand ils voient pas vert … ils voient rouge ! Si bien que quand ils votent ils croient voter vert … »

Note : je n’ai pu identifier ni le lieu ni la date de la performance de Raymond Devos, un immense manipulateur de mots inoubliable pour sa faconde. La faute de syntaxe n’est pas mon cru, c’est le texte retranscrit de Devos. Illustration : capture d’écran de la performance de Raymond Devos.

Pas de billet ce vendredi 15 septembre, je serai déconnecté.

Fermeture de Fessenheim : idéologie mensongère maintenant prouvée …

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Six ans après le grand tremblement de terre suivi par un terrifiant tsunami qui ravagea la côte est de l’île japonaise de Honshu des scientifiques japonais ont eu l’honnêteté de remettre les pendules à l’heure, preuves indéniables à l’appui, et c’est une grande surprise qui ne plaira pas à tout le monde, en particulier aux détracteurs de l’énergie nucléaire qui sévissent en Europe et en particulier en Allemagne, pays où les tout-puissants écologistes ont finalement obtenu la fermeture d’une centrale électrique jouxtant leur frontière – je parle du CPN de Fessenheim – qui se trouvait malencontreusement trop près de leur pays ! Un fait que n’a cessé de rappeler Corinne Lepage, une opportuniste notoire qui a usé de toutes les ressources possibles pour se faire valoir sur la scène politico-écologiste européenne. Bref, la centrale nucléaire de Fessenheim qui pourrait encore fonctionner sans aucun incident durant encore au moins 30 ans va finalement s’éteindre et avec elle ce qu’ont payé les contribuables français pour son édification ira à la poubelle. Ils apprécieront …

J’étais un honnête contribuable lors du développement de l’énergie nucléaire française et j’ai participé modestement et à ma mesure à la mise en place de l’indépendance énergétique de mon pays. Il serait de mon droit de demander des comptes à l’Etat Français à la vue de cet immense gâchis programmé par le Président Hollande sous la pression des écologistes allemands relayés par la mère de ses enfants, Mademoiselle Ségolène Royal, la putain de la République. C’est déjà arrivé dans l’histoire de France que des femelles s’occupent de ce qui ne les regardent pas mais Ségolène a dépassé les limites du supportable !

Bref, revenons donc à l’accident nucléaire de Fukushima-Daiichi qui fut provoqué par un gigantesque tsunami, un évènement qui a provoqué un levier de bouclier anti-nucléaire en Allemagne et par voie de conséquence en France avec l’introduction dans le programme de François Hollande de la fermeture de la « plus vieille » centrale nucléaire française, un doux euphémisme car cette usine bénéficie paradoxalement des améliorations les plus modernes en matière de pilotage et de sécurité …

Les Japonais, à la suite de l’accident provoqué par le tsunami du 11 mars 2011 à 14h45 heure locale, ont pris des mesures drastiques de précaution de la population complètement surréalistes ayant pour conséquence la déportation forcée de près de 100000 personnes en raison des mesures de radioactivité au sol relevées par des hélicoptères de l’armée américaine. C’est vrai ! Ce sont les Américains qui depuis 1945 ont disséminé des bases militaires sur tout le territoire du Japon et se sont d’abord et surtout soucié de leurs ressortissants. Les Japonais n’avaient qu’une importance secondaire à leurs yeux. J’insiste sur ce fait car il s’agit véritablement d’un coup monté comme la lecture de ce billet le montrera. Les autorités japonaises n’avaient aucun moyen au mois de mars 2011 de mesurer la radioactivité effectivement présente autour de la centrale électronucléaire de Fukushima-Daiichi et ils ont fait entièrement confiance aux relevés effectués par l’armée américaine.

Il se trouve que les autorités de la ville de Daté, située à 60 kilomètres au nord-ouest de la centrale nucléaire, ont mis en place quelques jours après le tsunami un réseau de surveillance systématique des radiations provoquées par les retombées de césium-137. Les scientifiques de l’Université de la ville de Fukushima travaillant conjointement avec celle de Tokyo se sont aperçu avec surprise que les données aériennes des radiations effectuées par les Américains et prises à la lettre par le gouvernement japonais et reprises par les médias du monde entier ne correspondaient absolument pas avec celle relevées au sol à l’aide des dosimètres distribués aux enfants et aux femmes enceintes dès les premiers jours suivant l’accident.

Ces données n’ont pas pu être exploitées immédiatement car il s’agit de détecteurs de rayons gamma qu’il faut renouveler chaque mois et ensuite dépouiller les résultats sur un échantillon significatif afin qu’elles soient réputées fiables. Près de 60000 personnes furent contraintes de porter 24/24 h un dosimètre et l’envoyer chaque mois au centre sanitaire de la ville en notant scrupuleusement combien de temps durant la journée ils avaient évolué à l’extérieur de leur logement. Il apparut à la suite du dépouillement et de l’analyse minutieuse des résultats que la radioactivité au sol avait été très largement surestimé – d’un facteur 5, ce qui est considérable – par les premiers relevés de l’armée américaine qui conduisit le gouvernement japonais à prendre des mesures d’évacuation totalement injustifiées provoquant un désastre sociétal considérable. Un facteur 5 est une erreur telle qu’elle ne peut être considérée que comme une manipulation préméditée !

Cette affaire constitue un véritable scandale non pas seulement pour les populations locales de la préfecture de Fukushima mais pour les retombées internationales subséquentes, en particulier pour l’industrie nucléaire allemande (dont j’ai dit un mot dans un précédent billet) mais aussi en ce qui concerne les velléités de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim dont les motifs ne sont finalement fondés que sur cette erreur grossière d’appréciation de la radioactivité au sol dans les environs de l’installation électrique de Fukushima-Daiichi quelques semaines seulement après le tsunami. Cette information fut reprise par François Hollande dans son programme électoral et on en connait la déplorable conséquence.

J’ose espérer que les prochains gouvernements tant français qu’allemands tiendront compte de ces donnée scientifiques sans aucune orientation idéologique de simples faits limpides incontestables (on peut douter des bonnes intentions des gouvernements à venir) comme mes lecteurs pourront le constater à la lecture de l’article cité en fin de billet.

Source : doi : 10.1088/1361-6498/37/1/1

Crise climatique : L’incohérence des partis écolos allemands

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À la suite du grand tsunami qui dévasta le 11 mars 2011 un grande partie des zones côtières de l’île de Honshu au Japon faisant plus de 20000 morts et disparus et provoquant l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, l’Allemagne décida sous l’impulsion des partis écologistes de fermer dans un délai de dix ans toutes ses installations électronucléaires qui fournissaient le cinquième de l’électricité du pays fin 2010. En 2022 et selon les décisions du gouvernement de Madame Merkel prises en 2011 toutes les centrales nucléaires du pays seront définitivement à l’arrêt. Or l’Allemagne a aussi ratifié le protocole de Paris issu de la COP21 de 2015. Il est donc devenu urgent pour le pays de développer de manière aussi rapide et massive que possible des installations de production électrique dites propres. Parmi ces énergies « vertes » ou propres (comme vous l’entendez) renouvelables de surcroît et sans danger pour l’atmosphère et le climat, selon les directives de l’IPCC, il y a les moulins à vent. Or l’Allemagne se trouve face à un problème toujours pas résolu et qui ne le sera jamais : il y a du vent « exploitable » dans les länders proches de la Mer du Nord alors que l’industrie est essentiellement concentrée au sud du pays, là où le vent est beaucoup plus capricieux.

De plus, en 5 ans le prix du kWh pour les particuliers a doublé en raison du coût exorbitant des sources d’énergie verte, particuliers qui se trouvent donc de facto pénalisés pour maintenir une industrie, nerf de l’économie allemande, à qui les compagnies d’électricité octroient des tarifs préférentiels sur ordre du gouvernement de Berlin. L’ensemble des consommateurs allemands financent donc l’industrie indirectement. Mais ce n’est pas tout ! Les grandes firmes industrielles impliquées dans les énergies vertes comme par exemple Siemens (qui a totalement abandonné ses activités nucléaires) maintiennent une pression constante pour installer le plus possible de moulins à vent, épaulés en ce sens par les partis verts ultra-puissants en Allemagne.

De plus, en prenant en compte le fait qu’un moulin à vent off-shore coûte 5 fois plus cher que son équivalent terrestre et que les espaces disponibles pour installer de nouveaux moulins sur la terre ferme s’est considérablement réduit il va falloir trouver une solution rapidement et ce d’ici la fin de l’année 2022. Il reste en effet aujourd’hui 8 réacteurs de 1300 MW électriques en fonctionnement ayant tous été construits entre 1984 et 1988, deux BWR et 6 PWR. Selon les critères de sécurité américains ces installations pourraient sans danger fonctionner encore 40 ans. Il faut donc remplacer 10900 MW électriques par des sources d’énergie propre et fiable avant 2022.

La loi allemande de protection de la faune interdit l’utilisation des moulins à vent entre le 1er mars et le 30 août afin de préserver la vie des oiseaux migrateurs dans les zones, plutôt mal définies, de passage de ces oiseaux, mouvements migratoires vers la Scandinavie justement très intenses dans les régions septentrionales de l’Allemagne. En dépit du fait que les observateurs de la Deutsche Wildtier Stiftung, La Fondation Allemande pour la Nature, a répertorié la mort de 250000 chauve-souris et 12000 rapaces chaque année y compris dans les zones où les moulins à vent sont interdits de fonctionnement entre les dates précisées ci-dessus, qu’à cela ne tienne, les Verts font paradoxalement pression pour que cette interdiction de fonctionnement ( loi fédérale de protection de la nature § 44, section 1 No.1) soit aménagée pour assurer une plus importante production d’électricité éolienne ! De plus, et en Allemagne on n’est plus à un paradoxe près, la destruction de forêts entières a été autorisée, comme par exemple dans le Schleswig-Holstein et le Mecklenburg, deux länders du nord du pays particulièrement boisés, pour y installer des moulins à vent (illustration).

Plus paradoxal encore, les partis verts s’opposent à la construction de lignes électriques à très haute tension pour acheminer l’énergie « verte » depuis les länders du nord vers ceux, industriels, du sud, Rhénanie, Bade-Würtenberg et Bavière. Tous ces exemples illustrent donc l’incohérence totale de la politique énergétique allemande et les dégâts irréversibles sur l’environnement qui en résultent.

Les générations futures apprécieront d’autant plus que l’énergie nucléaire est considérée à juste titre comme la seule alternative à la consommation de combustibles fossiles et malgré le fait que de plus en plus de scientifiques de valeur incontestable s’accordent pour affirmer que le CO2 n’a aucun effet notoire sur le climat et que l’optimum climatique moderne est maintenant terminé …

Source partielle et illustration : blog de Pierre Gosselin (notrickszone.com) avec sa permission.

Histoire de moustiques et de téléphones

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Avec l’apparition de l’outil CRISPR-cas9 l’une des approches les plus prometteuses pour l’éradication de la malaria est le moustique génétiquement modifié pour exprimer des anticorps dirigés contre les larves de Plasmodium se trouvant dans les glandes salivaires de ce dernier. J’ai relaté ces travaux dans ce blog il y a quelques mois (voir le lien) et malgré les recommandations positives de l’Académie des Sciences américaine, il se passera encore de nombreuses années avant que ce moustique transgénique soit lâché dans la nature. Ce bloquage plus idéologique que scientifique s’appuie sur le fameux principe de précaution dont la devise peut se résumer ainsi « dans le doute abstiens-toi ». Une telle attitude est devenue en quelque sorte la doxa des mouvements écologistes politisés qui considèrent que toute modification intentionnelle d’un organisme vivant présente des risques pour les écosystèmes sans qu’il soit clairement démontré que ces risques existent réellement.

En ce qui concerne le moustique génétiquement modifié l’un des arguments des opposants à son utilisation comme moyen de lutte contre la malaria est le risque de transmission horizontale à d’autres espèces de moustiques voire d’autres insectes volants ou rampants. Un telle affirmation qui constitue un non-sens scientifique total a été également avancée dans le cas des plantes transgéniques de grande culture. En réalité l’argument est toujours le même : il ne faut pas perturber la nature. Cette attitude dénuée de tout fondement s’illustre par la rumeur selon laquelle les téléphones cellulaires seraient néfastes pour la santé et en particulier pour l’intégrité des fonctions cérébrales. On ne sait pas aujourd’hui exactement combien de téléphones portables sont utilisés dans le monde, peut-être plus de 3 milliards. Combien de tumeurs du cerveau ont pu être attribuées aux très faibles radiations électromagnétiques émises par les téléphones portables, personne ne le sait, pas même les plus éminents neurologues des plus grandes universités du monde. Le (faux) débat sur les effets potentiellement délétères des ondes électromagnétiques continuera à alimenter la presse de caniveau car la peur est un marché très lucratif.

Pourquoi le riz doré est-il considéré comme néfaste tant pour l’environnement que pour la santé ? Alors que ce riz, dont les propriétés nutritionnelles intrinsèques sont strictement identiques au riz « normal », est décrié par cette même mouvance écologiste alors qu’il pourrait sauver des millions de vies, les arguments avancés sont strictement identiques à ceux relatifs aux moustiques génétiquement modifiés ou aux téléphones portables : il faut respecter la nature et la laisser faire son oeuvre, au détriment comme dans le cas du riz doré de la santé humaine.

Il est affligeant de constater que l’opinion publique, manipulée par une fausse propagande, fasse barrage à toute avancée technologique qui pourrait bénéficier au plus grand nombre. J’insiste sur ce dernier point car il rejoint les tendances malthusiennes de ces mouvements de protection de la nature. En sont-ils arrivés à souhaiter un conflit nucléaire qui détruirait la majeure partie de l’humanité mais aussi la majeure partie du monde animal ? Bonne question …

Source partielle : World Economic Forum

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/11/29/paludisme-et-manipulation-genetique-combien-faudra-t-il-de-morts-pour-quune-avancee-decisive-soit-autorisee/

Billet polémique et satirique : Fessenheim

 

On entend les jérémiades verdâtres d’une inconnue promue au grade de ministre des HLM par sa majesté François au sujet de Fessenheim. L’ex du capitaine de pédalo, jouissant d’une certaine ancienneté dans ce domaine puisqu’elle s’est déclarée vendue à la « paix verte » lors de la mascarade de décembre dernier au Bourget, n’a-t-elle pas déclaré qu’après tout la centrale nucléaire de Fessenheim restera encore opérationnelle un certain temps puisque sa remplaçante, je veux parler de Flamanville « la nouvelle », ne sera certainement pas au point en 2018, ni en 2019, ni en 2020 – je tiens le pari sur l’ouverture de ce désastre à plus de 12 milliards d’euros – il faut donc, au risque d’exposer la France à une grave perturbation énergétique, continuer à exploiter cette centrale de Fessenheim qui a été déclarée bonne pour le service par l’ASN pour encore au moins dix ans, voire plus. Je rappelle ici à mes lecteurs que les réacteurs nucléaires types Fessenheim, construits sous licence Westinghouse et qui existent également aux USA ont vu leur autorisation d’exploitation prolongée jusqu’à 70 ans dans ce pays …

La nouvelle égérie du capitaine de pédalo, nommément Emmanuelle Cosse, la remplaçante (?) de l’insignifiante actrice de cinéma dont j’ai oublié le prénom et le nom, dans les draps en soie du Roi de l’Elysée, s’est vue obligée (autorisée par qui ?) de faire des déclarations tonitruantes au sujet de l’électricité française puisque la fermeture de la centrale de Fessenheim avait été l’un des points phares de la campagne électorale complètement brouillonne entre deux tours de pédalo. Pas si brouillonne qu’il n’y paraissait car il s’agissait d’une exigence des opportunistes verts-galants.

De quoi se mêle cette mijaurée ? Est-ce que Corinne Lepage fait aussi partie du tableau de chasse – de jupons – de François, elle qui est aussi actrice incontournable de l’anti-nucléaire qui se développe tant en Allemagne (Fessenheim et Cattenom) qu’en Suisse (Bugey) ? Les rois de France ont toujours été des obsédés des alcôves, des cuisses roses largement ouvertes et arrosées de champagne … Il est surprenant que la presse française soit devenue incapable de déceler le moindre mouvement de jupon initié par François. Car tout de même, cette inconnue propulsée par la « paix verte » au sein du gouvernement français et ayant pour mission de pourrir autant que faire ce peut le paysage énergétique de la France, et le paysage tout court, pour la bonne cause verte, ne s’en est-elle pas pris directement aux bragues du sieur François pour obtenir la permission de donner de la voix ?

Sait-elle au moins combien la fermeture de Fessenheim coûtera au contribuable français en terme de manque à gagner pour EDF ? Le 26 janvier 2013, avec l’aide d’un lecteur très bien informé de mon blog, j’avais chiffré le manque à gagner global pour EDF de la fermeture prématurée de la centrale de Fessenheim à 36 milliards d’euros compte tenu du permis de prolongation de son exploitation pour dix ans par l’ASN. Qui va payer puisque EDF est détenu à 80 % par l’Etat français, donc par les contribuables (faut-il le rappeler) ? La réponse est claire : par les actionnaires fictifs que sont les contribuables de l’Hexagone !

Curieusement, ce montant – un manque à gagner imposé par des sous-marins de la « paix verte » qui sévissent en toute impunité au sein du gouvernement français – est exactement égal à celui de la dette d’EDF qui vient d’être exclu du CAC40. Après Areva, c’est maintenant le tour de l’opérateur électrique français d’essuyer les affres de ces agitateurs verts. Encore une petite louche d’idéologie et la France va se retrouver définitivement reléguée au rang des pays en voie de développement. Il faut souhaiter que la CGT oeuvre pleinement pour que le patrimoine industriel de la France ne soit pas dilapidé sur l’autel idéologique des Verts nonobstant le penchant incorrigible du capitaine de pédalo pour les petits jupons à dentelles vertes …

Note : brague, mot français ancien synonyme de pantalon, dont est originaire le mot braguette.

Nouvelles de Fukushima : Veolia et le tritium

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L’un des gros problèmes de la société TEPCO est de pouvoir rejeter dans l’océan de l’eau pas trop contaminée par les effluents involontaires provenant des cuves endommagées des réacteurs dont le combustible a été partiellement réduit à l’état de bouillie. On n’en sait encore rien puisqu’aucun robot, aux dernières nouvelles, n’a encore pu permettre de faire un état précis de la situation. Les radioisotopes gênants sont les produits de fission, iode, xénon, césium, … mais également le tritium, l’isotope radioactif de l’hydrogène qui se forme fatalement mais en quantités infimes dans un réacteur nucléaire. Le tritium n’est pas dangereux en soi à moins d’en ingérer de grandes quantités. Sa dangerosité réside dans le fait que sa désintégration produit un rayonnement beta peu énergétique mais le produit final est de l’hélium qui pourrait poser problème dans des conditions extrêmes. Sur le site de Fukushima-Daichii on a estimé que la totalité du tritium ayant contaminé les eaux souterraines entourant les réacteurs était d’un peu plus de 3 grammes depuis le 11 mars 2011. Vous avez bien lu, il n’y a pas d’erreur, 3 grammes …

Sous la pression internationale et en raison des directives gouvernementales japonaises très (beaucoup trop) strictes, la société TEPCO doit absolument réduire les rejets de tritium dans l’océan et elle a fait appel à la société française Veolia, spécialiste des « nettoyages » en tous genres concernant en particulier les eaux usées. Veolia est la seule société étrangère présente actuellement sur le site de Fukushima puisqu’elle a racheté, stimulée par l’appât du gain, une petite compagnie américaine du nom de Kurion. Kurion est impliquée dans le décommissionnement des installations nucléaires et le tritium fait partie de l’une de ses préoccupations.

Pour traiter des millions sinon des milliards de litres d’eau contaminée et en extraire le tritium à raison de quelques picogrammes par litre, la solution n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Il faut dans un premier temps électrolyser l’eau pour obtenir d’un côté de l’installation de l’hydrogène, un peu de deutérium et du tritium et de l’autre côté de l’oxygène. Ce mélange gazeux est ensuite résolu au travers de colonnes catalytiques en céramique pour laisser passer librement ou presque l’hydrogène et le deutérium et concentrer le tritium qui sera ensuite pris en charge sous forme comprimée.

La société Kurion, sous l’impulsion de Veolia, est passée du stade prototype de sa technologie MDS à une installation industrielle de taille raisonnablement étudiée pour traiter quelques dizaines de mètres cubes par jour, je dis bien raisonnable car il ne faudrait pas trop perdre d’argent au cas où ce projet se révèle être par la suite un gros fiasco. Il s’agit en effet d’une grosse opération bien juteuse financièrement et bien orchestrée médiatiquement pour redonner un peu de couleur à l’image ternie de TEPCO avec tout ce tapage médiatique pour récupérer au final quelques grammes de tritium alors que l’Océan Pacifique, le plus grand océan du monde, pourrait absorber sans risques pour la faune et les pays riverains ces quelques grammes de radioisotope. Encore une fois le marché de la peur est payant, les écolos se frottent les mains, Veolia va gagner un gros paquet de yens et l’usine de Fukushima est déjà et sera encore pour des dizaines d’années une véritable mine d’or.

Le Vatican s’est enrichi en vendant des indulgences aux croyants stupides ayant peur de penser que leur âme pourrait aller en enfer pour l’éternité et a rempli ses caves d’objets précieux, d’or et de pierres d’une valeur inestimable, la société Veolia va faire de même pour rassurer la population et les écologistes tout aussi crédules que les chrétiens des XIV et XVe siècles. La radioactivité ça fait peur et ça fera encore peur …

Mais pour ce qui concerne l’écologie et sa perception de l’accident de Fukushima et des progrès technologiques en général il faut relire les oeuvres d’Hans Jonas et notamment son ouvrage intitulé « Le Principe de Responsabilité » (1979) qui est le livre de chevet des mouvements écologistes et dont découle directement l’inique « principe de précaution ». Cet ouvrage que je qualifierais pour ma part de subversif est en réalité une apologie de la peur, conséquence des progrès technologiques en tous genres, y compris de brûler du pétrole. Faut-il vraiment avoir peur de quelques grammes de tritium rejetés dans l’océan ? À l’évidence la question ne se pose même pas pour TEPCO et les dirigeants de Veolia. Business is business as usual …

Dans le domaine de l’exploitation idéologique de la peur, la ville et le canton de Genève en Suisse ont déposé une plainte contre X visant la centrale électronucléaire du Bugey en France pour mise en danger de la vie d’autrui. Comme chacun sait cette installation jouxte la frontière suisse comme l’était d’ailleurs celle de Creys-Malville. La peur ne connaît pas les frontières mais les Suisse connaissent-ils bien leur géographie ?

Sources : http://kurion.com/kurion-completes-commissioning-of-modular-detritiation-system/

http://kurion.com/veolia-to-acquire-kurion-and-develop-an-integrated-offer-in-nuclear-facility-cleanup-and-treatment-of-low-and-medium-level-radioactive-waste/

Illustration : Kurion

Paludisme et manipulation génétique : combien faudra-t-il de morts pour qu’une avancée décisive soit autorisée ?

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Le titre de ce billet résume la situation qui prévaut de par le monde quand il s’agit de transgenèse. Les manipulations génétiques ne sont pas du tout en état de grâce du fait de l’opposition systématique et totalement obtuse car sans aucun fondement scientifique de groupes de pression politisés qu’il est inutile de nommer ici. Le principe de base de cette opposition irraisonnée est que les biologistes modifient l’état naturel et qu’ils se comportent donc comme en quelque sorte des sorciers maléfiques. Je pèse mes mots. Cette opposition aux techniques modernes de transgenèse relève du plus pur obscurantisme et l’objet de ce billet est d’en faire encore la démonstration.

Le riz doré dont j’ai écrit à plusieurs reprises des articles constitue un exemple évident de la volonté rétrograde des organisations de protection de la nature qui rêvent d’un retour à l’ère préindustrielle, technologique et scientifique. Si aujourd’hui, compte tenu de l’emprise des groupes de pression écologistes politiques, il fallait homologuer le vaccin contre la variole, celui-ci serait refusé ! C’est exactement ainsi. La variole a tué plus d’êtres humains que n’importe quelles guerres et ce serait tant mieux si cette maladie réapparaissait et faisait à nouveau des ravages car plus personne n’est vacciné puisque cette maladie a été éradiquée de la planète grâce à la vaccination.

Venons-en à l’objet de ce billet qui concerne le paludisme ou malaria, c’est selon, une maladie qui tue chaque année un million de personnes : vous aves bien lu, un million de personnes selon les dernières statistiques de l’OMS, l’un des rares organismes des Nations-Unies qui soit encore crédible. La majorité des morts sont de pauvres gens malnutris, des enfants en bas âge, d’Afrique, du Pakistan ou du Brésil dont on se contrefout dans les salons dorés des ministères et des organisations supra-nationales. C’est tout de même regrettable qu’on ait consacré autant d’argent pour combattre le SIDA qui aurait pu finalement tuer autant de gens (voire plus) que le paludisme. Sauf que le SIDA n’atteint pas seulement les pauvres mais aussi les nantis ! Il y avait donc moralement une urgence à investir des milliards de dollars pour circonscrire cette maladie qui se transmets par les relations sexuelles, ce qui concerne tout le monde et pas seulement les plus démunis de la planète … suivez mon regard.

Bref, les écologistes vont être maintenant pris à leur propre piège. Refuser la culture du riz doré est criminel, refuser bientôt la dispersion d’un moustique génétiquement modifié pour ne plus pouvoir transmettre le paludisme fera carrément désordre ou plutôt non, ce sera une attitude conforme aux idéaux de ces organisations malthusiennes : éliminer les pauvres de la planète et juguler par tous les moyens l’accroissement de la population en reniant tout progrès technologique contraire aux desseins de la nature. La question est donc la suivante : dans quelle mesure sera-t-il possible d’autoriser la dispersion de moustiques génétiquement modifiés équipés d’armes biologiques les interdisant de répandre la malaria ? Combien de dizaines de millions de morts supplémentaires faudra-t-il pour que soit enfin autorisée la dispersion de ces moustiques qui viennent d’être mis au point dans les laboratoires de biologie cellulaire de l’Université de Californie ?

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C’est en utilisant l’outil révolutionnaire appelé CRISPR dont j’ai déjà mentionné dans ce blog l’aspect révolutionnaire, qu’une équipe de biologistes en tandem entre les Universités de Californie de San Diego et d’Irvine est arrivée à créer un moustique qui détruit les ookinetes, ces larves spéciales du Plasmodium falciparum qui se trouvent dans les glandes salivaires du moustique qui transmet la malaria. Il fallait en effet trouver un stratagème pour incorporer deux gènes dans les chromosomes du moustique dont l’expression soit stimulée quand les femelles piquent quelqu’un pour s’abreuver de sang afin de permettre la maturation des œufs, un processus qui en réalité n’a rien à voir avec la transmission du parasite, le plasmodium, car en définitive le moustique s’en passerait très bien. C’est en effet l’homme qui est le réservoir naturel du parasite mais celui-ci ne peut être transmis d’homme à homme que par l’intermédiaire du moustique, l’anophèle. Une sorte ce cercle vicieux sophistiqué comme l’indique l’illustration ci-dessus.

La stratégie a consisté à introduire une série de gènes en pratiquant de la très haute couture moléculaire au niveau de l’ADN, c’est-à-dire de manière ciblée, des gènes, deux pour être plus précis, l’un (m1C3) codant pour un anticorps dirigé contre une protéine de l’enveloppe de l’ookinète et l’autre (M2A10) dirigé contre une protéine du sporozoïte. Ces deux gènes ont été inclus dans un véhicule d’ADN circulaire contenant également le gène codant pour l’enzyme Cas9 associé au CRISPR et une partie codant pour l’ARN (gRNA) qui dirige le CRISPR vers un site spécifique de coupure pour que cet assemblage soit intégré dans un des chromosomes du moustique et non pas au hasard. Le site d’insertion a en effet été choisi de telle manière qu’on puisse reconnaître quel moustique a bien intégré ces informations. Il s’agissait d’un enzyme impliqué dans la pigmentation des yeux de la bête adulte. Les manipulations ont été réalisées par micro-injection dans des œufs de l’anophèle An. stephensi, une espèce qui contribue à répandre la malaria dans les zones urbaines de l’Inde en particulier mais sévit aussi depuis l’Egypte jusqu’à la Chine.

Après 4 générations il s’est avéré que 99,5 % de la descendance, mâle et femelle, avait acquis ces caractères de manière stable et non mendélienne c’est-à-dire que ces gènes étaient devenus, pour faire bref, constitutifs. Les curieux peuvent lire l’article des PNAS en accès libre mais voici le diagramme résumant la « manipulation » par CRISPR interposé :

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Qu’attendre de cette avancée dans la lutte contre la malaria, pour l’instant peu de choses sinon que cette approche ne pourra être validée qu’en milieu réel. Les auteurs de l’article concluent qu’il faudra une combinaison de techniques pour espérer non pas éradiquer la malaria de la planète mais en réduire l’incidence. Ce ne sera que la conjugaison de l’approche prophylactique, des médicaments, des vaccins, des insecticides et de cette technologie alternative de modification génétique du vecteur qui pourra être couronnée de succès. La route à parcourir reste encore longue, des millions de victimes, mais y a-t-il une réelle motivation des Occidentaux dans cette lutte sinon celle des scientifiques ? Parce qu’après tout ces victimes de la malaria, ce sont des pauvres dans des pays pauvres et les pauvres, tout le monde s’en fout …

http://www.pnas.org/cgi/doi/10.1073/pnas.1521077112

La technologie du nucléaire civil français est en retard d’une guerre !

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C’est officiel maintenant AREVA a perdu la main. Il faudrait plutôt dire le CEA, actionnaire majoritaire d’AREVA, cet agglomérat de fonctionnaires imbus de leur supériorité, mangeant au ratellier du Ministère de la Défense pour assurer l’entretien des bombes atomiques et à celui d’EDF, de facto contrôlé par ce même organisme également étatique puisque les réacteurs nucléaires produisent du plutonium, lorgné de très près par les militaires. Bref, le CEA, principal actionnaire (c’est-à-dire l’Etat) d’AREVA, est en retard d’une guerre. Et c’en est malheureusement terminé pour la France en ce qui concerne les nouvelles orientations incontournables de l’énergie nucléaire civile figées en France dans le gigantisme coûteux de l’EPR qui n’a toujours pas fait ses preuves de faisabilité économique.

Au mois de juillet dernier je relatais dans ce blog les décisions de Bill Gates d’investir dans les réacteurs nucléaires de nouvelle génération par le biais de la société TerraPower entièrement financée par l’ancien propriétaire de Microsoft. Il s’agit de la technologie des réacteurs dits à vague voyageuse (travelling wave reactor, TWR). Ma traduction n’est pas fidèle en français à la réalité mais le terme anglo-saxon est explicite : il s’agit de réacteurs à neutrons rapides utilisant de l’uranium naturel non enrichi avec un cœur émettant des neutrons rapides qui transforment cet uranium en plutonium progressivement. Les assemblages de combustible sont alors déplacés de la périphérie vers le cœur au fur et à mesure que l’enrichissement en plutonium permet de maintenir le flux de neutrons. C’est la raison pour laquelle on parle de « voyage » des assemblages vers le cœur du réacteur. Les modélisations informatiques ont validé cette technologie qui a échappé à la sagacité des ingénieurs du CEA préoccupés uniquement par l’enrichissement de l’uranium en isotope 235 sans s’être jamais penchés un seul instant sur l’intérêt de cette technologie pourtant décrite sur le papier aux alentours des années 1950.

Il s’agit d’un « breeder » en termes techniques, genre Super-Phénix, qui transforme in situ l’uranium directement extrait des mines en combustible sans rechargement pendant des dizaines d’années, pour faire simple. Or le CEA, c’est-à-dire avec AREVA, n’ont aucun intérêt à développer cette technologie qui est pourtant la plus économique en termes d’investissement initial et également en terme de consommation en combustible. La vocation d’AREVA est d’enrichir à 4 % d’isotope 235 l’uranium (usine Georges Besse II) puis d’extraire un peu de plutonium du combustible usagé (retraitement) pour réaliser quelques économies sur le processus d’enrichissement étant entendu que les tranches 900 MWe type Fessenheim sont capables de gérer le combustible enrichi en plutonium appellé MOX. C’est le business d’AREVA et le CEA n’a jamais voulu entendre parler d’autres approches technologiques. Normal ! Au départ la vocation du CEA était l’armement et les réacteurs graphite-gaz étaient une source inépuisable de plutonium pour les bombes et la mentalité de cette administration n’a pas réussi à s’adapter aux exigences énergétiques modernes … Il faut rappeller que ce sont EDF et Framatome qui à l’époque achetèrent la licence Westinghouse pour les réacteurs à eau pressurisée (PWR) et non pas le CEA qui avait la main-mise seulement sur le combustible.

Bill Gates a adapté les agissements des militaires tant américains, russes que français et finance le développement du TWR et les Chinois qui manifestent une soif d’énergie sans limite, viennent de signer (CNNC) un mémorandum avec TerraPower pour la construction d’un prototype d’une puissance de 600 MWe susceptible d’être opérationnel aux alentours de 2018 avec la collaboration de Babcock & Wilcox pour le design de ce réacteur refroidi avec du sodium liquide.

Bel exemple illustrant la totale incurie des politiciens français qui ont arrêté le réacteur Super-Phénix dont le principe de base était justement celui du TWR, une migration des assemblages de combustible de la périphérie du réacteur vers le centre de ce dernier et réciproquement. Ironie de l’histoire, je connaissais bien l’usine de Creys-Malville ainsi que son principe de fonctionnement et j’ai personnellement fait visiter le site de NERSA il y a un peu plus de 25 ans à une délégation d’ingénieurs de B&W qui étaient franchement impressionnés par l’avancée technologique de la France …

Juste retour de la situation, dans le domaine de la technologie nucléaire et de son évolution la France est définitivement dépassée alors qu’elle était à l’époque leader mondial incontesté. Mais le breeder utilisant de l’uranium naturel n’entrait pas dans le plan de développement du CEA à l’époque et ce projet grandiose fut proprement saboté par le gouvernement socialiste de Jospin appuyé par les écologistes avec la contribution déplorable d’une certaine Corinne Lepage dont l’action néfaste fut éclipsée par une autre écologiste du nom de Voynet qui pour l’histoire portera le chapeau avec le sombre Jospin de cette déplorable décision de l’arrêt de l’usine de Creys-Malville. Le CEA est stupidement passé à côté de cette même histoire car cet organisme est un ramassis de fonctionnaires n’ayant plus aucune connexion avec la réalité économique et la technologie de l’éléctricité d’origine nucléaire est depuis lors frappée d’un anathème idéologique. Pour la France, c’est terminé, la partie est perdue, merci aux politiciens gangrennés de l’intérieur par les écologistes qui n’ont jamais rien compris à l’énergie nucléaire … Triste constatation.

Source : bulletin de l’IAEA et Reuters, illustration : usine de Creys-Malville.

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/07/12/bill-gates-mise-sur-le-nucleaire-de-quatrieme-generation-et-il-a-bien-raison/

Le glyphosate (et Monsanto) revient sur le devant de la scène

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Outre les articles consacrés à la supercherie éhontée du triste Séralini qui tenta de publier des expériences truquées sur les effets cancérigènes du glyphosate, j’avais également écrit quelques billets dans ce blog relatifs à cet herbicide (voir les liens) et les conclusions bâclées de l’IARC (Centre International de Recherche sur le Cancer, basé dans la bonne ville de Lyon) au sujet du glyphosate refont surface. Il ne faut en effet pas « lâcher le morceau » car tout est bon pour ternir l’image de la société Monsanto, l’une des pires bêtes noires des écologistes de tout poil. L’IARC n’est pas un centre de recherche au sens premier du terme mais une espèce d’usine à gaz rassemblant des fonctionnaires grassement payés par les Nations-Unies, donc par les impôts que paient les contribuables, qui pour 99 % d’entre eux ignorent tout de la biologie la plus basique. Aucune recherche digne de ce nom n’est effectuée dans le building de l’IARC que je connais bien pour y avoir erré plusieurs fois à la recherche de documents d’ailleurs introuvables. Dans cet endroit surréaliste quand on est familier d’un laboratoire de recherche en biologie il y a surtout des papiers et des ordinateurs. Ces fonctionnaires passent leurs journées à compiler les articles scientifiques mentionnant une molécule X ou Y pour pondre un rapport, le plus souvent sous l’influence de groupuscules écologistes (au sens politique du terme), afin d’influencer les régulateurs dans un sens prédéterminé.

La décision de classer le glyphosate comme probable (voir note en fin de billet) cancérigène a fait tellement de bruit médiatique que même Mademoiselle Ségolène s’en est personnellement émue, et ce d’autant plus qu’elle avait certainement eu vent en son temps des lamentables travaux de Séralini. On se trouve donc dans la continuation directe de ce combat organisé contre la société Monsanto et tous les moyens sont bons pour enfoncer le clou ! Le dernier en date des arguments susceptibles d’alimenter cette polémique idéologique est la soit-disante invasion incontrôlable de plantes invasives résistantes au glyphosate. Par exemple une plaie qui défigure la Californie est l’invasion des eucalyptus qui poussent spontanément n’importe où et favorisent finalement des feux de broussailles. Seul le glyphosate vient à bout de cette invasion. Les détracteurs du glyphosate prétendent que l’invasion de la vergerette, ou vergerolle du Canada (Conyza canadensis, voir illustration) est due au fait que cette plante est devenue résistante au glyphosate et qu’il n’existe plus d’outils chimiques pour s’en débarrasser. Pour ces raisons il serait alors préférable selon les écologistes d’interdire l’utilisation du glyphosate …

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Les compilation de l’IARC auraient décelé une corrélation entre l’apparition de myélomes et l’utilisation de glyphosate. Le souci dans cette étude réside dans le fait que les populations témoins utilisées dans ces études en comparaison de celles, agriculteurs, utilisant le glyphosate à des fins professionnelles se sont révélées être également utilisatrices de cet herbicides. En effet, une majorité de ces « témoins » rejetaient dans leurs urines du glyphosate car ils utilisaient ce produit pour désherber leur terrasse ou les allées de leur parc ou de leur jardin. Le glyphosate n’est en effet pas réservé aux agriculteurs et c’est ce point qui a ému Mademoiselle Ségolène. Autant dire que les conclusions de l’IARC sont sans valeur car aucune différence dans l’apparition de myélomes n’a pu être démontrée entre ces deux populations étudiées. Pour la petite histoire, s’il fallait aujourd’hui homologuer le vinaigre comme conservateur ce serait impossible car l’acide acétique est classé comme corrosif et peut attaquer l’épithélium de l’oesophage.

Sous peine de me répéter le glyphosate inhibe une activité enzymatique qui n’est présente que chez les végétaux. L’une des approches serait d’utiliser du glyphosate radioactif et d’identifier toutes les protéines et acides nucléiques humains ou d’origine animale sur lesquels il a tendance à se fixer avec une affinité notoire. Expérimentalement c’est très simple à réaliser, en termes scientifiques on parle de dialyses à l’équilibre sur des fractions sub-cellulaires, une technique triviale en biologie. On disposerait alors d’indications pour orienter des investigations plus détaillées. On peut douter que les fonctionnaires de l’IARC aient un jour entendu parler de cette technique et que l’IARC puisse disposer de tels moyens …

Toujours est-il que le lièvre a été levé et que tous les moyens sont devenus bons pour l’abattre, je veux parler du glyphosate.

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https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/01/01/quand-les-ecolos-se-prennent-les-pieds-dans-le-tapis/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/03/07/la-chimiophobie-une-nouvelle-maladie-incurable/

Note.  Probable : Étymologiquement ce terme signifie « pouvant être prouvé ». Ce n’est pas en compilant des articles scientifiques disparates n’ayant souvent aucun lien entre eux qu’on peut prouver quoi que ce soit. Les preuves ne peuvent être apportées qu’à l’issue d’expérimentations réalisées selon un protocole reproductible respectant les règles déontologiques élémentaires de la science sans qu’il n’existe initialement la moindre présomption sur les résultats finaux. Malheureusement la science est devenue prisonnière de l’idéologie dominante actuelle qui prône un retour à la nature telle qu’elle existait quand l’homme vivait encore dans des cavernes et se nourrissait des fruits de ses chasses et de ses cueillettes. Ce n’est pas avec de tels a priori idéologiques qu’on pourra faire progresser le savoir, certainement pas dans le domaine de la recherche sur le cancer.

Source : Associated Press