Covid-19 et autres sujets : la mise au point de Douste-Blazy

https://www.youtube.com/watch?v=yAi_GKbpKUQ

Cette longue interview a le mérite de mettre au clair le conflit de personnes existant entre le corps médical parisien et celui de la « province ». Je me permets néanmoins de formuler une remarque au sujet des essais thérapeutiques dits « double-aveugle » qui devraient, selon Douste-Blazy, être réalisés afin de valider l’effet complexe de la chloroquine sur la multiplication du virus comme sur le système immunitaire. Comment mettre en chantier un essai en double-aveugle sur des malades pouvant éventuellement mourir des effets secondaires de l’infection virale, en particulier les attaques pulmonaires qui ont été très bien identifiées par Didier Raoult. D’une manière générale les essais cliniques sont réalisés par les grande firmes pharmaceutiques pour confirmer (ou infirmer) l’effet d’une nouvelle molécule en utilisant des volontaires généralement en bonne santé et rémunérés pour ces essais. Ces essais mettent également en évidence les effets secondaires de ces nouvelles molécules.

Les médecins ne prendront jamais le risque de mettre en danger la vie d’un malade pour satisfaire des comités théodule qui exigent la mise en place de ce type d’essai. Si les résultats de Raoult relatifs à la diminution de la charge virale atteinte par le traitement avec de la chloroquine (ou avec son dérivé hydroxylé) confirmés sur des centaines de malades positifs au coronavirus et traités précocement ne suffisent pas pour satisfaire la bonne conscience pseudo-scientifique des détracteurs de la chloroquine alors c’est à désespérer d’avoir dans un pays comme la France de tels fonctionnaires, voire des ministres, dont l’ignorance doublée d’évidents conflits d’intérêts est la honte du pays. J’aurais aimé entendre Douste-Blazy insister sur ces points précis.

Je rappelle à mes lecteurs que la quinine a été utilisée par l’armée américaine pour protéger ses soldats contre la malaria quand ceux-ci combattaient l’armée impériale japonaise dans les îles Salomon infestées de moustiques où la malaria y était endémique (opérations de la Mer de Corail). L’armée américaine obtint de la quinine en plantant à la hâte des cinchona notamment au Costa-Rica pour approvisionner les corps expéditionnaires. Il fallut attendre 1943 pour dispose de chloroquine mise au point par les laboratoires Bayer au cours des années 1930. L’armée américaine mit la main sur les stocks de ce produit des armées de l’Axe dès la défaite des armées allemandes en Tunisie au début de l’année 1943. Les troupes américaines furent alors immédiatement approvisionnées en chloroquine, moins toxique que la quinine, pour protéger les combattants contre la malaria. Les armées japonaises rencontrèrent les plus grandes difficultés pour s’approvisionner en quinine ainsi qu’en chloroquine et le nombre de soldats morts de malaria n’a jamais été décompté précisément. Il est évident qu’aucun essai en double-aveugle ne fut réalisé pour cette molécule dérivée de la quinine : on était en temps de guerre … C’est d’ailleurs ce qu’avait répété le Président français à plusieurs reprises lors d’une allocution au sujet du coronavirus : on est en état de guerre !

Une autre vidéo pour le dessert : https://www.youtube.com/watch?v=1toAVH8A01U&feature=emb_rel_end