Zuckerberg s’enrichit avec la naïveté des fans de Facebook

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Quand on ouvre un compte sur Facebook il est demandé de communiquer son numéro de téléphone portable pour établir une identification à deux niveaux pour le compte. Le premier niveau d’identification est l’adresse électronique qui doit être accessible « de l’intérieur », c’est-à-dire par l’utilisateur lui-même à l’aide d’un mot de passe d’autant plus difficile à pirater qu’il est long et complexe. Il est vivement conseillé de l’archiver sur un document papier. Le second niveau est donc le numéro de téléphone portable. C’est ce que conseillent vivement Amazon, Dropbox, Facebook, Gmail et Google, LinkedIn, Outlook.com, Paypal, Twitter et Yahoo entre autres sites. Quant à l’adresse mail elle est naturellement communiquée puisque tous ces services fonctionnent que s’il existe une adresse mail.

Que font ces organismes des numéros de téléphone ?

Un groupe d’universitaires des universités Northeastern et Princeton s’est focalisé sur l’utilisation des identifiants personnels divulgués en particulier à Facebook. Pour tester l’utilisation que fait Facebook des données personnelles d’identification ces chercheurs ont créé 1000 faux numéros de téléphone et 1000 fausses adresses électroniques afin d’étudier pour ce groupe d’utilisateurs les tendances du niveau d’audience communiqué par Facebook. Puis ils ont simulé des connexions entre ces 1000 « faux » utilisateurs. Ce qu’ils ont découvert est l’introduction délibérée par Facebook d’un « bruit » sur ce réseau d’utilisateurs pour perturber l’estimation de l’interaction entre ceux-ci, perturbation ayant pour but d’augmenter artificiellement le nombre de connexions entre utilisateurs.

Le seul fait que Facebook fournit à ses utilisateurs une sorte de baromètre de la fréquentation de leur profil signifie que chacun de ces derniers est mis à la disposition de sociétés annonceuses désireuses de cibler par des publicités judicieusement orientées selon ces profils des utilisateurs de Facebook auxquels il faut ajouter le nombre incroyable d’utilisateurs de Whatsapp, une filiale de Facebook. Je ne suis pas un spécialiste des techniques utilisées par ces réseaux dits « sociaux » mais il s’avère que contrairement à ce qu’avait promis Zuckerberg après le scandale de Cambridge Analytica cet organisme tentaculaire et mondialisé continue à réaliser des profits substantiels en vendant aux annonceurs des millions de données personnelles dans le monde entier et ces numéros de téléphone se vendent d’autant plus cher que les utilisateurs se connectent plus souvent sur Facebook. Business is business, as usual …

Source : https://mislove.org/publications/PII-PETS.pdf