La folie du mouvement Extinction-Rébellion

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Le mouvement Extinction-Rébellion d’envergure mondiale est issu des classes moyennes supérieures proches des milieux politiques de gauche et il devrait être ridiculisé avant peut-être d’être interdit (cf. note en fin de billet).

Samedi 5 octobre 2019, des hommes et des femmes se sont rassemblé à King’s Cross à Londres se donnant en spectacle, une mise en scène étrange et effrayante, un culte de la mort en public. Ils se sont réuni devant la gare en cercle et ont prêché la fin du monde. Ils scandaient « Que ferez-vous quand le monde deviendra trop chaud, hein, que ferez-vous ? « . Puis ils ont exigé le repentir pour sauver le monde. Sur les pancartes il y avait écrits des slogans comme « Achetez moins », « voyagez moins », « consommez moins ». Les catholiques ne demandent que la non-consommation de viande le vendredi en tant qu’acte de pénitence pour marquer le jour de la mort du Christ. Cette nouvelle religion exige la fin totale de la consommation de viande en tant que pénitence pour les péchés de croissance et de progrès de l’humanité. Comme tous les membres de sectes mortifères ou non ces membres d’un nouveau culte ont distribué des tracts contenant la « Vérité » dans lesquels il est fait mention des inondations, des incendies, de la montée du niveau de la mer, des forêts d’Amazonie et d’Afrique en feu … Le seul fléau qui manquait était les criquets mais ils ne peuvent pas être très loin de l’humanité pécheresse. À l’instar des hérétiques qui furent pourchassés il y a 5 siècles si on est « négationniste » de leurs visions apocalyptiques ce n’est pas la bonne attitude à adopter selon certaines des pancartes brandies par ces activistes de la mort.

Le mouvement Extinction-Rébellion est un mouvement millénariste qui, sous le prétexte qu’il veut parler de science ne soutient que des idées irrationnelles motivées par la peur, la décadence morale et la misanthropie. C’est une bourgeoisie à bout de souffle, s’haïssant elle-même et se réunit pour projeter ses propres blocages psychosociaux sur la société en général. Il faut combattre ces activistes de la mort, ces monstres de l’extinction qui n’ont d’autre but que de culpabiliser les populations entières, dans le monde entier, et de les sensibiliser à la crise climatique et écologique. Ils s’adressent aux pauvres de New-Delhi, de Mumbai, du Cap, de Melbourne, de Paris ou Berlin ou encore de San Francisco. Mais tous ces travailleurs besogneux ne se sentent pas concernés, ils ne feront pas la grève pendant 15 jours pour sauver la planète, ils travaillent et se déplacent pour vivre, tout simplement.

Extinction-Rébellion est un mouvement réactionnaire, sectaire, élitiste et régressif dont le seul but est d’imposer la forme d’austérité la plus contraignante que l’on puisse imaginer aux peuples du monde entier. L’une des grandes ironies de la politique « progressiste » contemporaine est que les membres de cette gauche-là diront que le fascisme est une politique marginale en regard d’une décision du gouvernement conservateur de fermer une bibliothèque publique à Wolverhampton mais ils encourageront ce culte écologiste de la mort quand celui-ci exigera de mettre un terme à la croissance économique sans penser un instant à l’impact dévastateur et létal qu’un tel plan aurait sur les peuples du monde qui se débattent pour travailler et vivre décemment.

Que veut vraiment Extinction-Rébellion ?

Ce mouvement veut que l’humanité atteigne Zéro émissions de carbone en 2025 car il y a urgence (cf. Sainte Greta) ! 2025 c’est dans 5 ans, ne l’oubliez pas. Ce mouvement veut que nous arrêtions un vaste ensemble d’activités humaines productrices de carbone. Il faut fermer les mines de charbon (les Australiens apprécieront), toutes les usines qui produisent du carbone comme celles de Chine qui emploient des centaines de millions de personnes pour produire chaque jour des milliards de biens de consommation utilisés dans le monde entier (les Chinois apprécieront). Il faut aussi fermer toutes les activités productrices de carbone, en Grande-Bretagne par exemple, comme les centrales électriques à charbon, clouer au sol les avions, restreindre la circulation automobile, il faut tout réduire, il faut reculer, tout arrêter ! Et tous cs gens qui comptent sur toutes ces choses pour leur travail, pour leur nourriture et pour s’éclairer et se chauffer, que vont-elles faire et devenir ? Il faut les contraindre par la force s’il le faut, après tout ce ne sont que de pauvres êtres humains, stupides et destructeurs.

Les mouvements progressistes, comme leur nom l’indique, visaient avant tout le progrès, à pousser l’humanité vers l’avant, à créer un monde meilleur et plus riche pour tous. Extinction-Rébellion veut tout le contraire, il veut nous propulser en arrière, à l’âge de pierre, il veut inverser la tendance la plus importante jamais vécue auparavant dans l’histoire humaine : la révolution industrielle et technologique. Ce mouvement veut nous replonger dans la brutalité et l’ignorance, l’hostilité de la vie dans la nature, en recréant ce monde ancien et impitoyable dans lequel nous mangions « localement », dans lequel nous ne voyagions que rarement, dans lequel nous ne dansions pas pour le plaisir, dans lequel nous mourrions tous de choléra ou de peste avant l’âge de 38 ans. Le grand retour en arrière de ce mouvement Extinction-Rébellion a été explicité quand deux de ses membres se sont retrouvé sur le plateau de SkyNews le 7 octobre. Ils se sont plaint avec hystérie de la modernité. L’un d’eux a déploré qu’une ville comme Londres utilise tant d’électricité. Ainsi l’éclairage, le chauffage, les systèmes de transport et les appareils de survie des hôpitaux sont choquants pour ces monstres arrogants auto-flagellants et chevelus. « Éteignez tout », voilà leur cri d’alarme immoral !

Ce qui est le plus étonnant dans cette histoire est la facilité avec laquelle ces gens se retrouvent dans les médias et les milieux politiques où ils sont traités comme des défenseurs avisés et radicaux de la raison et de l’avenir. Il faut se rendre à l’évidence ! Ces gens constituent une menace pour le bon-sens, la rationalité, la vérité et le progrès. Si on ne réduit pas les émissions de carbone d’ici 2025 leurs prédictions de feu, d’enfer et de mort sont de la pure folie. Ils mentent et répandent la peur, ils perturbent l’homme ordinaire travailleur. Ce sont eux qui veulent détruire l’humanité. Si vous sympathisez avec ces millénaristes fous vous leur avez vendu votre âme et votre vie !

Inspiré d’un article de Brendan O’Neill, éditeur, paru sur le site Spike

Commentaire. À Paris ce mouvement bloque des ponts et des avenues sans qu’à aucun moment la police ait osé ni les déloger ni les surveiller. D’où viennent les ordres ? Qui finance ce mouvement ? Pourquoi le gouvernement français semble les protéger alors qu’il ordonne aux policiers de tirer sur les Gilets Jaunes avec des armes de guerre ? Autant de questions sans réponse qui révèlent l’état de décomposition des démocraties occidentales pourries de l’intérieur par tous ces mouvements écologistes extrêmistes qui viennent de prendre le dernier tournant : la mise en place d’un totalitarisme mondial écologiste pour asservir la population … Triste constat.

Note. Londres est la première ville du monde à interdire, ce 15 octobre 2019, le mouvement Extinction-Rébellion qui voulait bloquer l’accès aux bureaux du gestionnaire de porte-feuilles BlackRock dans la City de Londres. Espérons que d’autres villes et pays prendront les mêmes décisions.

 

L’écologisme, la grande menace pour l’homme

Article de Jean-Baptiste Noé paru le 5 septembre 2019 sur le site de Charles Gave Institut des Libertés (institutdeslibertes.org)

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Les vacances d’été sont l’occasion de traverser la France et d’en admirer les paysages, dont la diversité ne cesse d’étonner. Que ce soient les villes et villages historiques, les sites industriels ou les zones rurales, chaque région regorge de trésors, que l’on doit au travail des Français accumulés depuis des siècles et à leur capacité à transformer et développer les paysages. Bien souvent ces forêts, ces plaines, ces vignobles sont présentés comme étant des espaces naturels. Rien n’est plus faux : ce sont des paysages entièrement construits et entretenus par l’homme.

 

J’étais ainsi au mois de juillet à Gigondas, un village de vignoble situé au pied des dentelles de Montmirail, le long de la vallée du Rhône, non loin de Châteauneuf-du-Pape. Le syndicat des vignerons de Gigondas y organisait une dégustation de ses vins, dont une quinzaine de vieux millésimes. Depuis les hospices de Gigondas, sur les hauteurs du village, à côté de l’église, la vue était superbe sur toute la vallée et les vignes qui s’étendent jusqu’à l’horizon. Entre la chaleur de juillet et celle du vin, difficile d’imaginer tout le travail qu’il a fallu mener ici depuis des siècles pour transformer cette terre inhospitalière en un paradis viticole. Les hommes ont retiré les pierres des champs pour créer des parcelles cultivables et édifier des murets (les restanques). Ils ont apporté l’irrigation à l’aide de canaux en argile et aujourd’hui de tuyaux en polymère. Ils ont chassé le loup, véritable plaie qui s’en prenait aux hommes et aux moutons. Ils ont sélectionné les plants de vigne pour élaborer de nouveaux cépages, aptes à supporter les caractéristiques de la région (ici essentiellement syrah et grenache). Ils ont mis au point des produits phytosanitaires qui sauvent les vignes et les cultures de toutes les bactéries et bestioles nuisibles qui la tuent. Seul le phylloxéra, qui a ravagé tout le vignoble français, est encore invaincu. Dans les paysages de vigne, il y a du végétal, mais il n’y a rien de naturel. Tout est la conséquence du travail de l’homme, de son imagination, de ses efforts et de sa capacité à transformer une nature hostile et dangereuse en un verger merveilleux. « Laisser la nature reprendre ses droits » comme on l’entend parfois, c’est abandonner ces vergers et ces jardins à la broussaille, aux ronces et aux pierres.

 

L’écologie, c’est jardiner les paysages

 

L’idéologie écologiste est aujourd’hui l’une des grandes menaces qui planent sur l’être humain, car derrière son discours sur le salut de la nature il y a surtout la volonté d’éradiquer l’homme. Elle est dérivée du marxisme, qui a déjà fait tant de morts. Elle nie l’existence de la nature humaine et voue une haine sans fin à l’homme. Le marxisme disait lutter pour la justice et le développement des peuples. Qui pouvait être contre ? Nous sommes tous pour la justice et le développement. L’écologisme dit vouloir sauver la planète, protéger les espaces sensibles, limiter la pollution. Là aussi, qui peut être contre ? Mais derrière ce message vert se cache la négation de l’humanité. L’écologisme ne pourra s’imposer que par la violence, comme le marxisme soviétique, il bâtira de nouveaux camps de concentration, il alignera les morts. Son erreur est à la source même de son idéologie. Il idolâtre la nature, il déteste l’homme, il veut bâtir une nouvelle société qui ne peut se faire que par la violence et la coercition. Il se nourrit aussi de l’ignorance, notamment quant à la construction des espaces naturels. Trop de personnes pensent encore que la nature est gentille, alors qu’elle est dangereuse et mortelle. S’il a fallu attendre le milieu du XIXe siècle pour que les Européens commencent à se baigner c’est que pendant longtemps le littoral a été un espace de mort, infesté de moustiques, de marécages et de paludisme. Les plages de France n’avaient pas le charme qu’elles ont aujourd’hui. Lorsque les Français se sont rendus en Algérie, à partir de 1830, nombreux sont ceux qui sont morts du choléra, du paludisme et des fièvres, qui ont tué près d’un tiers des effectifs militaires. Il a fallu assécher le marécage de la Mitidja et développer des médicaments contre ces maladies. La Camargue, si belle aujourd’hui avec ses gardians et ses taureaux, était une zone infestée de maladies jusqu’à la fin du XIXe siècle. Les Landes étaient une zone plate de bruyères et de pierre, avant que Napoléon III n’en fasse une vaste forêt de pins, plantés ex nihilo. De même pour la Sologne, marécage planté de chênes et de hêtres pour en faire une réserve de chasse.

 

L’homme est créateur de biodiversité

 

L’homme est aujourd’hui perçu comme un destructeur de biodiversité, alors que c’est lui qui crée la biodiversité. On lui doit la création de centaines d’espèces de vignes, adaptées à des climats et des sols très variés. Si l’on devait se contenter de la Vitis vinifera originale nous n’aurions qu’une liane dégénérée bien incapable de produire les grands crus que l’on aime. À l’époque de Pline l’Ancien, du temps de l’explosion du Vésuve, il y avait une centaine de variétés de pommes dans l’Empire romain. On en ressence aujourd’hui 20 000, toutes créées par l’homme (fuji, granny smith, chantecler, etc). Les vaches que l’on aperçoit dans nos campagnes sont nées au XIXsiècle. Elles sont le fruit de croisements d’espèces et de sélections génétiques pour avoir des animaux producteurs de lait ou de viande. Dans les années 1820, le poids moyen d’une vache était de 100 kilogrammes. Aujourd’hui, les vaches à viande frisent les 900 kg. Les fruits et les légumes que nous mangeons sont eux aussi le résultat de sélections et de croisements, dont la fameuse clémentine de Corse, inventée par le père Clément dans les jardins de son monastère d’Algérie. L’homme n’est pas un danger pour la nature ; il est celui qui permet son accomplissement et le développement des espèces naturelles existantes. Or les écologistes voient en l’homme un prédateur, un nuisible qu’il faudrait au mieux contenir au pire supprimer. Sans l’homme, il n’y aurait que chaos de friches et espèces végétales rabougries.

 

Faire peur pour soumettre

 

Sylvie Brunel est une géographe que j’apprécie beaucoup, car elle sait faire aimer la géographie. Elle a longtemps dirigé une ONG et est désormais professeur à Sorbonne-Université, et éleveuse de chevaux dans la Drôme. Elle a écrit plusieurs ouvrages sur le développement durable, l’alimentation, l’écologie, tous pertinents et très éloignés des discours apocalyptiques. Elle vient de publier « Toutes ces idées qui nous gâchent la vie » où elle démonte le discours catastrophiste des Khmers verts. Elle y rappelle notamment les formidables progrès humains, la façon dont les maladies ont été vaincues, grâce aux vaccins et aux médicaments, l’amélioration des conditions de vie. Un chiffre est à cet égard éloquent, celui du taux de mortalité infantile, c’est-à-dire le nombre de bébés qui meurent avant d’avoir atteint un an. Pour la France, ce taux est de 15.4‰ en 1973, 4.5‰ en 2008 et 3.5‰ en 2018. Il résume à lui seul les immenses progrès accomplis dans le domaine de la santé. Or les écologistes ne jouent que sur un seul ressort : la peur. Il s’agit de tétaniser la population par des prévisions apocalyptiques, afin de provoquer un effet de sidération et d’empêcher toute réflexion. Or de toutes les prévisions catastrophistes effectuées ces trente dernières années, aucune ne s’est révélée exacte.

 

On voit ainsi Henri Sannier, dans un JT d’Antenne 2 du 29 juin 1989, présenter un rapport de l’ONU où est évoqué le fait qu’avec le réchauffement climatique, d’ici dix ans, de nombreux pays seront sous l’eau, dont les Pays-Bas, les Seychelles, les Maldives. Rien de tout cela n’est arrivé. En revanche, en juin 1989, personne n’avait prévu les événements qui allaient se dérouler à Berlin quatre mois plus tard.

 

La peur contre l’environnement

 

La peur empêche de réfléchir sereinement aux façons de mettre en valeur et de protéger l’environnement. Comment limiter la pollution des eaux et des sols, comment disposer d’un air pur, comment assurer l’accès aux matières premières indispensables au développement humain ? L’écologisme empêche de réfléchir à l’écologie humaine authentique. La saison de la chasse va bientôt s’ouvrir. Les chasseurs sont indispensables au maintien de l’équilibre animal. S’il y a trop de sangliers, ce qui est le cas dans de nombreuses régions, ceux-ci développent la peste porcine et meurent en grand nombre, transmettant la maladie aux porcs d’élevage, comme c’est actuellement le cas en Europe de l’Est et en Belgique. Il est donc primordial de réguler la population de sangliers. Comme celle des cervidés. Trop nombreux en Alsace, ils mangent les jeunes pousses et frottent leurs bois contre le tronc des arbres, ce qui déchire l’écorce et favorise le développement des maladies, menaçant l’avenir de la forêt vosgienne. La région Alsace fait appel à des chasseurs d’autres régions pour réguler le cheptel de cervidés. Face aux discours de peur et de haine à l’égard de l’homme, il est essentiel de revenir à une meilleure connaissance de la nature et au rôle de l’homme dans le développement de celle-ci. C’est la seule condition pour aimer la nature, développer et protéger les paysages, et assurer le développement authentique de l’homme.

Remarque. Voilà un excellent article qui va à l’encontre des idées reçues répandues inlassablement par la propagande écologiste. Je n’ai pas pu résister à le reproduire sur ce blog sans en demander l’autorisation à l’auteur, historien et essayiste. Illustration Google.