L’argent, les médicaments et le SARS-CoV-2

Une analyse de 2003 (liens en fin de billet) énumère trois façons dont les médecins gagnent de l’argent distribué généreusement par des sociétés pharmaceutiques. Certains sont embauchés pour mener des recherches. Certains sont payés pour orienter les patients vers des essais cliniques. D’autres sont incités à rédiger plus d’ordonnances. Ces incitations peuvent prendre la forme d’honoraires annuels de consultant. Ou des honoraires d’orateurs lors des événements des sociétés pharmaceutiques. Ou des conférences rétribuées dans des lieux exotiques (voyages), des dîners dans des restaurants chics, des billets pour des événements sportifs et des billets pour des concerts de musique. Ces recherches suggèrent que même de petits cadeaux et de petites sommes d’argent affectent le comportement des médecins à un degré surprenant, et que la plupart des médecins croient que leurs collègues sont influencés par les promotions des compagnies pharmaceutiques.

Ce qui nous amène au SARS-CoV-2. Un conflit très public est survenu entre ceux qui favorisent le traitement des patients avec des médicaments peu coûteux et non brevetés tels que l’hydroxychloroquine (HCQ) et ceux qui favorisent l’utilisation de médicaments coûteux et protégés par des brevets tels que le Remdesivir qui est fabriqué par Gilead Sciences.

Un article récent (lien ci-dessous) examine ce que 98 professeurs de médecine et praticiens français spécialisés dans les maladies infectieuses ont déclaré publiquement à propos de l’HCQ. Intitulé « Influence des conflits d’intérêts sur les positions publiques à l’ère COVID-19, le cas de Gilead Sciences », il rapporte que 54 de ces universitaires n’ont pris aucune position publique sur le HCQ, 14 autres sont restés soigneusement neutres. Ce qui en laisse 30 dont 14 ont dit des choses favorables ou très favorables à propos de HCQ et 16 ont dit des choses défavorables ou très défavorables.

En France, les sociétés pharmaceutiques sont tenues de déclarer, via un site Web gouvernemental (lien), le montant du soutien financier qu’elles fournissent aux médecins. Cet article révèle une différence surprenante entre les universitaires pro- et anti-HCQ. De manière générale, les médecins les plus favorables à HCQ reçoivent moins d’argent de Gilead Sciences et vice versa. Le document traite les 14 universitaires pro-HCQ comme deux sous-groupes (favorables et très favorables), plutôt que comme des individus identifiables. Certaines de ces personnes n’avaient aucun lien financier avec Gilead Sciences au cours des sept dernières années (2013-2019). Le montant le plus avantageux pour un individu dans ce groupe a été de 4 773 euros.

Tous les autres 16 (également non identifiés) anti-HCQ (également non identifiés) étaient financièrement liés à Gilead au cours de la même période. Ceux qui ont fait des commentaires publics défavorables ont reçu en moyenne 11085 € (avec des cas individuels allant de 234 € à 31 731 €). Ceux qui ont fait des commentaires très défavorables ont reçu en moyenne 24 048 € (avec des cas individuels allant de 122 € à 52 812 €). En France, moins les médecins sont financièrement connectés à Gilead Sciences plus ils sont susceptibles de soutenir l’utilisation de HCQ. Plus le lien financier avec Gilead est grand, plus l’hostilité envers HCQ est grande. La section «Résultats» de ce document rapporte en outre que, sur les 98 universitaires étudiés, seuls 13 n’avaient aucun lien financier avec Gilead. Quatre de ces 13 n’ont pris aucune position publique sur HCQ, l’un d’eux est resté neutre. La majorité est pro-HCQ, un étant favorable et sept étant très favorables.

Cette étude ne nous dit rien, bien sûr, sur les circonstances dans lesquelles HCQ pourrait être un traitement efficace contre le SRS-CoV-2. Mais cet article nous rappelle que les gouvernements s’appuient sur le jugement d’êtres humains faillibles. Même au milieu d’une pandémie, alors que tout le monde devrait s’efforcer de penser clairement, les experts en maladies infectieuses sont sujets à de multiples types de déviations, notamment d’ordre financier.

Liens.

https://doi.org/10.1016/j.nmni.2020.100710 (publié en preprint en juin 2020, en accès libre)

https://www.transparence.sante.gouv.fr/flow/main;jsessionid=2A5097024EBC8564AC21232B6D093561?execution=e1s1

Article de Donna Laframboise paru sur son site nofrackingconsensus.com. Commentaires de la part de votre serviteur. Il est plus que vraisemblable qu’un certain nombre de médecins, après lecture de cet article mis en ligne en juin 2020, ont été rendus passablement nerveux par le Professeur Raoult en particulier ceux qui dans la région française où se trouve l’institut IHU se sentent auréolés d’une importance indue car ils font partie de la délégation régionale du Conseil de l’Ordre des Médecins. Cette instance a déposé une plainte à l’encontre du Professeur Raoult pour manquements aux préceptes du Serment d’Hippocrate. Ces sinistres individus émargent-ils aussi sur les largesses des laboratoires pharmaceutiques ? Durant ma carrière de recherche en biologie j’ai été en contact avec de nombreux médecins spécialistes et tous sans exception bénéficiaient des faveurs financières des laboratoires pharmaceutiques dont ils ne se cachaient pas. Naturellement cette attitude n’est pas répréhensible dans la mesure où ces personnes sont professionnellement irréprochables. Mais dénigrer un confrère qui a décidé de sauver des vies humaines en prescrivant un médicament vieux et peu coûteux, certes, mais hors autorisation d’usage pour ce type d’application, relève de la justice pénale. Il faut espérer que cette affaire ne s’éteindra pas car il faudra nettoyer les écuries d’Augias une fois pour toutes. En effet, des membres du gouvernement français se sont compromis dans cette histoire d’HCQ en déclarant cette molécule toxique et par conséquent interdite (pour protéger leurs bonus provenant de Gilead ?). Ce sera à la justice de clarifier cette affaire et de condamner à de lourdes peines certains personnages qui ont délibérément mis en danger la vie d’autrui.

La gigantesque révélation d’Angela Merkel

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Mes lecteurs se diront que je retarde dans l’actualité. Je n’ai pas de télévision chez moi, je ne lis aucun journal papier et je ne fais que parcourir les titres de quelques quotidiens disponibles sur le Web. L’essentiel des informations qui me parviennent proviennent de blogs anglo-saxons, québécois parfois, mais aussi les quotidiens francophones suisses ou belges, pour ce qui concerne les informations relatives à la France. Et comme étant un ancien scientifique je fais une revue quotidienne de quelques sites d’informations strictement scientifiques et je ne m’intéresse qu’aux articles appuyés sur des publications dans des journaux à comités de lecture mais jamais je ne prête une quelconque attention à des sites qui ont redigéré et le plus souvent déformé des informations pour les orienter à leur guise.

Bref, en « surfant » sur la chaine youtube où on trouve tout ce que l’on veut et son contraire je suis tombé par hasard sur un site québécois qui vaut le coup d’être regardé bien que datant du 14 novembre dernier. Ce qu’a dit la Chancelière Merkel à Donald Trump, le nationaliste bec et ongles américain presque caricatural, est édifiant et également terrifiant. Et pourtant j’avoue n’avoir pas noté cette information. Voici la traduction des propos d’Angela Merkel :

« À notre époque les Etats-Nations doivent aujourd’hui – devraient aujourd’hui, je veux dire – se préparer à abandonner leur souveraineté, mais naturellement selon une procédure ordonnée » … « Si vous faites partie de ceux qui pensent qu’ils peuvent résoudre tous les problèmes par eux-mêmes, c’est du nationalisme dans sa forme la plus radicale. Ce n’est pas du patriotisme ».

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C’est un aveu public de la part de la plus puissante politicienne d’Europe adressée aussi à tous les chefs d’Etat qu’une gouvernance supra-nationale se met progressivement en place. Le totalitarisme à l’échelle européenne sous la houlette des USA, de l’OTAN et de la CIA avec le leadership allemand ( ? ) paraît donc inévitable pour Merkel et il faut tous s’y préparer. Déclarer que le patriotisme et le nationalisme sont deux concepts séparés mérite réflexion.

Par un effet du hasard j’ai reçu hier la lettre de Donna Laframboise à laquelle je suis abonné, journaliste canadienne anglophone (malgré son patronyme), qui est tout à fait révélatrice et je vous livre une traduction de son billet ci-dessous.

Sans frontières nationales une démocratie est condamnée à mourir

Autrefois les peuples étaient gouvernés par le Roi et l’Eglise. le Roi décrétait. Nous les paysans nous obéissions. L’Eglise a insisté et nous les paysans nous nous sommes soumis.

Puis quelque chose de merveilleux advint. Les gens ordinaires ont été autorisés à voter et ils ont cru que par leur droit de vote ils pourraient écarter les mauvais leaders politiques, pas par des effusions de sang mais de manière ordonnée, par leurs suffrages. Ceci a été appelé la démocratie : un gouvernement avec l’assentiment des citoyens votants. Les Présidents ne sont des présidents que parce que nous les choisissons. Si les premiers ministres ignorent nos préoccupations alors nous ne voterons pas pour eux la prochaine fois. Nous voterons pour quelqu’un d’autre et ils feront leur valise.

La démocratie est donc un système de responsabilisation. les mauvaises lois peuvent être abrogées, les mauvaises politiques peuvent être remises en question et les électeurs pourront choisir quelqu’un qui changera de stratégie politique.

la démocratie ne peut pas fonctionner sans frontières nationales claires. Les électeurs d’un pays « A » décident de leur propre destin et seulement de leur destin. Les résultats des élections sont applicables sur leur territoire mais pas au delà. Dans le pays voisin, la nation « B », les électeurs ont le droit de choisir une autre voie et ils vivront avec les conséquences de leur décision à l’intérieur de leur territoire.

John Lennon avait écrit les paroles d’une de ses chansons « Imagine » :

« Imaginez qu’il n’y a plus de pays

C’est pas si difficile d’y parvenir

Plus personne à tuer ou pour qui mourir

Et plus de religion non plus

Imaginez tous les peuples vivant en paix … « 

Mais un monde sans pays est un monde dans lequel l’autonomie gouvernementale, c’est-à-dire des citoyens pilotant leur propre navire, est impossible. La paix universelle n’est qu’une belle fantaisie. L’oppression est ce qui arrive nécessairement quand les dirigeants sont irresponsables et quand les gens ordinaires n’ont plus de voix au chapitre. C’est alors le retour du vieux et terrible monde pour lequel nos prédécesseurs ont tant peiné pour s’en échapper, un monde dans lequel ce seront les nouveaux rois qui décideront et les paysans se plieront et un monde dans lequel les nouvelles églises insisteront pour que les paysans se soumettent.

Heureusement que mon espérance de vie n’est plus, statistiquement, que de quelques années, je ne verrai pas cette horreur se mettre en place … Note. To take swipe at somebody … = gifler quelqu’un …

https://www.youtube.com/watch?=BOmn4seBIVQ et aussi :

https://genius.com/John-lennon-imagine-lyrics