L’Allemagne et la « transition énergétique »

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Lors de la dernière réunion des chefs d’Etat de l’Union européenne, outre le sujet du Brexit il y avait aussi sur la table le dossier « climat ». Le sujet n’a été abordé que très brièvement car la Chancelière de l’Allemagne, l’économie la plus puissante de l’Europe, a tout simplement déclaré qu’il serait impossible de tenir ses engagements de réduction des émissions de CO2 ni en 2020, ni en 2030, ni en 2050. Malgré les sommes pharaoniques déjà investies dans les énergies intermittentes – jusqu’en 2015 déjà plus de 200 milliards d’euros – l’Allemagne n’a pas réussi à réduire ses émissions de CO2. La transition énergétique allemande (Energiewende) n’a pas atteint ses objectifs et pour Madame Merkel il n’est plus approprié de gaspiller de l’argent dans ce domaine. Le doublement ou le triplement du nombre d’éoliennes sur le sol allemand n’y feront rien. Les énergies intermittentes ne sont tout simplement pas adaptées à une économie moderne et dynamique comme celle de l’Allemagne. L’instabilité du réseau électrique va croissant tant au niveau de l’offre – la production – que de la qualité de l’énergie injectée sur le réseau, c’est-à-dire les problèmes quasiment insolubles de fréquence. En effet pour maintenir la stabilité globale du réseau électrique européen interconnecté il faut maintenir une fréquence de 50 Hz et seules les unités de production thermique (nucléaire, charbon ou gaz) permettent d’atteindre cette stabilité.

Comme pour beaucoup d’autres pays de l’est de l’Europe la « transition énergétique » n’est plus considérée que comme un rêve, un délire surréaliste propulsé par les écologistes. Le nord de l’Allemagne ressemble maintenant à une gigantesque ferme éolienne inefficace qui a provoqué d’immenses dommages environnementaux tant pour l’habitat sauvage, hécatombe d’oiseaux migrateurs et nocturnes, chauve-souris en voie de disparition accélérée, anciennes forêts et vieux villages historiques littéralement cernés par des moulins à vent, nuisances sonores et sanitaires, tout ça pour finalement s’apercevoir que c’est un puits financier sans fond et un leurre.

Sur le papier, tel que présenté par les écologistes il faudrait un moulin à vent par km2 du territoire allemand pour atteindre une décarbonisation totale de la production électrique.

Mais deux points essentiels n’ont pas été pris en considération dans ce calcul délirant : la conversion des moteurs thermiques des véhicules automobiles en moteurs électriques, donc le rechargement massif de ces véhicules, et le stockage de l’électricité. Or, ce dernier point relève toujours de la spéculation scientifique et technique hasardeuse. Il n’existe pas de techniques de stockage de l’électricité à grande échelle – à l’échelle de l’économie allemande – aujourd’hui. Toutes les approches actuelles dans le domaine du stockage relèvent de la fiction.

Plus important encore, la transition énergétique mobilise des surfaces au sol irrémédiablement bétonnées, justement des quantités gigantesques de béton, d’acier, de cuivre, de terres rares, de lithium, de cadmium, de matériaux composites en quantités également astronomiques. Aucun de tous ces produits n’est renouvelable et aucun d’eux ne peuvent être extraits, purifiés, pour devenir ensuite de l’énergie éolienne ou solaire sans utilisation massive d’énergie fossile. C’est tout simplement ni écologique ni renouvelable. La conséquence de cette transition énergétique est financée par le peuple qui paie sous forme de taxes son coût exorbitant. La corrélation entre le prix du kWh et la capacité d’énergie intermittente installée est claire :

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L’exemple du Danemark n’a pas frappé l’esprit des partis politiques « verts » allemands, ni l’administration française Macron. Pourtant au cours d’élections dans divers pays européens les partis politiques opposés à la transition énergétique imposée par les accords de Paris (COP21) gagnent des sièges aux parlements nationaux comme lors des dernières élections régionales aux Pays-Bas qui a résulté en 13 sièges au Sénat pour le parti nationaliste climato-sceptique Forum voor Democratie. Les pays du « Club de Visegrad » ont également adopté la même position et force est de constater que l’Allemagne vient de sérieusement mettre à mal cette absurde politique écologiste de transition énergétique en se rapprochant de la Pologne, de la Hongrie et de la République tchèque qui ont tourné le dos aux accords de Paris. Fin de l’histoire ? Peut-être bien …

Sources : blog d’Antony Watts et The Global Warming Policy Forum (thegwpf.com)

Le kérosène dans le collimateur des écolos, une blague grossière !

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Sous la pression des partis écologistes le gouvernement fédéral helvétique envisage de mettre en place une taxe carbone sur les billets d’avion.

Alors faisons les comptes. En 2018 je suis monté à bord de 25 avions différents – je ne suis pourtant qu’un modeste voyageur – pour parcourir 55000 kilomètres. Si j’avais couvert une telle distance avec un véhicule automobile à essence consommant 3,5 litres de carburant pour 100 km j’aurais donc consommé, à peu près, 2000 litres d’essence. Cette même distance couverte par un gros porteur genre Airbus A-330 a nécessité par passager à peu près 400 litres de kérosène donc 4 fois moins de carburant qu’avec une voiture.

Ah ! Mais votre calcul, même approximatif, ne vaut rien, me rétorqueront les écologistes politisés à outrance et prisonniers de leurs dogmes. Les avions volent à 10000 mètres d’altitude et avec les trainées de poussières qu’ils laissent derrière eux ils perturbent le climat. Au sol les automobiles n’ont pas un tel effet sur le climat.

Admettons. Il n’en reste pas moins que les avions émettent 4 fois moins de gaz supposés présenter un effet de serre par kilomètre-passager. Donc le transport aérien (gros porteurs, c’est-à-dire plus de 200 passagers) est plus « écolo » que l’automobile et encore une fois ces écologistes qui veulent tout régenter conformément à leurs idéologies se trompent au sujet des billets d’avion. Oui mais ! diront-ils alors, la consommation de kérosène qualité aviation ne cesse d’augmenter et du coup les gaz à effet de serre augmentent. Encore une erreur grossière : ce kérosène ne représente que 5 % de tous les distillats de pétrole. Avant d’affirmer que les avions ont un immense effet sur le réchauffement climatique et qu’il faut donc taxer les billets d’avion, il est plus prudent de s’informer et de réfléchir avant de parler … Illustration : aéroport de Madrid-Barajas

Transition énergétique à la française. Sans énergie nucléaire une catastrophe annoncée …

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Dans le cadre de la transition énergétique, écologique, festive et solidaire vers laquelle le gouvernement français veut précipiter le pays il y a comme un gros problème qui révèle l’amateurisme de ce gouvernement. Cette transition semble ne concerner que la production d’électricité. Première erreur ! D’abord la France, en termes d’émissions de carbone liées à la production d’électricité, fait figure d’excellent élève mondial puisque plus de 82 % de cette énergie électrique ne rejète aucun gaz délétère pour le climat car elle est d’origine nucléaire. L’électricité ne représente que 23 % de l’ensemble de l’énergie consommée en France. Vouloir focaliser la transition énergétique seulement sur l’électricité est une malhonnêteté et un non-sens écologique et financier qui dissimule le fait que les politiciens lourdement teintés d’écologie politique anti-nucléaire veulent tout simplement démanteler en partie le parc électro-nucléaire français qui est toujours le meilleur du monde et le restera encore longtemps.

Les postes d’utilisation d’énergie provenant des combustibles fossiles se répartissent entre les transports automobiles (33 %), le chauffage des habitations et le secteur tertiaire (45 %), l’industrie (19 %) et une infime partie dans le secteur agricole. Partant de cette constatation le gouvernement a décidé de taxer les carburants dans le cadre de cette transition énergétique ce qui a provoqué un soulèvement populaire tout à fait justifié. Une lourde taxation du gaz et du fuel domestique devrait automatiquement suivre si le gouvernement est logique avec ses idées mais il semble que le peuple est plus cohérent que le gouvernement car taxer ce peuple pour construire des moulins à vent ne plait pas à tout le monde …

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Parallèlement le gouvernement français, dont la créativité écologique est sans limites, promeut la voiture électrique convaincu qu’encore plus de moulins à vent disséminés dans la campagne française profonde permettront d’assurer le rechargement en temps voulu des batteries de ces véhicules électriques. Deuxième erreur ! Ceci est totalement erroné puisqu’il faut une disponibilité en énergie électrique 24/24 heures pour assurer le rechargement des voitures électriques et non pas quelques heures par jour quand il fait un temps venteux. Et pour les panneaux solaires c’est exactement le même cas de figure : les automobiles circulent plus souvent le jour que la nuit et leurs utilisateurs les rechargent la nuit justement quand il n’y a pas de soleil. Ce n’est que du bon sens basique.

J’ai mentionné sur ce blog à plusieurs reprises que les deux tranches 900 MW électriques de Fessenheim étaient juste suffisantes pour recharger les batteries de 400000 véhicules électriques légers soit environ 1,6 % du parc français de véhicules à l’exclusion des camions. À moins de vouloir obliger autoritairement tous les Français à se déplacer à pied ou en bicyclette ou encore à utiliser les transports en commun – quand il y en a – pour supprimer la totalité des émissions de CO2 produites par les véhicules automobiles il faudrait construire 140 tranches nucléaires du type de celles de Fessenheim ou 78 EPR de 1600 MW électriques, pas moins ! Conclusion : qui va oser prendre une telle décision et la rendre acceptable par le public ? Car il faudrait mettre en chantier dès aujourd’hui deux EPR chaque année pour atteindre les objectifs 2050 de réduction des émissions de CO2 fixés par l’Europe. Et pour « électrifier » entièrement le secteur tertiaire et résidentiel gros producteur de carbone, inutile d’imaginer les scénarios …

Pour les énergies électriques dites renouvelables la France a mis la charrue avant les boeufs sans examiner un seul instant ses voisins, l’Allemagne et le Danemark, dont les programmes de « verdissement » de la production électrique sont des catastrophes écologiques, environnementales, économiques et financières. Sur le papier tout est beau avec ces sources d’énergie intermittentes par nature, mais dans la réalité il n’existe pas à l’heure actuelle de technologies de stockage à grande échelle de l’énergie électrique. Il est probable qu’il faudra attendre des dizaines d’années et des centaines de milliards d’euros d’investissements pour espérer mettre en place des technologies de stockage à très grande échelle de l’électricité. Produire de l’hydrogène – c’est nouveau et c’est écolo car ça ne produit que de l’eau – est une autre lubie car cette « filière » consomme plus d’énergie qu’elle n’en restitue en raison des rendements déplorables tant de la production d’hydrogène elle-même que du fonctionnement des piles à combustible.

Il ne reste donc que l’atome et les écologistes ultra-politisés et pilotés par Greenpeace, une organisation génétiquement allergique à l’uranium, doivent se rendre à cette évidence avant qu’il ne soit trop tard.

Il est clair que remplacer tout le parc automobile d’un pays comme la France avec des voitures électriques constitue un véritable challenge car il faudra alimenter les réacteurs nucléaires de la génération actuelle, c’est-à-dire des réacteurs à eau pressurisée (PWR) qui paraîtront dans quelques décennies complètement démodés en regard, par exemple, des réacteurs à haute température refroidis à l’hélium bénéficiant d’un rendement thermique excellent. Mais comme cette technologie n’est encore qu’en cours de développement expérimental la seule alternative reste le PWR qui bénéficie d’une robuste expérience. La France et la Belgique sont les deux pays au monde les plus « nucléarisés » en termes de production électrique mais il faudra aussi se confronter à l’approvisionnement en combustible pour cette filière PWR qui utilise un uranium enrichi en isotope 235 à hauteur de 4 %.

La France peut servir d’exemple pour qu’il soit permis de faire un peu de prospective. Avec 58 réacteurs de diverses puissances allant de 900 MWe (34 tranches), 1300 MWe (20 tranches) et 4 tranches 1450 MWe la France « consomme » chaque année l’équivalent de 8000 tonnes d’uranium naturel dont environ – toujours en équivalent U naturel – 960 tonnes de MOX et 1120 tonnes (toujours en équivalent U naturel) d’uranium ré enrichi dans les installations ultra-modernes George Besse II. La totalité de l’uranium utilisé en France est importée car toutes les mines d’uranium de l’Hexagone ont été fermées. la France n’importe donc que 6000 tonnes d’uranium naturel sous forme de « yellow cake », soit 7000 tonnes d’oxyde U3O8.

Si tous les pays du monde convertissaient leur parc automobile en voitures électriques la planète serait-elle en mesure de fournir tout l’uranium nécessaire ?

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Selon le dernier rapport de la Nuclear Energy Agency conjointement avec l’IAEA (disponible sur le site de la NEA, n° 7413) d’où ces informations proviennent les réserves mondiales d’uranium métal prouvées se situent dans une fourchette comprise entre 12 et 20 millions de tonnes. À cette estimation très incertaine car comme pour le pétrole de nombreux pays dissimulent leurs véritables réserves il faut ajouter les gisements dits non conventionnels comme les phosphates, les gisements profonds et enfin l’eau de mer. J’ai déjà mentionné ce dernier gisement infini sur ce blog. Quant aux dépôts de phosphate il en existe non pas seulement au Maroc, la première réserve mondiale, mais également en Russie, au nord de la Chine ou encore au Chili. Il reste que l’exploitation des gisements d’uranium est assujettie aux cours mondiaux du Yellow cake et si la demande augmentait en raison de « transitions énergétiques » censément pensées et préparées alors les cours du yellow cake augmenteraient et de nombreux gisements déjà identifiés et non exploités deviendraient rentables.

Si on émet des doutes quant à la fiabilité de l’uranium comme énergie du futur il reste aussi les gisements massifs de thorium et enfin la surrégénération qui a été déplorablement abandonnée par la France. Comme son nom l’indique un réacteur à neutrons rapides surrégénérateur produit plus de combustible qu’il n’en consomme. Il s’agit de plutonium et la France, dans le cadre du projet européen NERSA, maîtrisait parfaitement le retraitement du combustible irradié. Ce fut une catastrophe industrielle dont l’ampleur apparaît maintenant avec cette « transition énergétique » dans laquelle la France s’engouffre en mettant à nouveau la charrue devant les boeufs pour se conformer aux diktats des mouvements écologistes.

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Illustrations : page de titre du rapport de la NEA (yellow cake), principaux pays producteurs d’uranium et connaissancedesenergies.org pour le « paysage » énergétique français. Lire aussi les articles de Michel Gay sur le site Contrepoints du 9 septembre 2018 relatif à la durée d’exploitation d’un réacteur nucléaire et du 21 juillet 2018 au sujet du stockage de l’électricité sous forme d’hydrogène entre autres multiples articles sur le sujet de l’énergie de ce même auteur.

Le débat sur l’huile de palme : un faux problème

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Les organisations non-gouvernementales préoccupées par le changement du climat et la préservation de la biodiversité sont obsédées par l’huile de palme. Ils considèrent en effet que ce produit n’est pas « durable ». Il apparaît opportun d’analyser la signification de ce dernier adjectif. L’huile de palme est la première huile végétale utilisée dans le monde tant dans l’industrie agro-alimentaire que dans les secteurs de l’énergie, de la pharmacie ou des cosmétiques. Le palmier à huile est un formidable piège à CO2 : un hectare de palmiers immobilise autant de carbone que 6 hectares de soja. Il faut aussi mentionner que la quantité d’intrants, engrais et pesticides, est inférieure à celle utilisée pour toutes les autres cultures d’oléagineux.

Et pourtant les écologistes considèrent que l’huile de palme n’est pas « durable » car elle est nuisible à l’environnement et au biotope tropical puisqu’il faut faire de la place dans les forêts tropicales humides pour créer de nouvelles plantations de palmiers pour satisfaire une demande sans cesse croissante.

Il faudrait que ces organisations fassent un choix : ou bien elles veulent préserver la biodiversité des forêts tropicales ou bien elles choisissent de favoriser cette culture qui est l’un des meilleurs pièges terrestres pour le CO2 afin de préserver le climat qui est également – au cas où il se réchaufferait un peu trop – délétère pour cette biodiversité.

Toute cette histoire se terminera comme il se doit : par de nouvelles taxes sur l’huile de palme comme il y aura aussi de nouvelles taxes sur les produits pétroliers. Contrairement à ce qu’affirment ces organisations une plantation de palmiers à huile fait vivre les populations locales alors qu’il est évident qu’une forêt inviolée ne fait vivre personne. Toute régulation coercitive relative à cette denrée sera immédiatement préjudiciable à d’autres forêts que celles de l’Indonésie, de Malaisie ou de Papouasie-Nouvelle-Guinée, les principaux producteurs d’huile. Le Brésil devra par exemple accélérer la disparition de la forêt amazonienne pour cultiver du soja. Les organisations non-gouvernementales se sont dotées d’une sorte de bras armé pour faire valoir leurs revendications contradictoires. Il s’agit du RSPO, Round table for Sustainable Palm Oil, mais ces mêmes organisations déplorent le peu d’impact de cet organisme sur la déforestation dans les pays cités plus haut. Le débat n’est donc pas clos et il ne le sera que lorsque des taxes dissuasives sur l’huile de palme entraineront automatiquement une dévastation d’autres forêts dans le monde.

Inspiré d’une dépêche de l’AFP

Le réchauffement climatique d’origine humaine : c’est « has-been »

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Selon le Docteur Steven Hayward, chercheur résident à l’Institute of Governmental Studies de l’Université de Californie à Berkeley l’histoire du réchauffement climatique d’origine est terminée. Hayward ne dit pas qu’il n’y aura pas dans le futur de changement du climat dans un sens ou dans un autre, il ne dit pas non plus que l’influence humaine est négligeable, il indique dans un article paru dans le Wall Street Journal que cette affaire du climat n’est plus une priorité et qu’elle a été déviée de ses intentions premières en ne profitant qu’à quelques scientifiques plus activistes que réels spécialistes et aux chasseurs des rentes que procurent les énergies renouvelables.

Pour preuve de plus en plus de gouvernements nationaux s’éloignent de la marche forcée vers la décarbonisation qui est un leurre coûteux et inatteignable. Il suffit pour comprendre ce retournement de tendance de se reporter aux recommandations de l’accord de Paris qui amalgamaient tout et n’importe quoi. Outre le fait que cet accord n’était par essence nullement contraignant l’action pour le climat devait également concerner l’égalité des genres, l’émancipation des femmes et l’équité intergénérationnelle ainsi que le fumeux concept de « justice climatique » (sic), bien malin qui comprendra ce que signifie ce concept.

Pour Hayward l’ « alarme climatique » c’est comme celle d’une voiture qu’on a tout de suite envie de débrancher et comme tout autre processus politique mis artificiellement en place son déroulement suit 5 phases.

La première étape implique des groupes d’experts et d’activistes qui se sont donné pour mission d’alerter le public au sujet d’un problème préoccupant qui les concerne, surtout eux et non pas ce public auquel ils s’adressent.

L’information est alors reprise très largement par les médias – c’est l’étape « dopamine » – pour alimenter l’émotion et présenter ce problème comme devant être résolu à n’importe quel prix. Les gesticulations onusiennes ont abouti au Protocole de Kyoto qui est totalement surréaliste dans ses objectifs de réduction massive de l’utilisation de combustibles carbonés fossiles.

La suite, c’est comme l’alarme de l’automobile : une lassitude croissante du public. Ce dernier va se préoccuper progressivement d’autres problèmes environnementaux, parfois à juste titre, comme la pollution des rivières et de l’air. Toutes les études du Pew Research Center l’indiquent, les Américains sont beaucoup plus préoccupés par ces aspects que par le changement climatique en dépit du battage médiatique incessant.

Enfin le public s’aperçoit, mais bien trop tard, qu’il a été trompé par le monde politique influencé par les activistes et qu’il doit payer la note. Il ne faut pas prendre les populations pour un ramassis d’idiots, chaque individu finit par comprendre que l’argent public a été détourné pour enrichir une minorité et entretenir financièrement des organisations activistes sans scrupules. La philanthropie climatique a été par exemple entièrement déviée de son but initial. Aux USA plus d’un demi-milliard de dollars d’argent public n’a jamais servi, entre 2011 et 2015, pour financer une quelconque recherche sérieuse sur le climat, tout cet argent a été détourné pour organiser une propagande incessante anti-nucléaire et anti-charbon.

Comme toute cause née et vivant de la politique elle meurt aussi en raison de la politisation outrancière de ses défenseurs qui se sont éloigné progressivement des réalités scientifiques, économiques et sociales par le simple fait qu’ils se sont emprisonné dans leur idéologie utopique.

Inspiré d’un article paru dans le Wall Street Journal et repris sur le site ZeroHedge

Le « Jour de la Terre », l’ « Heure de la Terre » : des gros paquets de dollars … pour le WWF

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En 1969 le Sénateur démocrate du Wisconsin Gaylord Nelson rencontra le représentant (en France on dirait député) Pete McCloskey pour être son co-listier lors des prochaines élections. C’était l’époque des mouvements de protestations contre la guerre du Vietnam et en même temps la prise de conscience qu’il fallait protéger l’environnement. Nelson avait été témoin d’une pollution massive par des hydrocarbures en 1969 le long des côtes près de Santa Barbara en Californie et avec McCloskey ils organisèrent une pétition monstrueuse pour créer le « Jour de la Terre » d’abord en Californie pour sensibiliser le peuple à l’urgence de la protection de l’environnement. Le premier « Jour de la Terre » (le Jour de Mère Nature si on traduit fidèlement l’idée initiale de Nelson) fut célébré le 22 avril 1970 non pas seulement dans l’Etat de Californie mais presque dans le monde entier sous l’impulsion des Nations-Unies. C’était le tout début de la grande arnaque mondiale qui s’en suivit …

Le WWF (World Wildlife Fund) alla encore plus loin en 2007 en créant « l’Heure de la Terre » trois semaines plus tôt que le jour de la Terre, un autre concept pour mobiliser l’opinion publique, concept qui apparut pour la première fois à Sydney. Il s’agissait pour chaque individu de diminuer le plus possible pendant une heure sa consommation d’électricité, la belle affaire. Une affaire d’autant plus belle qu’elle a été créée tout d’abord en Australie entre l’antenne locale du WWF et Fairfax Media Ltd, un conglomérat de médias, presse écrite et stations de radio FM. Un étrange rapprochement entre un organisme mondialement connu pour ses actions de protection de la nature vivant de donations (c’était du moins ce que le public pensait) et un groupe de presse puissant propriétaire d’une multitude de quotidiens et d’hebdomadaires tant en Australie qu’en Nouvelle-Zélande. L’ « Heure de la Terre » est maintenant devenue le plus important évènement mondial de protection de l’environnement, selon ses créateurs.

Mais que cache cet évènement ? Le WWF a des bureaux dans 30 pays et emploie 5000 personnes. En 2010 (dernière statistique économique connue) le budget du WWF était de 750 millions de dollars. Quand le WWF recrute du personnel il agit comme n’importe quelle grande corporation en insérant une annonce dans le très respectable quotidien londonien The Economist. En créant l’Heure de la Terre le WWF n’a fait que du business au sens strict du terme. Le WWF est en effet rien d’autre chose qu’une grande corporation financée par tous les gogos qui se laissent rançonner dans la rue par de gentils démarcheurs payés en dessous du salaire minimum légal alors que Carter Roberts, le CEO (Président directeur général) de la branche américaine de cet organisme, avait perçu pour l’année 2009 (dernière statistique économique connue) la somme rondelette de 455147 dollars, son salaire de base étant de 425000 dollars. Autant dire que l' »Heure de la Terre » ne le concerne pas … Pour être classé aux USA parmi les « Top 1 % » selon Forbes il faut gagner par an au moins 380354 dollars. Ce monsieur qui se targue d’être un farouche défenseur de l’environnement n’a pas de problèmes de fin de mois et il se moque totalement de l’évolution des cours du pétrole ou de la facture de chauffage de sa luxueuse résidence. Ces préoccupations bassement matérielles ne concernent par les « 1 % ». Pour la branche canadienne du WWF, l’opacité des comptes de cette entreprise ne permet que de spéculer sur les salaires de ses employés. Ce qui ressort d’un document de l’administration fiscale fédérale canadienne est que en 2011 (dernière statistique connue) les salaires additionnés des 7 employés du WWF-Canada les mieux payés atteignaient la somme de 1144000 dollars (CD). Le CEO de la branche canadienne du WWF doit par extrapolation sur ces 7 salaires percevoir annuellement (en 2011 toujours) entre 250000 et 300000 dollars et il fait donc bien partie des « 1 % » canadiens. Pour rappel le Premier ministre canadien a un salaire annuel de 157731 dollars. L’ « Heure de la Terre », sponsorisée aussi par Coca-Cola Co, Ikea et bien d’autres corporations y compris des grandes banques, c’est du gros business comme d’ailleurs l’ensemble de ces activités de protection de l’environnement qui semblent être l’oeuvre de bénévoles aux yeux du grand public, ce qui permet de classer le WWF comme financé par le bénévolat et donc d’échapper à l’impôt sur les sociétés dans quelque pays que de soit et en particulier en Suisse puisque le siège social de cette entreprise multinationale se trouve dans ce pays, curieux n’est-il pas ? Comme quoi l’écologie et l’environnement ça peut rapporter très gros !

Source : blog de Donna Laframboise (prochain article WWF et IPCC, un curieux mélange)

Le glyphosate cancérigène ? Oui … pour l’avenir politique d’Angela Merkel !

Le glyphosate cancérigène ? Oui … pour l’avenir politique d’Angela Merkel !

Contre toute attente l’Allemagne a donc approuvé à Bruxelles l’autorisation pour 5 années du glyphosate. Les observateurs pensaient que l’Allemagne s’abstiendrait et alors que ce produit chimique est anodin pour l’homme mais toxique uniquement pour certains petits poissons de rivière (à haute dose) beaucoup d’autres pays de l’Union Européenne avaient déposé des amulettes sur l’autel de l’Eglise de Scientologie écologiste afin que, déclaré cancérigène possible puis probable et enfin cancérigène tout court (suivez le cheminement verbal), il soit définitivement interdit en Europe. La Suisse dans la foulée a autorisé l’utilisation du glyphosate car le surcoût pour l’agriculture de la Confédération serait insupportable. Il faut reconnaître que les Suisses ont les pieds sur terre (et dans l’herbe), au moins en ce qui concerne cette décision car le pays est aussi miné de l’intérieur par les activitstes écologistes.

Bref, depuis plus de deux mois l’Allemagne n’a pas de gouvernement, La Chancelière n’a pas encore mis au point une alliance lui permettant de gouverner avec une toute petite majorité et l’affaire du glyphosate a fait grincer les dents des membres du SPD quand le Bavarois Christian Schmidt (CSU), Ministre de l’agriculture du land de Bavière a voté à Bruxelles pour la prolongation de l’utilisation du glyphosate. La prise de position surprise de l’Allemagne est également motivée par le fait que Bayer convoite la firme Monsanto pour devenir le géant mondial de l’agrochimie et de l’agro-génétique. Peut-être bien que les Bavarois sont tout aussi pragmatiques que les Suisses, ce qui n’est pas le cas de la France qui a immédiatement déclaré qu’en ce qui la concerne l’autorisation du glyphosate ne sera valable en France que pour les trois années à venir. Après, Hulot verra …

Toujours est-il que Madame Merkel voit sa situation envahie de mauvaises herbes et que sa situation politique se complique singulièrement. Il est évident de constater que le lobby écologiste continue à ravager la politique européenne … En tant qu’ancien chimiste et biologiste je réitère ma position au sujet du glyphosate : ce produit ne peut pas interagir avec l’ADN, il ne peut donc pas être cancérigène. D’autre part, et je le répète encore, en près de 30 ans d’utilisation de ce produit jamais aucun décès n’a pu être directement lié à l’utilisation du glyphosate dans des conditions normales. Seule une Australienne s’est suicidée en avalant un grand verre de ce produit « formulé » qui a provoqué, en raison des détergents contenus dans cette « formule », un oedème pulmonaire fatal. Tout ce que la grande presse raconte à ce sujet et toutes les déclarations des politiciens asservis par le lobby écolo ne sont que des affirmations mensongères !