Tout se joue dès l’age de 7 ans …

En ces temps de crise qui ne semblent pas préoccuper les politiciens, ces derniers s’intéressent soudainement à l’école et au système d’enseignement français supposé le meilleur du monde. Pourtant par idéologie plus que par logique, les décideurs du Ministère de l’Educnat privilégient le nivellement par le bas plutôt que l’inverse et tant pis si des générations d’élèves seront pénalisés leur vie durant pour n’avoir pas reçu un enseignement digne de ce nom. Qu’on rogne sur l’histoire, je veux bien, il n’y a qu’à aller sur internet pour trouver ce que l’on cherche, par exemple que les Arabes ont été boutés hors du sol français en 732, ou encore qu’on institue une éducation civique, le nouveau dada du ministre Peillon, je veux bien aussi, de mon temps il y avait des cours d’éducation civique et aussi d’éducation religieuse quand j’étais en pension chez les curés et on m’a au moins appris les règles basiques pour vivre en société … Le respect s’apprend aussi au sein de la famille comme la discipline et ce n’est pas aux professeurs des écoles à prendre totalement en main l’éducation des enfants, loin de là, l’école est faite pour enseigner et accessoirement pour éduquer mais certainement pas pour endoctriner les enfants et en faire de futurs cas sociaux. Bref, c’est un long et futile débat qui ne trouvera d’issue que quand on abolira le monopole de l’emprise sur les cerveaux des enfants que s’est arrogé l’éducation nationale pour des raisons idéologiques plutôt qu’éthiques.

Et pour contredire la politique du nivellement par le bas pratiquée à grande échelle par l’Educnat française, il faut aller voir ce qu’une étude réalisée en Grande-Bretagne révèle de manière non ambigüe à propos de l’effet bénéfique à long terme d’un enseignement de qualité dispensé dès l’age de sept ans, quand l’enfant commence à lire, écrire et compter. Des chercheurs en psychologie de l’Université d’Edimbourg ont décidé de montrer s’il y avait une corrélation entre cette qualité de l’enseignement en lecture et en calcul et les retombées sociales futures en examinant le devenir de 17000 enfants sur une période de 50 ans depuis 1958 jusqu’à nos jours. Et la conclusion de cette étude montre clairement que la qualité de l’enseignement de la lecture et du calcul est vraiment importante pour l’épanouissement social futur ! Les enfants qui à l’age de 7 ans maitrisaient la lecture, l’écriture et le calcul avaient beaucoup mieux réussi dans la vie cinquante ans après avec un revenu annuel supérieur de plus de 5000 livres (à l’age de 42 ans en moyenne) en comparaison des « mauvais » élèves et cette observation était encore valable même après avoir pris en compte d’autres critères sociaux ou économiques.

« Ces résultats impliquent que les compétences de base d’un enfant (de 7 ans), indépendamment de son intelligence, du temps qu’il restera à l’école ou de la classe sociale dont il est issu, seront importantes tout au long de sa vie »

en concluent Stuart Ritchie et Thimothy Bates, les coauteurs de cette étude parue dans Psychological Science, le périodique leader dans cette matière (presque) scientifique.

Donc, si la qualité de l’enseignement est médiocre dès la première année de l’école primaire, l’enfant trainera cette médiocrité toute sa vie. Une bien lourde responsabilité pour les professeurs des écoles, mais aussi des parents qui préfèrent voir leurs enfants tranquilles devant la télévision plutôt que de consacrer quelques minutes chaque jour pour leur faire réciter leur table de multiplication ou leur demander de faire une brève lecture, eux aussi seront coupables dans le futur de l’échec scolaire de leurs enfants.