L’héritage de l’activiste climatique de l’ONU, Rajendra Pachauri

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Article de Donna Laframboise paru sur son site nofrakkingconsensus.com

Les journalistes ont passé des années à qualifier à tort le président du GIEC de prix Nobel et de «meilleur climatologue du monde».

Rajendra Pachauri est décédé à l’âge de 79 ans. Que sa famille trouve du réconfort en cette période de chagrin. C’était un père et un mari avec qui aucune autre conversation n’est désormais possible.

Parce que Pachauri était également une personnalité publique, son décès est discuté par les médias du monde entier. Certains rapports font mieux que d’autres de contextualiser sa vie et son héritage.

En tant qu’auteur d’un exposé du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC/IPCC), l’organisation que Pachauri a dirigée entre 2002 et 2015, j’ai examiné de près sa carrière. Il est la figure centrale d’un autre livre que j’ai écrit, « Into the Dustbin: Rajendra Pachauri, the Climate Report & Nobel Peace Prize ». Il montre comment, sur une période de trois ans, mes premières inquiétudes au sujet du leadership de Pachauri se sont transformées en une incrédulité choquée.

Les dirigeants donnent le ton et l’exemple. Si un leader est plongé dans des conflits d’intérêts, s’il induit en erreur et se trompe perpétuellement, la réputation de toute l’organisation est torpillée.

Plus j’en apprenais sur cet homme, moins je prenais le GIEC au sérieux. Si le changement climatique était en fait une menace pour l’existence humaine, une organisation aussi importante n’aurait jamais été laissée entre les mains d’un individu aussi imparfait.

Au fil des ans, de nombreux journalistes ont écrit beaucoup de fausses choses sur Pachauri. Il s’agit d’un cas d’école de fausses nouvelles, de la façon dont les médias ne se soucient pas de la vérification des faits la plus rudimentaire si elle est d’accord avec vous. Sympathisant avec l’activisme climatique de Pachauri, les journalistes n’ont pas contesté ses proclamations manifestement fausses selon lesquelles le GIEC s’est appuyé uniquement sur la littérature évaluée par les pairs lors de la rédaction de ses rapports.

Pachauri a échappé à ce mensonge particulier pendant des années. Il n’a cessé de le dire qu’après avoir examiné, avec l’aide de 43 volontaires de 12 pays, les 18 531 références du rapport 2007 du GIEC.

Nous avons déterminé que 5 587 de ces références ne concernaient pas de la littérature évaluée par des pairs (comités de lecture), mais des communiqués de presse, des articles de journaux et de magazines, des documents de discussion, des documents de travail et des documents publiés par des militants verts.

Mais les médias grand public étaient uniquement intéressés à améliorer la stature de Pachauri, à le faire paraître plus impressionnant qu’il ne l’était réellement. En ce qui concerne Pachauri, la plupart des journalistes ont choisi d’induire le public en erreur. Encore et encore. À ce jour, ces fausses nouvelles imprègnent Internet. Voici donc deux faits rapides:

1. Rajendra Pachauri n’a jamais été climatologue. Sa formation universitaire était en économie et en ingénierie. Cela signifie qu’il n’a jamais été le «meilleur climatologue du monde», même si Science, la BBC et le New York Times l’affirment.

2. Rajendra Pachauri n’a jamais été lauréat du prix Nobel. Le GIEC – en tant qu’organisation – a remporté la moitié du prix Nobel de la paix 2007. Pachauri n’était que la figure de proue qui a accepté ce prix lors de la cérémonie Nobel. Lorsque le Premier ministre de gauche norvégien a publié un communiqué de presse qualifiant à tort Pachauri de «lauréat du prix Nobel», les médias n’ont à nouveau pas vérifié les faits. Au lieu de cela, il a promulgué de fausses nouvelles. Sans cesse.

Il vaut la peine de se demander pourquoi, pendant toutes ces années, aucune académie des sciences n’a pris la peine de remettre les pendules à l’heure sur aucun de ces sujets. Beaucoup de responsables scientifiques le savaient. Ils ont choisi de se taire.

Pachauri disait parfois des choses dignes de respect. Voici moi, reconnaissant cela il y a cinq ans : dans une interview accordée en 2007 à Pachauri, en sa qualité de président du GIEC, il a été demandé s’il serait préférable, d’un point de vue environnemental, qu’une nation soit dirigée par un Politburo qui impose sa volonté à un pays, comme c’est le cas en Chine. Le sous-texte de la question était : la démocratie est-elle une menace pour l’environnement? À son crédit durable, Pachauri a fermement fermé cette argumentation quand il a répondu: « Eh bien, je dirais que toute démocratie est 10 fois meilleure que ce que vous avez en Chine. »

Illustration : Une de Libération

Climat : le fanatisme a encore de beaux jours devant lui.

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Il y a 5 ans (et 2 jours) deux fanatiques musulmans d’origine algérienne massacrèrent de sang froid la direction de Charlie Hebdo et quelques autres personnes qui se trouvaient au mauvais moment et au mauvais endroit ce jour-là. Leur motivation résidait dans le fait que ce journal satirique blasphémait le « prophète ». La liberté de la presse et la liberté d’expression en prirent un sale coup. Mais le fanatisme, au sens général du terme, a-t-il disparu ? Pas vraiment. De nos jours surgit une autre forme de fanatisme, et cette fois il concerne le climat. Mais oui ! C’est vrai et ça se passe au Canada.

Le Winnipeg Free Press, le 6 janvier, la veille de l’anniversaire de la tuerie de Charlie Hebdo, titrait son éditorial : « Time to Silence Voices of Denial », en français il est temps de réduire au silence ceux qui nient [ le changement climatique ]. Dans cet éditorial il est question d’un large consensus de scientifiques affirmant que le changement du climat d’origine humaine est bien réel. Par deux fois le terme « climate change deniers » est employé, ce qui veut dire que quiconque diffère de l’opinion majoritaire est un dépravé moralement toxique, un blasphémateur.

Dans le passé de nombreuses tentatives de prédiction de l’avenir ont échoué en particulier les plus pessimistes mais, selon cet éditorial, si on se hasarde à nier toute cause d’origine humaine au changement climatique on est un individu vil qu’il faut faire taire par tous les moyens. Depuis des années les gouvernements, les médias, les grands dirigeants de banques et d’entreprises, les églises et jusqu’aux enseignants dans les écoles primaires insistent sur le fait qu’il y a une urgence climatique. Les penseurs indépendants (comme votre serviteur) qui mettent en cause cette doctrine nagent à contre courant de cette marée idéologique et l’opinion main-stream considère qu’il est normal qu’ils soient diabolisés.

L’Alberta est particulièrement affecté par les décisions du gouvernement fédéral qui a interdit tout nouvel investissement dans l’extraction du pétrole de schiste provoquant la mise à pied de dizaines de milliers de personnes. Et pourtant l’éditorial de ce journal du Manitoba connait les difficultés de l’Alberta, alors pour justifier la décision du gouvernement fédéral il enfonce le clou en dénonçant l’influence néfaste des « climato-sceptiques », les rendant responsables des vagues de chaleur, des sécheresses, des inondations et des feux qui ravagent le bush australien.
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Le Winnipeg Free Press prétend que c’est assez et qu’il faut faire taire les dénialistes, le fondamentalisme intellectuel est arrivé et il n’y a qu’une seule vérité. Les survivants du massacre de Charlie Hebdo savent très exactement où ce type de fondamentalisme conduit …

Adapté d’un billet de Donna Laframboise, journaliste canadienne. Traduction de l’insert ci-dessus : en 2020 il n’y a plus de place pour les débats au sujet du changement climatique. Il faut des leaders (politiques) pour faire du changement climatique une priorité, mais pour cela il faut cesser les débats en boucle avec les dénialistes alors que le monde est en feu autour de nous tous.

 

L’IPBES, clone de l’IPCC, prédit l’apocalypse

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À nouveau les plus éminents scientifiques du monde entier couvrent les machinations onusiennes.

Voilà que ça recommence ! Le groupe intergouvernemental d’ « experts » sur l’évolution du climat (GIEC ou IPCC en anglais) est un modèle qui a bien fonctionné jusqu’à présent dans sa mission de semer la terreur climatique dans le monde entier et l’Organisation des Nations-Unies adapte maintenant ce même modèle, avec les mêmes astuces pseudo-scientifiques, pour alerter le monde entier sur les menaces pesant sur la biodiversité. Un rapport de 1800 pages a été présenté à Paris ce 6 mai 2019. L’IPBES, ça sonne bien, est l’acronyme de Intergouvernemental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystems Services sise à Bonn en Allemagne. Jonathan Watts, éditeur au Guardian (journal anglais étiquetté à gauche) de tout de qui concerne l’environnement à l’échelle mondiale a déja dit dans ses colonnes tout ce qu’il fallait savoir sur ce « GIEC pour la nature« . Les « scientifiques » des Nations-Unies ont averti qu’ils étaient convaincus que ce rapport avait été rédigé par « les plus grands scientifiques du monde« . Il est trop drôle de s’apercevoir à quel point les journalistes sont crédules. Ils ont décrit docilement le personnel constituant l’IPCC pendant des années et des années jusqu’à ce que quelques curieux commencent à s’apercevoir que certaines personnes impliquées directement dans cet organisme étaient des étudiants d’une vingtaine d’années !

Watts dit, droit dans ses bottes que :

« Le texte final du résumé destiné aux décideurs politiques était en cours de finalisation à Paris par un groupe d’experts et de représentants des gouvernements, mais le message général est clair. »

En d’autres termes, comme pour l’IPCC, des scientifiques sont recrutés pour rédiger un rapport. On ne connaît pas les critères de choix de ces personnes. Ensuite ces scientifiques rédigent un résumé pour les décideurs (SPM, Summary for Policy Makers). Les politiciens et les bureaucrates représentant les gouvernements nationaux assistent ensuite à une réunion plénière durant laquelle le résumé est examiné ligne par ligne et réécrit.

Les contes de fées parlent de la transformation de la paille en or. Les Nations-Unies prennent des résumés scientifiques et les transforment en une paille politiquement consommable. Le document qui en résulte et qui a donc été solennellement publié ce 6 mai représente ce qu’une salle remplie d’agents politiques a accepté de dire à haute voix.

Pire encore, au cours des prochaines semaines, le texte en cours de synthèse, c’est-à-dire le texte sous-jacent supposé être de haute teneur scientifique, sera également modifié. Il est évident que ce n’est pas ainsi que les choses devraient se passer. Les résumés sont censés être des réflexions précises basées sur des documents plus longs, solides et définitifs. Or apparemment ce n’est pas ainsi que les Nations-Unies opèrent puisqu’il s’agit d’aligner les documents dits scientifiques sur le résumé destiné aux décideurs politiques. Il est inutile de prétendre le contraire, ce sont les procédures standard de l’IPCC et elles sont ouvertement exposées dans un guide de 56 pages expliquant comment l’IPBES fonctionne (lien en fin de billet, en anglais).

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Imaginons un instant des cadres d’une chaine de télévision examinant à la loupe le scénario d’une émission d’information d’enquête (du genre Cash-Investigation d’Elise Lucet, ajout de votre serviteur). Imaginez qu’ils réécrivent ce texte à la demande de grands annonceurs et en tenant compte de diverses sensibilités politiques. Est-ce que le résultat final serait digne de confiance ? Robert Watson, Diecteur de l’IPCC de 1997 à 2002, dirige maintenant l’IPBES. Sa biographie en ligne sur le site de l’Université d’East Anglia précise qu’il est « champion du monde des Nations-Unies pour la science et l’innovation« . Et lors de la création de l’IPBES en 2010 il a parfaitement précisé que son objectif était de « mener la bataille contre la destruction du monde naturel« . En d’autres termes il y a ici toutes sortes de tromperies grossières. L’IPBES n’est pas un corps scientifique honnête qui devrait examiner de multiples perspectives et considérer, comme tout corps scientifique, des hypothèses alternatives. La mission de cet organisme onusien consiste à rassembler un seul type de preuve, comme l’IPCC l’a fait avec le gaz carbonique, une preuve qui est favorable aux traités environnementaux de l’ONU.

C’est ainsi que les Nations-Unies fonctionnent, avec des machinations dans l’ombre camouflant ses aspirations politiques en les habillant de vêtements pseudo-scientifiques.

Traduction aussi fidèle que possible d’un billet de Donna Laframboise mis en ligne sur son site le 6 mai 2019

https://www.ipbes.net/system/tdf/180719_ipbes_assessment_guide_report_hi-res.pdf?file=1&type=node&id=28500

Je suis un « climato-hérétique » et fier de l’être !

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Le changement climatique aussi appelé réchauffement climatique d’origine anthropique est une croisade religieuse. Les médias, les prêcheurs religieux dans les églises et les temples, les écoles, les entreprises et les gouvernements insistent tous sur le fait que quelque chose de dangereux nous menace et qu’il faut agir vigoureusement.

Toute personne osant s’opposer à cette doctrine est considérée comme hérétique. En d’autres temps elle aurait été brûlée vive sur la place publique. Aujourd’hui les « climato-sceptiques » (dont votre serviteur fait partie) restent confinés dans des moyens de communication confidentiels. Certains d’entre eux ont été quasiment injuriés lors de présentations publiques et d’autres ont été forcés de renoncer à leur intime conviction pour pouvoir encore bénéficier des subsides publics afin de tout simplement survivre quand il s’agissait d’universitaires. Il apparaît donc vraisemblable que les climato-sceptiques représentent une minorité nageant contre la marée tout en étant scrutés de toutes parts par des médias qui les désapprouvent et que pourtant ils contredisent avec leurs arguments.

Ceux qui osent penser indépendemment de l’opinion généralement admise n’ont pas nécessairement besoin d’obtenir l’approbation de cette même opinion qui s’épanche quotidiennement dans les journaux comme le New-York-Times, The Guardian, La Tribune de Genève, l’Asahi Shimbun ou Le Monde dans les lignes desquels ils sont villipendés tous les jours de l’année. Il y a cependant une différence essentielle entre un entourage médiatique qui est fondamentalement hostile et une minorité favorable aux opinions de ces sceptiques. Et pourtant, normalement en tous les cas pour ces médias, d’autres minorités sont respectées comme par exemple les minorités religieuses, ethniques, raciales, sexuelles et bien d’autres. En 2018 le Prix Nobel d’économie Paul Krugman a déclaré dans un éditorial du Times du haut de son aura de nobélisé d’économie que les climato-négationnistes étaient tous des dépravés.

Cet illustre personnage a soigneusement évité de prononcer le terme sceptique en choisissant plutôt l’émotionnel. Pour lui, on ne peut pas mettre en doute ses clartés d’analyse, déclarer que quelqu’un est un négateur du changement du climat est synonyme d’une tentative délibérée d’instiller une dose de doute dans les prédictions totalement erronnées et non fondées de l’IPCC sur l’avenir de populations qui ont pourtant dans un passé récent souffert de massacres massifs en raison de conflits principalement fomentés par les Etats-Unis. Ça laisse rêveur … Dans la même veine Ellen Goldman, une fameuse éditorialiste américaine, avait déclaré il y a une dizaine d’années que ceux qui nient le changement climatique sont assimilables à ceux qui nient l’extermination des Juifs par le régime nazi.

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Krugman insiste aussi en déclarant : « Il n’y a pratiquement aucun climato-sceptique de bonne foi, ils ne sont que des opportunistes motivés par leur ego et leurs ressentiments« . Quelle honte ! Cet individu, tout prix Nobel qu’il soit, méprise tout simplement les centaines de millions de personnes de par le monde qui nient en privé ou publiquement la politique engagée par leurs gouvernments au nom du changement climatique. En 2009 ce même individu accusa les climato-négationnistes de traitres envers la planète et en 2013 il déclara que « ils méritent d’être punis après leur mort pour leurs fautes presque inimaginables » (sic). On se trouve ici dans un contexte quasiment religieux extrémiste, une sorte de bigoterie outrancière. Krugman s’est comporté comme un enfant qui tape du pied en hurlant que quiconque n’est pas d’accord avec lui est un misérable.

Dans d’autres circonstances de la vie quotidienne on s’efforce de traiter les minorités avec respect et courtoisie. La majorité des peuples est convaincue qu’il y a beaucoup d’autres problèmes plus urgents que le changement du climat à prendre en considération et qui pensent que les politiciens ont fait un usage abusif et dévié de la science à leur profit bien que convaincus, néanmoins, que d’autres prédictions apocalyptiques par le passé n’ont jamais été vérifiées.

Je fais partie des climato-sceptiques, je sais que je fais partie d’une minorité exposée à la vindicte populaire soutenue par le pouvoir politique et je suis fier de l’assumer tout au long des lignes des billets de ce blog.

Inspiré d’un article de Donna Laframboise, journaliste canadienne (nofrackkingconsensus.com)

Le « Jour de la Terre », l’ « Heure de la Terre » : des gros paquets de dollars … pour le WWF

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En 1969 le Sénateur démocrate du Wisconsin Gaylord Nelson rencontra le représentant (en France on dirait député) Pete McCloskey pour être son co-listier lors des prochaines élections. C’était l’époque des mouvements de protestations contre la guerre du Vietnam et en même temps la prise de conscience qu’il fallait protéger l’environnement. Nelson avait été témoin d’une pollution massive par des hydrocarbures en 1969 le long des côtes près de Santa Barbara en Californie et avec McCloskey ils organisèrent une pétition monstrueuse pour créer le « Jour de la Terre » d’abord en Californie pour sensibiliser le peuple à l’urgence de la protection de l’environnement. Le premier « Jour de la Terre » (le Jour de Mère Nature si on traduit fidèlement l’idée initiale de Nelson) fut célébré le 22 avril 1970 non pas seulement dans l’Etat de Californie mais presque dans le monde entier sous l’impulsion des Nations-Unies. C’était le tout début de la grande arnaque mondiale qui s’en suivit …

Le WWF (World Wildlife Fund) alla encore plus loin en 2007 en créant « l’Heure de la Terre » trois semaines plus tôt que le jour de la Terre, un autre concept pour mobiliser l’opinion publique, concept qui apparut pour la première fois à Sydney. Il s’agissait pour chaque individu de diminuer le plus possible pendant une heure sa consommation d’électricité, la belle affaire. Une affaire d’autant plus belle qu’elle a été créée tout d’abord en Australie entre l’antenne locale du WWF et Fairfax Media Ltd, un conglomérat de médias, presse écrite et stations de radio FM. Un étrange rapprochement entre un organisme mondialement connu pour ses actions de protection de la nature vivant de donations (c’était du moins ce que le public pensait) et un groupe de presse puissant propriétaire d’une multitude de quotidiens et d’hebdomadaires tant en Australie qu’en Nouvelle-Zélande. L’ « Heure de la Terre » est maintenant devenue le plus important évènement mondial de protection de l’environnement, selon ses créateurs.

Mais que cache cet évènement ? Le WWF a des bureaux dans 30 pays et emploie 5000 personnes. En 2010 (dernière statistique économique connue) le budget du WWF était de 750 millions de dollars. Quand le WWF recrute du personnel il agit comme n’importe quelle grande corporation en insérant une annonce dans le très respectable quotidien londonien The Economist. En créant l’Heure de la Terre le WWF n’a fait que du business au sens strict du terme. Le WWF est en effet rien d’autre chose qu’une grande corporation financée par tous les gogos qui se laissent rançonner dans la rue par de gentils démarcheurs payés en dessous du salaire minimum légal alors que Carter Roberts, le CEO (Président directeur général) de la branche américaine de cet organisme, avait perçu pour l’année 2009 (dernière statistique économique connue) la somme rondelette de 455147 dollars, son salaire de base étant de 425000 dollars. Autant dire que l' »Heure de la Terre » ne le concerne pas … Pour être classé aux USA parmi les « Top 1 % » selon Forbes il faut gagner par an au moins 380354 dollars. Ce monsieur qui se targue d’être un farouche défenseur de l’environnement n’a pas de problèmes de fin de mois et il se moque totalement de l’évolution des cours du pétrole ou de la facture de chauffage de sa luxueuse résidence. Ces préoccupations bassement matérielles ne concernent par les « 1 % ». Pour la branche canadienne du WWF, l’opacité des comptes de cette entreprise ne permet que de spéculer sur les salaires de ses employés. Ce qui ressort d’un document de l’administration fiscale fédérale canadienne est que en 2011 (dernière statistique connue) les salaires additionnés des 7 employés du WWF-Canada les mieux payés atteignaient la somme de 1144000 dollars (CD). Le CEO de la branche canadienne du WWF doit par extrapolation sur ces 7 salaires percevoir annuellement (en 2011 toujours) entre 250000 et 300000 dollars et il fait donc bien partie des « 1 % » canadiens. Pour rappel le Premier ministre canadien a un salaire annuel de 157731 dollars. L’ « Heure de la Terre », sponsorisée aussi par Coca-Cola Co, Ikea et bien d’autres corporations y compris des grandes banques, c’est du gros business comme d’ailleurs l’ensemble de ces activités de protection de l’environnement qui semblent être l’oeuvre de bénévoles aux yeux du grand public, ce qui permet de classer le WWF comme financé par le bénévolat et donc d’échapper à l’impôt sur les sociétés dans quelque pays que de soit et en particulier en Suisse puisque le siège social de cette entreprise multinationale se trouve dans ce pays, curieux n’est-il pas ? Comme quoi l’écologie et l’environnement ça peut rapporter très gros !

Source : blog de Donna Laframboise (prochain article WWF et IPCC, un curieux mélange)

La Nature n’est ni gentille ni belle …

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La Nature tuera vos enfants et vos petits-enfants sans arrière-pensée et sans regret. Seuls et démunis dans la Nature nous mourons !

Il est en effet impossible de se protéger tout seul contre le vent, la pluie, des températures glaciales, sans provoquer un impact sur le monde naturel. Notre choix est clair : ou bien nous succombons à notre exposition à la Nature ou bien nous prélevons les ressources naturelles de la Nature pour nous protéger.

Les castors, les abeilles, les fourmis et les termites, des êtres vivant sociaux, l’ont compris avant nous : ils modifient la Nature pour satisfaire leurs besoins et pour survivre.

La Nature n’est pas parfaite non plus. Par exemple l’eau, même dans un environnement « naturel » n’est pas bonne à boire. Elle est contaminée par des moisissures, des bactéries, des métaux et des restes d’animaux morts. Si vous buvez de l’eau d’un ruisseau vous serez malade.

Il faut cesser de dire à nos enfants que la Nature est sacrée. Il faut aussi et surtout cesser de leur dire qu’ils ne devraient pas laisser d’ « empreinte » sur la planète. Tous les êtres vivants laissent leur propre empreinte dans le monde.

Commentaire de Donna Laframboise au sujet de l’ouvrage de David Mamet « The Secret Knowledge »

Via le blog de Donna Laframboise

L’Inquisition Climatique se met en place …

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Dans ce pays ultra-judiciarisé que sont les USA, le totalitarisme climatique se met en place.

Traduction d’un billet de Donna Laframboise, journaliste canadienne, avec son approbation (premier lien).

Eric Schneiderman, Avocat Général de l’Etat de New-York, est un inquisiteur climatique. En novembre dernier il a assigné en justice la société Exxon Mobil (voir un précédent billet sur le présent blog). Il déclare qu’il tente de déterminer si le géant du pétrole a trompé les actionnaires et le public au sujet du changement climatique. L’allégation globale, mise en avant par les activistes verts depuis des années, est qu’Exxon était supposé connaître mais tenait secrètes les informations relatives aux émissions de CO2 et est donc passible d’une accusation de crime contre l’humanité (voir le lien sur un éditorial de Bill McKibben intitulé « Aucune compagnie n’a jamais fait une chose aussi monstrueusement mauvaise« ).

Ce même mois de novembre un éditorial du site de Bloomberg (voir le lien. Note : les liens se trouvent dans l’ordre en fin de billet) insistait sur le fait que les intentions de Schneiderman n’étaient pas très claires, il nourrissait tout au plus l’espoir de découvrir dans la masse de documents relatifs au changement climatique qu’il a demandé à Exxon de produire des raisons de poursuivre son action alors que rationnellement ses arguments sont plutôt minces. Cet éditorial mentionnait que Schneiderman utilisait dangereusement son mandat de représentant du gouvernement allant jusqu’à considérer sa démarche comme absurde quand il prétend qu’Exxon a caché des informations essentielles, déclarant (sic) : « Le changement climatique a été étudié intensivement par un nombre incalculable de chercheurs dans le monde entier. Aucune société ne peut contester le consensus scientifique« .

Tout aussi absurde est de prétendre que les actionnaires d’Exxon ignoraient que les prix futurs des actions de la société seraient affectés par le changement climatique, étant considérés les argumentaires sans fin depuis 30 ans dans les médias à propos du climat. Pourtant c’est sur ces bases rationnelles fragiles que des camions entiers d’argent des contribuables sont maintenant gaspillés.

Il y a quelques semaines l’inquisition climatique s’est intensifiée. Lors d’une conférence de presse organisée par Al Gore, Schneiderman et six autres avocats généraux, une sorte de coalition appelée AG’s United for Clean Power (lien) a été constituée et sa « raison d’être » (en français dans le texte) est d’organiser une persécution par l’Etat de ceux qui contestent l’orthodoxie du changement climatique.

Mais il y a bien pire. Dans leurs juridictions les avocats généraux sont au top de la hiérarchie qui fait respecter la loi. Ces personnalités ont donc pour responsabilité de préserver la réputation du système judiciaire et d’agir en toute intégrité et toute impartialité. Les avocats généraux n’ont pas le droit d’être malhonnêtes.

Comme le communiqué de presse de Schneiderman l’a rapporté, ces avocats généraux particuliers font tout simplement un pied de nez à la démocratie. Les Américains doivent-ils élire un président qui considère que le changement climatique n’est pas une question importante, doivent-ils par leur voix dans les urnes considérer que l’économie et l’emploi sont plus importants. Ces avocats n’ont pas l’intention de s’occuper de cet aspect. Ce même communiqué de presse nous dit qu’ils sont décidés à se battre pour garder d’actualité les progrès décisifs qui ont été réalisés sur la compréhension du climat depuis ces 8 dernières années quel que soit le président élu. Leur agenda est de défendre les décisions prises par l’administration Obama et pousser le nouveau président à décider d’actions encore plus décisives. Ces avocats considèrent que Washington est prisonnier de son administration et ne fonctionne pas correctement et qu’il faut que ce soient les Etats qui prennent les décisions relatives au changement climatique.

Si Barack Obama, une fois élu, déclara en 2008 que les élections doivent avoir des conséquences mais si les électeurs votent pour des changements, ces derniers doivent avoir effectivement lieu. Et pourtant ce groupe d’avocats généraux, payés par les contribuables, a décidé d’aller outre les choix des électeurs en insistant dans le même temps que ce qu’a fait une compagnie pétrolière dans les années 70 enfreint la loi en 2016.

C’est tout à la fois pathétique et terrifiant !

Notes : attorney general peut se traduire en français de deux façons : avocat général ou procureur de la république.

https://nofrakkingconsensus.com/2016/04/20/the-climate-inquisition-attorney-generals-go-rogue/

http://www.theguardian.com/environment/2015/oct/14/exxons-climate-lie-change-global-warming

http://www.bloombergview.com/articles/2015-11-10/schneiderman-s-dangerous-crusade-against-exxon-mobil

http://www.ag.ny.gov/press-release/ag-schneiderman-former-vice-president-al-gore-and-coalition-attorneys-general-across